Les moissons du futur

les moissons

Le monde vit une triple crise : économique, alimentaire et énergétique. La question alimentaire n’est pas encore résolue à l’échelle planétaire. Quelles solutions peuvent être envisagées pour renouer avec une agriculture durable, respectueuse du vivant et de l’environnement ? Afin de découvrir des solutions possibles à la crise alimentaire, Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l’agroécologie dans différents points du globe.

Le tour du monde de Marie-Monique Robin débute au Mexique, où elle rencontre deux paysans locaux, pratiquant la technique du Milpa, qui est considérée comme l’un des modèles les plus accomplis de l’agroécologie.

L’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de productions qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle vise à diminuer les pressions sur l’environnement (réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles.

Quant à la technique du Milpa, elle consiste à semer en même temps des graines de maïs, de haricots et de citrouille. Le maïs sert de tuteur aux haricots, le haricot fixe l’azote de l’air et l’apporte ensuite au maïs. Les feuilles de citrouille font de l’ombre sur le sol et permettent, de ce fait, de conserver l’humidité. Les agriculteurs obtiennent donc des parcelles en parfaite santé, et les résultats sont meilleurs. Dans le système de la Milpa, les « mauvaises herbes » n’existent pas ; car, même les plantes sauvages qui poussent au milieu des cultures ont de multiples fonctions, comme par exemple, nourrir les animaux. Les animaux produisent du fumier, qui entretient la fertilité du sol. Ce système de la Milpa fonctionne en circuit fermé, c’est pourquoi il est considéré comme durable et il ne dépend pas du marché extérieur. Il permet à ces agriculteurs d’être autosuffisants. Comme ce système entraîne une grande diversité d’aliments pour les insectes, ceux-ci s’attaquent un peu au maïs, un peu aux haricots, aux citrouilles et aux herbes qui poussent dans la parcelle mais ils ne représentent donc jamais un réel problème !

La deuxième étape de l’enquête se déroule au Malawi, un pays de quinze millions d’habitants, où la moitié de la population vit dans un état de pauvreté extrême avec un revenu inférieur à un euro par jour. En 2007, le gouvernement a lancé un vaste programme d’agroforesterie, considérée comme une expérience d’agroécologie réussie. Les sols du Malawi sont très pauvres en azote et en phosphore (aliments les plus importants pour la production agricole). C’est pourquoi, ils ont décidé de développer l’agroforesterie, car c’est un moyen d’augmenter la fertilité des sols. Ce système consiste à planter un arbre utilisé comme engrais (ici le gliricidia) autour de leurs cultures, mais aussi en alternance avec les plants de maïs. L’opération d’enfouissement doit être répétée trois fois par an. L’agroforesterie a rendu les terres fertiles et a résolu les problèmes de récoltes qu’elle rencontrait avec l’utilisation des engrais chimiques lors des périodes de sécheresse, le gliricidia permettant de conserver l’humidité. Pour cette technique, on peut utiliser des arbres qualifiés de « fertilisants » : ils ont la capacité de fixer l’azote et sont capables d’améliorer immédiatement la fertilité des sols. Les rendements sont alors multipliés par deux ou par trois. Ce système permet aux agriculteurs du Malawi de ne pas souffrir de la famine et de vivre décemment. Le centre mondial d’agroforesterie a été créé à Nairobi, au Kenya, en 1977.

La dernière étape de ce tour du monde est l’Allemagne, où deux agriculteurs biologiques exploitent une ferme de trente-trois hectares aux portes de la Forêt Noire.

Ils pratiquent ce que l’on appelle les « techniques culturales simplifiées ». Ils ne labourent plus leurs champs, ils n’utilisent jamais d’engrais chimiques ni de compost, mais nourrissent leurs sols avec un couvert végétal permanent considéré comme un engrais vert. Ils pratiquent enfin le « semi-direct » ; en mai, ils sèment du soja au milieu des plants de trèfle et de seigle. Ils travaillent le sol le moins possible, car chaque préparation du sol perturbe la vie microbiologique de la terre.

Le seigle fabrique beaucoup de matière sèche, et donc de carbone ; le trèfle est une légumineuse, qui fixe l’azote de l’air. C’est donc un alliage de plantes qui se complètent parfaitement et qui a différentes fonctions, comme celle de protéger le sol. Avec ce système, les rendements de soja sont similaires à ceux du soja conventionnel.

L’agriculture biologique entraîne une réduction de 45% de la consommation d’énergie et de 40% des émissions de gaz à effet de serre. Pendant les périodes de sécheresse, les récoltes des agricultures biologiques sont supérieures à celles des agricultures conventionnelles. Grâce à ce système et donc à la réduction des coûts de production, les agriculteurs biologiques de la Forêt Noire économisent cinq-cents euros par hectare et par an.

Le principal obstacle à une conversion massive vers l’agriculture biologique est l’énergie trop bon marché. Le jour où le prix de l’énergie augmentera et où l’agriculteur conventionnel ne pourra plus payer les entrées chimiques, il sera obligé de se tourner vers l’agriculture biologique.

De plus, les fournisseurs d’intrants chimiques n’ont aucun intérêt à ce que l’on enseigne aux agriculteurs comment se passer de ce qu’ils produisent et de ce qu’ils vendent.

Pour conclure, les agriculteurs auraient tout intérêt à passer à une agriculture durable comme l’agroécologie, avec ses différents systèmes, selon le climat et les ressources de chaque pays. Cette conversion réglerait de nombreux problèmes alimentaires dans le monde.

 

Alycia Bessaud, Seconde 3. Cet article a été rédigé dans le cadre du cours de géographie de Mme Dumas.

 

Regards sur nos assiettes

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Réflexions à la suite de la projection de ce documentaire

pédagogique et humaniste

Le comité de pilotage du développement durable s’est réuni le jeudi 14 septembre pour définir les grandes orientations de l’année et les temps forts prévus à l’échelle de l’établissement. Le thème « Nourrir les hommes », a été validé dans le cadre du projet ERASMUS+  et comme projet fédérateur à l’échelle de l’établissement.

En introduction à une année de réflexion et d’actions liées à ce thème de l’alimentation,  nous, les éco-délégués de 1ère et de Terminale avons été conviés à la projection du documentaire  Regards sur nos assiettes,  réalisé en 2010 par le documentariste Pierre Beccu à partir d’une enquête menée par six étudiants en géographie et ingénierie d’espace rural de Poisy, en Haute-Savoie. Nous  avons été surpris  d’apprendre que deux d’entre eux étaient d’anciens élèves et éco-délégués de Mongré !

Leur projet consistait à regarder « au fond de leur assiette » pour étudier les impacts de notre consommation alimentaire sur la santé, l’économie, le social, l’environnement. et se poser les questions suivantes : Que mettons nous dans notre assiette ?  Est-ce que nous avons une alimentation saine ? Quelle est l’origine des produits que nous consommons quotidiennement  et qui font-ils vivre ? Quelle est la relation entre ce que nous mangeons et l’environnement ?

L’enquête montre des expériences de production et de distribution viables économiquement,  et qui vont dans le sens d’une valorisation globale du territoire et de ses acteurs, chacun d’entre eux ayant un objectif précis, équitable et  responsable :

« Nous, on ne vend que des choses qu’on peut produire en cette saison  »  affirme Agnès Prieur, maraîchère chez Gaec Bouquet Savoyard à Sévrier.

« On a réussi à mettre en place des circuits courts avec des producteurs locaux dans le cadre des marchés publics »,  explique Dominique Vincent, responsable de la cuisine centrale municipale d’Annecy. Il nous apprend que les tomates de supermarchés, donc issues d’un circuit long, ne rapportent à l’agriculteur que 30% de leur prix, contre 95%,   si elles sont vendues sur le marché local, issues cettefois du circuit court.

« Ce qui m’a vraiment séduite dans les AMAP, c’est la relation avec les gens, leur envie de comprendre notre travail »  souligne Odile Hameau, maraîchère d’AMAP Potager Balmontin à Balmont.

« C’est pas le pain qui est mauvais, c’est la manière dont on le produit. On a plus changé les semences en 50 ans qu’en 12 000 ans d’agriculture, constate Paul Rochet, boulanger au Fournil des Eparis à Viuz-la-Chiesaz.

Ce documentaire nous a fait prendre conscience de notre responsabilité et de notre pouvoir de consommateurs. Si nous voulons améliorer notre alimentation, mangeons des produits dont nous connaissons l’origine, issus du commerce local et  équitable ! Et si nous voulons améliorer la qualité de vie des agriculteurs et des producteurs locaux, achetons leurs produits !

En conclusion, cette critique de Cécile Mury parue dans Télérama lors de la sortie en salle le 12/09/2015 :

« Ils sont six étudiants… en géographie. Et pourtant, ils ont mené l’enquête comme de vrais policiers, sous la houlette bienveillante du documentariste Pierre ­Beccu. Arpentant les circuits qui mènent de l’agriculture à nos cuisines. En Savoie, leur région d’origine, ils sont plus précisément allés à la rencontre de tous ceux, éleveurs, boulangers, restaurateurs et paysans, qui luttent pour réinventer d’autres pratiques alimentaires et économiques, aux antipodes du modèle industriel dominant. Pédago, vivant et humaniste, le film détaille avec pertinence les nombreux enjeux de cette aventure « bio » : nos papilles, notre santé, notre manière de vivre ensemble. Un plat de résistance très politique ».

Mariam Kapanadze, éco-déléguée de 1L.

 

 

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Le flexitarisme

Le flexitarisme

Etre flexitarien, c’est bon pour l’environnement, la santé,  la famille et aussi le porte -monnaie. Mais aussi pour l’éthique qui permet de choisir la viande que l’on consomme avec plus de discernement.

Le flexitarisme désigne les personnes végétariennes à temps partiel qui savent parfois se faire plaisir avec des aliments d’origine animale.

Il s’agit de prendre conscience qu’on a donné trop de place à la viande et que les excès ont des conséquences autant sur la planète que sur notre santé. Aujourd’hui, le flexitarisme apparaît comme la voie médiane entre les passionnées de végétaux et fervents amateurs de viandes.

Végétarisme à 80% et omnivore le reste du temps, le flexitarisme prône la diversification alimentaire en consomment de la viande mais pas à tous les repas, ni même tous les jours. Ils recherchent une façon saine de s’alimenter sans se priver et en tirant bénéfice des bienfaits fait de chaque catégorie d’aliments.

Concernant la santé :

1) points positifs

-Meilleur transit (évite les troubles d’estomac, et plus riche en fibre soluble et insoluble) ;

-diminution de maladies comme l’hypertension, diabète et cancer ;

-anti-âge car la viande accélère le vieillissement des cellules ;

– aucune carence car le peu de viande consommée procure assez de vitamine B12.

2) Points négatifs :  

Les séniors doivent avoir un taux de protéine important afin de maintenir leur masse musculaire.

Concernant l’environnement :

Pour l’environnement, être flexitarien n’apporte que des bénéfices. L’élevage est responsable de 18 % des gaz, 70% des déforestations, 70% des prélèvements mondiaux d’eau.

Il faut une tonne d’eau pour faire pousser un kilo gramme de céréales, il faut presque 16 tonnes pour un kilogramme de bœuf.

Exemples : pour le beurre il faut 5000L d’eau,  pour le poulet 3500L, pour le soja 2000L, pour la pomme de terre 900L et pour la pomme 700L. Donc, il est plus avantageux de consommer des produits végétaux.

Régime d’un flexitarien :

-Il privilégie la viande blanche et les poissons ou œufs

-Les fruits et légumes font partie des incontournables

-Les céréales et légumineuses sont associées durant un même repas pour proposer une véritable alternative aux protéines animales.

Céline Ozkan, seconde 6.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’EMC, au CDI, avec M. L. Dumas et les professeures-documentalistes.

 

 

Le véganisme

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Le véganisme est un régime alimentaire bien spécifique qui demande beaucoup d’attention. il  repose sur une alimentation qui doit répondre à des caractéristiques bien précises ; c’est aussi un mode de vie différent des autres régimes alimentaires.

Au niveau alimentaire : il exclut tout ce qui provient de l’animal ou du poisson.

Au niveau vestimentairse, bijoux, accessoires: Pas de vêtements provenant des animaux, de bijoux ou d’accessoires fabriqués à partir de composants d’animaux.

Au niveau cosmétique: Un produit cosmétique végan ne doit pas être testé sur les animaux et ne doit contenir aucun ingrédient d’origine animale, ni avoir induit l’utilisation d’un animal.

Pour le végan, toute forme d’utilisation des animaux, comme l’équitation est contraire au véganisme. Il ne peut également pas posséder d’animaux domestiques ou de compagnie. Les végans s’opposent aux loisirs utilisant des animaux comme dans les zoos, les aquariums ou les cirques.

Les végans prennent des compléments alimentaires pour réduire les carences en matière de nutrition.

Les effets induits à terme par le véganisme sur les animaux, la santé et l’environnement. 

Animaux : Nous pouvons constater que moins d’animaux sont tués pour être consommés : il y a plus que 150 milliards au lieu de 1100 milliards dans le monde en 2015. Mais, il y a également la manière dont ils sont abattus qui est différente et plus respectueuse. Cela manifeste donc une prise de conscience concernant la cause animale.

 Environnement: Nous pouvons constater que  la population d’arbres détruits ainsi que la pollution des océans est en baisse (recul de la déforestation), mais il y a également moins de rejet de CO2 et de méthane lié au recul de l’élevage.

Le véganisme

Santé : Nous pouvons constater qu’il y a une diminution des maladies cardio-vasculaires, une réduction du diabète et une réduction des cancers de 40 %.

Cependant, les végans sont contraints de prendre des compléments alimentaires comme la B12 pour compenser les huit acides aminés que l’on trouve dans les protéines animales.

Valentine Issautier, seconde 6, travail d’EMC sous la conduite de Mme Dumas.

Qu’est-ce que le végétalisme ?

Qu_est-ce que le végétalisme

Les  végétaliens  ne consomment que  des aliments issus du monde végétal et rejettent la viande, le poisson, les fruits de mer, les produits laitiers, les œufs et autres produits d’origine animale comme le miel.

Les personnes qui ne se limitent pas aux produits alimentaires optent pour le véganisme.

Régime végétalien:

-En quoi constitue l’alimentation végétalienne? 

Les recettes végétaliennes ne sont pas chères. Elles sont copieuses et savoureuses, basées sur des céréales, les légumineuses, les noix, les grains. Le régime végétalien peut être extrêmement économique, car achetés en vrac, les aliments sont à moindre coût.

-Des produits végétaliens dans les supermarchés, épiceries :

Les végétaliens doivent vérifier tous les produits dits végétaux car certains contiennent des protéines animales comme les chips aux goûts variés (cuit au four saveur barbecue bacon qui sont des arômes naturels de poudre de lait et de poulet) ou certains vins qui contiennent de la gélatine, de l’ichtyocolle (vessie de poisson) ; certains alcools ou spiritueux contiennent des ingrédients comme de la cochenille (colorant alimentaire provenant de coquilles d’insectes)

-Protéines dans les végétaux suffisantes :

On trouve aussi assez de protéines dans les légumes pour satisfaire nos besoins en protéines par jour (soit 56 à 91 par jour pour un homme et 46 à 75 pour une femme). Par exemple, dans les épinards, il y en a 5 grammes, les lentilles sont à 18 grammes.

Un excès de protéines, à savoir de protéines animales, peut être nocif pour la santé.

Les suppléments alimentaires ne sont pas toujours une nécessité : La vitamine B12 est essentielle pour le fonctionnement du système nerveux et du cerveau, or cette vitamine n’est produite naturellement que dans les aliments de sources animales.

-Changer son assiette, c’est changer le monde?

Les élevages industriels induisent des transports qui contribuent à l’effet de serre. L’engraissement des bœufs est de l’ordre de 40 calories énergétiques de combustibles fossiles pour fabriquer chaque calorie d’un bœuf contre 2,2 calories énergétiques nécessaires à la création des protéines végétales.

Héloïse B.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’EMC, au CDI, avec M. L. Dumas et les professeures-documentalistes.

 

 

Moins de viande dans votre assiette

Moins de viande

La diététicienne de l’établissement, qui a pour charge de valider les menus de la cantine proposés par le chef-cuisinier, est intervenue au sein de la classe de seconde 6.

Le but de cette intervention était de composer le menu de la journée du 20 mars sans protéine animale. Elle nous a expliqué l’importance d’un menu équilibré au sein d’une école ou dans la vie quotidienne.

Dans le cadre de cette journée, notre classe a eu la tâche de concevoir le menu de ce jour particulier. Pour ce faire, la diététicienne nous a détaillé chaque composant d’un repas du self. Afin d’avoir un repas complet et équilibré, chaque élève devrait avoir sur son plateau : une entrée, un plat chaud composé d’un légume ou d’un féculent et d’une viande ou d’un poisson, un produit laitier et un dessert. Ce repas comportera alors les 8 acides aminés nécessaires au bon fonctionnement de notre corps. Une protéine est un assemblage d’acides aminés. Elles sont au nombre de 20 mais 8 sont essentiels c’est-à-dire, que le corps ne sait pas les fabriquer et qu’il faudra donc les apporter à l’organisme par le biais de l’alimentation.

A quoi servent les protéines ?

Essentielles à l’organisme, elles y jouent un rôle structural (au niveau musculaire ou encore cutané) mais sont également impliquées dans de très nombreux processus tels que la réponse immunitaire (anticorps), le transport de l’oxygène dans l’organisme (hémoglobine) ou encore la digestion (Enzymes digestives).

 

Où trouve-t-on des protéines ?

 

– Sources animales : viandes, poissons, crustacés, oeufs, laitage …

Pour 100g de viande, nous aurons un apport protéique d’environ 20g pour la charcuterie, 22g pour la viande blanche et 25g pour le gibier) ;

-pour 100g de poissons, l’apport va de 18 pour le lieu à 25g pour le thon

-pour 100g de crustacés, l’apport sera d’environ 20g ;

-pour 100g d’œufs, l’apport sera de 12g ;

-pour les laitages, l’apport sera différent suivant la forme : frais 8g contre 29g pour les fromages à pâtes sèches.

– Sources végétales : oléagineux, céréales, légumineuses, quinoa, chanvre, ortie, graines germées, algues, levure de bière …

 

Pour 100g d’oléagineux (amandes, noix, noix de cajou, noisettes …), l’apport protéique sera compris entre 14g et 20g, le maximum revenant aux amandes.

Pour 100g de céréales, l’apport sera varié, 8g pour le riz et jusqu’à 17g pour l’avoine

Pour 100g de légumineuses (lentilles, pois chiches, pois cassés, haricots secs, haricots mungo …), nous aurons un apport compris entre 18 et 22g.

 

Pour obtenir une protéine complète, il faudra associer 1/3 de légumineuses avec 2/3 de céréales, complètes ou semi-complètes de préférence.

 

  • Composer un repas végétalien : un vrai défi !

 

Le repas sans protéine animale a été, à l’origine, organisé dans le cadre de la journée mondiale sans viande. Elle existe depuis 1985 et a été promulguée par l’association FARM qui milite pour une alimentation sans viande et propose de lutter pour le respect des animaux, la préservation de la planète et l’amélioration de la santé humaine.

Mais Mongré a décidé d’aller plus loin en excluant toute protéine d’origine animale. La confection de ce menu a été très difficile car il a fallu trouver un moyen de remplacer toutes les protéines animales et de retrouver les 8 acides aminés indispensables. De plus, nous avions certaines contraintes : il fallait obligatoirement avoir des légumineuses combinées avec des féculents afin de retrouver les acides aminés contenus habituellement dans la viande et  répartis dans tous les composants du repas. Après avoir proposé plusieurs menus et vérifié qu’ils contenaient tous les éléments, la classe s’est finalement mise d’accord sur un repas.

Cette rencontre avec une diététicienne fut très enrichissante pour nous car elle nous a permis de voir à quel point il est compliqué de composer un menu dans une école et de nous rendre compte de l’importance d’une alimentation saine et équilibrée au quotidien.

Valentine Charpy/ Mariam Kapanadze, éco-déléguées,  seconde 6.

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’EMC de M.L.Dumas

Les déchets du restaurant scolaire

Dans le cadre des animations « Développement Durable » du collège, un groupe d’éco délégués qualifiés de recycleurs est chargé du ramassage régulier des corbeilles à papier de l’ensemble de l’établissement (collège, lycée, bureaux). Au self, ponctuellement, 3 à 4 fois par an,  ce même groupe aide au tri des déchets alimentaires et plastiques avec une sensibilisation au gaspillage et au recyclage.

En effet, trop de nourriture reste dans les plateaux et donc est jeté ! Beaucoup de contenants (pots de yaourts) sont pour l’instant incontournables.

Les journées « zéro déchet » présentent des résultats encourageants mais variables en fonction de la composition des menus et de la quantité servie dans les assiettes.

Date Nombre de plateaux Déchets alimentaires Déchets plastiques Menu
 

01/02/16

700  

38g/plateau

7kg
Julienne de légumes
Pâtes aux petits légumes
Sauté d’agneau au curry
Saucisses de Toulouse
 

15/03/16

680  

56g/plateau

9kg
Sauté de veau aux épices
Quenelles aux olives
Petits pois au jus
Riz créole
 

01/04/16

350  

23g/plateau

4,4kg
Frites
Haricots verts
Porc à la moutarde
Filet de lieu à la tomate
 

30/05/16

655  

46g/plateau

14kg
Frites
Chipolatas
Gratin de poireaux
Filet de poisson au four
 

18/10/16

« sans sensibilisation »

1250  

37g/plateau

 

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Emincé de volaille aux épices
Filet de lieu au citron
Pommes rissolées
Blettes au jus

L’équipe s’engage à poursuivre ces actions éco citoyennes en 2016-2017.

« Adapter les quantités de nourriture à ses besoins, réaliser un tri plus performant, imaginer des solutions de remplacement au plastique » restent les préoccupations des éco délégués et du personnel de restauration dans le respect de notre engagement E3D.