Le téléphone portable, pas vraiment un ennemi, mais pas un ami non plus….

Rayonnement et Santé, Conférence de Philippe Perrin, éco-infirmier

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Nous sommes collégiens, lycéens  et  nous  sommes la première génération de l’histoire à être sous l’influence des rayonnements électromagnétiques.

Les premières antennes électriques ont vu le jour en 1906 et les premiers téléphones portables sont apparus il y a 30 ans maintenant mais ils étaient essentiellement  utilisés dans le monde professionnel.

Nous sommes  ainsi  les « cobayes » des nouvelles technologies. ! Les études, très coûteuses,  sont donc  peu nombreuses, et il est difficile de s’appuyer sur des versions souvent controversées pour se faire une opinion.

Néanmoins, l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé annonce déjà  pour les utilisateurs du  téléphone portable  de plus de 10 ans :

  • 4 fois plus de risques de tumeur du nerf auditif ;
  • 2 fois plus de risques d’avoir une tumeur cérébrale.

C’est pourquoi, nous avons choisi  la  Journée  internationale sans portable, le 6 février , pour inviter Philippe Perrin , éco-infirmier, afin de sensibiliser tous les élèves de 4ème aux effets néfastes des ondes sur notre santé et sur l’environnement.

Selon son expérience,  d’autres risques  constatés  sont tout aussi  graves:

  • Tumeurs du cerveau, des glandes salivaires ;
  • perturbations de la communication des cellules ;
  • troubles de la vue, cataracte ;
  • fausses- couches ;
  • céphalées ;
  • troubles de la mémoire, de la concentration et du sommeil ;
  • fertilité en baisse chez les hommes.

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Pourtant, nous pouvons diminuer ces risques en changeant nos habitudes. Quelques exemples :

  • Mettre l’appareil en hors ligne ou mode avion le plus souvent possible, notamment la nuit ;
  • poser le téléphone face clavier sur la table, car même en veille, il émet des radiations ;
  • utiliser un kit mains libres pour éloigner le téléphone de l’oreille et de l’appareil génital ;
  • ne pas travailler avec un ordinateur sur les genoux pour éviter les risques de radiations, mais à distance respectable ;
  • privilégier les connexions avec câbles  aux connexions sans fils ;  les appareils « éco responsables » de type  ECO DECT limitent l’exposition aux hyperfréquences et permettent ainsi de réduire la puissance d’émission entre le combiné et la station de base en fonction de la distance qui les sépare.  De plus,  moins consommateurs  d’énergie, ils préservent notre environnement.
  • éviter les déplacements lors d’un appel ainsi que les lieux peu « connectés », car plus le réseau  est difficile à avoir, plus le téléphone va émettre de radiations.
  • acheter un smartphone plus durable et plus équitable appelé Fairphone.

Nous avons aussi accompagné les collégiens  au CDI  lors de la visite de notre exposition montrant clairement  les conséquences de  nos comportements   sur notre santé et sur l’environnement, et incitant vivement à adopter  de nouvelles habitudes pour être moins exposés aux ondes, protéger les travailleurs qui fabriquent nos téléphones,  et préserver notre planète.

Cet article a été écrit par Emilie Besson et Jeanne Benk, éco -déléguées de Seconde.

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 Qu’est-ce qu’un Fairphone ?

 « Le principe du Fairphone est simple : proposer un smartphone réparable et avec des composants issus de filières plus éthiques. Dans un smartphone il y a, en effet, plus de 1200 composants et 60 métaux différents dont plusieurs ont des impacts environnementaux et sociaux très importants. Ce n’est pas pour rien que certains sont surnommés les minerais «de sang». Les équipes du Fairphone travaillent, par exemple, en République Démocratique du Congo,  avec des mines de tantale ou d’étain qui ne financent pas les conflits, d’autres mines au Rwanda ou des usines en Chine qui accordent de meilleures conditions de travail à leurs salariés. On est loin du 100% équitable mais l’entreprise hollandaise est petite, plus elle grossira, plus elle aura d’impact sur ses fournisseurs et pourra changer les choses. Ce téléphone est également réparable, le patron du Fairphone Bas van Abel s’amuse même à le démonter d’une main. Ceux qui ont déjà essayé de changer l’écran d’un smartphone haut de gamme le savent :  il faut s’armer d’outils et de patience. Le démontage du Fairphone est déconcertant de facilité et beaucoup de composants sont changeables. Au lieu de sortir un téléphone chaque année, l’entreprise hollandaise fait évoluer les composants. Les possesseurs du smartphone peuvent ainsi avoir un appareil photo plus performant sans changer de téléphone. Bien sûr, il ne faut pas s’attendre ni à un design ni à des performances incroyables,  mais c’est aussi un choix à faire en tant que consommateur ».

 

Hélène Chevallier, Le Fairphone, le smartphone anti-obsolescence programmée,  

Emission du 02 octobre 2017 C’est déjà demain, franceinter.f/

Les moissons du futur

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Le monde vit une triple crise : économique, alimentaire et énergétique. La question alimentaire n’est pas encore résolue à l’échelle planétaire. Quelles solutions peuvent être envisagées pour renouer avec une agriculture durable, respectueuse du vivant et de l’environnement ? Afin de découvrir des solutions possibles à la crise alimentaire, Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l’agroécologie dans différents points du globe.

Le tour du monde de Marie-Monique Robin débute au Mexique, où elle rencontre deux paysans locaux, pratiquant la technique du Milpa, qui est considérée comme l’un des modèles les plus accomplis de l’agroécologie.

L’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de productions qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle vise à diminuer les pressions sur l’environnement (réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles.

Quant à la technique du Milpa, elle consiste à semer en même temps des graines de maïs, de haricots et de citrouille. Le maïs sert de tuteur aux haricots, le haricot fixe l’azote de l’air et l’apporte ensuite au maïs. Les feuilles de citrouille font de l’ombre sur le sol et permettent, de ce fait, de conserver l’humidité. Les agriculteurs obtiennent donc des parcelles en parfaite santé, et les résultats sont meilleurs. Dans le système de la Milpa, les « mauvaises herbes » n’existent pas ; car, même les plantes sauvages qui poussent au milieu des cultures ont de multiples fonctions, comme par exemple, nourrir les animaux. Les animaux produisent du fumier, qui entretient la fertilité du sol. Ce système de la Milpa fonctionne en circuit fermé, c’est pourquoi il est considéré comme durable et il ne dépend pas du marché extérieur. Il permet à ces agriculteurs d’être autosuffisants. Comme ce système entraîne une grande diversité d’aliments pour les insectes, ceux-ci s’attaquent un peu au maïs, un peu aux haricots, aux citrouilles et aux herbes qui poussent dans la parcelle mais ils ne représentent donc jamais un réel problème !

La deuxième étape de l’enquête se déroule au Malawi, un pays de quinze millions d’habitants, où la moitié de la population vit dans un état de pauvreté extrême avec un revenu inférieur à un euro par jour. En 2007, le gouvernement a lancé un vaste programme d’agroforesterie, considérée comme une expérience d’agroécologie réussie. Les sols du Malawi sont très pauvres en azote et en phosphore (aliments les plus importants pour la production agricole). C’est pourquoi, ils ont décidé de développer l’agroforesterie, car c’est un moyen d’augmenter la fertilité des sols. Ce système consiste à planter un arbre utilisé comme engrais (ici le gliricidia) autour de leurs cultures, mais aussi en alternance avec les plants de maïs. L’opération d’enfouissement doit être répétée trois fois par an. L’agroforesterie a rendu les terres fertiles et a résolu les problèmes de récoltes qu’elle rencontrait avec l’utilisation des engrais chimiques lors des périodes de sécheresse, le gliricidia permettant de conserver l’humidité. Pour cette technique, on peut utiliser des arbres qualifiés de « fertilisants » : ils ont la capacité de fixer l’azote et sont capables d’améliorer immédiatement la fertilité des sols. Les rendements sont alors multipliés par deux ou par trois. Ce système permet aux agriculteurs du Malawi de ne pas souffrir de la famine et de vivre décemment. Le centre mondial d’agroforesterie a été créé à Nairobi, au Kenya, en 1977.

La dernière étape de ce tour du monde est l’Allemagne, où deux agriculteurs biologiques exploitent une ferme de trente-trois hectares aux portes de la Forêt Noire.

Ils pratiquent ce que l’on appelle les « techniques culturales simplifiées ». Ils ne labourent plus leurs champs, ils n’utilisent jamais d’engrais chimiques ni de compost, mais nourrissent leurs sols avec un couvert végétal permanent considéré comme un engrais vert. Ils pratiquent enfin le « semi-direct » ; en mai, ils sèment du soja au milieu des plants de trèfle et de seigle. Ils travaillent le sol le moins possible, car chaque préparation du sol perturbe la vie microbiologique de la terre.

Le seigle fabrique beaucoup de matière sèche, et donc de carbone ; le trèfle est une légumineuse, qui fixe l’azote de l’air. C’est donc un alliage de plantes qui se complètent parfaitement et qui a différentes fonctions, comme celle de protéger le sol. Avec ce système, les rendements de soja sont similaires à ceux du soja conventionnel.

L’agriculture biologique entraîne une réduction de 45% de la consommation d’énergie et de 40% des émissions de gaz à effet de serre. Pendant les périodes de sécheresse, les récoltes des agricultures biologiques sont supérieures à celles des agricultures conventionnelles. Grâce à ce système et donc à la réduction des coûts de production, les agriculteurs biologiques de la Forêt Noire économisent cinq-cents euros par hectare et par an.

Le principal obstacle à une conversion massive vers l’agriculture biologique est l’énergie trop bon marché. Le jour où le prix de l’énergie augmentera et où l’agriculteur conventionnel ne pourra plus payer les entrées chimiques, il sera obligé de se tourner vers l’agriculture biologique.

De plus, les fournisseurs d’intrants chimiques n’ont aucun intérêt à ce que l’on enseigne aux agriculteurs comment se passer de ce qu’ils produisent et de ce qu’ils vendent.

Pour conclure, les agriculteurs auraient tout intérêt à passer à une agriculture durable comme l’agroécologie, avec ses différents systèmes, selon le climat et les ressources de chaque pays. Cette conversion réglerait de nombreux problèmes alimentaires dans le monde.

 

Alycia Bessaud, Seconde 3. Cet article a été rédigé dans le cadre du cours de géographie de Mme Dumas.

 

Un séminaire énergétique….

Un séminaire énergétique….

Le 12 décembre 2017, deux éco-déléguées de première,   accompagnées de madame Dumas se sont rendues à l’Hôtel de Région à Confluence pour  participer à un séminaire sur le thème : « Nos lycées ont de l’énergie ».

La journée a débuté avec une conférence  sur  la transition énergétique et ses enjeux pédagogiques, opérationnels et budgétaires.

Désormais, la loi impose des mesures pour gérer les déchets au sein des établissements scolaires et un plan d’action, le plan Marshall, a été mis en place avec un budget de 300 millions d’euros pour  contribuer à  la maintenance immobilière des lycées  publics et privés de la région Auvergne-Rhône-Alpes  ainsi qu’à la mise en place d’actions dans le domaine énergétique ; l’énergie se gère en effet,  dans un premier temps,  par l’isolation des bâtiments – ces  dernières années, les statistiques montrent une augmentation significative de l’utilisation d’énergies renouvelables afin de diminuer la consommation de fioul-  et par l’installation d’éclairages moins énergivores. Cependant, il existe encore  de grands écarts entre les lycées.

Par ailleurs, la loi de 2015 a pour objectif d’obtenir dans les lycées  une baisse de 40% de gaz à effet de serre en 2030- par rapport à 1990-,  ainsi qu’une augmentation de 27% d’énergies renouvelables. Pour cela, il faut agir sur l’adaptation des bâtiments, la sobriété énergétique, et également lutter contre le gaspillage tant énergétique qu’alimentaire.

Cette conférence très instructive a été suivie d’un buffet à midi,   uniquement composé  de produits régionaux, à titre d’exemple,  l’objectif de la Région étant d’en  introduire au minimum 60%  dans  les assiettes de chaque restaurant scolaire.  Ce temps  de pause nous a permis  d’échanger avec  quelques uns des  dix intervenants présents : l’un deux  présentait un jeu pour sensibiliser  les élèves au comportement éco responsable ; un autre nous a fait découvrir les parcs importants de la région.

L’après-midi, une dizaine d’ateliers  ont été proposés.  Notre thématique de l’année à Mongré étant « Nourrir les hommes »,  nous avons choisi de participer  à deux ateliers sur le thème de l’alimentation. Nous avons appris que  la formation continue des chefs et des cuisiniers sera renforcée, de nouveaux labels pour encourager la consommation de produits régionaux seront créés  et des centrales régionales d’achat seront disponibles pour aider les cuisiniers et les chefs dans leurs choix. D’autre part, des innovations, dans le domaine  de la cuisson des aliments  pour limiter les pertes d’eau de certaines viandes ou légumes, l’installation de bars à salades  en open-bars, ou encore une présentation plus attractive des produits à consommer, devraient permettre de réduire les déchets.     .

Une journée bien remplie, qui ne nous a pas laissé sur notre faim !

Marie Rochas  (1èreS2) et Marine Dandois (1èreS3)

Se former à l’éco-citoyenneté

Le jeudi 5 octobre a eu lieu la formation des éco-délégués du collège.

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Les 4/3ème de 8h à 10h,  et les 6/5ème de 10h à 12h  ont été accueillis au CDI par les professeurs documentalistes et les  professeurs responsables du  développement durable.

Nous avons commencé par nous présenter ;  puis nos professeurs nous ont  demandé de choisir pour l’année scolaire une fonction : apiculteur, botaniste ou recycleur. Ensuite, ils nous  ont expliqué notre rôle et nos missions auprès de nos camarades et dans l’établissement, puis nous avons établi un calendrier des activités à mener car rappelons  que nous avons à Mongré une ruche, un potager dans le parc et que nous collectons le papier et les déchets pour les  recycler.

Dans un deuxième temps, M. Claire, le gestionnaire de l’établissement  est intervenu sur la démarche HQE, Haute Qualité Environnementale, utilisée pour  les travaux entrepris à Mongré, qui permet d’appliquer une politique environnementale à la construction ou/et la gestion de nos bâtiments. . le but est d’obtenir des bâtiments confortables, sains et plus respectueux de l’environnement.

Nous apprenons que Mongré s’est lancé depuis une dizaine d’années dans une politique d’investissements pour économiser l’énergie :

Le chauffage :

  • nous utilisons  l’énergie fournie par l‘incinérateur d’ordures ménagères de Villefranche et une chaudière bois : 99,30 % d’énergie renouvelable ; .
  • l’isolation sur les toitures et les entresols est en cours; des travaux d’isolation des conduites de chauffage, des plafonds et des murs ont été entrepris ; 89% des 465 ouvrants ont été changés durant les 20 dernières années par un double vitrage ;
  • on a installé des planchers chauffants dans les salles rénovées (actuellement 900 m2).

L’éclairage :

  • les éclairages halogènes ont été supprimés ;
  • l’installation électrique a été complètement rénovée ;
  • on utilise l’éclairage « leds » depuis 2009 ;
  • des détecteurs de présence dans les salles rénovées (extinction automatique sans présence).

La gestion des déchets :

  • l’association « Le Transit » collecte  tous les cartons ;
  • le  tri sélectif a été mis en place  avec la CAVIL depuis 2002 ; on récupère le papier dans de grandes boîtes en carton placées dans les classes et les bureaux,  puis l’entreprise  « La Corbeille  à papier » le collecte et le recycle ;
  • nous participons avec le Conseil Régional à la récupération  des piles usagées dans les collèges;
  • la Région Auvergne-Rhône-Alpes permet la collecte des huiles usagées (cuisines) et des produits chimiques des laboratoires,
  • les  déchets d’équipements électriques et électroniques  sont évacués par une entreprise spécialisée.

La politique d’achats :

Mongré  n’achète que des produits  qui ont des labels ou des normes qui répondent aux exigences environnementales :

  • pour la restauration, le légume du plat chaud, les féculents, la compote, le pain au levain doivent avoir le label AB ;
  • le mobilier scolaire possède le label « NF ENVIRONNEMENT » ;
  • tout le papier acheté est 100% recyclé, bien sûr !

Monsieur Claire a terminé son intervention très intéressante  par ces mots : « Nos efforts en terme d’environnement sont concrets et se retrouvent dans les chiffres et dans un meilleur accueil ! ».

Nous nous sommes ensuite séparés en deux groupes : le premier a suivi l’explication de deux  éco-déléguées du lycée qui nous ont  fait part de leur expérience d’apicultrices ; elles nous ont montré les différentes parties  qui constituent la ruche,  énuméré les diverses sortes d’abeilles (la reine, les ouvrières, les gardiennes, les faux-bourdons, etc.) ainsi que les objets permettant de bien s’en occuper.

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Pendant ce temps,  le second groupe s’est entraîné, grâce à un exercice pratique de reconnaissance des différents symboles présents sur les emballages, à trier correctement nos déchets au quotidien : nous avions un amas de déchets d’origines diverses, (propres bien sûr !) à placer dans la bonne poubelle, jaune ou marron.

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Nous avons interverti les groupes en milieu de séance.

Merci à Alix et Sarah, nos « super » apicultrices depuis un an et demi maintenant en Seconde, qui ont accepté de transmettre leur savoir !

Sans oublier, le goûter à 10h où nous avons  tous dégusté un goûter bio ainsi que  le miel de nos chères abeilles ! Le reste des pots de la récolte 2017 a été vendu quelques jours plus tard avec succès ! Cela nous permettra d’acheter du matériel et d’entretenir la ruche.

Jehanne Trébaol (3ème1),   Annaêlle Porterat (3ème1),  Baptiste Raymond (3ème7)

Regards sur nos assiettes

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Réflexions à la suite de la projection de ce documentaire

pédagogique et humaniste

Le comité de pilotage du développement durable s’est réuni le jeudi 14 septembre pour définir les grandes orientations de l’année et les temps forts prévus à l’échelle de l’établissement. Le thème « Nourrir les hommes », a été validé dans le cadre du projet ERASMUS+  et comme projet fédérateur à l’échelle de l’établissement.

En introduction à une année de réflexion et d’actions liées à ce thème de l’alimentation,  nous, les éco-délégués de 1ère et de Terminale avons été conviés à la projection du documentaire  Regards sur nos assiettes,  réalisé en 2010 par le documentariste Pierre Beccu à partir d’une enquête menée par six étudiants en géographie et ingénierie d’espace rural de Poisy, en Haute-Savoie. Nous  avons été surpris  d’apprendre que deux d’entre eux étaient d’anciens élèves et éco-délégués de Mongré !

Leur projet consistait à regarder « au fond de leur assiette » pour étudier les impacts de notre consommation alimentaire sur la santé, l’économie, le social, l’environnement. et se poser les questions suivantes : Que mettons nous dans notre assiette ?  Est-ce que nous avons une alimentation saine ? Quelle est l’origine des produits que nous consommons quotidiennement  et qui font-ils vivre ? Quelle est la relation entre ce que nous mangeons et l’environnement ?

L’enquête montre des expériences de production et de distribution viables économiquement,  et qui vont dans le sens d’une valorisation globale du territoire et de ses acteurs, chacun d’entre eux ayant un objectif précis, équitable et  responsable :

« Nous, on ne vend que des choses qu’on peut produire en cette saison  »  affirme Agnès Prieur, maraîchère chez Gaec Bouquet Savoyard à Sévrier.

« On a réussi à mettre en place des circuits courts avec des producteurs locaux dans le cadre des marchés publics »,  explique Dominique Vincent, responsable de la cuisine centrale municipale d’Annecy. Il nous apprend que les tomates de supermarchés, donc issues d’un circuit long, ne rapportent à l’agriculteur que 30% de leur prix, contre 95%,   si elles sont vendues sur le marché local, issues cettefois du circuit court.

« Ce qui m’a vraiment séduite dans les AMAP, c’est la relation avec les gens, leur envie de comprendre notre travail »  souligne Odile Hameau, maraîchère d’AMAP Potager Balmontin à Balmont.

« C’est pas le pain qui est mauvais, c’est la manière dont on le produit. On a plus changé les semences en 50 ans qu’en 12 000 ans d’agriculture, constate Paul Rochet, boulanger au Fournil des Eparis à Viuz-la-Chiesaz.

Ce documentaire nous a fait prendre conscience de notre responsabilité et de notre pouvoir de consommateurs. Si nous voulons améliorer notre alimentation, mangeons des produits dont nous connaissons l’origine, issus du commerce local et  équitable ! Et si nous voulons améliorer la qualité de vie des agriculteurs et des producteurs locaux, achetons leurs produits !

En conclusion, cette critique de Cécile Mury parue dans Télérama lors de la sortie en salle le 12/09/2015 :

« Ils sont six étudiants… en géographie. Et pourtant, ils ont mené l’enquête comme de vrais policiers, sous la houlette bienveillante du documentariste Pierre ­Beccu. Arpentant les circuits qui mènent de l’agriculture à nos cuisines. En Savoie, leur région d’origine, ils sont plus précisément allés à la rencontre de tous ceux, éleveurs, boulangers, restaurateurs et paysans, qui luttent pour réinventer d’autres pratiques alimentaires et économiques, aux antipodes du modèle industriel dominant. Pédago, vivant et humaniste, le film détaille avec pertinence les nombreux enjeux de cette aventure « bio » : nos papilles, notre santé, notre manière de vivre ensemble. Un plat de résistance très politique ».

Mariam Kapanadze, éco-déléguée de 1L.

 

 

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L’éducation au développement durable au collège

Au printemps, les éco-délégués botanistes se sont retrouvés pour entretenir leur plate bande de fleurs vivaces et la spirale aromatique. Pendant ce temps, un autre groupe d’éco-délégués apiculteurs étaient à l’écoute d’un adulte compétent : comment surveiller la bonne évolution de l’essaim ?

Aux beaux jours, les abeilles manquaient de place, elles ont alors construit (hors cadre de ruche) des loges de cire ! Il devenait urgent de placer une hausse.

L’enfumage est indispensable lors de chaque visite afin de calmer les abeilles et de vérifier les cadres sereinement 

Magnifique cadre de corps de ruche : nous avons appris à identifier les différentes loges : Rouge = pollen, Blanc = larves, brun clair = couvain (larves en métamorphose), doré/blanc = miel

Présence de loges de faux bourdons.

Cadre de hausse rempli de miel en partie operculé. Au moment de la récolte, il peut en contenir de 1,5 kg à 2 kg !

Une fois le couvercle refermé, les abeilles s’appellent pour regagner la ruche en quelques heures !

 

Premier BILAN très encourageant : 25 kilos de miel récolté pour la saison 2016 !!

 

 

Une éco-campagne : les experts du papier

Les éco délégués du lycée – avec l’aide de leurs partenaires allemands et belges du programme ERASMUS + – ont participé au concours « Les experts du papier », organisé par l’Académie du Rhône en partenariat avec Eco folio. « Ce concours propose aux classes de s’engager en faveur du développement durable. Comment ? En créant une campagne de sensibilisation au tri et au recyclage des papiers à destination des autres élèves de l’Académie ».

Leur travail a abouti à un clip vidéo : « Kreativ Papier » ; il a été réalisé avec le soutien des professeures d’arts plastiques, des professeurs responsables du programme Erasmus + et des documentalistes.

Démarche engagée

Question de départ : Comment partager des valeurs et des pratiques éco citoyennes, à l’échelle européenne ?  Le thème de l’année : le recyclage du papier

Thématique et Support : ARTS PLASTIQUES ET PAPIER.

Dans le cadre du programme Erasmus +, les éco délégués du lycée et leurs partenaires allemands et belges ont trié et recyclé les papiers collectés pour créer et exposer des costumes et des objets, exposés ensuite au CDI.

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En plus des photos, l’idée de filmer les objets créés permet de montrer les différentes étapes du travail, de la collecte des papiers à la réalisation, la musique agrémentant le tout.

Déroulement du projet

Dans un premier temps, Les éco délégués de Mongré ont organisé la collecte de papiers.

Ensuite, lors du séjour des correspondants à Mongré,  ils ont échangé en français, en allemand et en anglais sur leurs actions de développement durable au sein de leur établissement respectif sous forme de Speed – Dating.

Ils ont réfléchi et élaboré un projet commun.

Ils ont rencontré des créateurs d’objets d’art, réalisés à partir de matériaux recyclés, qui les ont aidés à imaginer leurs propres objets.

Réalisation

  • Création de panneaux sur le thème « Art et recyclage » ;
  • confection de costumes à partir de pages de bandes dessinées, de journaux à recycler et de papier cadeau utilisé pendant les fêtes de Noël ;
  • fabrication de cadres photos et autres objets sur le même principe ;
  • photos.

Évaluation

Forte implication et coopération des élèves, qui plus est dans des langues étrangères, lors des activités et des sorties.

Lors de l’exposition finale, les échanges entre professeurs et élèves ont permis de constater une prise de conscience des nombreuses possibilités de créations à partir de papiers recyclés, de l’importance des actions mises en œuvre, même isolées, et enfin de la nécessaire coopération européenne pour agir de manière globale sur l’environnement.

Résultats du concours

Suite au comité académique Education au Développement Durable, notre lycée vient a reçu le

1er   prix académique « Les experts du papier ».

Une cérémonie de remise des prix s’est déroulée le 9 juin en présence de Madame la Rectrice.

En récompense, les éco délégués du lycée vont participer à un atelier avec un artiste, en partenariat avec Ecofolio, et créer une fresque constituée d’origamis. L’idée est de faire émerger une image ou le mot en rapport avec le recyclage du papier et l’EDD en fonction du projet des élèves.
Elle sera visible par tous dans la grande salle d’étude du lycée !