Rencontre avec un homme d’exception : Nnimmo Bassey

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Il est impressionnant de rencontrer quelqu’un d’aussi important que Nnimmo Bassey. D’une part, à cause de sa taille imposante mais surtout parce qu’on ne rencontre pas souvent un homme ayant reçu le prix Nobel alternatif (en 2010) ! Un homme qui s’est dressé contre les multinationales (comme Shell contre laquelle il a remporté un procès en 2010) et contre son propre pays dont les dirigeants sont corrompus et où il est difficile d’exprimer son opinion. En effet, au Nigeria, ce sont plus les exploitants européens qui sont au pouvoir que les Nigériens eux-mêmes. C’est une des choses que Nnimmo Bassey dénonce dans ses livres.

A la médiathèque de Villefranche, c’est une étudiante qui menait la conférence. Nnimmo Bassey, assisté par une traductrice car il ne parle pas français, a sympathiquement répondu à toutes les questions que nous avons pu lui poser. Voici maintenant, un petit résumé de celles-ci et de ses réponses.

Il est activiste, écrivain et poète et ces trois fonctions sont liées pour lui. Il agit à travers ses livres et ses actions humanitaires. A ses yeux, l’environnement est une question  politique et il dénonce le fait que les politiciens ne la prennent pas assez au sérieux. Mais M. Bassey souligne bien le fait que «  l’Afrique n’est pas une situation désespérée ». Cet homme parle en connaissance de cause. Ce n’est pas un théoricien,  il a vécu certaines des atrocités décrites dans son livre  To cook a continent et il a déjà fait de la prison pour ses propos jugés trop véhéments. On pourrait le comparer à Gandhi non seulement pour cette raison mais aussi parce qu’il nous a dit que la violence ne faisait en rien avancer les choses et que la non-violence était la meilleure des solutions.

Il pense également que les conférences sur l’environnement comme celle qui a eu lieu à Copenhague en 2009 sont inutiles car elles n’apportent aucune solution (c’est d’ailleurs une idée qui est revenue le lendemain quand nous l’avons revu au festival Mode d’Emploi à l’hôtel de la Région à Lyon).

L’écrivain nous a aussi appris que nous, en tant qu’occidentaux, pouvons agir en faisant comprendre aux sociétés comme Shell que nous ne sommes pas d’accord avec les procédés honteux de ces multinationales car « parler amène le progrès ».

Quant à sa plus grande victoire, elle est morale. Constater que des gens qui n’osaient pas s’exprimer peuvent à présent vaincre leur peur et s’opposer engendre une joie supérieure à celle ressentie lors du procès gagné contre Shell au tribunal de La Haye en 2010. Peu avant la fin de la conférence, il nous confia que les problèmes de droits humains sont liés à des changements climatiques et que nous ne surpassons en rien la nature. Au contraire, nous lui devons le respect, et  il ne faut pas oublier que la planète a des droits. C’est sur cette note juste et poétique que Nnimmo Bassey mit fin à conférence.

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Mais avant de partir et, à la demande de notre professeur d’anglais Mme Chapuis, il nous a lu en rythme un de ses poèmes, en nous demandant d’en chanter le refrain. En voici quelques extraits:

The heavens are open

Above our heads

Toasted dreams in

In a scrambled sky

A million black holes

In a burnt out sky

Their pipes may burst

But our dreams won’t burst

We thought it was oil

But it was blood

They may kill all

But the blood will speak

They may gain all

But the soil will RISE

…………………

We are the living

Long sacrificed

We thought it was oil

But it was blood

A méditer donc…

Samuel Voldoire (seconde 3). Cette rencontre s’est effectuée dans le cadre des cours d’ECJS (M.L.Dumas) et d’anglais (S. Chapuis) en collaboration avec le CDI.

 

 

 

L’empreinte écologique : rencontre avec un auteur

L’empreinte écologique

Le lundi 26 novembre, un docteur en science et génie de l’environnement, conseiller et chercheur indépendant, spécialiste des indicateurs alternatifs comme l’empreinte écologique, est venu faire une conférence devant notre classe. Il est le co-auteur, avec  Natacha Gondran, d’un livre paru en 2009 et intitulé L’empreinte écologique.

Aurélien Boutaud nous a tout d’abord défini l’empreinte écologique. Il s’agit d’un indicateur de durabilité qui évalue la surface totale requise par notre mode de vie pour produire les ressources que nous utilisons (nourriture, vêtements, biens et services) pour répondre à nos besoins en énergie ou l’absorption de nos déchets.

A l’aide d’exemples concrets et de graphiques détaillés, il nous a sensibilisés à l’importance intergénérationnelle qui consiste à léguer aux générations futures de quoi répondre à leurs besoins. Il nous a montré l’empreinte écologique  de chaque continent. On voit ainsi que l’Amérique arrive en tête et nécessiterait 7.5 planètes pour répondre à ses besoins durablement.

Nous avons également eu l’occasion de calculer l’empreinte écologique d’un élève volontaire afin de réaliser notre impact personnel sur l’environnement. La surface bio-productive (surface capable de rendre les services écologiques : ressources renouvelables et assimilation des déchets) nécessaire à sa vie quotidienne équivaut à quatre terrains de football.

Pour conclure, cette intervention nous a fait prendre conscience de l’importance de la préservation du capital-ressources. En d’autres termes, ne pas utiliser plus de ressources que la nature n’en donne et ne pas produire davantage de déchets que l’atmosphère ne peut en absorber.

Margaux Reynaud Seconde 5

Cette conférence a eu lieu dans le cadre des cours de géographie avec Mme Dumas.