Le Colorado, histoire du pillage d’un fleuve

Le Colorado

Le Colorado

Le Colorado est un fleuve d’Amérique du Nord, long de 2 250km qui naît dans la chaîne des Rocheuses aux Etats-Unis et se jette dans le golfe de Californie au Mexique.

Le fleuve se trouvant en grande partie sur le territoire des Etats-Unis, les Américains y ont construit des barrages à partir des années 1930. Ces barrages servaient à apporter de l’eau et de l’hydroénergie dans les grandes métropoles californiennes. Ainsi le Colorado constitue 60 % des ressources en eau de la Californie et plus de 90 % pour la ville de Las Vegas.

Le Colorado, en plus d’être une source économique pour l’eau et l’hydroénergie, est aussi un lien politique car il sert de frontière entre les USA et le Mexique sur près de 20km.

Afin d’atténuer les inégalités, l’ALENA (accord de libre échange nord américain) a établi des règles de partage en 1994 mais cela n’a pas réglé les difficultés liées à la gestion de l’eau.

Le problème du partage des eaux du Rio Colorado entre les États-Unis et le Mexique n’est pas nouveau. Il remonte en fait à la fin du XIXe siècle, quand de grandes compagnies américaines ont commencé à aménager la plaine du fleuve, de part et d’autre de la frontière, pour former une vaste région agricole destinée à alimenter en fruits et légumes les grands centres de consommation de la côte.

Le problème s’est amplifié avec la croissance démographique de la « ceinture du soleil » qui a drainé les migrants du nord et de l’est du pays vers les centres urbains de la Californie, de l’Arizona et de l’Utah, en même temps que commençaient à se développer des villes situées du côté mexicain de la frontière. Au cours des années 1960, la mise en place des usines d’assemblage (maquiladoras) a provoqué un vaste mouvement de migration vers les cités frontalières, qui ont vu leur population décupler en quelques années. Or, malgré l’ampleur des disparités socio-économiques que l’on rencontre de part et d’autre de la frontière, les standards de vie dans ces villes influencées par la culture américaine font que la consommation d’eau augmente sans cesse, creusant ainsi le déficit hydrique d’une zone en plein développement.

Le problème n’est pas seulement économique mais aussi écologique. En effet, le Colorado ne peut quasiment plus atteindre le golfe de Californie ce qui engendre de graves conséquences sur la faune et la flore dans ce milieu désertique qui souffre déjà d’un manque d’eau terrible, pour la nature et pour les habitants.

Pour conclure, le Colorado est donc une ressource naturelle indispensable à la vie car il nourrit de nombreuses villes américaines, mais son exploitation crée de grandes disparités économiques et écologiques entre les Etats-Unis et le Mexique.

Alexis Hitte, Etienne Péquignot, Damien Ruet Blanchard (1ère ES2)

Travail réalisé lors des séances d’ECJS (C. Lecocq) au CDI.

L’eau : symbole de conflit au Moyen-Orient

L’eau est une ressource rare et très prisée.

Nous pouvons le constater en Egypte, avec le barrage d’Assouan et dans le conflit israélo-palestinien, avec le Tigre et l’Euphrate.

Construit au cours des années 60, inauguré en 1971, entré en pleine capacité en 1975, le barrage d’Assouan en Egypte a permis une meilleure irrigation des cultures, tout en autorisant la navigation touristique sur le Nil tout au long de l’année, sans parler de la production d’énergie électrique.

Face à la croissance démographique du pays, ce barrage a agi comme une véritable bulle d’oxygène.

Seulement voilà : au début de sa construction, il y avait seulement 30 millions d’habitants en Egypte. Actuellement, il y en a 67 millions; il y en aurait 86 millions en 2025, et 115 à 120 millions en 2040. Aujourd’hui, la quantité d’eau est de 900 mètres cube/habitant/an. Elle passerait à 674 mètres cube seulement en 2025.

En clair, la retenue d’eau est jugée insuffisante, d’autant plus qu’il faut tenir compte de la sécheresse en Afrique Orientale, qui a perduré durant plusieurs années consécutives. Entre 1979 et 1988, les précipitations étaient inférieures à la moyenne, entraînant la nécessité de puiser dans le lac Nasser. Au début de 1988, il ne restait déjà plus que 8 kilomètres cube de réserves utilisables entraînant ainsi une baisse tendancielle de l’alimentation du Nil…

Nés dans les montagnes d’Analie Orientale, apportant l’eau et la vie dans les plateaux et les plaines steppiques et désertiques de Syrie et d’Irak, le Tigre et l’Euphrate permettent l’extension du « croissant fertile » dans les zones les plus arides du pays. Malheureusement, ils sont source de conflit entre les trois pays riverains. A savoir : l’Irak, la Syrie, et la Turquie. Chacun désire préserver son avenir hydraulique en contrôlant les eaux dont il a besoin. Mais l’eau est devenue plus rare (sans pour autant atteindre la situation de pénurie) à cause des cultures irriguées, de plus en plus nombreuses ces dernières décennies. La discorde n’a pas toujours été présente pour le partage de ces deux bassins jumeaux car au début, ces deux fleuves ne faisaient qu’un (même entité territoriale: l’empire Ottoman).

Cependant, après la première guerre mondiale, ces deux fleuves sont devenus transfrontaliers, partagés entre les trois riverains. Le conflit n’a jamais cessé depuis…

En Egypte comme au Moyen-Orient, le problème reste le même : trop de monde pour trop peu d’eau. Malgré les nombreux aménagements hydrauliques mis en place, les mécontents sont toujours aussi nombreux, et le conflit est toujours aussi intense. On ne sait quand il s’arrêtera, et quand l’eau deviendra enfin une ressource accessible à tous de façon équitable…

Marie Boutry, Ella Jimbert, Célia Porcherot, Candice Pupat (1ère L-ES2)

Travail effectué lors des séances d’ECJS (C. Lecocq) au CDI.

Le développement durable, une obligation pour notre survie ?

Le vendredi 28 novembre à Notre Dame de Mongré eut lieu l’intervention de l’association HESPUL (http://www.hespul.org) qui réunit une vingtaine d’experts et praticiens de l’énergie. L’intervenant, M. Manceau, nous a présenté le concept négaWatt : système de mesure de l’énergie  non consommée grâce à un usage plus sobre et plus efficace de l’énergie :

– supprimer le gaspillage ;

– amélioration des transports et isolation des bâtiments ;

– augmenter la part des énergies renouvelables (énergie inépuisable et à faible impact).

le principe négaWatt

le principe négaWatt

80 négawatts !

80 négawatts !

Remplacer une ampoule classique de 100 W par une lampe basse consommation de 20 W revient à utiliser 5 fois moins d’énergie pour assurer le même niveau d’éclairage. La puissance électrique nécessaire est ainsi réduite de 80 W. En d’autres termes, le remplacement de cette lampe génère « 80 Watts en moins » : on parle alors de « production de 80 négaWatts ».

(source : association négaWatt : http://www.negawatt.org )

Est-ce vraiment une obligation pour la survie de notre planète ?

Au cours du 20ème siècle  la température de la terre a augmenté de 0,6 °C. Cette augmentation entraîne un dérèglement climatique ainsi que l’élévation du niveau des mers mais aussi un bouleversement écologique.

De plus, une personne rejette 4,5 tonnes de carbone par an, alors qu’il faudrait  arriver à  0,5. Un effort considérable reste donc à faire. Pour cela le facteur 4 peut nous y aider.

Mais qu’est-ce que le facteur 4 ?

Il s’agit de diviser les émissions des gaz polluants par 4. De nombreux domaines peuvent améliorer l’efficacité, comme l’isolation d’une maison. Un coût certes considérable au début mais très rentable sur le long terme.

De nombreuses actions sont possibles, mais ce qui nous a fait réagir, nous étudiants, c’est que pour préserver notre planète, il faut exclure « le plaisir » notamment quand M. Manceau nous a dit de ne pas utiliser les avions car ils dégagent beaucoup trop de carbone. Et là, cette question : « ne pas prendre l’avion pour partir en vacances » a suscité un vif débat entre nous. De nombreux avis ont divergé et, surtout nous nous somme rendu compte que nous avons du mal à renoncer à ce plaisir, même si nous avons conscience de l’enjeu.

Pour nous, ce qui semble être la meilleure solution serait de mettre en place des mesures financières pour rendre plus attractifs les prix des transports moins polluants. Des nombreuses petites choses ont été mises en place pour nous renseigner comme :

– l’étiquette énergie (7 classes de A à G qui nous permet de connaître la consommation énergétique du produit) ;

Etiquette énergie

Etiquette énergie

– l’étiquette climat (7 classes de A à G qui nous permet de connaître l’impact de notre  consommation sur l’effet de serre).

Etiquette climat

Etiquette climat

Mélanie Martin, Sonia Nuvolato, Tanguy Rampon, Nazmiyé Alberack, Maïté Torriero Muelas  (Seconde 1)

Cet article a été rédigé en partenariat avec C. de Fréminville (professeur d’histoire), C. Blanc (professeur de français) et C. Lecocq (documentaliste).

Vive la crise financière !

Vous pensez que je plaisante? Eh bien, qu’à moitié figurez-vous. Permettez-moi tout d’abord de faire un petit détour sur les conséquences de cette fameuse crise sur l’activité mondiale. Suite à l’effondrement des marchés financiers, la croissance économique mondiale a ralenti. L’indicateur permettant de mesurer cette richesse : le PIB (Produit Intérieur Brute) frôle pour certains pays développés le zéro absolu. Soit dit en passant, le taux de CO2, lui, n’est pas de zéro. Bien au contraire. Tout comme les températures qui ont fortement augmenté.

Penchons-nous plus en avant sur le PIB afin d’en comprendre les tenants et les aboutissants. Cet indicateur mesure l’évolution économique des pays. Il permet d’établir un classement entre chaque pays selon leurs richesses. Cet indicateur reflète l’efficacité productive dans l’économie et attribue une valeur monétaire aux activités. Le PIB peut ainsi glorifier une nation lorsqu’elle est compétitive sur la scène mondiale. Toutefois, beaucoup d’activités humaines n’ont pas de valeurs monétaires. C’est  pourquoi le PIB est un indicateur que l’on peut qualifier d’imparfait.

En effet, cet indicateur comporte quelques limites. Il ne prend notamment pas en compte toutes les activités non monétaires pourtant indispensables au bon fonctionnement d’une société. Le travail clandestin n’est pas pris en compte également, il est pourtant producteur d’une certaine richesse. Une mère au foyer qui éduque ses enfants et qui fait toutes les tâches ménagères contribue à l’intérêt général, et pourtant, son travail n’apparaît pas dans le PIB. Ces mêmes activités sont par contre comptabilisées dès qu’elles tombent dans la sphère économique.

D’autre part, le PIB ne peut donner un prix à tout. La banquise a-t-elle une quelconque valeur monétaire ? Et la pollution ? La déforestation et l’extinction de certaines espèces animales ? Pourquoi ne sont-elles pas considérées comme une perte de richesses alors que la dépollution est considérée comme une richesse supplémentaire, qui est alors comptabilisée positivement dans le PIB ?

De plus, le PIB classe les pays selon leurs richesses, ce qui est pertinent. Cependant, les pays du haut du classement sont les mauvais élèves en matière de pollution. Ce qui explique le titre un brin provocateur de cet article. La prise de conscience des limites du PIB a eu pour conséquences de nombreuses émulations au sein de la communauté scientifique. Par exemple, J. Tinbergen (prix Nobel d’économie 1969) propose de calculer le taux de bonheur national (BNB)! Cela laisse libre cours à notre imagination (bien qu’il soit mis en place au Bouthan en 1972). Plus récemment, N. Sarkozy a demandé à deux économistes de renommée internationale (A. Sen et L. Stiglitz) d’améliorer le PIB afin que sa mesure traduise au plus près l’activité réelle des sociétés.

De Angelis Laura, Porcherot Célia, Vigier Maxime (1ère ES2)

Cet article a été rédigé dans le cadre du cours de SES avec Mlle Mermet.