L’écologie s’invite dans l’art

Depuis quelques années,  l’écologie et l’art (particulièrement l’art brut et autres land arts) se rejoignent.

L’Art brut regroupe des œuvres réalisées par des non-professionnels de l’art, sans aucune culture artistique académique, œuvrant en dehors des normes esthétiques. Ce terme fut créé par Dubuffet, peintre, sculpteur et plasticien français. Les artistes d’art brut pouvaient être des pensionnaires d’asiles psychiatriques, des autodidactes isolés, des prisonniers etc.

Dubuffet entendait que cet art soit un art spontané, sans prétentions culturelles et sans démarches académiques. Ainsi, il explique : « Nous entendons par là des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels donc le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part. Nous assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions. De l’art donc où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non, celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe. » Jean Dubuffet,  L’art brut préféré aux arts culturels, 1949.

L’art brut créé donc par Dubuffet, existe depuis l’année 1945. Il constitue une collection d’œuvres, appelée aujourd’hui Collection de l’Art Brut.

Œuvre de Pascal Maisonneuve

A partir de l’art brut se développe la mouvance de « l’art écologique ». Elle se présente sous une autre forme : le land art. Le land art est une tendance de l’art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rochers, …). Le plus souvent, les œuvres sont à l’extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l’érosion naturelle ; ainsi certaines ont disparu et il ne reste d’elles que leurs souvenirs photographiques. Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l’ouest  américain à la fin des années 1960. Dans le Land Art, les artistes travaillent non pas à représenter la nature mais font « corps avec elle ». Les œuvres sont souvent imposantes et les artistes, pour les réaliser, déplacent, transportent et parfois même plantent de nouvelles espèces végétales.

L’art brut et sa déviance, le Land Art, ont été crées pour satisfaire le besoin d’un art ne répondant pas aux normes académiques. Mais depuis quelques années, « l’art écologique » se concentre plus sur une vision pessimiste du monde et particulièrement du monde créé par les Hommes. Ainsi, il dénonce simultanément la pollution grandissante du monde par les hommes, l’arrivée de nouvelles technologies non propices à la préservation de la nature, le gaspillage et la consommation excessive de produits nocifs à l’environnement.

L’art brut et le Land Art répondent donc à deux visions, celle de créer des œuvres ne répondant pas aux normes académiques et celle de créer des œuvres dénonçant le non-respect de la nature par l’espèce humaine.

Lucie BOUVARD et Christina MORRA, 1ère L

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

L’architecture durable, l’appel de la nature.

Dans un monde urbain, à l’heure où nous perdons nos repères vis-à-vis de la nature, une architecture qui dialogue avec son environnement est essentielle.

Alors que nous adaptons nos vies aux principes écologiques, l’architecture résidentielle continue d’entraîner de grands gaspillages d’énergie.

Cependant, le XXe siècle a vu naître une prise de conscience internationale sur le réchauffement climatique.

Désormais, les technologies neutres sont un impératif, après que l’accumulation des technologies domestiques traditionnelles telles que le chauffage et les appareils électroménagers ont fait redoubler la consommation d’électricité. L’habitat éco-responsable, quant a lui, s’efforce de se passer de l’air conditionné dans les régions chaudes, et de produire de l’énergie thermique sans matières premières dans les zones tempérées et froides.

Mais comment éviter le gaspillage d’énergie chez soi ?

Eh bien c’est simple, vous pouvez très bien transformer votre vieille demeure en une maison éco-responsable. Tout d’abord, l’orientation  par rapport au soleil joue un rôle fondamental. La distribution des ouvertures sur les façades est la clé. Des grandes fenêtres au sud captent les rayons incidents, et les matériaux massifs (comme le béton), que vous placerez derrière, stockeront la chaleur sur de longues périodes. De grands avant-toits ou des stores fixes donnent de l’ombre aux ouvertures en été, mais laissent pénétrer les rayons du soleil d’hiver, plus bas dans le ciel. Ce type de maison dotée de pièges à soleil, d’une épaisse couche d’isolation et d’une technologie de récupération de l’énergie est ce que l’on appelle une « maison passive ».

L’objectif de l’économie d’énergie est complété par l’objectif de durabilité, et les matériaux de constructions recyclés ouvrent de nouvelles possibilités esthétiques. Les matériaux durables qui sont utilisés pour l’isolation sont des denims recyclés, en laine de verre, la paille, le bois, la peau et la laine de mouton et la ouate de cellulose. En dehors de l’isolation, d’autres matériaux sont aussi importants dans le cadre d’une utilisation durable tels que les peintures et les colles non toxiques.

Cependant, c’est le bois qui occupe la position d’honneur parmi les matériaux écologiques. En effet, il absorbe de grandes quantités de dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre, et ce, même lorsqu’il est transformé. C’est un matériau chaud, qui se prête bien à l’isolation, surtout sous forme de fibres de chutes de bois, c’est à dire de produit recyclé.

Quant à la gestion des déchets, il est conseillé d’incorporer des systèmes tels que des systèmes d’arrosage de plates-bandes avec de l’eau grise, et des toilettes sèches pour réduire les eaux usées. Ces méthodes, si elles sont combinées au compostage et au tri des ordures, peuvent réduire les déchets domestiques en une petite quantité de déchets d’emballage.

Pour conclure, aujourd’hui nous savons que ce n’est pas seulement la performance énergétique d’une maison finie qui contribue à son empreinte carbone, mais aussi l’ensemble de son cycle de vie, de sa construction  à son recyclage. Tous les matériaux, ainsi que l’énergie consommée par le traitement, entrent dans le calcul de l’efficience énergétique.

Sonia et Julie, 1èreL

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec C. Lecocq Hubert

Des « pierres folles » mais précieuses !

Les pierres géologiques de St-Jean-des-Vignes nous ont éblouies par leurs diverses utilisations toutes plus frappantes les unes que les autres. Leur diversité peu commune en font des pierres incontournables dans la création de bijoux architecturaux de tous types…

St-Jean-des-Vignes, petit village situé dans le département du Rhône et la Région Rhône-Alpes ,  se trouve dans l’ancienne région historique du Beaujolais ;  l’Espace « Pierres folles » propose une rétrospective de l’histoire du Beaujolais à travers la géologie,  les fossiles, le sol et les ressources naturelles de la région. Une visite guidée s’impose pour découvrir l’étonnante richesse géologique que l’on retrouve en application constante dans l’architecture de ce village  haut en couleurs.

La découverte du musée géologique-paléontologique se révèle incontournable dans l’approche des différentes structures rocheuses présentes dans le sous sol de cette région. Leur diversité est frappante ; on découvrira qu’elles se distinguent en trois catégories : les roches sédimentaires, les roches métamorphiques et les roches ignées dite volcaniques. Ce musée, tel un écrin de pierres, se présente comme la vitrine de ce qui nous attend aux détours des villages.  Toutes plus « précieuses » les unes que les autres, elles se retrouveront utilisées, transformées puis sublimées dans la création de divers ouvrages.

La plus réputée des roches sédimentaires, la fameuse « Pierre Dorée » se retrouvera ciselée et parfaitement intégrée dans des constructions typiques de la région. Voilà comment une ressource géologique va créer  l’identité d’un village… On citera aussi le fameux calcaire oolithique divinement mis en valeur dans la construction de monuments  à l’image de la Collégiale Notre-Dame des Marais et la Cathédrale St-Jean à Lyon. Ainsi, voilà comment les « Pierre Folles » se retrouvent juchées  sur un symbole spirituel.

Les roches sédimentaires, majoritairement utilisées pour la construction, peuvent cependant se retrouver dans la production de céramique grâce à l’argile ; certes cette exploitation moins « tape à l’œil » mais non moins essentielle, est transformée dans la région par les usines Lafarge, figure emblématique du fleuron industriel régional. Une multitude de « cailloux » se prêtent à bien d’autres utilisations notamment dans la construction de marches d’escaliers, de dallages, de lavoirs… c’est dire si elles se révèlent prolifiques…

Les roches métamorphiques, issues de la mise en place du granite  trouveront elles aussi une application magistrale dans l’architecture régionale. Attribuons une « mention spéciale » au microgranite largement présent dans le Haut Beaujolais pour la construction du musée d’Amplepuis ou encore l’église de Thizy.

Enfin, les roches volcaniques (rhyolite, basalte…)  se retrouveront dans l’élaboration du matelas routier et du ballast de chemins de fer, étalés et offerts à la vue de chacun.

Force est de constater que la typologie des sous sol va sculpter l’aspect des constructions… Des ressources naturelles données vont donc configurer le patrimoine architectural.

Ces « Pierres Folles », le sont-elles vraiment ?  Si elles le sont, c’est dans leurs extravagantes exploitations!

Cylia Mansouri,  Charlène Munch, Marine Mejean et Elsa Thollet. (1èreS3)

Ce travail a été effectué en relation avec les cours de SVT de C.  Larcher et cet article fait suite à une visite de la classe aux « Pierres Folles » de Saint-Jean-Des-Vignes.

L’écologie dans la musique : des artistes s’engagent…

Tryo, Sting, U2, Christophe Maé ; ils sont désormais nombreux à être « Ecolozic’ ».

L’écologie est-elle devenue une préoccupation pour les artistes d’aujourd’hui ?

Depuis quelques années, les mentalités changent. En effet, nous avons pu constater une prise de conscience de la part des artistes, en particulier des musiciens. Car nous ne sommes pas sans savoir qu’à long terme l’existence humaine est menacée sur notre planète et qu’aujourd’hui déjà des hommes souffrent de la pollution et des perturbations climatiques. Mettant à profit leur célébrité, ces artistes commencent donc à composer, écrire, chanter pour ce qu’ils considèrent être une cause vitale : la protection de la planète.

De nos jours, nous assistons à une recrudescence de chansons engagées, citons par exemple « L’Hymne de nos campagnes » du groupe TRYO, véritable éloge de la nature et de ses richesses. Les paroles jouent un rôle déterminant dans la musique engagée reflétant les pensées des artistes. Cette chanson au succès retentissant, aborde notamment le sujet de l’eau ressource essentielle à l’homme tout comme la végétation, poumon de notre planète : « Assieds-toi près d’un vieux chêne Et compare le à la race humaine, L’oxygène et l’ombre qu’il t’amène Mérite-t-il les coups de hache qui le saignent ? »

Cette chanson dénonce également le phénomène de la déforestation qui menace diverses espèces, animales et végétales.

Les artistes se sont donc aperçus qu’ils pouvaient utiliser leur popularité, leur célébrité pour sensibiliser leurs « fans ». D’autant plus qu’ils disposent de moyens adaptés pour mener à bien leurs objectifs : se faire entendre mais surtout se faire comprendre de leurs concitoyens. La musique constitue donc une approche plus agréable pour sensibiliser les mélomanes.

Ainsi, la musique n’est pas seulement un moyen de se distraire et de se détendre, elle sert également à faire passer des messages importants afin que l’on prenne conscience de la valeur de ce que nous offre notre planète et que l’on participe à sa sauvegarde pour le bien des générations futures.

Cependant, nous pouvons nous interroger quant à l’honnêteté de certains groupes dits « écolos » et sur leur motivations réelles dans cette démarche de sauvegarde de la planète. Toutefois, ces opportunistes représentent une minorité comparée au plus grand nombre d’artistes qui sont, eux, fidèles aux messages qu’ils prônent.

Estelle et Thibault, 1ère L

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

L’Age de glace 2

L’Age de glace 2, le rire au service de l’écologie ou l’écologie au service du rire ?

 

Avec la fin de l’ère glaciaire, Sid, Manny et Diego se régalent dans un paradis de jeux d’eau et de geysers. Mais les trois amis découvrent que derrière les plaisirs aquatiques de leur nouveau monde se cache un désastre imminent : un barrage de glace est sur le point de rompre à cause du réchauffement climatique et avec lui, un risque d’inondation menace leur vallée. La seule chance de survie pour les animaux est d’entamer un voyage périlleux à travers la banquise pour tenter de fuir cette catastrophe. Mais ce qui s’annonce surtout, c’est un déluge de gags et un raz-de-marée d’actions…

CONTRE :

 

Nos premières réflexions envers ce film ne sont sûrement pas celles attendues.

Le scénario de L’Age de Glace 2 fait ostensiblement écho à la catastrophe écologique qui menace la planète aujourd’hui.  La fonte glacière est un sujet actuel lié à nos craintes du réchauffement climatique. Or ici, les animaux ne font que subir le phénomène.  Ils n’ont aucune action sur leur environnement et sont plutôt résignés à la fuite en avant.

Nous pouvons douter d’une totale implication en faveur de la protection de l’environnement, du fait que le décor, l’histoire ainsi que les personnages sont purement fictifs et hilarants. L’argument central du film est certes écologiste, mais en revanche, on peut penser que les frasques de la nature sont ici uniquement des prétextes à une avalanche de gags.

La dégradation du climat et la survie des espèces menacées sont des sujets sérieux peu compatibles avec le côté comique du film.

De plus, on sait du réalisateur lui-même, Carlos Saldanha que son objectif n’était pas de faire passer un message écologiste.

D’une façon générale, nous pensons que les thèmes de l’écologie et plus particulièrement du réchauffement climatique sont à la mode, et que c’est pour cette raison que beaucoup de réalisateurs  ont fait le choix d’en parler, de manière implicite ou explicite.

POUR :

 

Ce film est sans aucun doute une bonne façon de faire réfléchir tous les  spectateurs, les enfants mais aussi les parents. Le discours n’est pas alarmiste mais il montre ce qui pourrait arriver si l’homme n’enraye pas le réchauffement climatique.

De plus,  le ton humoristique a permis à l’Age de glace 2 de réaliser beaucoup d’entrées et d’obtenir un franc succès. Les films trop sérieux font fuir les spectateurs !

Le documentaire  Une vérité qui dérange d’Al Gore a conquis les critiques et le public adulte parce qu’il est très instructif mais les adolescents l’ont trouvé très scientifique et trop complexe.

Pour en revenir à L’Age de glace 2, ce film vise principalement les enfants, puisqu’on sait que ceux-ci sont particulièrement fascinés par la nature ainsi que par les animaux.  Or les enfants d’aujourd’hui seront les éco-citoyens de demain et leur sensibilisation à la question environnementale est fondamentale.

Laura & Maité, 1ère L.

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert