Tous sur la même Terre, soyons solidaires !

Nous avons rencontré Hervé DERRIENNIC,  le président de l’association Collectif d’Action Rhône Alpes (CADR) qui nous a défini la solidarité internationale. Elle représente la fraternité, l’égalité et l’humanité. Être solidaire c’est donc agir pour une bonne cause car nous appartenons tous à la même planète, donc à une même famille, et ainsi nous éviterons l’égoïsme et l’individualisme. Il faut être solidaire envers les pays en voie de développement. En tant qu’élèves et citoyens responsables, nous voulons être acteur. C’est pourquoi nous voulons monter un projet à caractère innovant et incluant une réciprocité de l’échange avec les partenaires des pays en coopération. Hervé Derriennic a bien insisté sur cette dimension de réciprocité qui peut être définie comme un échange équivalent entre deux groupes ou deux personnes. Elle implique un investissement des acteurs dans un partenariat qui profite à chacun. Bien sûr, les apports seront différents selon les partenaires mais nous ne souhaitons pas nous positionner dans une logique d’assistanat. Hervé Derriennic nous a distribué un document intitulé « la solidarité internationale, ça me parle ! » comprenant des questions précises comme : « Pour quoi être solidaire ? » « Pour qui être solidaire ? » « Qui je (nous) suis (sommes) pour être solidaire(s)? » etc.

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En groupe, nous avons tenté d’y répondre et avons compris que nous avions, nous aussi, beaucoup à apprendre des gens qui vivent dans des pays en voie de développement.

La véritable réciprocité doit permettre un enrichissement mutuel par l’échange de savoir et de savoir-faire et cela implique que l’on se détourne de nos habitudes néo-colonialistes où les plus riches arrivent chez les plus pauvres avec des projets clés en main.

Tous sur la même Terre 2 

Nous avons choisi de bâtir notre projet de solidarité internationale avec une communauté qui se situe à Notsé au Togo, car Ana Senties qui est une des sœurs de l’Assomption nous a dit que ces gens avaient besoin d’aide. Sœur Ana est déjà allée là-bas et nous a montré des photographies du village et de ses habitants. Nous avons découvert à quel point les conditions de vie de ces gens sont rudimentaires en comparaison avec les nôtres.

D’après les sœurs de l’Assomption qui vivent là-bas et qui vont nous servir d’intermédiaires, le village aurait besoin d’un pont car les élèves de l’école primaire ne peuvent pas se rendre à l’école par temps de pluie puisque la piste devient impraticable. De plus, leur jardin potager est très pauvre et la fourniture de matériel agricole (houes, machettes, arrosoirs etc.) ou de semences serait la bienvenue.

Alors, c’est apparu comme une évidence, même si notre objectif premier n’est pas d’assister matériellement ces gens, ils ont quand même besoin d’aide financière.

Après réflexion et concertation, la classe a donc décidé de demander à la Région Rhône-Alpes une subvention intitulée « Solidarité internationale : passeport solidaire » et deux élèves se sont rendus le 20 février à un séminaire organisé par le Conseil Régional sur ce sujet. L’atelier intitulé « Comment monter un projet à l’international ? » nous a beaucoup aidés et confortés dans nos intentions.

Voici, en résumé, les conseils à suivre pour monter un projet de solidarité internationale :

  1.       Bien s’entourer de compétences et d’expertises  (associations, collectivités, établissements scolaires etc.) afin de bien monter son projet et de partir de son environnement proche.
  2.      S’interroger sur ses objectifs et ses attentes, et les partager.
  3.     Choisir la modalité la plus adaptée à son projet, ses objectifs et ses capacités

Enfin, nous avons décidé de communiquer sur notre projet solidaire en organisant un salon du tourisme durable au CDI en mai prochain.

Bien plus qu’un soutien financier, nous voulons que notre projet soit un véritable échange humain !

Soline Chamey et Betül Rayman (2de 4)

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en partenariat avec le CDI (C.Lecocq)

Un éco-infirmier en cours de SVT

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Mardi 23 janvier, Christophe PERRIN, un éco-infirmier basé en Savoie, est intervenu durant environ 1h30 dans notre classe pendant le cours de SVT, et ce afin d’aborder le thème de « cancer et environnement ».

Celui-ci nous a alors rappelé les différentes étapes d’une cancérisation dans un organisme: l’initiation, la promotion, la progression et enfin l’invasion ; mais aussi ce qu’était un cancer: les cancers sont des maladies qui peuvent affecter toute partie du corps humain.

Par ailleurs, « un cancer n’est pas le fruit du hasard ». Il est dû à une exposition du corps à des facteurs externes qui peuvent relever de substances professionnelles telles que la radioactivité dans les centrales nucléaires, l’amiante, le plomb…

En France, certes la « recherche progresse, mais le cancer aussi » ! En effet, en 1980, le nombre de nouveaux cas par an était alors de 160 000, contre 320 000 nouveaux cas en 2005, soit le double.

Un cancer peut être induit par des facteurs environnementaux qui peuvent être soit des facteurs dits non choisis comme la pollution de l’air par exemple, soit des facteurs dits choisis que l’on retrouve dans notre vie quotidienne concernant notre alimentation, notre exposition au soleil et ainsi aux rayons UV, notre sédentarité …

Il a en effet été prouvé, après une évaluation du risque qui se déroule en quatre étapes, qu’une trop forte consommation de viande rouge, au niveau de l’alimentation, augmentait le risque d’avoir un cancer du sein. Il ne tient donc qu’à nous de réduire ce risque en réduisant notre consommation de viande rouge !

L’évaluation du risque permet de dire si un produit est ou non cancérogène pour l’homme. Elle est le fruit d’une succession de nombreuses études scientifiques, toxicologiques et épidémiologiques (composées d’expériences)  qui confirment ou non l’hypothèse de dangerosité du produit concerné.

Lorsqu’un risque est décelé et découvert, c’est à l’Etat d’intervenir en établissant des normes, des plans (comme par exemple le Plan Cancer en 2003), des campagnes de sensibilisation pour prévenir la population (par exemple contre l’exposition aux rayons UV sous toutes leurs formes). Actuellement, on parle des risques liés à l’utilisation des pesticides, particulièrement pour les agriculteurs.

Pour conclure, nous pouvons réduire notre risque d’avoir un cancer à travers une succession de gestes simples dans notre vie quotidienne comme éviter de se placer dans la direction des fumées qui sont toutes cancérigènes pour l’homme, avoir une alimentation plus saine, limiter les longues expositions au soleil sans protection (crème solaire, lunettes de soleil…), se faire dépister régulièrement si les risques d’avoir un cancer, liés à nos activités, sont élevés, faire une activité physique quotidienne telle que la marche, arrêter de fumer et de boire de l’alcool de façon excessive…

Le nombre de cancer par an continue d’augmenter. A nous d’inverser la tendance en sensibilisant notre entourage aux différents gestes et mesures de protection !

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Marion Marduel et Ghilhem Chatelet 1ère S3.

Ce travail a été effectué dans le cadre des cours de SVT avec Mme Larcher.

La santé de l’être humain est le reflet de la Terre

Formation sur la santé et l’environnement les 5 et 6 décembre 2012

Approche globale et animation en éducation pour la santé  environnementale

Cette formation était proposée par l’ADES du Rhône  (Association Départementale d’Education pour la Santé),  animée par Lucie Supiot, chargée de projet santé/environnement et Nathalie Röbbel, ancienne consultante pour l’OMS.

La santé de l'être humain 1

QUELQUES DÉFINITIONS

La santé globale

« La santé est perçue comme une ressource de la vie quotidienne et non comme le but de la vie ; il s’agit d’un concept positif mettant en avant les ressources sociales et individuelles ainsi que les capacités physiques. » Source : OMS, conférence d’Ottawa 1986

«  La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité » Source : OMS, 1946

Déterminants de l’état de santé :

Les  environnements physiques, politiques et sociaux, tout comme les facteurs socio-économiques et personnels et les comportements individuels et culturels déterminent notre état de santé.

Promotion de la santé :

Processus qui confère aux populations les moyens d’assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d’améliorer celle-ci, notamment en agissant sur les déterminants sur lesquels on le peut.

L’Éducation Pour la Santé (EPS)

Les valeurs :

  • Promouvoir la qualité de vie,
  • respecter l’individu et le groupe,
  • promouvoir la responsabilité des personnes et des institutions,
  • contribuer à réduire les inégalités de santé.

Les 3 niveaux d’intervention :

  • Le savoir,
  • le savoir-faire,
  • le savoir-être.

Prenons un exemple : l’équilibre alimentaire des jeunes ou comment réduire leurs déséquilibres alimentaires et faire évoluer leurs comportements.

–          Agir sur le savoir, c’est donc améliorer leurs  connaissances sur l’alimentation et apporter des notions sur les aspects pratiques.

–          Agir sur le savoir-être, c’est s’interroger sur le rôle des médias, faire prendre conscience aux jeunes des contraintes de la vie en société.

–          Agir sur le savoir-faire, c’est faire tester aux jeunes différentes pratiques culinaires, mettre en scène des situations de repas.

La santé environnementale

« La santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures »  Source :  l’OMS1994

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L’ÉDUCATION A L’ENVIRONNEMENT

Objectifs

  • Sensibiliser à la richesse et à la fragilité de la nature,
  • favoriser la compréhension des liens entre les êtres vivants,
  • susciter des interrogations sur la place de l’homme dans la nature.

Thématiques

  • La faune et la flore,
  • Les milieux,
  • L’environnement (déchets, développement durable…)

… pour une  vision  plus globale avec possible intégration de la santé :

  • Alimentation,
  • Agriculture bio,
  • Pollution
  • Espaces clos

LES ENJEUX EN RHÔNE- ALPES

Le milieu

  • L’eau : protection inégale en fonction des départements
  • L’air extérieur : 1ère région émettrice de rejet et 2ème région exposée à la nuisance sonore et à l’ambroisie.
  • L’habitat/l’air intérieur : risque saturnin et radon
  • Le sol : région avec le plus grand nombre de sites pollués

Les risques industriels

Les enjeux spécifiques aux « publics vulnérables  »

  • Inégalités liées au contexte socio-économique (saturnisme),
  • inégalités géographiques liées à l’absence d’homogénéité des altérations de l’environnement sur le territoire (Sevezo)

LES ACTEURS LOCAUX ET LEURS CHAMPS D’ACTIONS (exemples)

Les collectivités

  • Conseils Régionaux CR-RA : 1er français à nommer un vice-président santé-environnement
  • Conseils Généraux

Éducation à l’environnement, lutte contre l’ambroisie ou le saturnisme…

  • Communautés de communes et les villes

Les agences régionales de santé  (ARS)

Établissements publics de l’État à caractère administratif (Ressources de l’État et de l’Assurance maladie)

  • Compétentes sur le champ de la santé dans sa globalité : la prévention, les soins et l’offre de soins, l’accompagnement médico-social…,
  • compétentes sur le champ de la santé environnementale, souvent d’un angle curatif et parfois préventif

http://www.ars.rhonealpes.sante.fr.

Les instituts de recherche

Ex : Institut National de Recherche en Sciences et  Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture (IRSTEA)

Ses objectifs concernant le domaine de l’Eau :

  • Mieux gérer la ressource en eau,
  • réduire les impacts des rejets de polluants et de toxiques sur les écosystèmes aquatiques,
  • diminuer la vulnérabilité aux risques associés au cycle de l’eau (inondations et sécheresses).

http://www.irstea.fr/linstitut/nos-centres/lyon

Associations de veille 

Ex : Associations  Agréées  pour la Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA)
Associations associées aux services de l’État

Exemples d’associations régionales

  • L’association Santé – Environnement en Rhône-Alpes (SERA)

→ Ondes électromagnétiques, pollution de l’air

  • Le Réseau Environnement Santé Rhône-Alpes – RES RA

→ Perturbateurs endocriniens, maladies chroniques…

  • La Fédération Rhône-Alpes de Protection de la nature – FRAPNA (le RESPIR)

→ Pollution atmosphérique, PCB…

  • Le pôle thématique régional ESE animé par l’IREPS-RA et le GRAINE-RA

→ Éducation  à la santé environnementale

Autres professionnels éventuels

  • de la Petite enfance,
  • du Bâtiment
  • de l’Education nationale,  des services de l’Etat

….et vous !

La société civile

Son niveau d’implication peut déterminer le niveau de prise en compte d’un problème

–          ex de succès : Bisphénol A

–          ex d’échec : Pesticides

CHOISIR ET TROUVER L’INFORMATION …

  • Liste des ingrédients
  • Etiquettes « AB » « BIO »
  • Etiquette « AIR » : Mise en place d’un étiquetage des produits de construction et de décoration, basé sur les émissions de COV, depuis le 1er janvier 2012.

NOTRE SANTE…NOTRE RESPONSABILITE… NOTRE IMPACT SUR LA PLANETE !

 « La qualité de vie est définie comme la perception qu’un individu a de sa place dans la vie,

dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lequel il vit, en relation avec ses objectifs, ses

attentes, ses normes et ses inquiétudes » Définition de l’OMS 1993

pnse

E. Novales et M. Vigier