Le calvaire du nucléaire

L’expansion du nucléaire à outrance a abouti à une aberration écologique. La mauvaise gestion des déchets a provoqué des catastrophes sans précédent. La sonnette d’alarme est tirée depuis longtemps mais il semblerait que personne ne l’entende…


L’énergie nucléaire massivement développée depuis les années 50 afin de  remplacer les anciennes énergies comme le charbon ou le bois, se propose de répondre aux besoins énergétiques des pays. C’est un procédé thermique (par le biais de la fission du noyau atomique) qui permet une production massive à moindre coût. Encensée à ses débuts, elle apparaissait comme la solution durable et économique aux besoins énergétiques mondiaux et croissants. Face à la rareté des énergies non-renouvelables, tel le pétrole, elle se présentait comme alternative incontournable au développement économique. De plus, les adeptes du  nucléaire affirment que cette énergie est « propre » puisqu’elle ne participe pas au réchauffement climatique.

Cependant, cette vision énergétique à court terme avait occulté les conséquences à long terme car, il demeure un inconvénient majeur. En effet, l’uranium, utilisé comme combustible soulève des polémiques constantes. La question principale concerne la gestion des déchets : leur traitement et/ou leur élimination engendre des affrontements permanents quant à leur impact sur l’environnement.

On s’interroge aujourd’hui sur la nocivité des déchets.

En effet, ils constituent l’un des aspects les plus problématiques de l’énergie nucléaire. En dépit de décennies de recherche active dans ce domaine, il n’existe toujours aucune technique permettant de garantir une méthode de stockage sûre qui n’aura aucune nocivité. Les divers procédés d’élimination tels que l’enfouissement sont tous dénoncés  comme ayant des conséquences désastreuses sur la planète. Initialement, les déchets étaient enfouis à faible profondeur ou alors étaient stockés dans des fûts étanches au fond des mers. Pendant très longtemps, l’on ne s’est pas intéressé aux conséquences, principalement au caractère dangereux de la radioactivité. Aujourd’hui, cette gestion des déchets est remise en question et l’on s’interroge sur le devenir de ces résidus passablement oubliés.

L’association Greenpeace, fer de lance de cette lutte, milite au niveau mondial pour ramener sur la scène publique les nombreuses questions que l’on a longtemps ignorées.

Monsieur ALLARD, membre de l’association, que nous avons rencontré, nous a souligné que le nucléaire était pour eux un des sujets prédominants en France en raison de son passage sous silence. A l’initiative d’actions spectaculaires, « coup de poing », l’association se concentre sur l’évacuation des déchets. En bloquant leur acheminement sur mer comme sur route, elle tente d’attirer l’attention sur cette énergie dangereuse. Ainsi, les membres actifs se retrouveront bloquant un navire  tel le Kapitan Kuroptev ou s’enchaînant sur les rails comme à Cherbourg en janvier 2010 pour saboter le transfert des résidus non désirables à destination de la Russie. Ils dénoncent l’émergence des « pays poubelles » qui récupèrent ces déchets nocifs pour des raisons économiques en les stockant dans des terrains vagues à proximité de la population. L’association Greenpeace française pointe l’Etat français comme Etat empoisonneur, au mépris du « principe de précaution ». Depuis les années 70, cette association tente d’alerter l’opinion publique au regard de la gravité de la situation.

A ce jour, l’interpellation constante des pouvoirs politiques n’a pu apporter aucune réponse efficace. Les pays pollueurs, et plus particulièrement la France font la sourde oreille à l’alternative d’énergies propres. L’association dénonce la recherche du profit à l’encontre d’un développement écologique. Elle ne cesse de dénoncer une politique économique au détriment de la préservation de la planète. Elle s’interroge quant à l’état de la planète que nous lèguerons à nos enfants. Elle point du doigt la responsabilité politique en ce qui concerne les choix énergétiques. Greenpeace soutient un programme de développement d’énergies durables qui préserverait l’environnement. Elle incite chacun à la réduction de la consommation d’énergie. Elle propose un traitement des déchets plus sûr bien que plus coûteux, qui se révèlera cependant être plus rentable dans les années à venir.

Selon nous, ce débat mériterait une transparence sur le réel impact de ces déchets ; une information claire et objective aux citoyens est indispensable pour qu’ils puissent juger et réagir. Les catastrophes passées, à l’image de Tchernobyl, devraient nous inciter à nous montrer plus méfiants ; l’impact sanitaire a été d’une rare violence et les conséquences s’en font encore sentir comme les nombreuses malformations d’enfants nés de mères contaminées…

Il est urgent de s’intéresser au traitement des déchets car il est indéniable qu’il aura une incidence dans le futur. On ne peut polluer notre planète sans vergogne sans ignorer le retour de bâton… Privilégier l’aspect économique conduit irrémédiablement à une catastrophe écologique. Il serait temps de s’unir pour faire émerger une solution durable et propre. Le citoyen peut recycler ses déchets ménagers mais il est toutefois primordial d’insister sur la responsabilité de l’Etat dans la gestion du nucléaire ! Le domaine de l’énergie a perdu toute éthique car la course au profit est devenue prioritaire. Economie et écologie soient-elles antinomiques ? Il apparait alors primordial de se questionner sur la responsabilité de chacun quant à la protection de notre environnement et notre consommation d’énergie.

Qu’allons-nous donc laisser aux générations futures ? Des fûts radioactifs ?

Cylia Mansouri, Marine Méjean, Charlène Munch et Elsa Thollet, 1ère S1

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

 

Manque d’oxygène

Aujourd’hui, l’environnement est un sujet récurrent dans les médias du fait de l’importance croissante du développement durable.

L’état des forêts devient alarmant, mais la préservation des poumons de la terre implique de nombreux enjeux : pas facile de protéger la nature !

« Les hommes précèdent les forêts, les déserts les suivent » Chateaubriand

Les forêts du Moyen-âge représentaient près de 90% de la surface terrestre. A la suite de la révolution industrielle et  ses défriches, la forêt ne représentait plus que 15% de la planète.

Qu’est ce que la déforestation?

La déforestation est un phénomène de réduction des surfaces forestières. Elle résulte du déboisement et du défrichement des terres pour laisser une plus grande surface agricole et permettre l’exploitation des ressources minières.

Le terme “forêt” désigne les surfaces arborées d’un “couvert arboré” dépassant les 10%.

Aujourd’hui la déforestation serait responsable de près de 20% des émissions de CO2.

Selon la FAO (Food and Agriculture Organization) environ treize millions d’hectares de forêts disparaissent actuellement sur terre, ce qui est équivalent à un terrain de foot par minute!

Les forêts tropicales sont les plus touchées, c’est pourquoi la FAO qualifie la déforestation actuelle comme étant “alarmante”.

La déforestation est ancienne. Elle a débuté dès la fin de la préhistoire. Le recul des forêts est lié à la densité de la population humaine même si des populations assez denses ont aussi pu localement vivre dans la forêt sans la détruire. Un cas historique étudié et médiatisé a été celui de l’île de Pâques dont la surexploitation a provoqué la chute de sa culture et de sa population. Un calcul mathématique a établi que sa population n’aurait pas dû dépasser deux cent mille habitants pour qu’ils puissent durablement survivre sur l’île sans épuiser la ressource forestière qui leur était indispensable : le palmier.

Les causes

Les causes de la destruction des forêts sont complexes. C’est un ensemble de facteurs directs et indirects, qui diffèrent selon le continent et les populations.

Les incendies et facteurs naturels

Juste derrière l’utilisation des combustibles fossiles, les incendies constituent le deuxième facteur de rejet de CO2 dans l’atmosphère. Parmi les causes directes, les feux de forêts constituent le facteur le plus connu et le plus spectaculaire! Certains forestiers pensent que c’est un moyen de maintenir l’écosystème en le renouvelant; les effets à court terme sont dévastateurs mais peuvent se révéler bénéfiques dans la durée. Toutefois, la forêt ainsi brûlée rentre dans un cycle d’incendies jusqu’à ce que l’espace soit totalement converti en savane!

Les maladies et les champignons, ainsi que la prolifération d’espèces phytophages peuvent être également extrêmement destructrices.

L’utilisation agricole des surfaces

C’est à partir des années 1990 que près de 70% des forêts ont été transformées en terres agricoles. En zone tropicale la déforestation est principalement due à trois facteurs : l’élevage de bétail, la culture du soja et la culture de palmiers à huile, ce dernier facteur étant destiné à l’industrie agro-alimentaire. Le surpâturage est également un facteur, car le bétail détruit la végétation et empêche sa régénération.

L’exploitation minière et la surexploitation du bois

Concernant l’exploitation du bois,  l’absence de plan de gestion à long terme du bois est un réel problème. L’exploitation du bois se fait à une vitesse supérieure à celle de la régénération naturelle des végétaux. Le bois est ainsi utilisé, en majeure partie comme combustible dans les pays en voie de développement (plus de 3/4) , ainsi qu’en papier ou en bois de construction pour les pays du Nord.

Les causes indirectes

D’autres facteurs, non directement liés à l’urbanisation ou au développement agricole, ne sont pas négligeables. Parmi eux on retrouve la guerre. En effet l’afflux des réfugiés nécessitait la fabrication de nombreux camps, pour la plupart construit en bois. Ensuite l’explosion démographique des pays sur consommateurs de bétail ou de volailles nécessite une plus grande surface d’élevage. Enfin, le développement des “biocarburants” est un facteur majeur de l’expansion des terres agricoles.

Les conséquences

En cinquante ans, la surexploitation du bois a décuplé la destruction des forêts tropicales! Et ces destructions ne sont pas sans conséquences.

La biodiversité

La déforestation est responsable de la destruction du cadre de vie de milliers d’espèces animales mais aussi végétales. Certaines études ont avancé, en 1998, que près de 10% des espèces d’arbres connus, soit sept mille espèces, sont menacées d’extinction ! Il en est de même pour la biodiversité avec trois espèces qui disparaissent chaque heure!


Cycle de l’eau et ruissellement

Les forêts jouent un rôle primordial sur le cycle de l’eau et le maintien des terrains. Le recul des forêts favorise les glissements de terrains, les avalanches, les coulées de boues et autres catastrophes naturelles, ce qui aboutit à une pollution des cours d’eau au détriment de la flore et de la faune aquatique.

Climat et réchauffement climatique

La déforestation implique également des changements au niveau des climats. En effet la forêt absorbe la lumière là où le sol nu renvoie l’énergie du soleil dans l’atmosphère. Ce phénomène contribue à l’augmentation des températures locales à la suite de la perturbation des pressions, et donc au réchauffement climatique. Ce dernier provoque des sécheresses, inondations et perte de biodiversité dû à la fonte des glaces. Les forêts représentent 40% de la quantité totale  du carbone de la biomasse terrestre, leur dégradation fait donc doubler le taux de CO2 de l’atmosphère

Les activités humaines

La déforestation n’améliore l’IDH des populations que temporairement. Elle est ensuite source de déclin de productivité des activités économiques à cause de l’épuisement de la ressource en bois et de la dégradation des pâturages. On note également une disparition de patrimoines culturels liés à la forêt. Des informations révèlent la disparition de quatre-vingt-dix tribus dépendantes de la forêt ainsi que leurs langues, leur savoir et leur culture. Enfin la désertification et les plantations industrielles sont source de problèmes économiques, sociaux et culturels du fait de la dégradation du cadre de vie et du tourisme qui lui est rattaché.

Les actions politiques

Les arbres nous rendent bon nombre de services. Ils n’absorbent pas seulement le CO2. C’est pourquoi aujourd’hui les gouvernements agissent face à la crise.

Contrôle de la déforestation et consommation de bois

Pour éviter la surconsommation du bois, il existe différents moyens. Tout d’abord les bois éco-certifiés garantissent une provenance de forêts gérées de manière durable. Toutefois, le boycott des bois exotiques pourrait produire l’effet inverse : la forêt, devenue non rentable, serait défrichée afin d’être transformée en terrains agricoles !

Le coût de la déforestation

De nos jours, beaucoup de personnes imaginent se faire de l’argent en transformant des espaces forestiers en espaces agricoles. Par exemple, raser un hectare de forêt au Brésil permet de gagner, par la vente du terrain, 300$. Pourtant, en coupant et en brûlant ces arbres, plus de cinq cent tonnes de CO2 sont libérées dans l’air. En appliquant la taxe carbone qui est d’environ 30 $, le coût total du terrain serait donc supérieur à 15000$. Ce genre de taxe devrait être appliqué à tous les espaces forestiers afin de les préserver durablement.

Les solutions

Pour sauver nos forêts,  il faut négocier un accord entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement afin de trouver d’autres moyens de développement, avec une “économie sans carbone”. Plusieurs pays ont déjà fait la démarche. Par exemple le Brésil a pour projet de réduire de 70% sa déforestation. Le pays le plus entreprenant est sans aucun doute la Chine, qui a déjà arrêté toute déforestation depuis dix ans. Les Chinois ont  planté plus de 5 millions d’hectares de forêt rien qu’en 2008. Une loi oblige tout citoyen de plus de onze ans, à planter trois arbres par an.

Et Greenpeace ?

En 2007, le défi de Greenpeace est d’obtenir la reconduction du moratoire sur l’extension de la coupe industrielle. Pour cela ils font  pression sur les politiques. Le 17 février 2010, Greenpeace dénonce le stockage illégal de bois dans le port d’Anvers. Des militants de Greenpeace ont dénoncé dans le port d’Anvers en Belgique, la présence de bois illégal en provenance des forêts tropicales. La valeur des quelques 50m³ de bois stockés à Anvers est estimée à 45 000 euros. Il s’agit de bois Wengé utilisé principalement pour la fabrication d’aménagements intérieurs (parquets, escaliers…) et de meubles destinés au marché européen. Le 17 mars 2010, Greenpeace dénonce également la société Nestlé, qui contribue à la déforestation en Indonésie. Grignoter une barre chocolatée Kitkat revient-il à tuer un orang-outang ? Le rapprochement peut étonner mais le lien est réel. Greenpeace lance une campagne pour dénoncer l’utilisation par Nestlé d’huile de palme issue de la destruction des forêts tropicales et des tourbières indonésiennes, dans la fabrication de certains de ses produits, notamment les barres chocolatées Kitkat.

A l’heure actuelle, l’enseigne « Casino » a créé une gamme sans huile de palme à laquelle Nestlé contribue.

(http://forets.greenpeace.fr)

Des raisons d’espérer…

Si chaque habitant plantait 2 arbres par an pendant 10 ans, cela compenserait la déforestation de ces dix dernières années.

Il existe aussi d’autres moyens de préserver notre nature.

Agissez aujourd’hui pour mieux respirer demain!

Cyndy Haar, Mélanie Martin, Gabrielle Michaud

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

Greenpeace s’invite à Mongré

Monsieur Allard, bénévole de Greenpeace en visite a Mongré dans le cadre d’un travail sur cette association en ECJS.

Greenpeace est une Organisation Non Gouvernementale, indépendante de tout parti politique bien que soutenue par certains, créée en 1971 à Vancouver dans le but de préserver notre terre et ses habitants.

Sa présence à l’international depuis 1979 lui donne la possibilité d’être présente aux quatre coins du monde pour mener des actions non violentes en faveur du respect de notre environnement.

Greenpeace représente 3 000 000 de personnes à travers le monde et est exclusivement financée par des particuliers, au nombre de 120 000 en France.

La majorité des adhérents menant des actions sont des bénévoles, cependant, Greenpeace comporte 1200 salariés dans le monde dont 53 en France qui se chargent des questions administratives et financières.

Au niveau mondial, Greenpeace est organisée en 5 campagnes ; forêt, climat, nucléaire, OGM et océan.

Pour sa campagne océan, Greenpeace possède trois bateaux : le Rainbow Warrior, l’Artic Sunrise et l’Esperanza.

Le budget de Greenpeace est de 177 millions d’euros en 2006 dont 8.9 millions pour la France.

En France, l’organisation est divisée en 26 groupes locaux, correspondants à ces campagnes, chacun composé d’un coordinateur, d’un référent et de bénévoles.

Certains de ces bénévoles sont des activistes, ils sont 34 dans la région lyonnaise. Ce sont des gens prêts à s’investir, à donner de leur personne, encourrant même des risques juridiques et possédant donc parfois, un casier judiciaire.

Leurs actions consistent par exemple à s’enchaîner sur des voies ferrées pour empêcher les convois de déchets nucléaires radioactifs de partir vers la Russie.

Tous les frais associés à ces actions sont pris en charge par Greenpeace grâce aux dons des adhérents.

Les militants de Greenpeace tentant d’intercepter un train en partance pour la Russie

La mission des adhérents non activistes consiste, quant à elle, à sensibiliser les gens (pétitions, stands, réunions etc.). Un exemple pourrait être la campagne menée contre l’extraction massive d’huile de palme.

Il s’agit de faire pression auprès des politiques et des industriels afin d’arrêter les activités destructrices  de l’environnement (par le biais de pétitions par exemple) En ce moment, l’association milite pour que 40% des zones de pêche  passe en réserve marine afin de favoriser le renouvèlement des stocks de poissons.

Pour finir, Greenpeace est une organisation reconnue d’utilité publique, chaque donateur bénéficie donc d’une déduction fiscale.

Arthus Sibille,

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

S.O.S en eaux troubles

Greenpeace amorce le processus de la révolution du milieu sous-marin en insistant sur une corrélation entre les actions humaines et les conséquences  à long terme sur l’écosystème tout entier.

De nos jours, la majorité des stocks de poissons sont surexploités. Pour exemple, 90% des stocks de thon, cabillaud ou encore de requin sont pleinement utilisés. En d’autres termes, le renouvellement des stocks ne peut être assuré, et ainsi, d’ici 2048 les poissons pourraient disparaitre de nos océans. Les experts de l’ONU ont d’ailleurs fait, le 17 mai 2010, une déclaration allant dans ce sens.

L’une des raisons de cette catastrophe écologique est la surpêche industrielle.  Celle-ci est une pêche trop intensive entraînant la disparition des stocks de poissons qui ne peuvent se reproduire : c’est le cas aujourd’hui pour le thon rouge qui est au bord de la disparition. La surpêche n’est pas une activité illégale bien que dénoncée par des ONG telle Greenpeace. Cette association insiste sur  la gestion lamentable de la pêcherie ; en effet, le parlement européen vient d’entériner le plan de gestion du thon rouge. Outre le danger mené a l’encontre de certaines espèces marines, cette pêche inhibe le développement des pêcheries artisanales des pays émergents du fait de la pauvreté des ressources marines entrainant ainsi une insécurité alimentaire.

La pêche industrielle est la source majeure des difficultés rencontrées de nos jours quant à la prévention et la protection du milieu marin. Cependant, l’Homme est à l’origine d’une autre menace non légalisée : la pêche « pirate ». Cette dernière utilise des techniques interdites comme les filets dérivants équivalant à une surface de 10km et ratissant ainsi l’ensemble des fonds marins sans triller les poissons. Ces « pirates » ne respectent pas  les listes rouges de protection des espèces menacées et bafouent les zones de pêche non autorisées ou pêchent en périodes illégales en dépassant les quotas fixés. Ces pêches ne possèdent pas d’avenir du fait qu’elles détruisent les ressources animales mais nuisent également à l’homme en le privant des ressources qui le font vivre.

Cas précis d’espèce menacée : La baleine.

Au cours du XXème siècle, plus d’1.5 millions de baleine ont été tuées. Ainsi la baleine bleue est presque complètement décimée alors que sa pêche est interdite depuis 1986. Il faut dire que la Norvège, l’Islande et le Japon ne respectent pas ce moratoire international. Greenpeace dénonce cette pêche depuis de nombreuses années en menant par exemple des actions pour dévoiler au  grand jour le trafic de cette viande de baleine à grande échelle à l’image de  JUNICHI SATO et TORU SUZUKI, deux activistes risquant dix ans d’emprisonnement. Malgré une prise de conscience de certains pays en faveur de la protection des baleines, le Japon mène une politique d’abandon de ce moratoire en achetant les voix de certains pays pour obtenir la majorité.

Greenpeace propose à l’inverse des solutions pour préserver cette espèce en demandant l’arrêt complet et définitif de la chasse baleinière industrielle. Les arguments avancés sont non seulement scientifiques mais aussi économiques. Par exemple, on note qu’en Islande les revenus liés à l’écotourisme baleinier sont estimés à 117 millions de dollars contre 4 millions pour la chasse baleinière. Greenpeace milite pour le développement de sanctuaires baleiniers, où ces animaux pourraient se reproduire en toute tranquillité et perpétuer l’espèce. Autre danger, mettant les baleines en péril, la pollution chimique entraine des cancers et problèmes de reproduction.

D’une façon générale, Greenpeace demande de donner à 40% des mers et des océans le statut de réserve naturelle. Pour les 60% qui restent, il faut prévoir une gestion durable: moins de pêche et des alternatives aux méthodes de pêche destructrices.

Doit-on accepter ces pêches industrielles aux risques de condamner certaines espèces animales ainsi que les générations futures, telle est la question ?

Arthus Sibille, Antoine Rigolier, Robin Ravaux et Alexis Rigaud 1ere S3

Ce travail a été effectué lors des séances d’ ECJS  avec Mme Lecocq Hubert


OGM, j’en veux pas

Depuis 1996,  les multinationales de l’agrochimie et les Etats-Unis tentent par tous les moyens d’imposer des organismes génétiquement modifiés à la planète entière. Si leurs bienfaits restent à démontrer, leurs risques potentiels sont eux, de plus en plus palpables : diminution de la biodiversité, toxicité sur certains insectes et allergies.

« OGM,  j’en veux  pas » est le slogan de la nouvelle campagne anti OGM (Organisme Génétiquement Modifié), organisée par l’association Greenpeace. Ce groupe mène des actions afin de démontrer l’effet néfaste des OGM. Arrivera-t-il à démentir nos idées reçues ?

Qu’est ce qu’un OGM ?

Un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant (plante ou animal) dont on a modifié artificiellement le patrimoine génétique.

Quelles plantes sont ainsi modifiées ?

Quatre plantes GM sont cultivées en quantités significatives : Le soja (60% du total des cultures OGM), le maïs (24%), le coton (11%) et le colza (5%). Du riz et du blé transgéniques pourraient bientôt être commercialisés en France, ce qui est déjà le cas aux Etats-Unis. Cependant plus de 80% des OGM cultivés sont destinés à nourrir les animaux. Pourtant, ils s’introduisent dans la chaîne alimentaire humaine par le biais de l’alimentation animale.

Les OGM sont-ils dangereux pour notre santé ?

En réalité, on n’en sait rien ! Aucun système de traçabilité n’a été mis en place : impossible de savoir qui mange des OGM et qui n’en mange pas, donc d’étudier les conséquences de la consommation de produits transgéniques. Cependant, plusieurs études récentes pointent des risques potentiels. Par exemple, l’ingestion de soja transgénique par des souris induisait des modifications dans les noyaux des cellules du foie. Ou bien, d’autres études ont montré que des rats nourris pendant 90 jours avec du maïs MON863, présentent des anomalies au foie, aux reins et au sang qui pourraient être des signes de toxicité. C’est pourquoi Greenpeace  pense qu’il faudrait appliquer le principe de précaution et refuser que les OGM soient cultivés en plein champ.

Est-il possible de séparer les filières OGM et non OGM ?

Non ! Les cultures en plein champ contaminent inévitablement les champs des autres agriculteurs qui ne souhaitent pas faire d’OGM, que cela se fasse par les semences, le pollen, les moissonneuses ou dans les silos… Il est donc impossible de maintenir deux filières parfaitement étanches !

Cela signifie que nous ne sommes pas apte à savoir si l’on consomme des OGM ou non. En Europe, il n’existe que quelques produits contenant des OGM, pourtant, nous en consommons des millions !

Il est tout de même possible d’avoir des indications sur la présence ou non d’OGM dans notre alimentation  grâce au label AB (Tous les produits biologiques n’en contiennent pas) ou grâce à l’inscription «  sans OGM » sur les emballages.

Pour en savoir plus : http://www.greenpeace.org/france/

Les OGM permettent-ils d’améliorer les rendements des agriculteurs et d’utiliser moins de pesticides ?

Aucune étude sérieuse ne prouve que les OGM permettent d’améliorer les rendements. Certes ils ont augmenté dans certains pays  la première année, cependant, ils ont fortement diminué par la suite. Dans d’autres, ils sont égaux ou inferieurs. Les OGM ne sont pas « fabriqués » pour augmenter les rendements, mais pour résister aux insectes ou aux herbicides. Cependant, on a remarqué qu’aux Etats Unis ou en Argentine, les quantités de pesticides utilisées ont augmenté avec le développement des cultures de soja transgénique. En effet, avec une plante résistante à un herbicide  comme le soja Round Up Ready, l’agriculteur peut en pulvériser tout au long de la croissance… Et donc, au final, en mettre beaucoup plus !

Pourquoi les OGM ne sont-ils pas LA solution  pour résoudre le problème de la faim dans le monde ?

La recherche en matière de biotechnologies agricoles est entre les mains des entreprises qui sont avant tout à la recherche de clients solvables. Elles ne mènent quasiment aucun programme pour répondre aux besoins des pays les plus pauvres. La faim est avant tout un problème politique et économique. Pour lutter contre les famines et faire face à l’augmentation de la population, il faut d’abord garantir l’accès à la terre, mieux organiser les marchés locaux, ou investir dans la recherche de plantes traditionnelles.

En conclusion

Les cultures transgéniques couvrent aujourd’hui 125 millions d’hectares. La firme Américaine Monsanto est de loin le leader des quatre firmes multinationales. Elle vend plus de 90% de la totalité des semences OGM au niveau mondial.

Steiner Estelle, Torriero Elodie, Miquel Antoine et Pereyron Clara (1S3).

Ce travail a été réalisé lors des séances d’ECJS avec Mme Lecocq Hubert.