Lire pour demain

Cette année encore, la classe de 2nde5 a participé à une manifestation co-organisée par la Maison de l’Environnement de la Métropole de Lyon, de l’Isère et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette manifestation est intitulée « Le Prix Lycéen, Lire pour demain » et l’objectif est de sensibiliser les lycéens aux questions environnementales à travers l’écrit et favoriser l’acquisition d’une culture environnementale.

Les 2nde5 ont étudié les six livres sélectionnés. Par groupe, les élèves ont ensuite imaginé un scénario et filmé une petite scène de théâtre. La classe a ensuite participé au vote en choisissant ses trois livres préférés.

Le mardi 7 mai, la MJC de Villeurbanne a accueilli 220 lycéens de la Région à l’occasion de la remise du prix « Lire pour demain ». Pour cette cérémonie de clôture, six établissements, dont Notre Dame de Mongré, ont présenté les travaux menés autour des six ouvrages sélectionnés : comme la réalisation d’une pâte à tartiner sans huile de palme, un travail de sensibilisation avec une classe de CM2, la fabrication de décorations de Noël à partir de matériaux de récupération, la rédaction de slams engagés et la projection de deux courts-métrages parmi les quatre réalisés par les 2nde5 : « Espèce en voie de disparition », « Le dieu des déchets », « Le zoo », « Reportage en zone toxique ». La cérémonie a été animée par la compagnie Amadeus Rocket avec des temps d’échanges, d’improvisation et la diffusion d’une vidéo adressée aux élèves, tournée par le lauréat Zep, pour sa BD The End, qui s’est exprimé en ces termes :

« Je remercie les lycéens Auvergne-Rhône-Alpes pour ce prix du Livre de l’Environnement. Ça me touche particulièrement parce que c’est un livre que j’ai dessiné en pensant aux lecteurs de votre âge, ceux qui vont reprendre le monde tel que l’on leur a laissé et qui auront la lourde tâche de le rendre meilleur. Un livre très différent de ce que j’ai fait jusque- là. »
Il raconte aussi la création du livre : « On a besoin de fiction, on a besoin que l’on nous raconte des histoires pour qu’on comprenne mieux notre monde et les problèmes actuels de l’environnement, pour envisager autrement la manière d’habiter cette planète. Je pense que la meilleure manière de comprendre ce qui nous arrive, c’est que l’on nous invente des histoires
».

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En nous faisant voyager, par la lecture, d’un parc aquatique au sud de la France au Grand Nord, ces six ouvrages nous ont permis d’alimenter notre réflexion sur des thématiques environnementales d’actualité, comme, entre autres, la déforestation, la condition animale, l’extinction des espèces, la surconsommation. Merci pour ces belles lectures !

Vous pouvez regarder nos saynètes en cliquant sur l’onglet vidéo sur la page d’accueil. Les saynètes ont été écrites et réalisées dans le cadre du cours d’EMC et de Français sous la direction d’Elisabeth Coumel, metteur en scène.

Un séjour en Belgigue écolo et social

Que s’est-il passé du 31 mars au 6 avril pour que nous en gardions un aussi bon souvenir ?

Nous sommes partis avec d’autres lycéens éco-délégués en Belgique, plus précisément à Roeselare, dans le cadre du projet triennal Erasmus +, Acte 3. Après avoir reçu les Allemands il y a deux ans, être allés à Berlin l’an dernier, nous voici en route pour le plat pays, accompagnés de nos professeures, Mme Dumas et Mme Texeira. Il s’agissait d’échanger sur nos pratiques avec les lycéens de Broederschool et ainsi, de participer, à notre échelle, à la défense de la cause environnementale, cause qui nous concerne tous.

Le choix de la Belgique est judicieux, car Les Belges se soucient réellement de l’avenir de la planète. Que ce soit les plus jeunes pour aller à l’école, ou les adultes au travail, nombreux sont ceux qui se déplacent à vélo. Nous avons donc suivi leur exemple pour la plupart de nos sorties en utilisant ce moyen de transport très agréable pour rencontrer des gens et profiter du paysage ! Nous avons même fait du tandem; la plupart d’entre nous n’en avait jamais fait, ce qui provoqua de mémorables fous-rires !

Tandem

Notre séjour a débuté par un petit déjeuner « speed-dating », en petits groupes, pour faire connaissance. Puis, nous étions invités à la superbe mairie de Roeselare pour un accueil plus officiel.

Le lendemain, nous avons visité une entreprise de gestion et de revalorisation des déchets afin d’en comprendre le processus.

Site

Puis nous sommes allés en train au port d’Ostende et de là, à la plage, afin de ramasser les déchets et de les trier par catégorie. Nous avons beaucoup apprécié ce moment : le paysage apaisant et le sentiment d’être utile, même à petite échelle.

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tri déchets

Le soir, de retour à l’école, nous avons cuisiné des recettes vegan ; ce qui nous a permis de réfléchir à notre alimentation quotidienne.


Le troisième jour, nous avons tourné des clips de sensibilisation aux sujets environnementaux, comme par exemple, l’intérêt d’utiliser des éoliennes, avant de déguster des frites et fricadelles, et de faire des jeux sportifs tous ensemble.

Moulin à vent

Le 4 avril fut une très belle journée : nous avons pris le bus puis navigué sur des bateaux à moteur pour rejoindre le propriétaire d’une maison basse –consommation, donc chauffée avec des énergies renouvelables.

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Avec une facture de 17 euros seulement, il nous a expliqué qu’il parvenait à se chauffer, grâce notamment aux panneaux solaires qu’il a installés sur le toit. Après un déjeuner zéro-déchet, nous avons visité un moulin à vent actif et apprécié les beaux paysages …

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Le dernier jour, nous sommes restés à l’école avec nos correspondants belges et allemands à pratiquer des activités sportives. L’après-midi a été consacré, par groupes, à la préparation de la soirée d’adieu, écolo et chaleureuse.

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Voilà, nous arrivons au bout de ce voyage que nous ne sommes pas prêts d’oublier les uns et les autres; d’un point de vue intellectuel, mais aussi culturel et social. Nous avons pu échanger avec les correspondants, leurs familles qui nous ont « chouchoutés », et les professeurs sur nos préoccupations pour les questions environnementales, mais aussi sur nos cultures et traditions respectives. Nous avons aussi pu pratiquer l’anglais et l’allemand à l’école et durant les sorties. Tout cela dans une très bonne ambiance qui nous a permis de nouer des amitiés durables et d’en garder de magnifiques souvenirs.

Nous remercions tous les professeurs pour l’organisation de cet échange et l’Europe pour l’avoir financé !

Lisa Sangouard (1ES1) et Juliette Vandecasteele (1S1), éco-déléguées du lycée.

Cet article a été écrit dans le cadre du projet Erasmus +, encadré par Mme Dumas et Mme Texeira, professeures d’histoire-géographie.

Un stage de découverte très réussi

Pour mon stage en situation professionnelle, je suis allée dans trois services différents de la mairie de Villefranche -sur -Saône : le Service Jeunesse avec Madame Peyronon, ma maître de stage, animatrice pour la sensibilisation au développement durable avec les jeunes; le Service Espaces Verts avec Madame Mathulin. ainsi que l’Annexe de la Mairie avec Monsieur Spinnler, le Directeur des Grands Projets Aménagements et Développement Durable.
C’était parfait, puisque je cherchais à découvrir des métiers en rapport avec l’environnement et le développement durable.

Le service jeunesse compte 28 employés. il est dirigé par Madame Rousset.
Madame Peyronon se trouve dans la branche Bordelan école, qui, à l’avenir devrait s’appeler « Sensibilisation au développement durable ». Sa mission est donc d ‘initier les jeunes grâce à de nombreux projets, notamment au respect de l’environnement et à la notion d’écologie.

Pendant cette semaine de· stage, j’ai pu découvrir de nombreuxses initiatives et observer différentes activités.

Tout d’abord, pour le Service Jeunesse, je suis allée dans plusieurs classes de CEl de différentes écoles de Villefranche. Les élèves travaillaient depuis déjà deux séances sur un projet sciences autour du thème de la mobilité. Leur but était de construire un véhicule avec des objets recyclés, et celui-ci devait aller le plus loin possible sans énergie. J’ai pu aider ces élèves à monter leurs véhicules, à trouver pourquoi ils ne roulaient pas correctement, à chercher des idées de décorations.. Cette expérience m’a beaucoup plu car je trouve vraiment important de sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge au respect de notre environnement.

Dans un deuxième temps, au Service Espaces Verts, la responsable m’a fait visiter les serres et les parcs naturels. Elle m’a montré les règles qu’ils devaient respecter dans ces parcs pour favoriser la biodiversité. J’ai aussi vu les problèmes qu’ils rencontraient, comme de nombreuses bouteilles en verre jetées dans les espaces ou encore les jeunes qui dégradaient ces espaces naturels.

Enfin, à l’Annexe de la mairie, j’ai assisté à deux réunions. L’une concernait l ‘organisation de la fête de l’environnement et l’autre, l’aménagement d’un parking souterrain. Lors de la première, les adultes présents se sont mis d’accord sur les activités qu’ils allaient proposer et les partenaires qu’ils contacteraient. Et lors de la seconde, des architectes ont présenté différents plans d’organisation pour un parking souterrain.
Par la suite, j’ai pu parler avec Monsieur Spinnler de ces études et de son métier.J’ai découvert qu’il avait fait des études d’ingénieur environnement, un métier qui m’attire depuis un certain temps. Pour y accéder, il a fait une école préparatoire scientifique, puis un master en deux ans en école d’ingénieur. Cependant. son poste à la mairie ne m’a pas particulièrement intéressée. Je préfére être sur le terrain plutôt que dans un bureau !

Ce stage m’a permis de découvrir de nouvelles façons de travailler dans l’environnement auxquelles je n’avais pas pensé. Ce fut aussi l’occasion de renforcer mon aisance à l’oral avec les adultes et de prendre des initiatives.
Pour conclure, cette expérience m’a conforté dans l’idée que je veux travailler dans le domaine de l’environnement, mais parmi les nombreux métiers proposés, mon choix n’est pas encore fait.

Léao Mazotti, 2.6

Cet article a été écrit dans le cadre du stage en découverte professionnelle, avec le soutien de Mme Dumas, professeure d’histoire –géographie et référente Développement Durable.

L’élevage hors sol du poulet : à chacun de choisir…

Le poulet est un mets courant en France mais les conditions de production du poulet industriel sont-elles au rendez-vous ?

L’élevage du poulet en France est en effet un marché très lucratif : plus de 1,8 millions de tonnes en 2014. L’aviculture emploie 60 000 salariés et 14 000 éleveurs.

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D’après le Canard enchaîné, les conditions de vie du poulet ne sont pas bonnes. En effet, les poulets industriels sont sélectionnés, au point qu’aujourd’hui ils atteignent leur taille maximale au bout de 40 jours, soit deux fois plus vite que les poulets « normaux ». Cette croissance rapide génère des déformations sur leur squelette, comme des pattes tordues qui ne soutiennent pas leur poids, et des problèmes cardiaques.

D’autres problèmes sont mis en avant dans l’élevage en batterie : les infrastructures non adaptées au bien-être des animaux, tel que le manque d’espace. Ils disposent en effet de l’équivalent d’une feuille A4 par poulet cdans certains élevages, comme l’a dénoncé le CIWF (https://www.ciwf.fr/ – Compassion in World Farming).

Cette forme d’élevage leur inflige d’autres maladies, telles que des diarrhées et des poumons abimés par une aération insuffisante.

Mais ce n’est pas tout ! Le stress constant rend les poulets violents entre eux. Les mauvais traitements existent aussi. En effet, les poulets reproducteurs n’atteignent que rarement l’âge de reproduction (26 semaines). Afin de ralentir leur développement et les garder en vie, les éleveurs les nourrissent insuffisamment en ne leur fournissant entre 25 à 50 % de leur ration journalière.

Qui est le réel fautif ? L’éleveur ou l’industrie ?

Certes, les maltraitances sont commises par l’éleveur et il en est responsable. Cependant, elles sont souvent dues au rythme insoutenable imposé par les industriels. En France, beaucoup d’éleveurs dépendent du groupe Doux (leader Européen actuellement en en liquidation judiciaire depuis 2018). Le groupe livrait lui même les poussins qui n’appartiennent donc pas aux éleveurs dépendants du groupe. Les éleveurs doivent les élever avec la nourriture fournie par Doux mais les frais vétérinaires, le chauffage et les assurances sont aux frais de l’éleveur. Quand les poulets atteignent le poids de 1.5kg, ils sont revendus à Doux pour un prix minime : 0.255€ (0.17€/kg).

Chacun peut agir à son niveau : certains dénoncent ces conditions d’élevage, d’autres tentent de faire passer des lois pour les modifier et les consommateurs peuvent simplement choisir d’acheter du poulet issu d’élevages respectueux des animaux.

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Hippolyte Monel et Victor Daussin-Saurat

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Les insectes, la nourriture de demain ?

De nos jours, la question portant sur nos coutumes alimentaires est de plus en plus évoquée. La surconsommation de viande est devenue l’un des facteurs majeurs de la dégradation de notre planète et de son écosystème.
Heureusement, depuis quelques années, on note une réelle prise de conscience d’une petite partie de la population. Des alternatives ont donc été trouvées afin de minimiser, voire remplacer la viande que l’on trouve trop souvent dans nos assiettes !
Nous tenterons donc de lever quelques inquiétudes sur l’une d’entre elles: l’entomophagie ou la consommation humaine d’insectes qui suscite un dégoût profond d’une grande part des européens.

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Cette pratique, très répandue voire traditionnelle dans les pays d’Asie et d’Afrique, ne l’est point en Europe (vingt-mille fermes à insectes en Thaïlande contre seulement une en France). Un rejet profond de cette pratique alimentaire se fait même ressentir. Il s’agirait donc d’une question de culture…

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Mais l’entomophagie semble être la meilleure solution pour remplacer les protéines animales. Ce mode d’alimentation peut être une issue de secours qui permettrait de nourrir les 9,3 milliards d’Hommes qui peupleront la Terre en 2050.

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Se nourrir d’insectes : est-ce répugnant ?

Non! Bien au contraire, nos ancêtres les hommes de Cro-Magnon se nourrissaient déjà d’insectes! Et on compte aujourd’hui près de 2,5 milliards de consommateurs à l’échelle mondiale. De plus, on considère que l’homme à son insu ingère près de 500 g d’insectes par an, dans le pain, la confiture, les fruits et en faisant du sport à l’extérieur ! Et pourtant notre organisme ne semble pas en être altéré. Pour nous Français qui mangeons crevettes, escargots, grenouilles, le chemin n’est pas si long ! D’autant plus que le goût de certains insectes se rapprocherait de celui de la noisette, de la noix ou encore de la pomme.

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Pourquoi se convertir à l’entomaphagie ?

• Premièrement, pour subvenir aux besoins en protéines animales de notre population grandissante : la production de viande devrait doubler d’ici à 2050 mais les surfaces agricoles disponibles seraient insuffisantes. L’entomophagie serait donc la solution 100% naturelle !
• Nutritionellement parlant, le taux de protéines est plus élevé dans les insectes que dans les végétaux ou dans la viande.

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• Produire 1 kg de viande de boeuf imposerait une superficie d’élevage 11 fois plus grande que pour produire 1 kg de vers de farine.

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• Ensuite, l’élevage d’insectes est moins onéreux que la production de viande, puisque les besoins en eau et en nourriture sont très limités. Cela permettrait de donner un petit coup de pouce à la lutte menée contre le réchauffement climatique puisque, par exemple, produire 1kg de vers de farine engendre 10 à 100 fois moins de gaz à effet de serre que de produire 1kg de viande de porc.

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• Pour finir, ces petites bêtes mettent 45 jours à grandir et font l’objet de 7 récoltes par an

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Cependant, on rencontre certaines contraintes à la consommation d’insectes:
• certains insectes consommés sont en voie de disparition,
• la consommation énergétique que la production d’insectes requiert est plus élevée que pour produire de la volaille ou du porc.

Malgré cela, il est possible pour les insectes de « prendre 5 à 10% du marché de l’alimentation animale », d’après Marian Peters, entrepreneur à la tête de New Génération Nutrition et du syndicat Venik, qui regroupe les industriels néerlandais intéressés par ce secteur.

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Nous vous posons donc la question à notre tour : pourquoi ne pas tester?

Lara Hilmi, Clara Deregnaucourt et Jules Remilly

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Elevages de saumons : découvrez leur vrai visage !

Le saumon est le poisson le plus consommé en Europe. Cependant, sa courte durée de vie en élevage, les problèmes comme les parasites ou les algues vertes sont autant de choses que nous ignorons à son sujet.…

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En 2012,1.4 million de saumons ont été élevés principalement en Norvège, au Chili, en Ecosse et encore au Canada. La domestication et l’élevage de ce poisson mythique, longtemps rare et cher, ont permis d’en faire l’un des produits de la mer aujourd’hui les plus consommés en Europe. Par exemple, en France, la consommation de saumon s’élève à 2.5 kg par personne et par an, un record mondial.

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Le monde du saumon !!!

« Mettre au point une filière d’élevage semblait, dans les années 1970, l’une des seules solutions pour sauver le saumon sauvage », d’après Yves Harache, de l’institut français de la recherche pour l’exploitation de la Mer.

Cette filière n’a pas cessé de s’industrialiser. La salmoniculture a peu à peu réussi à maîtriser tout le cycle de croissance du poisson, depuis le développement des alevins (jeunes poissons destinés au repeuplement des eaux) en eau douce, éclairé artificiellement afin d’accéder à leur croissance jusqu’à leur mise en mer dans des cages composées d’une quinzaine de filets de 50 m de diamètre. Ces enclos regroupent plus de 50.000 spécimens jusqu’à 300 millions de saumons. Il faut plusieurs années pour recréer un cycle complet (3 ans) depuis l’œuf jusqu’au saumon adulte capable de se reproduire. Leur durée de vie est de 4 à 6 ans.

Problèmes et solutions

Certaines fermes d’élevage rencontrent des difficultés. Des parasites comme les « poux de mer » peuvent se développer et obliger les éleveurs à traiter leurs poissons. Il faut parfois leur donner des antibiotiques. Par ailleurs, les éleveurs vaccinent les saumons dès leur plus jeune âge, mais ces antibiotiques peuvent être néfastes pour les poissons.

De plus, certains poissons peuvent s’échapper des cages et se retrouver face aux prédateurs. Enfin, des algues produites par les rejets des saumons, comme par exemple en Bretagne, peuvent nuire à la santé de l’animal comme celle de l’homme.

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Cependant, des solutions existent. Dans certaines fermes, trois quarts des aliments rejetés sont récupérés et transformés en algues comestibles. Malheureusement, peu font cette démarche.
Les élevages intensifs produisent moins de déchets que les systèmes extensifs car les éleveurs ont un meilleur contrôle des saumons. En effet, les espaces sont fermés et plus sécurisés, ce qui règle le problème des saumons s’échappant des cages ainsi que celui des algues vertes.
Le label ASC est un label récompensant les fermes d’élevage sur leurs bonnes conduites face aux saumons.

Les consommateurs peuvent aussi agir, comme le suggère François Chartier, chargé de campagne Océans Greenpeace qui suggère de « consommer moins de poissons ou de différents espèces ».

Sources : Science et vie et Alternatives économiques

Aude Trovero et Charlotte Vion

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Les conditions de l’élevage porcin et ses conséquences

La question des conditions de l’élevage porcin se pose aujourd’hui car les éleveurs sont soupçonnés de maltraiter leurs bêtes
et de nuire à l’environnement.

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Dans leurs premières semaines de vie, les porcelets sont retirés de leur mère alors que normalement on les sépare vers trois ou quatre mois. De plus, ils subissent la coupe ou le meulage des dents, la coupe de leur queue et la castration des mâles.

Des conditions d’élevage inacceptables.

En France, 96% des porcs ne fouleront jamais le sol extérieur car ils sont élevés sur des caillebotis et sans litière de la naissance jusqu’à leur mort. Aussi, 25 millions de porc sont tués chaque année dans les abattoirs en France. Dès leur plus jeune âge, les porcs sont dopés aux antibiotiques pour qu’ils puissent survivre dans ces élevages : 56% des antibiotiques vétérinaires sont utilisés dans les élevages porcins. Ces misérables conditions de vie entraînent la mort de 20% des porcs entre leur naissance et l’âge pour l’abattoir.

L’élevage intensif des porcs

« L’élevage intensif est une forme d’élevage industriel qui vise à augmenter fortement le rendement de cet élevage » En France 95% des bâtiments sont surpeuplés, sur caillebotis et sans paille. Les 5% restants sont des élevages sur litière ou en plein air. L’élevage sur caillebotis a ses avantages et ses inconvénients. Tout d’abord, il permet auc bêtes de vivre dans un lieu de vie propre. Ensuite, cela apporte un confort de travail pour les éleveurs et c’est une installation résistante dans le temps.

Cependant, ces installations sont construites avec du béton, qui est une matière froide et qui nécessite donc d’être chauffée 24h avant l’arrivée des jeunes porcs.

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Un environnement appauvri

Depuis 2003, le milieu de vie des cochons doit être enrichi par des matériaux permettant des activités de recherche et de manipulation : paille, foin, bois, sciure…

La France est le 3e producteur européen de porcs avec 22 300 exploitations en 2010

Dans les faits, peu d’élevages se conforment à cette obligation communautaire ou bien optent pour des objets inadaptés, tels que des chaînes. Ces objets ne permettent pas des activités de recherche et de manipulation suffisantes. Par ennui et frustration les porcs se tournent vers la seule autre « chose » dans une enclos nu : ils mâchent puis mordent les oreilles des autres porcs.

En 2014, 24,1 millions de porcs ont étés élevés en France dont 23,7 millions ont été abattus…

Sources : Le Monde ; le Canard Enchaîné ; CIWF ; l214 ; Wikipedia

Jean-Rémi Tombal et Victor Passelegue

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.