Un écosystème particulier : la tourbière

Les particularités physiques et biologiques d’une tourbière

Le 1er février 2016, Valérie Suter de l’association Madeleine Environnement est intervenue auprès de notre classe. Sa conférence portait sur les tourbières.

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Une tourbière est une zone humide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques particulières ont permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe. La tourbe est un sol organique issue de la dégradation incomplète des végétaux dans un milieu saturé d’eau.

Du XIX ème au XX ème siècle, les tourbières étaient considérées comme des endroits lugubres associés au Diable. Mais aujourd’hui, ce sont juste des zones humides et rares qui se trouvent plus particulièrement en milieu montagnard, près des fleuves et des rivières. La tourbe se forme à partir d’un sel pauvre et acide avec une cuvette imperméable. L’eau ruisselle sur la montagne et s’infiltre dans la tourbière et grâce au climat humide et frais, la précipitation est supérieure à l’évaporation de la tourbière ce qui fait que la tourbière est toujours composée de beaucoup d’eau. La tourbe se forme à partir de plantes pionnières qui forment un radeau et par-dessus lesquelles la matière organique qui forme un tas de tourbe sèche au-dessus des plantes dans l’eau.

La tourbe est composée de plusieurs couches : les couches fossiles non renouvelables tel le pétrole, le charbon ; la tourbe brune, la tourbe blonde en partant d’en bas jusqu’en haut puis la couche de sphaignes tout en haut qui est vivante et renouvelable.

Les tourbières sont des zones importantes car elles gardent le carbone qu’elles enferment. Elles contiennent au moins 20 % de carbone qui peut s’accumuler sur plusieurs mètres d’épaisseurs au rythme moyen de 0.2 à 1 mm par an. Les sphaignes gardent quarante fois leur poids en eau. Il existe plusieurs types de tourbières : type soligène, topogène, limmogène ….

Malheureusement, plusieurs phénomènes menacent ces tourbières :

  • Les raisons naturelles : des végétaux envahissent la tourbière ;
  • les conditions hydriques : l’apport en eau diminue à cause du réchauffement climatique ;
  • les incendies : ils brûlent et font disparaître les tourbières ;
  • les éruptions volcaniques ;
  • le drainage de l’eau qui diminue la quantité d’eau ;
  • l’exploitation de la tourbe par l’homme ;
  • le piétinement du site lors des visites touristiques.

Toutes ces menaces augmentent la disparition partielle ou totale des tourbières. Il y a pourtant des intérêts à conserver ces tourbières :

  • l’intérêt pour l’environnement : réguler le débit d’eau, filtration de l’eau, puits à carbone ;
  • l’intérêt pour les animaux ;
  • l’intérêt touristique ;
  • Intérêt au niveau de la ressource.

Ces zones rares et humides sont utiles pour l’environnement, la faune et la flore et elles permettent aussi d’emprisonner le carbone dans la tourbe, ce qui diminue le réchauffement climatique, c’est pour cela qu’il faut les protéger.

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Jehanne David, seconde 7

Cette conférence a été organisée dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher en lien avec l’EDD (C. Lecocq-Hubert)

Les tourbières

Les tourbières

Une tourbière est une zone humide et acide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques ont permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe. La tourbe est une matière spongieuse formée par la décomposition incomplète de débris de végétaux dans un milieu saturé en eau. La formation des tourbières commence lors de la fin de la période glacière.

Le maintien du développement des tourbières dépend du bilan hydrique qui doit être positif, donc le milieu doit être constamment inondé ou gorgé d’eau.

L’évapotranspiration (évaporation et rejet de l’eau dans l’air) doit être inférieure à la pluviométrie. Le sol doit être imperméable, limitant les pertes d’eau, il est donc rocheux ou argileux. La température doit être faible pour ralentir le processus de décomposition des végétaux qui est déjà très lent. La tourbière est composée de 80 % d’eau et de 20 % de carbone minéral tels que le potassium, le phosphore ou encore l’azote et est donc très riche en CO2. La formation de la tourbe est très lente, elle s’épaissit d’un millimètre par an.

Il existe plusieurs types de tourbières :

  • les tourbières soligènes qui sont alimentées par le ruissellement des eaux ;
  • les tourbières topogènes qui sont créées par les précipitations ;
  • les tourbières lummogènes qui sont des radeaux tremblants ;
  • les tourbières flumogènes qui sont inondées temporairement par un fleuve ;
  • les tourbières lummogènes ombrotrophes bombées qui sont encore en formation ;
  • les tourbières ombrogènes qui sont au dernier stade (déjà formées avec de la végétation par-dessus).

La faune et la flore des tourbières sont fragiles et rares. Les espèces que l’on trouve sont souvent endémiques à cause de sa biodiversité spécifique. Les végétaux qui y vivent sont souvent hydrophiles : de la mousse, en particularité de la sphaigne qui garde l’eau et qui rejette l’acidité, des canneberges plus connu sous le nom de cranberry en anglais, des linaigrettes, des bistortes qui sont très rare en France et des plantes carnivores qui se sont adaptées au sol acide en attirant les insectes avec du suc (ces dernières on souvent des feuilles en forme de rosette pour protéger du froid le bas de leur tige). Le réseau racinaire est aussi très important, la tourbe est donc dure et dense. Les tourbières sont des zones calmes où les animaux sont des vivipares (le lézard), des papillons (damier), des libellules (aeschene), la grenouille rousse, des oiseaux comme le Pipit de Farlouse ou encore des mammifères comme la loutre. La tourbière offre une étape importante pour la migration des oiseaux. La faune et la flore sont étroitement liées.

Si les tourbières venaient à disparaître ou que certaines des espèces disparaissent tout cet écosystème serait menacé (par exemple : si la bistorte disparaissait, les damiers (papillon) aussi.

Depuis 1971, la convention de Ramsa protège cet écosystème car celui-ci a longtemps représenté un endroit maléfique où le diable habitait et dont on ne soupçonnait pas l’intérêt. Des causes naturelles telles que les éruptions volcaniques, les incendies dus à la foudre ou encore l’assèchement du milieu, des causes artificielles : le surpâturage, l’exploitation de la tourbe, le drainage, la fréquentation touristique ou encore son utilisation comme décharge sont à l’origine des disparitions des tourbières. Heureusement en France cet environnement est maintenant protégé donc très peu menacé.

On a découvert avec le temps les nombreux intérêts aux tourbières :

La paléontologique : des être-vivants non décomposés, conservés par la tourbe.

L’environnement : la régulation des débits d’eau.

Les espèces nombreuses, rares et endémiques : une vraie ressource médicamenteuse pour l’industrie pharmaceutique.

On trouve en France des tourbières dans le Massif-Central, dans le Jura, dans les Alpes et dans les Pyrénées : au pied des montagnes là où il fait froid et où l’eau est en abondance.

 

Capucine Thiou, seconde 7

Cette conférence a été organisée dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher en lien avec l’EDD (projet « montagne » de la Région)