Les Restos du Cœur ou l’apprentissage de la solidarité en 3ème

La démarche

Cette année 2015-2016 est marquée pour la classe de 3e7 du sceau de la solidarité ! Nous le savons, la réforme du collège replace en effet au cœur des enseignements dispensés l’enseignement moral et civique (EMC). Aussi l’enjeu est-il de lui (re)donner sens, en l’articulant autour de deux grandes dimensions : une dimension d’enseignement proprement dite, et une dimension « vie de la classe », qui met en acte les valeurs et les principes républicains. Sous l’impulsion du professeur principal de la classe, un projet de vie de classe s’est donc monté autour de la découverte de la vie associative, venue enrichir le contenu et la pédagogie de l’EMC. Axée sur la notion « d’engagement », cette initiative place donc l’association locale des Restos du Cœur au centre du projet de classe.

La mise en œuvre en 4 temps

Fin octobre – Découverte de l’association des Restos du Cœur
Cette première étape s’appuie sur un travail de recherche individuel guidé, sur internet, à l’appui d’un questionnaire réalisé par le professeur, et qui répond à 3 objectifs :
• découvrir le site internet des Restos du Cœur ;
• comprendre le fonctionnement et les actions d’une association caritative en France ;
• être capable d’expliquer le principe fondamental républicain de « FRATERNITÉ »

Sources : Site internet des Resto du Cœur, supports vidéo sélectionnés par le professeur pour mettre en avant les témoignages de bénévoles, mais aussi de bénéficiaires.

Novembre – 1ère prise de contact
Avec le soutien de Caroline AUBOURG, un contact est pris avec l’association de Villefranche-sur-Saône. La venue à Mongré de deux responsables Monique LUCCHINI et Florence DUMONT, remerciées ici chaleureusement, offre à l’ensemble des classes de 3e l’occasion d’échanger sur l’expérience de bénévoles, et de découvrir plus précisément la réalité des besoins de l’association localement, à Villefranche-sur-Saône.

Décembre – Des paroles aux actes (acte 1)
En s’intégrant dans le projet d’établissement de la journée des « BB du Cœur » coordonné par Caroline AUBOURG, les élèves participent à la collecte géante de produits pour bébés. Cette année, 5 343 produits ont été collectés soit 1 tonne 278 kg lors d’une chaîne humaine ! En amont, un travail de réalisation d’affiches est mené par les élèves pour soutenir les dons au sein de l’établissement. Ces dernières sont alors exposées dans l’atrium et dans les couloirs au premier étage des collégiens.

les restos du coeur

Février – Des paroles aux actes (acte 2)
En coordination avec Monique LUCCHINI et Florence DUMONT, les élèves se rendent pendant une matinée à l’association des Restos du Cœur de Villefranche. Une visite du centre est d’abord proposée (bureaux administratifs, entrepôt, cafétéria-restaurant, lieu de distribution des produits). Puis vient le moment « d’aider » : par petits groupes ; les élèves sont répartis auprès des bénévoles, au regard bienveillant, et chacun participe à la vie de l’association ! Chloé et Augustin préparent le service du midi à la cafétéria, Gabin sert le repas, Martin accueille les bénéficiaires, Anna les accompagne dans le choix de leurs produits, ou encore Mattéo et Benoît aident à la réception de la dernière livraison de produits frais du matin, …. Nos deux accompagnateurs Karine VOLAGE et Jacky GEUDUNS sont également vivement remerciés.

Les restos du coeur2
Le visage enjoué des élèves à l’issue de cette dernière visite suffit à mesurer la richesse de l’expérience ! « Se sentir utile », voilà le maître-mot qui ressort alors le plus chez les élèves … À ce moment précis, naît le « sentiment » républicain.

Sandrine Garnier, professeur d’histoire-géographie et d’EMC

Les PNR (parcs naturels régionaux)

Les parcs régionaux naturels
Le lundi 1 février 2016, Valérie Sauter, membre de l’association « Madeleine Environnement » est venue faire une conférence aux élèves de premières ES et L. Le thème portait sur les parcs naturels régionaux. L’objectif visait à nous montrer comment concilier la valorisation et la préservation des richesses naturelles, culturelles, paysagères et humaines de territoires ruraux d’exception.

Ces parcs régionaux, autrement appelés PNR, sont régis par la fédération des parcs nationaux et leur but est de faire en sorte que ces espaces exploitent leur potentiel touristique et économique tout en innovant et en expérimentant de nouvelles méthodes de gestion. Pour obtenir le statut de parc régional, un territoire rural doit, certes, présenter des atouts mais également promouvoir un projet intéressant défini dans une charte qui décline des missions adéquates sur le territoire. Il doit également posséder sa propre capacité de gestion du projet, c’est-à-dire, qu’il doit avoir des fonds qui lui sont propres.
Dans cette intervention, nous avons été sensibilisés sur l’enjeu du développement durable. Dans les PNR, le développement durable est mis en avant depuis 1993 avec de nouveaux aménagements et une favorisation de l’accueil. Dans la charte, la prise en compte du développement durable de ces parcs est une dimension primordiale et doit reposer sur des actions concrètes.
Il existe aujourd’hui 51 parcs (dont deux dans les départements d’outre-mer), ce qui correspond à 4836 communes et 4 millions d’habitants. La cohabitation de ces communes et de ces habitants dans les parcs met en avant le pilier social du développement durable. Dans ces parcs, 37% des zones naturelles sont des forêts (pilier environnemental) et 40% de cette surface sont des terres agricoles, ce qui est égal à 50 000 d’exploitations agricoles (pilier économique). Leurs missions principales consistent à protéger le patrimoine, à contribuer à la vie locale (créer des liens sociaux dans les villages), et également à encourager l’activité économique (certains parcs fonctionnent avec la transmission de savoir-faire, notamment dans l’agriculture et l’artisanat), informer et sensibiliser « faire connaître pour mieux protéger » et enfin, expérimenter. En termes de budget, les PNR reçoivent des contributions publiques et privées en fonction du nombre d’habitants, de la part du ministère de l’environnement, de l’agriculture mais aussi de l’Europe et de la région. Les axes d’action de ces PNR sont : l’agriculture, la biodiversité, la culture, l’éducation et la participation citoyenne, l’énergie, la mixité sociale, le tourisme et l’économie.

Les parcs régionaux naturels 2

Les éco-déléguées de 1°LES2

Les parcs régionaux naturels (PNR) : outils de développement durable

Les PNR
Dans le prolongement d’une étude de cas conduite sur le Parc naturel du Pilat en géographie, les premières ES et L de Notre-Dame de Mongré ont assisté à une conférence tenue par Madame Valérie Sauter de l’association Madeleine Environnement dans le but de les sensibiliser à l’aménagement des zones protégées en France.

Définition et genèse des parcs naturels régionaux.

Tout d’abord, un parc régional naturel est un territoire rural délimité qui dispose en son sein d’un important patrimoine naturel et culturel. Ces territoires sont habités, il est donc nécessaire de préserver leurs richesses naturelles et humaines. Pour cela, de multiples actions existent : la prévention, la préservation, le fait de promouvoir les qualités du parc, et cela passe par le biais de labels. De plus, des organismes internationaux comme l’UNESCO jouent aussi un rôle de protecteur vis-à-vis de cette préservation.
En 1960, la DATAR(1), face à la périurbanisation et l’avancée du front urbain réfléchit à l’intérêt de préserver des zones naturelles en France. A la suite de cette réflexion, la journée de l’Urse-en-Provence, qui réunit en 1966 différents corps de métiers et spécialistes, est organisée pour réfléchir au maintien d’une activité économique dans les territoires ruraux tout en préservant leur environnement. C’est dans cette optique que sont créés les parcs régionaux par décret en 1967. De 1967 à 1976, on assiste à une véritable promotion de ces parcs naturels régionaux présentés comme étant d’abord des lieux récréatifs pour les citadins, mais aussi, des lieux de vie, de travail pour leurs habitants .A la suite de cette période, un volet économique se rajoute au volet du développement durable pour pouvoir dynamiser ces PNR. La notion d’éco-développeur fait son apparition. Elle repose sur une alliance entre les agriculteurs et le gouvernement. Cela débouchera finalement sur une réflexion au sujet de l’agronomie. Entre 1988 et 1997, les parcs régionaux deviennent des territoires de plus en plus importants. Des grands axes sont donc définis pour fixer des objectifs communs à tous les parcs :
•La préservation de la culture : il s’agit de promouvoir des lieux où la culture locale est très importante, cela passe par la préservation du patrimoine culturel.
•Le développement économique : dans le but de dynamiser les parcs.
•L’éducation à l’environnement : elle repose sur la sensibilisation des agents locaux pour assurer une meilleure préservation du patrimoine naturel.
•L’expérimentation et l’innovation : également utiles à la dynamisation de ces territoires pour ne pas les marginaliser et les inscrire dans une logique d’appartenance nationale.

De 1998 à 2007, la priorité est de limiter l’impact humain sur les PNR pour pouvoir mieux concilier économie et écologie sans toutefois sanctuariser ces territoires qui doivent rester des territoires de vie.

Mais comment obtenir le titre de parc régional naturel ?

Tout d’abord, cela doit émaner d’une demande collective et non individuelle. Ceci débute par une étude préalable pour savoir si le territoire en question correspond à tous les critères d’un PNR. Ensuite, un diagnostic territorial basé sur une charte est transmis au gouvernement. alors, il est demandé à la collectivité territoriale (qui formule la demande) d’apporter des modifications dans la charte dans le but de mieux se conformer aux attentes du gouvernement. Le territoire en question sera donc classé au titre de PNR. Néanmoins, chaque PNR a sa spécificité et est classé selon certains critères qui sont :
•La qualité et le caractère du patrimoine ;
•la qualité du projet proposé ;
•la capacité à répondre vis-à-vis de l’organisme de gestion pour conduire le projet à sa réussite.
Toutes ces initiatives se traduisent par la création de 51 parcs dont deux en DOMTOM ce qui équivaut à 15% du territoire français. De plus, ils abritent 4386 communes avec un total de 4 millions d’habitants. Au sein de ces parcs, sont recensés 2000 agents éco-responsables ainsi que 60 000 exploitations et 300 000 entreprises. Ces parcs sont donc bien des outils de développement durable car ils associent économie et écologie.

Le fonctionnement et la gouvernance d’un PNR

Des élus représentant les communes des territoires concernés par le PNR sont réunis au sein d’un syndicat mixte de gestion auquel sont associés des spécialistes, des scientifiques qui siègent dans des Commissions de travail. Ils travaillent tous en coopération afin de mettre en place des politiques territoriales qui permettront d’innover et d’investir dans les PNR.
Le syndicat mixte sert de figure exécutive pour prendre des décisions sur les politiques territoriales. Pour mener à bien ces politiques, il use d’un budget provenant de subventions européennes, du ministère de l’environnement, de contributions directes des membres du syndicat mixte et de partenariats privés.

Les parcs naturels régionaux permettent d’aménager et de gérer le territoire rural à partir d’une organisation basée sur la démocratie participative qui redonne du pouvoir à la société civile à l’échelle locale ; cela permet à chacun d’avoir un rôle à jouer et de prendre des décisions pour le développement du parc naturel régional en conformité avec les injonctions du développement durable.

Les PNR 2

Sarah Tourneur, Julien Grisoni, Sophie Rabourdin, première ES1
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de Mme Dumas, en lien avec l’EDD

Un compost à Mongré

Un compost à Mongré

Les éco-délégués recycleurs du collège ont réalisé ensemble le premier compost de Mongré en partenariat avec le self. Il sert à récupérer l’ensemble des déchets verts des cuisines (les épluchures provenant des légumes issus d’un circuit court). Le compostage revient à copier de façon condensée et rapide, un mécanisme tout à fait naturel qui vise à obtenir le meilleur humus qui soit. L’humus obtenu sera utilisé dans le potager et la spirale végétale afin de servir d’engrais naturel pour les plantes. Ce compost sert aussi à limiter les déchets incinérés de l’établissement.
Au printemps, deux nouveaux composts seront construits par les éco-délégués : un au potager et un vers l’oasis nature. Des affiches dessinées par les éco-délégués ont été accrochées afin d’informer le maximum d’élèves sur les gestes éco-responsables.
D’autres actions vont être menées afin de limiter le plus possible les déchets de Mongré : création d’un poulailler, journée zéro déchet…

Annaëlle Porterat, Jehane Trebaol, Matys Negmari , élèves de 5°4

Développement durable au self ?

développement durable au self
Le lundi 1 Février 2016, des éco-délégués recycleurs et quelques adultes dont Brigitte Carpentier et Gabriel Rea, ont aidé les élèves du collège à trier les déchets de leur plateau à la fin du repas ; essentiellement les restes de nourriture et les déchets en plastique.
Ce jour-là près de 700 repas ont été servis au self et triés.
Nous avons récupéré :
– 7 kg de plastique ;
– 27 kg de restes de nourriture ;
– 4 corbeilles de pain (environ une flûte et demie).
Ces chiffres sont presque satisfaisants mais nous devons faire mieux !
D’autres pesées auront lieu d’ici fin juin.
Merci au personnel du Self Collège pour son implication

Matys Negmari (5°4)

La belle verte, un beau message…

la belle verte, un beau

Dans un monde futuriste existe une planète dont les habitants très évolués vivent en parfaite harmonie. Curieusement, depuis deux cent ans, plus personne ne souhaite aller sur la planète Terre. Or un jour, pour des raisons personnelles, une jeune femme décide de se porter volontaire.
La Belle Verte est une comédie datant de 1996, réalisée par Coline Serreau ; drôle et moraliste, ce film vise à défendre le développement durable.
C’est un film sans grand suspense car on se doute que Mila, en personnage principal, ne va pas sauver les hommes mais ce film reste intéressant par rapport à l’idée défendue. Le scénario est futuriste, étrange et décalé car il n’est pas réaliste (par exemple il y a des extra-terrestre, des OVNI,…) mais en revanche il décrit très bien notre mode de vie.
La musique est pesante, tirée d’un style classique, mais elle est rajeunie par quelques musiques rock qui donnent un ton drôle au film. Nous avons apprécié la musique rock du film car celle-ci apparait lors des scènes burlesques. Elle fait partie d’une chose positive de notre société qui est et restera à jamais une musique indémodable.
Ce film permet une prise de conscience de la société dans laquelle nous vivons et de ces travers.
Nous sommes tous matérialistes, individualistes, stressés, irrespectueux de l’environnement et nous sommes tous contraints de rentrer dans un moule que notre société nous impose. Tous ces traits de caractère sont censés nous représenter et nous faire douter de notre mode de vie.
Nous vous incitons à aller voir le film pour prendre conscience de nos mauvaises habitudes tout en passant un bon moment.

Thelma Faure et Léa Devillaine.
Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’A.P de seconde de Cécile Lecocq-Hubert et en lien avec l’EDD

La Belle Verte, un divertissement engagé

la belle verte, un divertissement

La Belle Verte sortie le 18 septembre 1996, réalisée par Coline SERREAU, est une comédie française très engagée en faveur de l’écologie, contre l’industrialisation. Ce film, décalé et déjanté, raconte la venue sur Terre d’une habitante d’une autre planète. Celle-ci est dite plus évoluée car son peuple a trouvé un équilibre de vie qui respecte leur planète. La jeune femme a pour mission d’aider ses amis terriens à « évoluer » sachant que son propre peuple ne les respecte pas.
Certes, un peu long à démarrer, le film prend tout son intérêt quand Mila arrive sur Terre. Traité avec humour, ce film aborde un sujet toujours d’actualité : la préservation de l’environnement et la question du bonheur.
A travers des dialogues accrocheurs, le film veut nous faire prendre conscience que nous vivons dans une société égocentrique, matérialiste, peu respectueuse de l’environnement et très conditionnée par les règles administratives.
Les Terriens ne semblent pas heureux, excepté une jeune fille marginale qui traite d’égal à égal Mila et va même jusqu’à échanger ses vêtements avec elle. L’excentricité et la gaieté de cette fille étonne face à la froideur des autres humains.
La bande originale du film présente un grand panel de styles de musique tels que le rock qui représente la liberté. Aussi, on retrouve un contraste entre les décors : la pleine nature, la propreté de la planète évoluée s’opposant à l’urbanisation et à la pollution de Paris.
Ce film par le rire et l’excentricité, nous fait réfléchir sur nos priorités et encourage un retour aux sources. Même s’il présente quelques défauts notamment sa longueur au début, l’œuvre de Coline Serreau est un film engagé et un très bon divertissement ;

Chloé Hess et Louise ducroux, seconde 2
Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’A.P de seconde au CDI et en lien avec l’EDD