La guerre de l’eau

Depuis près de 2500 ans a lieu un conflit économique autour de l’Euphrate entre trois pays : la Turquie, la Syrie et l’Irak

La Turquie désirant le monopole de l’eau, a commencé à construire des barrages (le barrage Ataturk par exemple), diminuant ainsi le débit de l’eau pour les deux autres pays.
Le partage équitable de l’eau entre ces trois pays semble donc aujourd’hui hors de portée. En effet, l’Irak souhaite un partage égal tandis que la Syrie veut laisser la partie du Tigre aménageable à l’Irak et garder le reste du fleuve pour la Turquie et elle-même.
Pour subvenir à ses besoins, la Turquie a donc eu l’idée de construire le barrage Birecik sur l’Euphrate, noyant ainsi sous les eaux de nombreux villages et relogeant prés de 30000 habitants. Ces derniers n’ont pas été les seules victimes : de nombreuses terres fertiles et donc cultivables ont été sacrifiées, soi disant pour aider au développement du pays !

Ces barrages auront donc uniquement profité à la Turquie, privant ainsi les pays voisins d’une augmentation des débits de l’eau.
Il y a donc peu de chances que la guerre entre ces trois pays se termine prochainement…

Louis Renard, Nicolas Pina, Alexandra Rodriguez, Manon Berault (Première ES2)

Dans le cadre de l’ECJS (C. Lecocq)

Alerte en Amazonie

En Amérique du Sud, notamment au Brésil, les populations locales sont menacées par la déforestation dans leur mode de vie traditionnel. Les territoires réservés exclusivement aux populations amérindiennes représentent aujourd’hui 1 035 000 km², ou 21% de l’Amazonie brésilienne.

Ceci entraîne une disparition des patrimoines culturels liés à la forêt, et souvent même la mort des populations autochtones : au XXème  siècle, au moins  90 tribus dépendantes de la forêt ont disparu avec leur langue, leur culture et leur savoir.

En Amazonie, la plus grosse réserve mondiale forestière, de nombreuses multinationales exploitent l’espace et les richesses naturelles des tribus. Celles-ci, sous la contrainte, doivent quitter leurs terres contre leur gré.

Les économies forestière mais aussi rurale sont détruites car la déforestation génère une désertification.

De nouvelles cultures industrielles de soja ou de palmier à huile entraînent un effondrement de la biodiversité et de graves problèmes sociaux et culturels.

Cette dégradation de l’environnement menace l’économie dans ces pays où le tourisme est la principale source de revenus. Une dégradation du cadre de vie des habitants y est constatée.

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INPE)

L’équivalent d’un terrain de football déboisé toutes les 10 secondes (source : INPE)

Clémentine Bres, Laura de Angelis , Natacha Duvernoy, Nathalie Seity

Première ES2 (séance d’ECJS, C Lecocq)

La mer d’Aral en phase terminale

Photo Yann Arthus Bertrand

Photo Yann Arthus Bertrand

Paysage de désolation. La Mer d’Aral est devenue au fil des années un véritable cimetière maritime où des dizaines d’épaves juchent sur le sol abandonnées par les eaux.

Depuis presque un demi-siècle, la mer d’Aral vit une longue agonie. En effet, de 1960 à 2004, sa surface est passée de 68 000 km² à seulement 17 160 km². Cette étendue d’eau qui est donc de plus en plus rare se situe en Asie centrale et était jadis la quatrième plus grande surface d’eau salée intérieure au monde. Aujourd’hui, à l’aube du 21ème siècle, la mer d’Aral apparait véritablement comme l’une des pires catastrophes écologiques de notre époque.

La Mer d’Aral, autrefois l’équivalent du Portugal en termes de superficie, n’est aujourd’hui qu’un vulgaire lac salé qui se dessèche dans une indifférence quasi générale de la part de la communauté internationale. Étant donné que cette catastrophe environnementale concerne plus directement le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, pays peu présents et peu influents sur la scène internationale, force est de constater que tout le monde s’en contrefiche ! En à peine quarante ans, l’Aral a perdu la moitié de sa surface et les trois quarts de son volume d’eau. Il y avait là autrefois une faune et une flore riches,  de nos jours tout cet écosystème a bel et bien disparu. Un milieu naturel unique sacrifié par l’URSS au nom d’une politique d’industrialisation démesurée. Dans les années 60, les économistes soviétiques déterminent qu’il faut développer la culture intensive de coton dans la région. Les fleuves Amou-Daria et Syr-Daria qui alimentaient jusqu’alors la mer d’Aral sont détournés pour irriguer ces nouvelles cultures. Des cultures immenses qui s’étendaient alors sur pas loin de 7 millions d’hectares. Ainsi, il s’agit de 20 à 60 km³ d’eau qui auraient été détournés en seulement l’espace d’une année, en l’an 1960. Les soviets ont ainsi provoqué la disparition de nombreuses espèces aquatiques, la salinité de l’eau devenue trop importante étant incompatible avec toutes formes de vie. De plus, l’utilisation, jadis en quantités gigantesques de pesticides et d’insecticides transportés par les deux fleuves, ont eu des conséquences sanitaires catastrophiques confirmées depuis par l’OMS. Effectivement, au fur et à mesure que la mer d’Aral s’asséchait, les substances chimiques restées au fond du bassin se sont retrouvées à l’air libre alors que l’eau s’évaporait. Ce qui a provoqué des cancers, des anémies et le taux de mortalité infantile le plus élevé au monde.

Une mer coupée en deux : l’espoir renaît !

Image satellite

Image satellite

Le déclin de la mer d’Aral tout au long des quarante dernières années est malheureusement bien visible depuis l’espace.

Un beau jour, l’Aral finit par se scinder en deux parties, pour le moins inégales. Il y a la « Petite Mer » au nord et la « Grande Mer » au sud. L’extrême salinité des eaux (10 grammes par litre en 1960, 120 en 2007 dans la Grande Mer) aura donc conduit à la disparition d’une vingtaine d’espèces de poissons et dès les années 1980, toutes les activités piscicoles cessèrent logiquement. Cependant, il existe aujourd’hui une lueur d’espoir quant à la survie de la mer d’Aral. Le miracle pourrait se produire pour la Petite Mer qui, elle, a une réelle chance de perdurer. La raison en est simple : à la différence du sud où le fleuve Amou-Daria est toujours détourné pour la culture du coton qui continue encore de nos jours, le Sir-Daria au nord déverse désormais dans l’Aral un débit conséquent et régulier. Depuis 3 ans, le niveau en eau de la Petite Mer se stabilise et le taux de salinité n’augmente plus inexorablement comme auparavant. À noter que le barrage de Kokaral, inauguré en 2005, grâce à un financement du Kazakhstan et de la Banque mondiale a, lui aussi, contribué à ce petit miracle. Le rôle principal de cette  gigantesque digue longue de 13 km est de stopper l’écoulement à perte du fleuve Sir-Daria dans la partie sud de l’Aral (la Grande Mer) qui semble, quant à elle, totalement condamnée et donc vouée à un assèchement définitif.

Le dilemme économique

Cartographie

Cartographie

Les ressources économiques autour de la mer d’Aral. (Source : Cartografareilpresente.org)

La culture du coton fait vivre des milliers d’ouzbeks en amont de l’Amou-Daria. Il s’agit de la base de l’économie de la région, la machine industrielle est lancée et ira sans aucun doute jusqu’à l’assèchement total de la Grande Mer. Mais que dire des pêcheurs vivant en aval de ce même fleuve ? Eux ont tout perdu. N’ayant pas les moyens de se reconvertir dans la culture du coton, ils acceptent le travail ouvrier qu’offre cette industrie, faute de mieux. Sauver la Mer d’Aral est aujourd’hui impossible, mais l’homme peut encore préserver la Petite Mer et rétablir l’activité de la pêche. Préserver la Petite Mer pour se donner bonne conscience, abandonner la Grande Mer pour assurer l’économie du coton : telle pourrait être l’analyse de la situation actuelle. Pour autant, il est vraisemblablement trop tard et l’homme a tout de même asséché, en l’espace de quelques décennies, l’une des plus grandes réserves d’eau intérieure de la planète. Cela paraît complètement fou, mais cela a été fait.

Il y a 50 ans, la mer d’Aral offrait du travail à la fois aux pêcheurs comme aux producteurs de coton. Le jour où la balance a été déséquilibrée, tout a été déréglé et en premier lieu la nature.  Cette harmonie aujourd’hui détruite doit faire prendre conscience de la façon dont on doit mener le développement. La catastrophe de la mer d’Aral est l’exemple terrible d’une nature forcée, déséquilibrée, au profit d’une manœuvre agricole et économique non mesurée. Cet exemple doit nous convaincre qu’on ne peut choisir entre économie et environnement ; nous pouvons dès maintenant comprendre qu’il faut nous organiser en respectant tous les aspects de la nature. De même, il est primordial de faire en sorte que l’homme puisse jouir de ce qu’offre la nature  dans le but d’exercer une activité économique et ainsi subvenir à  ses besoins.

Il y a donc de l’espoir pour l’avenir de la région, l’Asie centrale est une véritable réserve de ressources naturelles telles que le gaz et le pétrole. On parle d’ailleurs de plusieurs gisements pétroliers potentiels aux alentours de l’Aral, ce qui serait une véritable aubaine pour ce territoire dévasté en pleine reconstruction économique. Le nord commence à aller mieux grâce à la résurrection inespérée de la Petite Mer ; quant au sud, il continue de soustraire à la nature des quantités invraisemblables d’eau  destinées à la culture du coton. Le réveil prévoit d’être difficile lorsqu’un beau jour il n’y aura plus la moindre goutte d’eau en mer d’Aral.

Le partage de l’eau dans le futur

La nouvelle capitale du Kazakhstan, Astana

La nouvelle capitale du Kazakhstan, Astana

La nouvelle capitale du Kazakhstan, Astana, a été inaugurée en 1998 et se développe depuis extrêmement rapidement sur le modèle d’une ville américaine.

La Petite Mer sera sauvée, espérons-le. Mais, par malheur, la Grande Mère n’aura pas cette chance, elle est sans aucun doute, aujourd’hui, condamnée à disparaître. Les cinq républiques d’Asie centrale crées par Staline dans les années 1930 (Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Kirghizstan et Tadjikistan.) sont toutes dépendantes du même réseau hydraulique. En 1993, un Fonds d’assainissement de la mer d’Aral (Ifas) est créé pour mettre en place une politique commune de la gestion de l’eau. Manifestement, un échec total. Seul le Kazakhstan, relativement prospère grâce à son pétrole, se préoccupe véritablement du milieu naturel. Mais pour les autres États de la région, plus pauvres, la protection de l’environnement n’est malheureusement toujours pas à l’ordre du jour. L’exemple de l’Ouzbékistan est saisissant,  la culture du coton demeure une source de revenus à l’exportation et représente près de 25% de son PIB – le gouvernement ouzbek ne veut et ne peut y renoncer. En amont, le Kirghizstan souhaite développer ses capacités hydroélectriques, aux dépens bien évidemment de l’irrigation en aval. Mais outre les risques importants qui pèsent sur l’écosystème, ces désaccords sur le partage de l’eau constituent des sources de conflits politiques potentiels.

Même atrophiée par l’homme, la mer d’Aral survivra en partie à un nouvel épisode malheureux de sa longue histoire. Il y a trois ans, des archéologues ont découvert sur les terres asséchées de l’Aral les vestiges de deux cités anciennes baptisés par les scientifiques : Kerdeli 1 et Kerdeli 2. Ces découvertes confirment des études selon lesquelles il y aurait eu des détournements de l’Amou-Daria à l’époque de Gengis Khan (XIIème siècle) et de Tamerlan (XIVème siècle) vers la mer Caspienne. Des détournements naturels ou peut-être provoqués par l’homme qui auraient sans doute fait subir à la mer d’Aral un sort similaire à celui qu’elle connaît aujourd’hui…

Rédaction : Edouard Josse

Recherches : Maxime Vigier, Adrien Chouve, Antoine Chardon. (Première ES2)

Cette enquête a été réalisée lors des séances d’ECJS (C.Lecocq)

Energies libres : mythe ou réalité ?

Les énergies exploitées aujourd’hui comme le solaire ou l’éolien  ne suffisent pas à fournir la quantité d’énergie nécessaire et régulière à nos besoins quotidiens. Il existe plusieurs recherches en cours sur les énergies libres comme, par exemple, les fusions froides et plasmas, générateur à eau, air, son, gravitation et anti gravitation, électro gravitation …

Nous nous sommes intéressés à l’une d’entre elles : l’énergie magnétique.

L’intervention dans notre classe de M. Manceau de l’HESPUL qui travaille sur les énergies renouvelables, nous a conduits  à nous intéresser au thème des énergies libres. Nos recherches nous ont fait découvrir que des inventeurs s’étaient déjà penchés sur la question et nous avons pris en exemple un chercheur japonais nommé Minato poursuivant des recherches sur l’énergie magnétique.

Faute de moyens financiers et d’appuis scientifiques crédibles, Minato a commencé à faire fabriquer ses moteurs auprès d’industries locales japonaises pour des raisons qualitatives. 40 000 appareils auraient déjà été vendus. Les applications prévues concernent par exemple les appareils domestiques, les ordinateurs, les téléphones et même les véhicules. Ce moteur révolutionnaire alimenté par des aimants permanents permet une économie d’énergie de 80 %. Il ne consomme que 20 % et même moins, de l’énergie nécessaire aux moteurs conventionnels. Il reste froid au toucher et ne fait aucun bruit mécanique ni électrique. Il est donc non seulement plus économique, mais plus sûr et respectueux de l’environnement.
Le moteur magnétique de Minato diffère complètement des quatre autres systèmes actuels : moteurs à courant alternatif, courant continu, servo ou pas à pas utilisent tous fondamentalement le même principe de force électromagnétique d’attraction qui fut découvert il y a près de 200 ans.

Le moteur de Minato utilise la répulsion comme source d’énergie du noyau. La plupart des ensembles d’essai de Minato comprennent un rotor non magnétique. De nombreux inventeurs ont précédemment essayé de construire des moteurs magnétiques, mais Minato est le seul à avoir trouvé les solutions à certains problèmes.
La première est le recours à la répulsion et non l’attraction, ce qui réduit l’énergie d’entrée nécessaire. Ensuite, l’angle de positionnement des aimants sur le rotor, calculé exactement pour produire un effet de ricochet entre les champs respectifs du rotor et du stator, de sorte que l’un « rebondit » sur l’autre, produisant la force motrice. Enfin la puissance des aimants : il a fallu l’apparition, dans les années 1980, des aimants au néodyme pour rendre la chose possible.

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Le moteur de Monsieur Minato

Minato n’est pas le seul exemple d’expérience concrète sur les énergies libres. Alors qu’est-ce qui freine le développement de ces énergies ? leur manque de sérieux ? leur gratuité ? …

Margaux David et Louise Chevrier (Seconde 1) ont écrit cet article dans le cadre de leurs cours d’ECJS et de français au CDI (C. Lecocq).

Merci à Christine de Fréminville et Corinne Blanc d’avoir participé à ce projet.