Tout est lié, tous reliés

IMG_5977.JPG

Mercredi 3 octobre, les 74 éco-délégués du collège et du lycée, accompagnés d’une quinzaine d’adultes de l’établissement se sont rendus au Domaine Lyon Saint-Joseph à Sainte-Foy–les-Lyon aux Assistes Laudato Si’ « pour la sauvegarde de notre maison commune ».

Cette manifestation organisée par le Diocèse de Lyon et sous-titrée « Tout est lié, Tous reliés » avait en effet pour thème l’écologie humaine : un temps d’échanges et de découvertes sur nos habitudes de consommation et l’occasion de mener une réflexion sur l’écologie intégrale afin de s’ouvrir à de nouvelles perspectives pour préserver notre planète.

Tout au long de la journée, chacun a pu profiter d’un programme riche et varié, adapté à tous les âges : associations, parents, élèves, enseignants, entreprises étaient réunis pour écouter ou transmettre leur vision de l’écologie, de la solidarité, de notre place  et de notre rôle dans le monde d’aujourd’hui et de demain.

Un espace était consacré aux éco-projets d’établissements scolaires : l’occasion de découvrir des initiatives originales et inspirantes menées par des collégiens et lycéens,  comme un projet d’aide au Honduras, la fabrication d’ordinateurs à partir de pièces récupérées sur des PC usagés, l’installation de nichoirs labellisés par la LPO, la création d’une éco cité… Les éco-délégués de Mongré présentaient, eux, leur travail autour des ruches.

De nombreuses associations exposaient aussi leurs projets et leurs actions. Nous avons noté en particulier l’existence d’ESDES Inter Générations à Villefranche, qui proposera un spectacle prochainement,  mais aussi Zéro Déchet, Anthropologia, Anciela

Le Forum Eco Start-up a permis de découvrir des initiatives originales : trousses réalisées par des femmes burkinabées en tissu et plastiques recyclés, camion épicerie bio, entreprise de remise en service des ordinateurs usagés…

Nous avons assisté le matin à une conférence sur le miel, l’après-midi au forum étudiant sur le thème : « Qu’est-ce que je fais là ? » et le partage d’expériences individuelles et collectives, ainsi qu’au débat « Les projets technologiques nous rendent ils plus humains ? » et au concours d’éloquence sur le thème : « Toute évolution est-elle un progrès ? ».

Des séances d’éco cinéma étaient proposées avec, entre autres,  la projection de 2 documentaires : Demain de Mélanie Laurent et Cyril Dion puis Et les Mistrals Gagnants réalisé par Anne-Dauphine Julliand.

Chacun d’entre nous a participé aux nombreux ateliers créatifs et animations proposés : fabrication de thé, animations culinaires, art et recyclage, plantation de jeunes pousses, démonstration de chien guide d’aveugle, initiation au secourisme, parcours sportif, jeux coopératifs…

Et bien sûr nous avons écouté le concert des chorales auquel participaient Les Petits Chanteurs de Mongré avec deux autres chorales de Lyon.

A midi, nous avons déjeuné dans le parc et découvert plusieurs foodtrucks proposant des repas, des produits et boissons bio et locaux.

Ce fut donc une journée à la fois festive, conviviale et passionnante. Nous avons pu longuement échanger avec des personnes qui agissent pour changer notre regard sur le monde et nos habitudes de consommation.

Nous avons pris conscience que la situation actuelle ne permet plus d’esquiver la question de l’écologie et donc du rôle central que l’Homme joue dans l’environnement. Il devrait être clair pour chacun d’entre nous que nos liens sont bien plus essentiels que nos biens.

Nous en sommes revenus riches de nouvelles rencontres, d’initiatives et de ressources à  partager et à concrétiser !

Nous remercions tous les professeurs qui nous ont accompagnés.

Les éco délégués du lycée

Cet article a été écrit collectivement dans le cadre de la journée de formation des éco délégués, encadrée par Mme Dumas et Crouzier, professeures d’histoire-géographie, Mmes Clément et Novales, documentalistes.

Fairtrade, Fair For Life, FSC… des labels, pour qui et pourquoi ?

Prêtez-vous attention à ce que vous achetez ? Qu’est ce que consommer équitable pour vous ? Regardez-vous les labels présents sur vos achats avant de les régler en caisse ? Et savez-vous vraiment ce qu’ils signifient ?

Dans le cadre du projet Erasmus+, les élèves ont été reçus avec leurs homologues belges sur le campus d’Efeuweg à Berlin.  Cette année,  la thématique transversale était « Nourrir les hommes ». Un atelier  sur le commerce équitable animé par une association locale nous a été proposé. Il s’agit d’une coopérative d’agriculteurs dont la  rémunération reste la même malgré la fluctuation des prix.

Commençons par définir le commerce équitable : c’est un système d’échange favorisant des producteurs autochtones de pays exportateurs en voie de développement, leur offrant un salaire plus juste par rapport à leurs productions. En Europe, certains sigles présents sur nos produits de consommation prouvent leur appartenance à ce système. Lors de l’atelier, nous avons été sensibilisés à la multiplicité des labels et à leur spécificité.

Car aussi responsable soit-il, le consommateur a tendance à se perdre facilement au milieu de ces sigles…

Voici donc trois labels qui nous ont été présentés et qui, bien que leurs démarches soient assez proches, bénéficient de caractéristiques propres :

En premier lieu, l’un des plus connus : Fairtrade/Max Havelaar, mouvement mondial d’origine néerlandaise, regroupe des ONG et représentants de producteurs présents dans 30 pays consommateurs. Le label reprend le nom d’un héros de roman anticolonialiste du 19ème siècle très célèbre aux Pays-Bas, Max Havelaar ou les ventes de la compagnie commerciale des Pays-Bas, d’Edouard Douwes Deckker, dit Multatuli, du latin « j’ai beaucoup souffert ». C’est l’un des premiers mouvements,  né en 1988, qui s’est inspiré de démarches qui ont vu le jour dès les années 1950. Il respecte simplement les conditions du commerce équitable et donne l’occasion aux producteurs de devenir les acteurs du marché à part entière. Il est présent auprès des consommateurs de 140 pays en Europe, au Japon, aux Etats-Unis, au Mexique, en Australie…

Ensuite, l’association Fair For Life, un programme de labellisation de produits pour le commerce équitable et les filières responsables : elle est  moins connue que Fairtrade, mais a autant d’exigences vis-à-vis des producteurs : respect des droits de l’homme et des conditions de travail dignes ; respect des écosystèmes et promotion de la biodiversité, de pratiques agricoles durables ; contribution au développement local.

Enfin, le concept du FSC, Forest Stewardship Council, a été inventé  par un groupe de commerçants, d’utilisateurs de bois, des représentants d’ONG environnementales et des droits sociaux lors d’une réunion en Californie en 1990. Leur objectif est une gestion écologiquement appropriée, socialement bénéfique et économiquement viable des forêts, permettant de répondre aux besoins des générations actuelles et futures.

Comme nous pouvons le constater, un simple sigle peut changer l’origine et la qualité de votre consommation.

Quoi qu’il en soit, si le commerce équitable existe, c’est pour aider les agriculteurs qui, dans d’autres régions du monde,  ne sont pas toujours aussi bien rémunérés.

C’est le cas du Costa Rica qui produit 85 à 90 % des ananas nous parvenant. Dans ce pays, plus petit que l’état fédéral de la Bavière, le contraste est flagrant : bien que 5% de la biodiversité se trouve uniquement dans ce pays et que l’indice de développement humain est l’un des plus élevés au monde, il y a beaucoup de monocultures d’ananas qui  contribuent à la majeure partie de l’économie du pays sans pour autant s’accommoder de deux des principaux enjeux du développement durable : social et environnemental.

De plus, la quasi-totalité de la production est tournée vers l’exportation ; par conséquent, les habitants ne peuvent pas en profiter. En outre, les intrants utilisés pour cette culture usent les sols, dégradent l’environnement et menacent la qualité des eaux. De surcroit, les paysans ne perçoivent que 4% du prix final d’un produit  fixé par le marché mondial et non par le pays producteur.

Nous avons ainsi pris conscience de l’importance des sigles : ils nous informent sur les conditions de production, ils impliquent aussi tout un système qui peut permettre de s’engager indirectement dans le  développement durable mondial et d’offrir une vie meilleure à des milliers d’exploitants issus de pays en voie de développement.

Cecilia Roux, 2.3 et Florian Arbane, 2.4

Cet article a été écrit dans le cadre du programme Erasmus+, lors du séjour à Berlin en mai 2018 encadré par Mme Combrichon, professeur d’allemand, et Mme Dumas, professeur d’histoire-géographie.

LA FAIM DANS LE MONDE !

la faim dans le monde

3 millions d’animaux sont tués pour les besoins nutritifs des humains chaque jour. Chaque année, en moyenne 42kg de viande sont consommés par habitant dans le monde, en France, on atteint les 89 kg par habitants. Mais malgré cette énorme quantité de nourriture produite, toujours 2 millions d’individus sont touchés par la sous-nutrition dans le monde.

La question n’est pas : « Faut-il produire plus ? » mais, « Comment mieux répartir la nourriture dans le monde dans le but de réduire le taux de sous-nutrition ?

la faim dans le monde 3

La sous-nutrition est un état de manque important de nourriture en rapport à un apport alimentaire insuffisant pour combler les dépenses énergétiques journalières. Elle entraîne des carences nutritionnelles. Chez l’être humain, la sous-nutrition sur une longue durée entraîne des dommages conséquents qui peuvent entraîner à la mort. Chaque jour, trop d’hommes et de femmes à travers le monde peinent à offrir à leurs enfants un repas nutritif. Dans un monde où suffisamment de denrées alimentaires sont produites pour nourrir tout le monde, 815 millions de personnes, soit une personne sur neuf se couchent pourtant l’estomac vide chaque soir. Elles sont encore plus nombreuses, une sur trois, à souffrir d’une forme quelconque de sous-nutrition. L’ONU utilise le terme de « famine » lorsque l’indice de sous-alimentation se situe entre 20 et 40 % de la population totale et que dans le même temps le taux de mortalité dépasse les deux décès par jour pour 10 000 habitants. Nous pouvons constater que le nombre de personnes atteintes de sous-alimentation s’élève à 795 millions d’individus sur la période allant de 2014 à 2016, soit 216 millions de moins que de 1990 à 1992. Si des progrès contre la faim ont été pris en compte, le bouleversement de la sous-alimentation tue encore chaque année trois millions d’enfants de moins de cinq ans et entraîne retards et handicaps. Des progrès furent enregistrés au cours de ces dernières années, mais ils restent encore insuffisants pour éradiquer la faim dans le monde. La sous-nutrition en Afrique, en Asie ou encore en Amérique Latine, est encore très élevée et de nombreuses actions sont à mettre en place pour poursuivre la lutte contre la faim.

Il faut aider ces pauvres gens, nous qui en avons les moyens, nous qui avons le ventre plein. Si nous, les jeunes, nous commençons dès maintenant à aider les hommes en difficulté, nous sauverons également les générations futures. Pour cela, donnons un peu d’argent, un peu de notre temps, manifestons, signons des pétitions pour demander aux gouvernements du monde d’ offrir leurs excédents agricoles, qui coûtent cher à conserver, aux pays en difficulté. Ce qui permettrait de sauver des milliers voir même des millions de vie. Luttons ensemble, mes amis, parce que  » Manger à sa faim est le premier des droits de l’être humain  » et peut-être qu’un jour, nous pourrons vivre dans un monde meilleur !

Lyna Lamraoui, Agathe Lorin, Lilou Benoît, Jade Paingat et LouGuilbaud, seconde 4

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

 

Dans la peau de vos repas

Dans la peau de vos

En France, 3 000 000 d’animaux sont tués chaque jour dans les abattoirs. Même si certains sont élevés en plein air, la majorité ne l’est pas. Derrière les prairies fleuries que nous montrent les grands groupes de distribution se cachent des procédés révoltants, dignes des camps de concentration.

          De toute l’histoire de l’humanité, jamais la race animale n’a été aussi mal traitée, car la majorité des éleveurs ne parlent même plus d’animaux, comme nous l’a prouvé Daniel, l’unique éleveur de porcs en production intensive qui a accepté d’être interviewé par France 2 (*). Ses deux seuls mots d’ordre : « production » et « rendement ». Et en effet, 95 % des porcs et 99% des lapins passent leur existence dans des cages.

Les performances de production passent par une sélection génétique des animaux et  par une utilisation d’antibiotiques inutiles, qui rendent les bactéries résistantes. Les porcelets subissent des opérations appelées « soins », consistant à couper leur queue, leurs testicules et à limer leurs dents afin qu’ils ne se blessent pas entre eux. Mais leurs comportements agressifs sont anormaux car causés par le stress et l’ennui. Les poules aussi se font limer le bec pour éviter qu’elles ne se piquent entre elles.

Le poulet est l’un des animaux le plus consommés en France, mais c’est surtout notre pays qui est le premier producteur de viande de poulet en Europe avec 830 millions de poulets par an. Ces pauvres volatiles, qui sont des animaux vifs et curieux, sont enfermés et entassés dans des hangars sans fenêtre ni perchoirs. La règle est simple : 20 poulets par m² !

Concernant les poissons, on en pêche dix fois plus par an, dans le monde, qu’il n’y a d’étoiles dans notre galaxie, soit 1 000 milliards de poissons. Cela est essentiellement dû à la modernisation des bateaux sur le plan technologique. Malheureusement, aucune loi de protection animale n’existe sur la manière dont les poissons sont capturés, élevés ou mis à mort. La grande conséquence de la pêche industrielle est que les poissons capturés sont trop jeunes ou sont des espèces non-désirées comme les dauphins, tortues etc. ce qui empêche la reproduction de certaines espèces. Heureusement, des associations comme WWF agissent pour éviter la disparition totale des espèces mais les chiffres restent alarmants car l’extinction actuelle, provoquée par les activités humaines, est comparable à une crise biologique majeure puisque d’ici à 2050, on considère que 25 à 50 % des espèces auront disparu, y compris dans les océans.

Tous concernés

Les vaches sont aussi touchées aussi bien pour leur chair que pour leur production laitière avec 8600 litres par an soit 10 fois plus que les demandes des veaux. Cette surproduction provoque les mammites, des inflammations des pis. Elles subissent aussi des inséminations pour la fécondation, En résumé les petits sont séparés de leur mère à la naissance. Les femelles sont gardées en tant que vaches laitières mais les mâles, ayant peu de valeur marchande, sont envoyés à l’abattoir ou exportés à l’étranger.

Mais ce qui nous a le plus marqués, c’est l’âge auquel tous ces animaux sont abattus, comparé à leur espérance de vie naturelle : un poussin est tué à 1 jour, les poulets à 10 semaines maximum et les poules pondeuses à 16 mois alors qu’ils peuvent vivre 8 ans ; une vache laitière est tuée à 5 ans et un bœuf élevé pour la viande à 1 ou 2 ans alors que ces bovins peuvent vivre 20 ans ; un cochon d’élevage ne vivra que 6 mois au lieu de 15 ans ; et cela est la même chose pour les dindes, canards, veaux, agneaux, poissons…

Dans la peau de vos 2

Voilà les conséquences de notre consommation excessive de viandes et poissons, bien au-dessus de nos besoins, qui doit nous faire réfléchir à nos achats et notre alimentation.

Arthur Coquerelle, Mathieu Macarez et Clément Desberg

Cet article a été réalisé dans le cadre des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec C. Lecocq Hubert, professeur documentaliste.

(*) Nous avons vu quelques extraits du documentaire, Une vie de cochon, diffusé le 12/11/2013 sur France 2 – https://www.youtube.com/watch?v=87bn2s5NxDs

 

 

 

Tout est-il bon dans notre alimentation ?

Tout est il bon

 Dans le cadre des cours d’éducation civique, la classe de 2°4 a eu l’opportunité d’assister à une conférence traitant de l’alimentation et du bien-être animal. Dominic HOFBAUER, membre de l’association L214, est intervenu auprès de notre classe pour témoigner et sensibiliser les élèves sur la condition animale. En effet, l’élevage intensif concerne 95 % des animaux qui sont la base de notre alimentation, mais ce type d’élevage fait passer les problématiques financières avant la préoccupation du bien-être animal. Globalement, les conditions de vie des animaux ne sont pas en leur faveur. La plupart des éleveurs ne peut pas prendre en compte  la sensibilité des animaux à cause de notre demande trop importante de viande pas chère.

Nous sommes nombreux à consommer quotidiennement de la viande, mais comment est-elle vraiment produite ? Devons-nous changer notre alimentation pour mieux respecter les droits des animaux ?

Les animaux, des êtres sensibles

Le nom de l’association L214 est tiré de l’article L214 du code rural de 1976 qui stipule que tout animal est un être sensible et que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Déjà en 1789 le philosophe anglais Jeremy Bentham réfléchissait sur la notion de droit universel, pour lui : « la question n’est pas « peuvent-ils raisonner ? » ou « peuvent-ils parler ? » mais « souffrent-ils souffrir ? ». Depuis quelques temps, l’éthologie se développe. Cette science étudie le comportement animal dans son milieu. De plus, certaines expériences ont été menées sur des animaux en captivité. L’intervenant nous a montré une vidéo d’une femelle gorille prénommée Koko. Sa soigneuse lui a appris la langue des signes, et elle est à présent capable de communiquer avec les hommes. Le public retient surtout un passage marquant de la vie de Koko. Elle s’était liée d’affection avec un chaton qui est mort. Lorsque sa soigneuse lui a appris la nouvelle Koko a exprimé ses sentiments (tristesse, douleur etc.) par la langue des signes. Cet exemple, mais il en existe beaucoup d’autres, tend à montrer que les animaux sont des êtres sensibles, capables d’empathie envers d’autres espèces.

Conditions d’élevage

touts est il bon 3

Les animaux d’élevage vivent toujours, pour la plupart, dans des conditions extrêmes. L’élevage le plus important en France est l’élevage de cochons et on sait que 95 % des cochons sont élevés en élevage hors-sol. Ils sont confinés dans des bâtiments agricoles, dans des cages où ils peuvent à peine se mouvoir et ne connaitront jamais la vie à l’extérieur. Dès la naissance, ils vivent dans des conditions intolérables. On coupe la queue des porcelets à vif et on leur meule les dents afin d’éviter tout risque de cannibalisme dû à l’ennui, conséquence du confinement extrême. Leur vie est très courte, à l’âge de 6 mois, ils sont envoyés à l’abattoir. La réglementation européenne interdit que les animaux soient conscients au moment de leur exécution mais autorise des exceptions liées au culte religieux. En France, l’abattage conventionnel consiste à étourdir l’animal par un procédé mécanique, électrique ou gazeux afin de le plonger dans un état d’inconscience avant de l’abattre par un coup de couteau à travers la gorge. Cette règle a été instaurée par le décret du 16 avril 1964, et étendue aux volailles et lapins en 1970.

Cependant, il existe des dérogations pour des abattages rituels qui ne prévoient pas d’étourdissement, notamment les techniques d’abattage dans l’islam et le judaïsme, afin de produire une viande halal (islam) ou casher (judaïsme).

Mr HOFBAUER nous a également expliqué que la France compte aujourd’hui 960 abattoirs qui tuent environ 3 millions d’animaux par jour, ce qui équivaut à 1 milliard d’animaux par an. En moyenne, un français mange 89 kg de viande par an.

Tout est il bon 2

Cette citation de l’auteure afro-américaine Alice Walker dénonce la maltraitance animale : « Les animaux du monde existent pour leur propre raison. Ils n’ont pas été créés pour les humains, pas plus que les noirs pour les blancs, ou les femmes pour les hommes ». On néglige la vie et les intérêts des animaux, c’est une forme de discrimination qu’on appelle le spécisme.

Problèmes liés à l’élevage

En outre, on nous a présenté les problèmes liés à l’élevage intensif tel que la sélection génétique qui a pour but d’augmenter la production des animaux mais réduit leur espérance de vie : à force de subir cette production intensive les animaux n’arrivent plus à suivre le rythme et sont envoyés à l’abattoir (par exemple les vaches laitières qui produisent 8600 litres par an sont envoyées à l’abattoir dès l’âge de 5 ou 6 ans). Pour cette sélection génétique les animaux sont fécondés par insémination. D’autres problèmes environnement liés à l’élevage intensif se posent comme la déforestation ou la pollution car l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre.

Des solutions alternatives

Il existe un autre type d’élevage qui respecte mieux les besoins des animaux et se développe de plus en plus en France : l’élevage extensif. Il existe aussi des refuges pour animaux qui pour certains ont été créés par d’anciens éleveurs, ou par des associations comme la SPA.

Une nouvelle alimentation

Toutefois, 67 millions d’animaux terrestres sont tués chaque année, c’est presque 10 fois la population humaine ! Ne pouvons-nous pas trouver d’autres façons d’alimenter la population mondiale ? En sachant qu’en donnant 3 à 10 kg de végétaux aux animaux, on fait 1 kg de viande, on constate que les productions de céréales sont utilisées pour nourrir les animaux d’élevage alors qu’une partie de la population mondiale souffre de la faim. A la suite de ce constat, une nouvelle alimentation se développe. De plus en plus de personnes adoptent une pratique végétarienne, voire vegan. C’est-à-dire qu’ils bannissent toute alimentation d’origine animale. On remarque le développement de cette pratique dans les supermarchés car les grandes marques développent des aliments à base de végétaux (steaks, lait, …). Ce mouvement est soutenu par des stars comme Serena Williams (joueuse de tennis), Mike Tyson (boxeur), Natalie Portman (actrice dans Star Wars), Peter Dinklage (Game of Thrones) ou encore Pink, qui se sentent concernés par ce sujet et montrent que tout le monde peut changer d’alimentation.

Cette conférence nous a permis de comprendre l’importance qu’il y a à choisir son alimentation. Chacun peut participer à sa manière à la protection des droits des animaux en consommant par exemple des produits provenant d’une agriculture biologique (où les animaux vivent dans de meilleures conditions), ou en réduisant notre consommation de viande.

Héloise Senechal, Amélie Kraska, Céline Riou, Capucine Béthune et Julie Cahurel.

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

La nouvelle arche de Noé : Des refuges contre l’exploitation animale

 

La nouvelle arche

Des hommes au service des animaux : un désir d’en finir avec le « spécisme »

Depuis de nombreuses années, beaucoup d’ONG ont été fondées pour protéger, recueillir, ainsi que s’occuper des animaux délaissés et sortis de l’industrie. On peut, par exemple, noter la 1ère SPA créé en 1824, preuve que le bien-être animal était déjà au cœur des pensées du 19ème siècle. Cette protection animale s’étend à présent dans le monde entier, au travers également des courants « végétarien »ou encore « vegan », dont le but est de se défaire de tout ce qui peut faire souffrir l’animal. Ces organismes s’appuient sur le fait que ces animaux sont, tout comme nous, des êtres doués de sentiments et d’une réelle sensibilité. De plus en plus d’individus commencent à contester les traitements que subissent ces « bêtes » d’élevage. On peut d’ailleurs noter que le mot  « bête » est aussi, dans le langage courant, une personne stupide.

La Loi 214 de 1976 demeure une des rares barrières de protection, forçant les propriétaires à respecter certaines règles : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». Cette loi a notamment donné le nom à la Fondation L214, venue nous présenter son combat lors d’une conférence qui a eu lieu au CDI le 23 Mai 2018. Nous nous étions auparavant documentés, notamment grâce à une exposition sur l’alimentation, présente au CDI.

3 millions d’animaux abattus chaque jour en France. La grande majorité n’avait alors même pas vécu un cinquième de son existence.

Des queues de porcelets coupées, des petits arrachés à leur mère, des poussins vivants broyés, quinze poules par mètre carré

Savez-vous vraiment ce que vous mangez ? Etes-vous des consommateurs éclairés ? Connaissez-vous la différence entre l’élevage intensif et l’élevage expansif ?

Nous avons également appris que l’industrie alimentaire a de nombreuses conséquences non négligeables sur l’environnement car il faut abreuver les animaux, mais surtout les nourrir avec beaucoup de céréales et légumineuses. Il en faut 3 à 10kg pour produire un seul et unique kilogramme de viande alors que 800 millions d’hommes souffrent de malnutrition dans le monde ! Si les pays développés réduisaient de moitié leur consommation de viande, il serait alors possible de nourrir 2,2 millions d’enfants à l’échelle internationale.

De plus, la production de céréales ainsi que l’agriculture en générale nécessite une grande consommation d’eau. Il faut 1500 litres d’eau pour produire un steak de 100g.

la nouvelle arche 2

Enfin, nos techniques actuelles d’élevage demandent de la place, ce qui contribue à la  déforestation. Or, nous savons que les végétaux nous assurent un oxygène au quotidien et nous en avons besoin. Aussi ces exploitations animales sont responsables de 14,5% des émissions de CO2. Il faut également ajouter à cela les engrais utilisés pour les cultures destinées aux bovins, les déjections des animaux en captivité, qui engendrent un effondrement progressif de l’écosystème en polluant la terre.

la nouvelle arche 3

Ces chiffres et faits ont engendré la réaction de personnalités. On trouve parmi elles, des auteurs comme Alice Walker, féministe engagée, qui écrit : « Les animaux du monde existent pour leur propre raison, ils n’ont pas été créés pour les humains, pas plus que les blancs pour les noirs ou les femmes pour les hommes. ».

De plus, l’éthologie, la science étudiant les comportements des animaux dans leur milieu, découvre chaque jour que les animaux sont comme des êtres doués de forme d’intelligence et de sensibilité.

Enfin, des associations se sont développées comme la Fondation L214, afin de prévenir, dénoncer et espérer enrayer cette maltraitance animale et les problèmes qui en résultent. Informer les individus, comme lors de cette conférence donnée à Mongré, est essentiel car nous devons tous savoir ce qu’il y a dans nos assiettes.

Nous pouvons déjà veiller au choix de notre alimentation au quotidien en choisissant des produits labellisés AB. Tous les produits biologiques ont également un impact bien moindre sur l’environnent et sont à privilégier (meilleur traitement des animaux, meilleure qualité des produits…). De plus, nous pouvons réduire notre consommation de viande. L’État lui-même tente de mettre en place plus de repas végétariens dans les cantines afin de sensibiliser les plus jeunes et réduire les problèmes de santé liés à une consommation excessive de viande.

Oui mais comment nous détacher de nos habitudes ?

Osons goûter de nouvelles créations pour le futur ! Insectes pour les plus proches de la nature, ou viande végétale pour les curieux, les solutions sont multiples et variées !

En bref, il est préférable d’avoir de l’éthique pour remplir son assiette !

 

Mathilde Decitres, Apolline Bely Clara Theuillon, Florian Arbane et Ilan Gouspy

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

 

 

 

 

Halte au gaspillage alimentaire ! Mongré se mobilise 

Depuis 1983, l’association  Terargir,  membre-fondateur de la Foundation  for Environmental   Education(FEE), présente dans 75 pays à travers le monde, accompagne les acteurs de la société dans leurs projets de développement durable. Elle  est à l’initiative de 6 programmes et labels : Pavillon Bleu, Eco-Ecole, Clef Verte, La Journée internationale des forêts, Jeunes Reporters pour l’Environnement et le Stockholm Junior Water Prize.

Le programme Jeunes Reporters pour l’Environnement   s’adresse aux jeunes de 11 à 18 ans ainsi qu’aux étudiants. Il s’applique au scolaire, à l’extra scolaire (centres d’animation et de loisirs, services jeunesse des communes, accueils périscolaires, conseils municipaux des jeunes), aux universités, grandes écoles, associations étudiantes, etc.

C’est  un programme international développé dans 34 pays à  travers le monde qui a pour but de sensibiliser les jeunes au développement durable par la pratique du journalisme.

Il aborde ces enjeux de façon concrète et positive, dans l’esprit du « journalisme de solutions », également appelé « journalisme d’impact ».

Les reportages peuvent prendre la forme d’un article, d’une vidéo, ou d’une émission de radio.

Les projets présentés au Jury doivent s’inscrire dans l’un ou plusieurs des objectifs de développement durable définis en 2015 par les pays membres de l’ONU :

Jeunes reporters 2

 

Source : teragir.org

Le thème de l’année à Mongré étant « Nourrir les hommes », nous avons inscrit notre reportage  dans l’objectif 12 –consommation et production responsables-.  Il est en ligne sur ce site dans la rubrique « vidéos ».  A l’issue des délibérations du jury,  notre  reportage  se classe au 4ème rang parmi les 16 vidéos reçues cette année.

Pauline Maire (T.ES2), Juliette Garnier (T.ES1), Louise Ducroux (T.ES1), Justine Cremilieu (1.L), éco déléguées.