Aimerions-nous être une femme au Burkina aujourd’hui ?

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 La femme au Burkina Faso, comme dans tous les pays voisins, est un pilier de la société africaine et pourtant force est de constater que sa condition n’est pas satisfaisante.

Si la répartition des tâches ménagères et les soins apportés aux enfants dans les pays européens restent encore source d’inégalité entre les hommes et les femmes, nous pouvons dire qu’elle est encore plus évidente au Burkina Faso. Quand 71% des femmes françaises prennent en charge les tâches domestiques c’est 90% des Burkinabé qui s’en occupent.

Grâce à notre correspondance avec des collégiens de l’Assomption,  nous avons pu mettre en évidence des différences et similitudes entre la gestion des tâches ménagères en France et au Burkina.

Le rôle des hommes comme il est décrit par les élèves du collège de l’Assomption est de faire le marché, de fendre le bois et parfois de faire la cuisine, on peut donc imaginer que le reste des tâches ménagères et le soin apporté aux enfants restent une mission féminine. Pour celles qui travaillent, elles doivent jongler au quotidien entre les obligations domestiques et les contraintes professionnelles et en cela c’est un point commun avec les Françaises qui sont nombreuses aussi à assumer des doubles journées.

Il nous est aussi rapporté que les enfants sans distinction de sexe sont familiarisés dès leur plus jeune âge aux différentes tâches ménagères. Toutefois on sait que l’accès à l’éducation n’est pas la règle pour les petites burkinabé, avec une population féminine sans instruction pour 90% d’entre elles, les petites filles étant d’une aide précieuse dans les tâches de la maison.

Nos correspondants ont évoqué les pénuries d’eau dont le Burkina Faso est atteint, si cela complique certainement la gestion des tâches ménagères, cela rallonge considérablement le temps de parcours moyen des femmes pour l’accès à l’eau, et la quantité d’eau minimum nécessaire à l’hygiène et à l’alimentation n’est pas toujours atteinte. Dans les régions rurales, les femmes peuvent parcourir plusieurs kilomètres pour ramener 20 à 30 litres d’eau sur la tête et ceci plusieurs fois par jour. Il est difficile pour nous occidentaux d’imaginer ce quotidien quand il nous suffit de tourner un robinet pour avoir de l’eau.

Quant aux moyens utilisés pour faire les tâches domestiques, ils nous sont décrits comme similaires aux nôtres. Il nous parait toutefois important de distinguer les différences que l’on peut trouver au sein d’une même population Burkinabé. Les conditions d’accès à l’eau et l’équipement ménager ne sont sûrement pas les mêmes à Ouagadougou que dans les régions rurales avoisinantes.

Le Burkina compte plus de 14 millions d’habitants dont 52% de femmes mais celles-ci sont peu représentées dans le monde politique et elles ne parviennent pas à faire changer les choses en profondeur.

Aujourd’hui au Burkina, force est de constater que les inégalités entre les hommes et les femmes sont encore d’actualité mais on sent depuis la dernière décennie une évolution de la condition de la femme qui permet d’espérer des jours meilleurs pour celles-ci.

Il sera donc peut-être plus enviable d’être une femme au Burkina Faso demain !

Jules Goulouand, Charles Chabloz, Baptiste Valentin, Léo Bernard, Edouard Rigal,et Lorenzo Chiaramonte

Cet article a été réalisé dans le cadre des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec C. Lecocq Hubert, professeur documentaliste.

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