LA FAIM DANS LE MONDE !

la faim dans le monde

3 millions d’animaux sont tués pour les besoins nutritifs des humains chaque jour. Chaque année, en moyenne 42kg de viande sont consommés par habitant dans le monde, en France, on atteint les 89 kg par habitants. Mais malgré cette énorme quantité de nourriture produite, toujours 2 millions d’individus sont touchés par la sous-nutrition dans le monde.

La question n’est pas : « Faut-il produire plus ? » mais, « Comment mieux répartir la nourriture dans le monde dans le but de réduire le taux de sous-nutrition ?

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La sous-nutrition est un état de manque important de nourriture en rapport à un apport alimentaire insuffisant pour combler les dépenses énergétiques journalières. Elle entraîne des carences nutritionnelles. Chez l’être humain, la sous-nutrition sur une longue durée entraîne des dommages conséquents qui peuvent entraîner à la mort. Chaque jour, trop d’hommes et de femmes à travers le monde peinent à offrir à leurs enfants un repas nutritif. Dans un monde où suffisamment de denrées alimentaires sont produites pour nourrir tout le monde, 815 millions de personnes, soit une personne sur neuf se couchent pourtant l’estomac vide chaque soir. Elles sont encore plus nombreuses, une sur trois, à souffrir d’une forme quelconque de sous-nutrition. L’ONU utilise le terme de « famine » lorsque l’indice de sous-alimentation se situe entre 20 et 40 % de la population totale et que dans le même temps le taux de mortalité dépasse les deux décès par jour pour 10 000 habitants. Nous pouvons constater que le nombre de personnes atteintes de sous-alimentation s’élève à 795 millions d’individus sur la période allant de 2014 à 2016, soit 216 millions de moins que de 1990 à 1992. Si des progrès contre la faim ont été pris en compte, le bouleversement de la sous-alimentation tue encore chaque année trois millions d’enfants de moins de cinq ans et entraîne retards et handicaps. Des progrès furent enregistrés au cours de ces dernières années, mais ils restent encore insuffisants pour éradiquer la faim dans le monde. La sous-nutrition en Afrique, en Asie ou encore en Amérique Latine, est encore très élevée et de nombreuses actions sont à mettre en place pour poursuivre la lutte contre la faim.

Il faut aider ces pauvres gens, nous qui en avons les moyens, nous qui avons le ventre plein. Si nous, les jeunes, nous commençons dès maintenant à aider les hommes en difficulté, nous sauverons également les générations futures. Pour cela, donnons un peu d’argent, un peu de notre temps, manifestons, signons des pétitions pour demander aux gouvernements du monde d’ offrir leurs excédents agricoles, qui coûtent cher à conserver, aux pays en difficulté. Ce qui permettrait de sauver des milliers voir même des millions de vie. Luttons ensemble, mes amis, parce que  » Manger à sa faim est le premier des droits de l’être humain  » et peut-être qu’un jour, nous pourrons vivre dans un monde meilleur !

Lyna Lamraoui, Agathe Lorin, Lilou Benoît, Jade Paingat et LouGuilbaud, seconde 4

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

 

Dans la peau de vos repas

Dans la peau de vos

En France, 3 000 000 d’animaux sont tués chaque jour dans les abattoirs. Même si certains sont élevés en plein air, la majorité ne l’est pas. Derrière les prairies fleuries que nous montrent les grands groupes de distribution se cachent des procédés révoltants, dignes des camps de concentration.

          De toute l’histoire de l’humanité, jamais la race animale n’a été aussi mal traitée, car la majorité des éleveurs ne parlent même plus d’animaux, comme nous l’a prouvé Daniel, l’unique éleveur de porcs en production intensive qui a accepté d’être interviewé par France 2 (*). Ses deux seuls mots d’ordre : « production » et « rendement ». Et en effet, 95 % des porcs et 99% des lapins passent leur existence dans des cages.

Les performances de production passent par une sélection génétique des animaux et  par une utilisation d’antibiotiques inutiles, qui rendent les bactéries résistantes. Les porcelets subissent des opérations appelées « soins », consistant à couper leur queue, leurs testicules et à limer leurs dents afin qu’ils ne se blessent pas entre eux. Mais leurs comportements agressifs sont anormaux car causés par le stress et l’ennui. Les poules aussi se font limer le bec pour éviter qu’elles ne se piquent entre elles.

Le poulet est l’un des animaux le plus consommés en France, mais c’est surtout notre pays qui est le premier producteur de viande de poulet en Europe avec 830 millions de poulets par an. Ces pauvres volatiles, qui sont des animaux vifs et curieux, sont enfermés et entassés dans des hangars sans fenêtre ni perchoirs. La règle est simple : 20 poulets par m² !

Concernant les poissons, on en pêche dix fois plus par an, dans le monde, qu’il n’y a d’étoiles dans notre galaxie, soit 1 000 milliards de poissons. Cela est essentiellement dû à la modernisation des bateaux sur le plan technologique. Malheureusement, aucune loi de protection animale n’existe sur la manière dont les poissons sont capturés, élevés ou mis à mort. La grande conséquence de la pêche industrielle est que les poissons capturés sont trop jeunes ou sont des espèces non-désirées comme les dauphins, tortues etc. ce qui empêche la reproduction de certaines espèces. Heureusement, des associations comme WWF agissent pour éviter la disparition totale des espèces mais les chiffres restent alarmants car l’extinction actuelle, provoquée par les activités humaines, est comparable à une crise biologique majeure puisque d’ici à 2050, on considère que 25 à 50 % des espèces auront disparu, y compris dans les océans.

Tous concernés

Les vaches sont aussi touchées aussi bien pour leur chair que pour leur production laitière avec 8600 litres par an soit 10 fois plus que les demandes des veaux. Cette surproduction provoque les mammites, des inflammations des pis. Elles subissent aussi des inséminations pour la fécondation, En résumé les petits sont séparés de leur mère à la naissance. Les femelles sont gardées en tant que vaches laitières mais les mâles, ayant peu de valeur marchande, sont envoyés à l’abattoir ou exportés à l’étranger.

Mais ce qui nous a le plus marqués, c’est l’âge auquel tous ces animaux sont abattus, comparé à leur espérance de vie naturelle : un poussin est tué à 1 jour, les poulets à 10 semaines maximum et les poules pondeuses à 16 mois alors qu’ils peuvent vivre 8 ans ; une vache laitière est tuée à 5 ans et un bœuf élevé pour la viande à 1 ou 2 ans alors que ces bovins peuvent vivre 20 ans ; un cochon d’élevage ne vivra que 6 mois au lieu de 15 ans ; et cela est la même chose pour les dindes, canards, veaux, agneaux, poissons…

Dans la peau de vos 2

Voilà les conséquences de notre consommation excessive de viandes et poissons, bien au-dessus de nos besoins, qui doit nous faire réfléchir à nos achats et notre alimentation.

Arthur Coquerelle, Mathieu Macarez et Clément Desberg

Cet article a été réalisé dans le cadre des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec C. Lecocq Hubert, professeur documentaliste.

(*) Nous avons vu quelques extraits du documentaire, Une vie de cochon, diffusé le 12/11/2013 sur France 2 – https://www.youtube.com/watch?v=87bn2s5NxDs

 

 

 

Tout est-il bon dans notre alimentation ?

Tout est il bon

 Dans le cadre des cours d’éducation civique, la classe de 2°4 a eu l’opportunité d’assister à une conférence traitant de l’alimentation et du bien-être animal. Dominic HOFBAUER, membre de l’association L214, est intervenu auprès de notre classe pour témoigner et sensibiliser les élèves sur la condition animale. En effet, l’élevage intensif concerne 95 % des animaux qui sont la base de notre alimentation, mais ce type d’élevage fait passer les problématiques financières avant la préoccupation du bien-être animal. Globalement, les conditions de vie des animaux ne sont pas en leur faveur. La plupart des éleveurs ne peut pas prendre en compte  la sensibilité des animaux à cause de notre demande trop importante de viande pas chère.

Nous sommes nombreux à consommer quotidiennement de la viande, mais comment est-elle vraiment produite ? Devons-nous changer notre alimentation pour mieux respecter les droits des animaux ?

Les animaux, des êtres sensibles

Le nom de l’association L214 est tiré de l’article L214 du code rural de 1976 qui stipule que tout animal est un être sensible et que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Déjà en 1789 le philosophe anglais Jeremy Bentham réfléchissait sur la notion de droit universel, pour lui : « la question n’est pas « peuvent-ils raisonner ? » ou « peuvent-ils parler ? » mais « souffrent-ils souffrir ? ». Depuis quelques temps, l’éthologie se développe. Cette science étudie le comportement animal dans son milieu. De plus, certaines expériences ont été menées sur des animaux en captivité. L’intervenant nous a montré une vidéo d’une femelle gorille prénommée Koko. Sa soigneuse lui a appris la langue des signes, et elle est à présent capable de communiquer avec les hommes. Le public retient surtout un passage marquant de la vie de Koko. Elle s’était liée d’affection avec un chaton qui est mort. Lorsque sa soigneuse lui a appris la nouvelle Koko a exprimé ses sentiments (tristesse, douleur etc.) par la langue des signes. Cet exemple, mais il en existe beaucoup d’autres, tend à montrer que les animaux sont des êtres sensibles, capables d’empathie envers d’autres espèces.

Conditions d’élevage

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Les animaux d’élevage vivent toujours, pour la plupart, dans des conditions extrêmes. L’élevage le plus important en France est l’élevage de cochons et on sait que 95 % des cochons sont élevés en élevage hors-sol. Ils sont confinés dans des bâtiments agricoles, dans des cages où ils peuvent à peine se mouvoir et ne connaitront jamais la vie à l’extérieur. Dès la naissance, ils vivent dans des conditions intolérables. On coupe la queue des porcelets à vif et on leur meule les dents afin d’éviter tout risque de cannibalisme dû à l’ennui, conséquence du confinement extrême. Leur vie est très courte, à l’âge de 6 mois, ils sont envoyés à l’abattoir. La réglementation européenne interdit que les animaux soient conscients au moment de leur exécution mais autorise des exceptions liées au culte religieux. En France, l’abattage conventionnel consiste à étourdir l’animal par un procédé mécanique, électrique ou gazeux afin de le plonger dans un état d’inconscience avant de l’abattre par un coup de couteau à travers la gorge. Cette règle a été instaurée par le décret du 16 avril 1964, et étendue aux volailles et lapins en 1970.

Cependant, il existe des dérogations pour des abattages rituels qui ne prévoient pas d’étourdissement, notamment les techniques d’abattage dans l’islam et le judaïsme, afin de produire une viande halal (islam) ou casher (judaïsme).

Mr HOFBAUER nous a également expliqué que la France compte aujourd’hui 960 abattoirs qui tuent environ 3 millions d’animaux par jour, ce qui équivaut à 1 milliard d’animaux par an. En moyenne, un français mange 89 kg de viande par an.

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Cette citation de l’auteure afro-américaine Alice Walker dénonce la maltraitance animale : « Les animaux du monde existent pour leur propre raison. Ils n’ont pas été créés pour les humains, pas plus que les noirs pour les blancs, ou les femmes pour les hommes ». On néglige la vie et les intérêts des animaux, c’est une forme de discrimination qu’on appelle le spécisme.

Problèmes liés à l’élevage

En outre, on nous a présenté les problèmes liés à l’élevage intensif tel que la sélection génétique qui a pour but d’augmenter la production des animaux mais réduit leur espérance de vie : à force de subir cette production intensive les animaux n’arrivent plus à suivre le rythme et sont envoyés à l’abattoir (par exemple les vaches laitières qui produisent 8600 litres par an sont envoyées à l’abattoir dès l’âge de 5 ou 6 ans). Pour cette sélection génétique les animaux sont fécondés par insémination. D’autres problèmes environnement liés à l’élevage intensif se posent comme la déforestation ou la pollution car l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre.

Des solutions alternatives

Il existe un autre type d’élevage qui respecte mieux les besoins des animaux et se développe de plus en plus en France : l’élevage extensif. Il existe aussi des refuges pour animaux qui pour certains ont été créés par d’anciens éleveurs, ou par des associations comme la SPA.

Une nouvelle alimentation

Toutefois, 67 millions d’animaux terrestres sont tués chaque année, c’est presque 10 fois la population humaine ! Ne pouvons-nous pas trouver d’autres façons d’alimenter la population mondiale ? En sachant qu’en donnant 3 à 10 kg de végétaux aux animaux, on fait 1 kg de viande, on constate que les productions de céréales sont utilisées pour nourrir les animaux d’élevage alors qu’une partie de la population mondiale souffre de la faim. A la suite de ce constat, une nouvelle alimentation se développe. De plus en plus de personnes adoptent une pratique végétarienne, voire vegan. C’est-à-dire qu’ils bannissent toute alimentation d’origine animale. On remarque le développement de cette pratique dans les supermarchés car les grandes marques développent des aliments à base de végétaux (steaks, lait, …). Ce mouvement est soutenu par des stars comme Serena Williams (joueuse de tennis), Mike Tyson (boxeur), Natalie Portman (actrice dans Star Wars), Peter Dinklage (Game of Thrones) ou encore Pink, qui se sentent concernés par ce sujet et montrent que tout le monde peut changer d’alimentation.

Cette conférence nous a permis de comprendre l’importance qu’il y a à choisir son alimentation. Chacun peut participer à sa manière à la protection des droits des animaux en consommant par exemple des produits provenant d’une agriculture biologique (où les animaux vivent dans de meilleures conditions), ou en réduisant notre consommation de viande.

Héloise Senechal, Amélie Kraska, Céline Riou, Capucine Béthune et Julie Cahurel.

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

La nouvelle arche de Noé : Des refuges contre l’exploitation animale

 

La nouvelle arche

Des hommes au service des animaux : un désir d’en finir avec le « spécisme »

Depuis de nombreuses années, beaucoup d’ONG ont été fondées pour protéger, recueillir, ainsi que s’occuper des animaux délaissés et sortis de l’industrie. On peut, par exemple, noter la 1ère SPA créé en 1824, preuve que le bien-être animal était déjà au cœur des pensées du 19ème siècle. Cette protection animale s’étend à présent dans le monde entier, au travers également des courants « végétarien »ou encore « vegan », dont le but est de se défaire de tout ce qui peut faire souffrir l’animal. Ces organismes s’appuient sur le fait que ces animaux sont, tout comme nous, des êtres doués de sentiments et d’une réelle sensibilité. De plus en plus d’individus commencent à contester les traitements que subissent ces « bêtes » d’élevage. On peut d’ailleurs noter que le mot  « bête » est aussi, dans le langage courant, une personne stupide.

La Loi 214 de 1976 demeure une des rares barrières de protection, forçant les propriétaires à respecter certaines règles : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». Cette loi a notamment donné le nom à la Fondation L214, venue nous présenter son combat lors d’une conférence qui a eu lieu au CDI le 23 Mai 2018. Nous nous étions auparavant documentés, notamment grâce à une exposition sur l’alimentation, présente au CDI.

3 millions d’animaux abattus chaque jour en France. La grande majorité n’avait alors même pas vécu un cinquième de son existence.

Des queues de porcelets coupées, des petits arrachés à leur mère, des poussins vivants broyés, quinze poules par mètre carré

Savez-vous vraiment ce que vous mangez ? Etes-vous des consommateurs éclairés ? Connaissez-vous la différence entre l’élevage intensif et l’élevage expansif ?

Nous avons également appris que l’industrie alimentaire a de nombreuses conséquences non négligeables sur l’environnement car il faut abreuver les animaux, mais surtout les nourrir avec beaucoup de céréales et légumineuses. Il en faut 3 à 10kg pour produire un seul et unique kilogramme de viande alors que 800 millions d’hommes souffrent de malnutrition dans le monde ! Si les pays développés réduisaient de moitié leur consommation de viande, il serait alors possible de nourrir 2,2 millions d’enfants à l’échelle internationale.

De plus, la production de céréales ainsi que l’agriculture en générale nécessite une grande consommation d’eau. Il faut 1500 litres d’eau pour produire un steak de 100g.

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Enfin, nos techniques actuelles d’élevage demandent de la place, ce qui contribue à la  déforestation. Or, nous savons que les végétaux nous assurent un oxygène au quotidien et nous en avons besoin. Aussi ces exploitations animales sont responsables de 14,5% des émissions de CO2. Il faut également ajouter à cela les engrais utilisés pour les cultures destinées aux bovins, les déjections des animaux en captivité, qui engendrent un effondrement progressif de l’écosystème en polluant la terre.

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Ces chiffres et faits ont engendré la réaction de personnalités. On trouve parmi elles, des auteurs comme Alice Walker, féministe engagée, qui écrit : « Les animaux du monde existent pour leur propre raison, ils n’ont pas été créés pour les humains, pas plus que les blancs pour les noirs ou les femmes pour les hommes. ».

De plus, l’éthologie, la science étudiant les comportements des animaux dans leur milieu, découvre chaque jour que les animaux sont comme des êtres doués de forme d’intelligence et de sensibilité.

Enfin, des associations se sont développées comme la Fondation L214, afin de prévenir, dénoncer et espérer enrayer cette maltraitance animale et les problèmes qui en résultent. Informer les individus, comme lors de cette conférence donnée à Mongré, est essentiel car nous devons tous savoir ce qu’il y a dans nos assiettes.

Nous pouvons déjà veiller au choix de notre alimentation au quotidien en choisissant des produits labellisés AB. Tous les produits biologiques ont également un impact bien moindre sur l’environnent et sont à privilégier (meilleur traitement des animaux, meilleure qualité des produits…). De plus, nous pouvons réduire notre consommation de viande. L’État lui-même tente de mettre en place plus de repas végétariens dans les cantines afin de sensibiliser les plus jeunes et réduire les problèmes de santé liés à une consommation excessive de viande.

Oui mais comment nous détacher de nos habitudes ?

Osons goûter de nouvelles créations pour le futur ! Insectes pour les plus proches de la nature, ou viande végétale pour les curieux, les solutions sont multiples et variées !

En bref, il est préférable d’avoir de l’éthique pour remplir son assiette !

 

Mathilde Decitres, Apolline Bely Clara Theuillon, Florian Arbane et Ilan Gouspy

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

 

 

 

 

Halte au gaspillage alimentaire ! Mongré se mobilise 

Depuis 1983, l’association  Terargir,  membre-fondateur de la Foundation  for Environmental   Education(FEE), présente dans 75 pays à travers le monde, accompagne les acteurs de la société dans leurs projets de développement durable. Elle  est à l’initiative de 6 programmes et labels : Pavillon Bleu, Eco-Ecole, Clef Verte, La Journée internationale des forêts, Jeunes Reporters pour l’Environnement et le Stockholm Junior Water Prize.

Le programme Jeunes Reporters pour l’Environnement   s’adresse aux jeunes de 11 à 18 ans ainsi qu’aux étudiants. Il s’applique au scolaire, à l’extra scolaire (centres d’animation et de loisirs, services jeunesse des communes, accueils périscolaires, conseils municipaux des jeunes), aux universités, grandes écoles, associations étudiantes, etc.

C’est  un programme international développé dans 34 pays à  travers le monde qui a pour but de sensibiliser les jeunes au développement durable par la pratique du journalisme.

Il aborde ces enjeux de façon concrète et positive, dans l’esprit du « journalisme de solutions », également appelé « journalisme d’impact ».

Les reportages peuvent prendre la forme d’un article, d’une vidéo, ou d’une émission de radio.

Les projets présentés au Jury doivent s’inscrire dans l’un ou plusieurs des objectifs de développement durable définis en 2015 par les pays membres de l’ONU :

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Source : teragir.org

Le thème de l’année à Mongré étant « Nourrir les hommes », nous avons inscrit notre reportage  dans l’objectif 12 –consommation et production responsables-.  Il est en ligne sur ce site dans la rubrique « vidéos ».  A l’issue des délibérations du jury,  notre  reportage  se classe au 4ème rang parmi les 16 vidéos reçues cette année.

Pauline Maire (T.ES2), Juliette Garnier (T.ES1), Louise Ducroux (T.ES1), Justine Cremilieu (1.L), éco déléguées.

Les moissons du futur

les moissons

Le monde vit une triple crise : économique, alimentaire et énergétique. La question alimentaire n’est pas encore résolue à l’échelle planétaire. Quelles solutions peuvent être envisagées pour renouer avec une agriculture durable, respectueuse du vivant et de l’environnement ? Afin de découvrir des solutions possibles à la crise alimentaire, Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l’agroécologie dans différents points du globe.

Le tour du monde de Marie-Monique Robin débute au Mexique, où elle rencontre deux paysans locaux, pratiquant la technique du Milpa, qui est considérée comme l’un des modèles les plus accomplis de l’agroécologie.

L’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de productions qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle vise à diminuer les pressions sur l’environnement (réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles.

Quant à la technique du Milpa, elle consiste à semer en même temps des graines de maïs, de haricots et de citrouille. Le maïs sert de tuteur aux haricots, le haricot fixe l’azote de l’air et l’apporte ensuite au maïs. Les feuilles de citrouille font de l’ombre sur le sol et permettent, de ce fait, de conserver l’humidité. Les agriculteurs obtiennent donc des parcelles en parfaite santé, et les résultats sont meilleurs. Dans le système de la Milpa, les « mauvaises herbes » n’existent pas ; car, même les plantes sauvages qui poussent au milieu des cultures ont de multiples fonctions, comme par exemple, nourrir les animaux. Les animaux produisent du fumier, qui entretient la fertilité du sol. Ce système de la Milpa fonctionne en circuit fermé, c’est pourquoi il est considéré comme durable et il ne dépend pas du marché extérieur. Il permet à ces agriculteurs d’être autosuffisants. Comme ce système entraîne une grande diversité d’aliments pour les insectes, ceux-ci s’attaquent un peu au maïs, un peu aux haricots, aux citrouilles et aux herbes qui poussent dans la parcelle mais ils ne représentent donc jamais un réel problème !

La deuxième étape de l’enquête se déroule au Malawi, un pays de quinze millions d’habitants, où la moitié de la population vit dans un état de pauvreté extrême avec un revenu inférieur à un euro par jour. En 2007, le gouvernement a lancé un vaste programme d’agroforesterie, considérée comme une expérience d’agroécologie réussie. Les sols du Malawi sont très pauvres en azote et en phosphore (aliments les plus importants pour la production agricole). C’est pourquoi, ils ont décidé de développer l’agroforesterie, car c’est un moyen d’augmenter la fertilité des sols. Ce système consiste à planter un arbre utilisé comme engrais (ici le gliricidia) autour de leurs cultures, mais aussi en alternance avec les plants de maïs. L’opération d’enfouissement doit être répétée trois fois par an. L’agroforesterie a rendu les terres fertiles et a résolu les problèmes de récoltes qu’elle rencontrait avec l’utilisation des engrais chimiques lors des périodes de sécheresse, le gliricidia permettant de conserver l’humidité. Pour cette technique, on peut utiliser des arbres qualifiés de « fertilisants » : ils ont la capacité de fixer l’azote et sont capables d’améliorer immédiatement la fertilité des sols. Les rendements sont alors multipliés par deux ou par trois. Ce système permet aux agriculteurs du Malawi de ne pas souffrir de la famine et de vivre décemment. Le centre mondial d’agroforesterie a été créé à Nairobi, au Kenya, en 1977.

La dernière étape de ce tour du monde est l’Allemagne, où deux agriculteurs biologiques exploitent une ferme de trente-trois hectares aux portes de la Forêt Noire.

Ils pratiquent ce que l’on appelle les « techniques culturales simplifiées ». Ils ne labourent plus leurs champs, ils n’utilisent jamais d’engrais chimiques ni de compost, mais nourrissent leurs sols avec un couvert végétal permanent considéré comme un engrais vert. Ils pratiquent enfin le « semi-direct » ; en mai, ils sèment du soja au milieu des plants de trèfle et de seigle. Ils travaillent le sol le moins possible, car chaque préparation du sol perturbe la vie microbiologique de la terre.

Le seigle fabrique beaucoup de matière sèche, et donc de carbone ; le trèfle est une légumineuse, qui fixe l’azote de l’air. C’est donc un alliage de plantes qui se complètent parfaitement et qui a différentes fonctions, comme celle de protéger le sol. Avec ce système, les rendements de soja sont similaires à ceux du soja conventionnel.

L’agriculture biologique entraîne une réduction de 45% de la consommation d’énergie et de 40% des émissions de gaz à effet de serre. Pendant les périodes de sécheresse, les récoltes des agricultures biologiques sont supérieures à celles des agricultures conventionnelles. Grâce à ce système et donc à la réduction des coûts de production, les agriculteurs biologiques de la Forêt Noire économisent cinq-cents euros par hectare et par an.

Le principal obstacle à une conversion massive vers l’agriculture biologique est l’énergie trop bon marché. Le jour où le prix de l’énergie augmentera et où l’agriculteur conventionnel ne pourra plus payer les entrées chimiques, il sera obligé de se tourner vers l’agriculture biologique.

De plus, les fournisseurs d’intrants chimiques n’ont aucun intérêt à ce que l’on enseigne aux agriculteurs comment se passer de ce qu’ils produisent et de ce qu’ils vendent.

Pour conclure, les agriculteurs auraient tout intérêt à passer à une agriculture durable comme l’agroécologie, avec ses différents systèmes, selon le climat et les ressources de chaque pays. Cette conversion réglerait de nombreux problèmes alimentaires dans le monde.

 

Alycia Bessaud, Seconde 3. Cet article a été rédigé dans le cadre du cours de géographie de Mme Dumas.

 

Regards sur nos assiettes

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Réflexions à la suite de la projection de ce documentaire

pédagogique et humaniste

Le comité de pilotage du développement durable s’est réuni le jeudi 14 septembre pour définir les grandes orientations de l’année et les temps forts prévus à l’échelle de l’établissement. Le thème « Nourrir les hommes », a été validé dans le cadre du projet ERASMUS+  et comme projet fédérateur à l’échelle de l’établissement.

En introduction à une année de réflexion et d’actions liées à ce thème de l’alimentation,  nous, les éco-délégués de 1ère et de Terminale avons été conviés à la projection du documentaire  Regards sur nos assiettes,  réalisé en 2010 par le documentariste Pierre Beccu à partir d’une enquête menée par six étudiants en géographie et ingénierie d’espace rural de Poisy, en Haute-Savoie. Nous  avons été surpris  d’apprendre que deux d’entre eux étaient d’anciens élèves et éco-délégués de Mongré !

Leur projet consistait à regarder « au fond de leur assiette » pour étudier les impacts de notre consommation alimentaire sur la santé, l’économie, le social, l’environnement. et se poser les questions suivantes : Que mettons nous dans notre assiette ?  Est-ce que nous avons une alimentation saine ? Quelle est l’origine des produits que nous consommons quotidiennement  et qui font-ils vivre ? Quelle est la relation entre ce que nous mangeons et l’environnement ?

L’enquête montre des expériences de production et de distribution viables économiquement,  et qui vont dans le sens d’une valorisation globale du territoire et de ses acteurs, chacun d’entre eux ayant un objectif précis, équitable et  responsable :

« Nous, on ne vend que des choses qu’on peut produire en cette saison  »  affirme Agnès Prieur, maraîchère chez Gaec Bouquet Savoyard à Sévrier.

« On a réussi à mettre en place des circuits courts avec des producteurs locaux dans le cadre des marchés publics »,  explique Dominique Vincent, responsable de la cuisine centrale municipale d’Annecy. Il nous apprend que les tomates de supermarchés, donc issues d’un circuit long, ne rapportent à l’agriculteur que 30% de leur prix, contre 95%,   si elles sont vendues sur le marché local, issues cettefois du circuit court.

« Ce qui m’a vraiment séduite dans les AMAP, c’est la relation avec les gens, leur envie de comprendre notre travail »  souligne Odile Hameau, maraîchère d’AMAP Potager Balmontin à Balmont.

« C’est pas le pain qui est mauvais, c’est la manière dont on le produit. On a plus changé les semences en 50 ans qu’en 12 000 ans d’agriculture, constate Paul Rochet, boulanger au Fournil des Eparis à Viuz-la-Chiesaz.

Ce documentaire nous a fait prendre conscience de notre responsabilité et de notre pouvoir de consommateurs. Si nous voulons améliorer notre alimentation, mangeons des produits dont nous connaissons l’origine, issus du commerce local et  équitable ! Et si nous voulons améliorer la qualité de vie des agriculteurs et des producteurs locaux, achetons leurs produits !

En conclusion, cette critique de Cécile Mury parue dans Télérama lors de la sortie en salle le 12/09/2015 :

« Ils sont six étudiants… en géographie. Et pourtant, ils ont mené l’enquête comme de vrais policiers, sous la houlette bienveillante du documentariste Pierre ­Beccu. Arpentant les circuits qui mènent de l’agriculture à nos cuisines. En Savoie, leur région d’origine, ils sont plus précisément allés à la rencontre de tous ceux, éleveurs, boulangers, restaurateurs et paysans, qui luttent pour réinventer d’autres pratiques alimentaires et économiques, aux antipodes du modèle industriel dominant. Pédago, vivant et humaniste, le film détaille avec pertinence les nombreux enjeux de cette aventure « bio » : nos papilles, notre santé, notre manière de vivre ensemble. Un plat de résistance très politique ».

Mariam Kapanadze, éco-déléguée de 1L.

 

 

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