Les éoliennes, la seule vraie solution ?

Les éoliennes 1

Nous avons visité le 29 mars, lors de notre sortie dans le massif des Monts de la Madeleine, le parc éolien de st-Nicolas-Des-Biefs ; il contient 7 éoliennes.

La durée de vie du parc est de 20 à 25 ans ! Plutôt pas mal non ?

La production énergétique du parc : 46.8 KW/h par an, soit la consommation de 55000 personnes par an (20.400 foyers).

Les éoliennes permettent d’éviter la consommation de 60.000 tonnes de CO2/an

L’éolien est une énergie renouvelable et propre, inépuisable et abondante. Le parc permet la création d’emplois, de croissance économique régionale et d’innovation technologique, il est source de développement local.

Il permet l’indépendance énergétique nationale et locale.

Le développement des énergies renouvelables s’inscrit dans une démarche de développement durable.

Les éoliennes 2

Cependant, nous pouvons constater que les éoliennes ont un impact négatif sur la biodiversité car

– le fonctionnement des pales augmente la mortalité des chauves-souris, des rapaces et des grands échassiers ;

– l’évitement des parcs éoliens par les oiseaux peut conduire à des échecs de reproduction ou à des décantonnements ;

– l’implantation au sol des éoliennes entraîne aussi la destruction de la biodiversité en raison de l’altération et de la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des espèces protégées.

Les éoliennes 3

Julien Allain et Achille Pluvinage, Seconde 7

Cet article a été écrit dans le cadre du projet « montagne » subventionnée par la Région Auvergne Rhône-Alpes La sortie, animée par l’association Madeleine Environnement, portait sur la biodiversité (SVT, C. Larcher) et le tourisme durable (EMC, N. Mergoux), en lien avec l’EDD (C. Lecocq Hubert).

 

La filière du bois

La filière du bois 1

Les forêts de montagne

Au 19e siècle, certains massifs montagneux français ont été replantés de résineux pour réduire le ruissellement, les crues torrentielles, l’instabilité des pentes, les avalanches et pour produire du bois.

Les forêts de montagne présentent une certaine diversité d’essences même si les conifères y sont majoritaires. Leur végétation varie selon l’altitude et l’exposition

On trouve le plus souvent un premier étage de peuplements denses composés de sapins, d’épicéas, de hêtres : c’est «l’étage montagnard ». Des peuplements plus clairs de pins à crochets ou de mélèzes constituent « l’étage subalpin ».

Toutes ces forêts sont aussi variées que les massifs et  les expositions : les Vosges, le Jura, les Alpes, le Massif Central et les Pyrénées ont tous une flore, une faune, des reliefs et des ambiances forestières bien caractéristiques. Les forêts de montagne sont aussi productives : 37% des forêts françaises de production se trouvent en montagne.

Une gestion durable du bois

La gestion durable signifie la gérance et l’utilisation des forêts et des terrains boisés, d’une manière et d’une intensité telles, qu’elles maintiennent :

  • leurs diversités biologiques ;
  • leurs productivités ;
  • leurs capacités de régénération ;
  • leurs vitalités ;
  • leurs capacités à remplir les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes actuellement et dans le futur.

La gestion des granulés de bois

La filière du bois 2

Depuis 10 ans, la filière de chauffage aux granulés de bois affiche une progression d’année en année. En 2014, la production de granulés en France a atteint 1,5 million de tonnes. Sur les 10 dernières années, la production annuelle a été de 45%.

Aujourd’hui, 50 producteurs fournissent le marché hexagonal.

Un marché encore restreint  puisque le chauffage aux granulés de bois ne représente qu’une faible part du marché global du chauffage : 9% du marché des appareils indépendants et 1% du marché des chaudières.

Le chauffage central aux granulés connaît aussi un grand essor grâce à  son fonctionnement totalement automatique et à ses excellentes performances de rendement.

Le côté positif des granulés de bois, c’est que contrairement aux sources d’énergies fossiles, ils ne contribuent pas au déstockage du carbone.

La filière du bois 3

Une activité diversifiée et d’avenir

À l’image de la forêt française, les scieurs français proposent une offre très large, dans de multiples essences. Ils sont capables de s’adapter et de produire dans de grandes longueurs ou à des dimensions spécifiques. L’activité est en expansion que ce soit dans la construction, dans le bois de chauffage ou dans l’éco construction.

La maison construction-bois

La filière du bois 4

Utilisé comme matériau de construction, le bois permet de construire facilement des bâtiments à basse consommation. Les exemples qui sortent de terre, depuis longtemps à l’étranger et depuis peu en France, en sont la preuve. Les maisons à ossature-bois représentent plus de 11% des maisons individuelles construites.

Arthur Poulat, Paul Krolak et  Amaury Sarzaud, Seconde 7

Cet article a été écrit à la suite de la sortie dans le massif des Monts de la Madeleine le 29 mars 2016.La sortie, animée par l’association Madeleine Environnement, portait sur la biodiversité

(SVT, C. Larcher) et le tourisme durable (EMC, N. Mergoux).

 

Sortie au mont Pilat

Sortie au mont Pilat 1

Le 1er avril 2016, notre classe de 1ES1 a eu l’occasion de se rendre au sein du Parc régional naturel du Pilat. Cette sortie s’est effectuée dans le cadre du Projet Montagne qui vise à faire découvrir aux élèves de Notre-Dame de Mongré les différents aspects de ce milieu en l’étudiant dans diverses disciplines telles que la géographie, l’économie mais aussi la littérature. Cette sortie nous a donc permis de contextualiser les notions appréhendées en cours.

C’est après deux heures de car que nous sommes arrivés à la maison du Parc naturel du Pilat située à Pélussin. Nous avons été accueillis par deux intervenants travaillant en partenariat avec  la maison du Pilat, M. Ludovic Chamard, notre guide tout au long de la journée, et Mme Carole Mabillon.

Notre groupe–classe a été scindé en deux  pour suivre alternativement différents ateliers. Nous, les éco-délégués, avons commencé par un  petit quizz pédagogique proposé par Mme Mabillon. Ce quizz nous a permis de nous remémorer les généralités et les caractéristiques des parcs naturels régionaux (PNR)  pour lesquelles nous avions déjà bénéficié d’une conférence en amont à Mongré mais aussi, celles plus spécifiques du  Pilat. Nous avons donc retenu les informations les plus importantes :

  • On compte 51 PNR en France métropolitaine
  • Les PNR se créent à l’initiative des territoires : c’est la région qui fait une demande à l’Etat pour la labellisation du titre de PNR
  • Les PNR sont des territoires habités et non sanctuarisés qui accueillent des activités économiques.  Leur défi est  justement de concilier nature et activités humaines, sans que la relation se fasse au détriment de l’environnement.
  • C’est le 17 mai 1974 que le Parc naturel régional du Pilat est institué officiellement par un décret interministériel, afin de mettre l’accent nécessaire entre villes et campagne face à l’avancée du front urbain, de contribuer au développement local et de préserver la vie rurale et le patrimoine naturel fragilisés par la proximité des grandes agglomérations de Saint Etienne et surtout de Lyon.
  • La gouvernance du Parc est confiée à un syndicat mixte regroupant les 47 communes du territoire (25 à l’origine), les 16 villes-portes, les départements de la Loire et du Rhône et la Région Rhône-Alpes (Auvergne depuis le 1erjanvier 2016), s’occupe de la gestion du Parc. Un conseil syndical composé de 80 représentants élus vote le budget, définit le programme d’actions, élit le président et le bureau en charge d’appliquer la politique votée.
  • La Charte est le projet de territoire du Parc. C’est un document de travail qui définit les orientations de la politique de gestion du Parc pour dix ans. Elle assure la cohérence et la coordination des actions menées sur son territoire par les diverses collectivités publiques.

A la suite de cette activité, nous avons ensuite  échangé avec M. Chamard. Nous avons d’abord visionné un court-métrage qui nous donnait un aperçu de la diversité des paysages et des ressources dont le Pilat dispose. Ainsi, nous avons vu les contrastes de paysages mais aussi la richesse de la faune et de la flore : la Montagne des Trois Dents, les pierres, les amas rocheux appelés Chirats ou encore la disposition des vignes en strates. Une exposition permanente dans une salle attenante à la salle de projection a complété notre approche de territoire en tant que lieu de vie à travers ses activités ancestrales autour du textile, son savoir-faire artisanal autour du travail du bois et de la sylviculture. Avec environ 1335 exploitations, l’agriculture reste un secteur d’activité important. La diversité des sols et des climats du Pilat explique la grande variété des productions agricoles : élevage laitier (bovins ou caprins), vignes, vergers, maraîchage, cultures de céréales. Pour fournir des produits authentiques, artisanaux, naturels et garantir leur origine, l’agriculture du Pilat se tourne vers des productions de qualité identifiées par des labels : le « condrieu » ou encore le « château-grillet » qui figurent parmi les meilleurs vins blancs du monde sont des A.O.C., la Rigotte de Condrieu, qui a obtenu l’AOC en 2009 et l’AOP en 2013.

Nous avons pu voir aussi que la production majoritaire dans le Pilat est la pomme (80% de la production) : 45 producteurs produisent 20 000 tonnes de pommes dont 60% de Golden. Ces pommes sont rassemblées à la coopérative et ont la possibilité d’obtenir la marque « Parc » (« balcons du Pilat » ou « vergers du Pilat ») qui assure une reconnaissance nationale de ce produit. Poires, cerises et pêches sont également produites sur le territoire du Parc.

Après le déjeuner, nous sommes allés en car dans la commune des Haies située non loin de Pélussin. Nous avons alors pu voir un exemple de projet écologique entrepris par le PNR du Pilat : l’installation d’une centrale villageoise photovoltaïque.

Sortie au mont Pilat 2

Un élu et un participant à ce projet sont intervenus pour nous expliquer en détail le fonctionnement de ces panneaux ainsi que leur financement. Le projet photovoltaïque concerne 8 bâtiments de la commune des Haies, 4 bâtiments publics et 4 bâtiments privés. Au total, ces 8 bâtiments représentent une surface de 523 m2 de toiture, pour une puissance de 76 kWc.

Nous avons donc constaté que le financement était participatif car ce sont les résidents de la commune qui ont pu contribuer au financement grâce aux parts achetées (environ 100 actionnaires). La communauté de communes de la région de Condrieu et la commune des Haies sont garantes d’une partie du prêt (50 000 euros en tout).  Cependant, un point a particulièrement retenu notre attention : l’électricité produite par ces panneaux n’est pas utilisée directement par la commune mais est revendue à EDF qui détient le monopole.

A la suite à ces explications, nous nous sommes rendus à pieds avec M. Chamard qui fait partie d’un observatoire de la biodiversité afin d’aller observer une mare artificielle dédiée aux amphibiens et aménagée par les membres de son association.

Sortie au mont Pilat 3

On nous a alors expliqué que les habitants de la commune pouvaient venir faire des relevés des espèces animales présentes pour connaître l’évolution de l’écosystème du parc du Pilat. M. Chamard nous a  affirmé qu’il est possible de  réaliser un  tel projet  à l’échelle de notre lycée en complément de l’oasis-nature.

 

Cette visite s’est terminée par un remerciement pour les personnes nous ayant guidés tout au long de cette journée enrichissante sur la découverte d’un territoire original, celui d’un PNR. Nous avons pu  comprendre en quoi les Parc naturels régionaux constituent les outils de l’aménagement  durable du territoire rural.

Sarah Tourneur, Julien Grisoni

Cet article a été écrit dans le cadre du projet « montagne », subventionné par la Région et mené en interdisciplinarité (Hist-Géo, M.L.Dumas ; SES, F. Durieux ; Français, C. Rivoire et Documentation, C. Lecocq Hubert)

Conférence de l’auteur Pierre Péju

Conférence de l’auteur Pierre Péju 1

La classe de première ES1 a pu rencontrer Pierre Péju, auteur de plus de vingt livres dont La Petite Chartreuse (2003) pour lequel il a obtenu le prix du livre Inter et le prix Rosine-Perrier, Le rire de l’ogre (2005, prix du roman Inter), L’état du Ciel (2013) et Pourquoi moi je suis moi (2014).

Le 22 avril, cette conférence/rencontre s’inscrivait dans le projet d’Éducation au Développement Durable, subventionné par la Région, et consacré cette année à la montagne.

Pierre Péju a été professeur de philosophie notamment à la Sorbonne à Paris et dans l’établissement international Stendhal à Grenoble. Cependant, il a préféré se consacrer à l’écriture d’ouvrages. Il nous a d’ailleurs confié que ces deux activités étaient incompatibles par manque de temps.

Son envie d’écrire s’explique par son désir de faire réfléchir les hommes sur des thématiques diverses et variées : le devenir d’une personne, le destin, le bonheur, l’enfance ou encore, les obstacles que l’on peut rencontrer dans la vie. Ainsi, il nous dit « les histoires que je raconte ou que j’imagine sont porteuses de questions ». Pierre Péju, au travers de celles-ci, nous apparaît alors comme un écrivain qui se situe entre le romanesque et la philosophie. Pour permettre au lecteur une projection ou une identification avec «les protagonistes de ses histoires », Pierre Péju fait un travail d’approfondissement sur la psychologie de ses personnages et la cohérence de son récit pour le rendre plausible et proche de la réalité.

De plus, Pierre Péju laisse une place à part entière à la nature et, plus particulièrement à la montagne. Cette nécessité de citer la montagne dans ses récits provient d’une passion qui naît lorsqu’il s’installe aux abords de la Chartreuse, non loin de la ville de Grenoble. La montagne a provoqué en lui une réelle inspiration au travers de  multiples escapades dans ce lieu qu’il décrit comme  «beau» et avec un «sentiment profond du temps». En effet, pour lui,  la montagne change d’aspect à chaque heure et chaque saison.

Dans ses romans, il ne cherche pas simplement à faire apparaître la montagne comme un décor de fond, mais bel et bien comme une personnalité propre. Ainsi, pour cet auteur, la montagne a un rôle réel de par son aspect physique rocheux mais aussi  un rôle symbolique de par la spiritualité qu’elle dégage. Selon P. Péju, les hommes entretiennent un rapport spécifique avec la montagne car c’est un lieu de solitude qui ramène l’Homme à sa petitesse.

Conférence de l’auteur Pierre Péju2

A la suite de cette explication sur le rapport qu’entretient Pierre Péju avec la montagne, nous avons eu l’occasion d’échanger avec lui et donc  de lui poser plusieurs questions :

– «le livre La Petite Chartreuse est-il inspiré de faits réels ?»

La réponse de Pierre Péju est non. Sa création faisait partie d’un cahier des charges qu’il s’était imposé à lui-même. Il fallait qu’il y ait un enfant, un homme et une femme, ne faisant pas partie d’un schéma familial. Ainsi, c’est son intuitivité qui a servi à créer l’histoire qui se termine tragiquement.  En anecdote par exemple, l’adaptation au cinéma de La Petite Chartreuse n’a pas respecté le dénouement de l’histoire car les distributeurs ne souhaitaient pas une fin aussi tragique.

– « Est-ce vous qui créez la quatrième de couverture ? »

Non. Ce n’est pas Pierre Péju qui a fait la quatrième de couverture pour la collection de poche.

« Être écrivain, est-ce une vocation ou un apprentissage ? »

Pour lui, être écrivain correspond à une vocation mais aussi, par un investissement et donc un apprentissage très intense. Lorsque l’on est écrivain selon Péju, on pense tout le temps à écrire par passion.

« Attachez-vous une certaine importance à évoquer des faits d’actualité dans vos livres ? »

Oui. Pour lui, l’actualité permet de rendre compte des choses et donne une réalité au livre. De plus, cela intervient pour donner une sensibilité aux personnages et les rendre plus crédibles. Cela permet également aux personnages d’évoluer en fonctions des évènements qu’ils subissent.

« Pourquoi avez-vous choisi d’écrire des romans alors que la philosophie était votre domaine de prédilection ? »

Pierre Péju a une attirance pour l’art de l’écriture et une aisance dans le genre romanesque. Cependant, il a le souci de débattre et de poser des questions. Pour lui, la philosophie passe par le fait de réfléchir tout en racontant.

« Dans La Petite Chartreuse, un passage a retenu notre attention vis-à-vis de l’ange qui arrive sur terre en profitant de la mort d’une personne. Cela crée un paradoxe puisque les anges ont pour but de faire le Bien, cet ange ne devrait donc pas avoir d’effets néfastes sur la vie d’une personne. Qu’en pensez-vous ? »

Pierre Péju trouve cette question extrêmement intéressante. Il ne pensait pas du tout à cette façon d’interpréter ce passage. Cette question prenait donc part dans la logique d’une interprétation personnelle. Chaque lecteur peut donc déduire de l’histoire des interprétations auxquelles l’auteur n’avait pas forcément pensé.

– « La Chartreuse est-il un lieu de prédilection pour vous ? »

De nombreux paysages ont retenu son attention dans ces randonnées dans la Chartreuse. Cependant, une de ses visites lui a particulièrement plu : le Prieur de Salaise. Il a trouvé ce lieu absolument intéressant puisqu’il a pu vivre en inclusion dans une cellule de monastère. Il a aussi été charmé par les chants qu’il entendait. Cette ambiance lui a permis d’écrire et avoir beaucoup d’inspiration par la connivence avec la montagne.

A la suite de cette interview, nous avons eu droit à une séance de dédicaces.

Conférence de l’auteur Pierre Péju3

Conférence de l’auteur Pierre Péju4

Cette conférence nous a donc permis de mieux appréhender la montagne à travers l’écriture et la vision d’un écrivain, mais également de mettre en relation une étude faite en classe avec une approche plus concrète.

Sarah Tourneur, Julien Grisoni

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

Balade en montagne avec Jean-François Noblet

Balade en montagne
Jean-François Noblet, membre de la Fédération de la protection de la nature, conseiller technique environnement du Conseil général de l’Isère, et naturaliste zoologiste est intervenu en ce mois de Mars 2016 auprès de notre classe de 2nde pour nous présenter le milieu de la montagne et les enjeux liés au tourisme.

En effet, le mode de vie à la montagne n’a pas toujours été le même qu’aujourd’hui : les activités qui existaient avant le développement du tourisme et du ski, et l’émergence d’un nouveau modèle touristique à visée écologique, étaient bien différentes et fondées principalement sur l’agriculture.
Mais tout d’abord, rappelons ce qu’est le milieu montagnard.
La montagne est organisée en plusieurs « étages » en fonction de l’altitude. Lorsque celle-ci est élevée (supérieure à 2900/3000 m), les conditions climatiques sont dures, et l’on trouve les neiges éternelles. Mais avec sa diminution, la faune et la flore changent et s’adaptent. L’étage alpin entre 2200/2400 m et 2900 m est composé d’arbres bas, de buissons, et l’on y rencontre par exemple, des animaux spécifiques comme le chamois ou le tétra-lyre propres à cet étage et à l’étage subalpin. Ce dernier s’élève à 1500/1700 m et on y trouve essentiellement des conifères. Puis entre 900/1100m et 1500 m s’étend l’étage montagnard, mélangeant les conifères et les feuillus. Enfin l’on trouve l’étage collinéen entre 200/400 m et 900 m ou se développent des feuillus. Aux altitudes inférieures se trouvent les plaines. L’altitude a aussi un impact sur l’implantation des populations, du fait des conditions toujours plus dures avec son élévation. Par conséquent les installations humaines dépassent rarement les 1900 m, avec, par exemple, Saint-Véran dans le Queyras qui est le village le plus haut à 2000m. A cette influence de l’altitude s’ajoute celle du soleil qui, selon l’exposition, détermine l’adret (au soleil) et l’ubac (à l’ombre).

Regard historique sur l’aménagement du territoire

Sur le plan historique, la montagne connaît une réelle révolution dans son occupation par les hommes. Les premiers espaces accueillant des populations furent les cols qui permettaient de contrôler les passages et de récolter des droits de douane. Mais il leur fallut s’adapter aux conditions naturelles : pentes, climat engendrant des difficultés de déplacement. Ainsi c’est surtout dans des refuges d’alpage durant la période estivale que les hommes s’aventuraient dans les étages élevés. Les villes, elles, se sont développées dans les vallées en bas des montagnes. Avant la Première Guerre mondiale, les populations étaient adaptées à la vie en montagne, leurs maisons à étages utilisaient la pente en s’adossant à celle-ci. Cela leur permettait de ranger le foin au 1er étage directement accessible grâce à la pente par l’arrière de la maison. Les animaux étaient à l’étage inférieur et donnant sur l’avant de la maison, entre les deux se trouvaient les hommes isolés par le foin au-dessus d’eux et chauffés par les bêtes en dessous. Les maisons étaient construites avec des matériaux locaux : le bois, la lauze pour le toit…. ainsi ce mode de construction était-il plutôt durable car il y avait peu de transport. Mais le déboisement induit par l’augmentation de la population aux XVIII° et XIX° siècles a pu provoquer une érosion des sols autrefois maintenus par les racines des arbres.
Autre forme d’adaptation : l’obligation d’être solidaire. En effet, avec un climat rigoureux, les populations étaient isolées et devaient donc se soutenir pour éviter les vols de nourriture qui auraient pu leur être fatals. Ainsi existait une réelle entraide. L’agriculture fut aussi marquée par le paysage. Les cultures étaient organisées en étages pour optimiser l’espace car les espaces plats étaient rares. Les torrents étaient déviés pour irriguer au moyen de canaux. Au final les communautés montagnardes étaient des sociétés assez fermées voire hostiles à l’arrivée d’étrangers.
Mais ces sociétés montagnardes ont aussi eu un impact négatif sur la faune en particulier. Par la chasse et le braconnage, de nombreuses espèces ont disparu : le grand coq de bruyère, le cerf, le chevreuil et le sanglier notamment dans les Alpes à la fin du XIX° siècle. Les prédateurs comme les loups, les lynx ou les ours (le dernier a disparu des Alpes françaises en 1937) ont été empoisonnés, ce qui a atteint aussi les aigles et les vautours (les derniers ont disparu dans les années 1920-1930)… tués en mangeant des charognes contaminées. Ainsi la biodiversité a été dégradée fortement.
Après la 1ère guerre mondiale, les espaces montagnards ont commencé à connaître un certain déclin. Beaucoup de leurs hommes sont morts à la guerre. Les femmes et personnes âgées ont des difficultés pour assurer les différents travaux nécessaires aux exploitations agricoles. En conséquence, l’exode rural a augmenté fortement dans les régions montagnardes.
C’est durant cette période que l’Etat va commencer à intervenir pour gérer cet espace. Avec la disparition des forêts alpines, le risque d’inondation dans les vallées a augmenté car les sols ne retenaient plus l’eau des pluies. Ainsi des barrages ont été créés pour contrôler le débit des torrents et cours d’eau, parfois aux dépens de populations qu’il a fallu déplacer. Cela a aussi permis de développer la « houille blanche », c’est-à-dire la production d’hydroélectricité, comme à Serre-Ponçon. Mais ces barrages ont eu un impact sur la faune aquatique en bloquant la migration de certaines espèces de poissons.
L’arrivée d’une agriculture plus industrielle et chimique a eu elle aussi un impact sur l’environnement, l’eau et la faune en particulier. En effet, les traitements antiparasitaires des bovins ont été tellement efficaces que les molécules employées pour tuer les vers dans les intestins du bétail ont tué les animaux vivants des bouses de vaches : insectes, oiseaux, chauves-souris… Une seconde conséquence est que, les bouses de vaches, n’étant plus dégradées par ces animaux, empêchent l’herbe de pousser ce qui réduit la ressource alimentaire du bétail dans les champs. Il en est presque de même pour le mouton que l’on a traité pour une moisissure des sabots à l’aide d’un produit à base de cuivre. Cette substance s’est retrouvée dans la nature et notamment les ruisseaux, provoquant une forte pollution de l’eau et causant la mort de la faune aquatique. Ainsi ce qui semblait être un bien pour l’élevage s’est révélé une catastrophe en terme environnemental et de biodiversité.
Le développement du tourisme après la seconde guerre mondiale a eu un fort impact sur la montagne. L’arrivée des alpinistes (personnes riches qui payent des guides locaux) dans des villes renommées comme Chamonix ou Zermatt en Suisse a menacé la civilisation montagnarde fondée sur la solidarité et la consommation locale. Le ski et les activités touristiques qui lui sont liées se sont beaucoup développés. La création de piscines chauffées en plein hiver, le développement du ski en été sur les glaciers ou des boîtes de nuit sur les pistes ont un fort impact sur la nature et le mode de vie traditionnel des montagnards. Ce développement touristique à outrance va complètement à l’inverse de la nature. Le régime des montagnards à base de fromage notamment est peu à peu remplacé par la pizza dont il faut acheminer les composants parfois de très loin au lieu de consommer des produits locaux. Le goût de l’effort montagnard disparaît suite à l’installation de téléphériques, télésièges… y compris pour les VTT. L’habitat traditionnel en bois et pierre est remplacé par des immeubles en béton. Au final, le seul élément conservé de la vie montagnarde est la pente pour descendre la montagne. Les paysages eux-mêmes sont impactés avec le développement de la voirie pour accéder aux stations qui mutilent les paysages. Les espaces autrefois vierges sont aujourd’hui défigurés par des lignes électriques et des téléphériques. Ceux-ci par ailleurs ont des conséquences négatives sur la faune ; les rapaces, par exemple, s’électrocutent sur les lignes à haute tension et se blessent contre les câbles des remonte- pente… dans le brouillard.
La migration touristique a eu aussi un une forte influence sur l’eau et l’air, car les populations touristiques sont trop nombreuses pour les capacités et les ressources de l’espace montagnard. En effet, les cours d’eau sont surexploités en période touristique. Il est de même difficile de retraiter l’eau en altitude à cause du froid et du gel en hiver, et quand bien même, les équipements en période de forte affluence sont saturés et souvent une partie des eaux ne peut pas être dépolluée alors qu’ils ne fonctionnent qu’à 10% de leur capacité hors saison.

Le réchauffement climatique

Pour terminer, le réchauffement climatique a des conséquences importantes sur les espaces montagnards et les activités touristiques. Il entraine tout d’abord la remontée des pâturages pour le bétail et la faune en élevant l’ensemble des étages alpins. Aujourd’hui dans les Préalpes, les stations de basse altitude manquent de neige et ont donc du mal à être rentables. Seules les grandes stations d’altitude le sont et pourront continuer longtemps, comme l’Alpes d’Huez par exemple. Pour les autres, la solution passe par la neige de culture ; mais là encore, ce n’est pas sans conséquences. Il faut trouver de nouvelles ressources en eau et les stocker. Or les pentes des lacs artificiels sont souvent très raides et les animaux s’y noient, y compris les grenouilles. Les bâches foncées utilisées pour les réservoirs créent une chaleur excessive en été à cause du soleil et cela tue les têtards qui y vivent. La station de Chamrousse en particulier possède un bassin très dangereux pour les animaux. Pour produire cette neige artificielle, on utilise des produits chimiques ou des pollens pour la stabiliser et la rendre plus résistante aux températures élevées. Mais on s’est aperçu que les pollens des canons à neige augmentaient les risques d’allergie chez les enfants des communes concernées.

Vers un tourisme durable ?

Aujourd’hui une nouvelle forme de tourisme émerge et se développe, plus enclin à profiter de la nature en l’observant et en la respectant. L’agriculture, qui n’est plus forcément l’activité dominante dans certaines régions montagnardes, délaisse des terres agricoles difficiles d’accès qui sont progressivement abandonnées avec environ 800 hectares qui disparaissent par an. Le point positif est qu’il y a une augmentation de la forêt même si celle-ci n’est pas toujours entretenue. La chasse et le braconnage ont aussi beaucoup régressé dans toutes les Alpes ce qui, là encore, a eu un effet bénéfique. Ainsi le gibier a recommencé à se multiplier : cerfs, sangliers, chevreuils reconquièrent progressivement des territoires d’où ils avaient disparu. L’homme accompagne ce processus en réintroduisant certaines espèces autrefois menacées comme le mouflon, le bouquetin… ainsi la population des grands animaux augmente. Cela a un autre effet positif : celui du retour des prédateurs, que ce soit les loups venus d’Italie où ils sont protégés ou le lynx réintroduit en Suisse, en Allemagne et en France et qui redescend actuellement dans les Alpes du Sud. Les vautours, eux aussi, connaissent des campagnes de réintroduction comme dans les Baronnies et le Verdon, à l’exemple du gypaète barbu, du vautour fauve ou du vautour-moine. La « contre offensive » du tourisme écologique soutient ces actions, en visitant les différents parcs nationaux comme le Mercantour qui sont des alternatives aux stations intégrées des Alpes en conservant la nature et l’habitat naturel de la faune. Des réserves naturelles ont été créées pour protéger des espaces naturels fragiles ; un tourisme « plus nature » qui valorise ce patrimoine est donc en plein essor. Cela d’autant plus qu’il faut savoir qu’aujourd’hui l’équipement des domaines skiables devient excessivement cher et que certaines stations ne sont plus rentables. Donc plusieurs stations sont maintenant orientées vers le côté écologique comme, par exemple, dans les Abruzzes en Italie. Un parc national a été créé après le dernier grand tremblement de terre en 2009. Plusieurs villages ont construit des enclos pour observer des loups, lynx, cerfs, chamois…. Le tourisme se développe car les populations viennent voir ces animaux en enclos pour ensuite aller observer la faune dans le reste du parc. En Bavière (Allemagne) un parc national a mis en place un espace animalier gratuit (à l’exception du parking). Une ballade de 17 km a été proposée permettant, de nuit comme de jour, d’observer la faune et la flore à l’aide de guides qui font visiter le site et l’expliquent aux gens.

Balade en montagne 2

Ainsi J.F Noblet, au terme de sa « balade », a permis aux élèves de notre classe de prendre conscience de l’influence du tourisme de masse sur les écosystèmes alpins en particulier. S’il n’est pas la seule cause de nombreuses atteintes à l’environnement et au mode de vie traditionnel montagnard, il en est néanmoins une cause majeure. Mais on constate qu’une nouvelle forme de tourisme plus respectueuse de l’environnement et soucieuse de la préservation de notre patrimoine naturel, est en train de se développer. Il reste donc, semble-t-il, de l’espoir pour qu’un jour l’on puisse parler du tourisme sous l’angle de la durabilité.
Vous pouvez découvrir le blog de Jean-François Noblet sur : http://ecologienoblet.fr/ et lire son livre La nature au café du commerce : Préjugés et lieux communs sur la faune et la flore (Broché – 3 octobre 2013)

Balade en montagne 3

Arthur Poulat de 2nde 7
Cet article a été écrit en lien avec les cours d’EMC (N. Mergoux) et l’EDD (C. Lecocq-Hubert)

Un écosystème particulier : la tourbière

Les particularités physiques et biologiques d’une tourbière

Le 1er février 2016, Valérie Suter de l’association Madeleine Environnement est intervenue auprès de notre classe. Sa conférence portait sur les tourbières.

Un écosystème particulier 1Un écosystème particulier1

 

Une tourbière est une zone humide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques particulières ont permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe. La tourbe est un sol organique issue de la dégradation incomplète des végétaux dans un milieu saturé d’eau.

Du XIX ème au XX ème siècle, les tourbières étaient considérées comme des endroits lugubres associés au Diable. Mais aujourd’hui, ce sont juste des zones humides et rares qui se trouvent plus particulièrement en milieu montagnard, près des fleuves et des rivières. La tourbe se forme à partir d’un sel pauvre et acide avec une cuvette imperméable. L’eau ruisselle sur la montagne et s’infiltre dans la tourbière et grâce au climat humide et frais, la précipitation est supérieure à l’évaporation de la tourbière ce qui fait que la tourbière est toujours composée de beaucoup d’eau. La tourbe se forme à partir de plantes pionnières qui forment un radeau et par-dessus lesquelles la matière organique qui forme un tas de tourbe sèche au-dessus des plantes dans l’eau.

La tourbe est composée de plusieurs couches : les couches fossiles non renouvelables tel le pétrole, le charbon ; la tourbe brune, la tourbe blonde en partant d’en bas jusqu’en haut puis la couche de sphaignes tout en haut qui est vivante et renouvelable.

Les tourbières sont des zones importantes car elles gardent le carbone qu’elles enferment. Elles contiennent au moins 20 % de carbone qui peut s’accumuler sur plusieurs mètres d’épaisseurs au rythme moyen de 0.2 à 1 mm par an. Les sphaignes gardent quarante fois leur poids en eau. Il existe plusieurs types de tourbières : type soligène, topogène, limmogène ….

Malheureusement, plusieurs phénomènes menacent ces tourbières :

  • Les raisons naturelles : des végétaux envahissent la tourbière ;
  • les conditions hydriques : l’apport en eau diminue à cause du réchauffement climatique ;
  • les incendies : ils brûlent et font disparaître les tourbières ;
  • les éruptions volcaniques ;
  • le drainage de l’eau qui diminue la quantité d’eau ;
  • l’exploitation de la tourbe par l’homme ;
  • le piétinement du site lors des visites touristiques.

Toutes ces menaces augmentent la disparition partielle ou totale des tourbières. Il y a pourtant des intérêts à conserver ces tourbières :

  • l’intérêt pour l’environnement : réguler le débit d’eau, filtration de l’eau, puits à carbone ;
  • l’intérêt pour les animaux ;
  • l’intérêt touristique ;
  • Intérêt au niveau de la ressource.

Ces zones rares et humides sont utiles pour l’environnement, la faune et la flore et elles permettent aussi d’emprisonner le carbone dans la tourbe, ce qui diminue le réchauffement climatique, c’est pour cela qu’il faut les protéger.

Un écosystème particulier 2

Jehanne David, seconde 7

Cette conférence a été organisée dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher en lien avec l’EDD (C. Lecocq-Hubert)

Les tourbières

Les tourbières

Une tourbière est une zone humide et acide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques ont permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe. La tourbe est une matière spongieuse formée par la décomposition incomplète de débris de végétaux dans un milieu saturé en eau. La formation des tourbières commence lors de la fin de la période glacière.

Le maintien du développement des tourbières dépend du bilan hydrique qui doit être positif, donc le milieu doit être constamment inondé ou gorgé d’eau.

L’évapotranspiration (évaporation et rejet de l’eau dans l’air) doit être inférieure à la pluviométrie. Le sol doit être imperméable, limitant les pertes d’eau, il est donc rocheux ou argileux. La température doit être faible pour ralentir le processus de décomposition des végétaux qui est déjà très lent. La tourbière est composée de 80 % d’eau et de 20 % de carbone minéral tels que le potassium, le phosphore ou encore l’azote et est donc très riche en CO2. La formation de la tourbe est très lente, elle s’épaissit d’un millimètre par an.

Il existe plusieurs types de tourbières :

  • les tourbières soligènes qui sont alimentées par le ruissellement des eaux ;
  • les tourbières topogènes qui sont créées par les précipitations ;
  • les tourbières lummogènes qui sont des radeaux tremblants ;
  • les tourbières flumogènes qui sont inondées temporairement par un fleuve ;
  • les tourbières lummogènes ombrotrophes bombées qui sont encore en formation ;
  • les tourbières ombrogènes qui sont au dernier stade (déjà formées avec de la végétation par-dessus).

La faune et la flore des tourbières sont fragiles et rares. Les espèces que l’on trouve sont souvent endémiques à cause de sa biodiversité spécifique. Les végétaux qui y vivent sont souvent hydrophiles : de la mousse, en particularité de la sphaigne qui garde l’eau et qui rejette l’acidité, des canneberges plus connu sous le nom de cranberry en anglais, des linaigrettes, des bistortes qui sont très rare en France et des plantes carnivores qui se sont adaptées au sol acide en attirant les insectes avec du suc (ces dernières on souvent des feuilles en forme de rosette pour protéger du froid le bas de leur tige). Le réseau racinaire est aussi très important, la tourbe est donc dure et dense. Les tourbières sont des zones calmes où les animaux sont des vivipares (le lézard), des papillons (damier), des libellules (aeschene), la grenouille rousse, des oiseaux comme le Pipit de Farlouse ou encore des mammifères comme la loutre. La tourbière offre une étape importante pour la migration des oiseaux. La faune et la flore sont étroitement liées.

Si les tourbières venaient à disparaître ou que certaines des espèces disparaissent tout cet écosystème serait menacé (par exemple : si la bistorte disparaissait, les damiers (papillon) aussi.

Depuis 1971, la convention de Ramsa protège cet écosystème car celui-ci a longtemps représenté un endroit maléfique où le diable habitait et dont on ne soupçonnait pas l’intérêt. Des causes naturelles telles que les éruptions volcaniques, les incendies dus à la foudre ou encore l’assèchement du milieu, des causes artificielles : le surpâturage, l’exploitation de la tourbe, le drainage, la fréquentation touristique ou encore son utilisation comme décharge sont à l’origine des disparitions des tourbières. Heureusement en France cet environnement est maintenant protégé donc très peu menacé.

On a découvert avec le temps les nombreux intérêts aux tourbières :

La paléontologique : des être-vivants non décomposés, conservés par la tourbe.

L’environnement : la régulation des débits d’eau.

Les espèces nombreuses, rares et endémiques : une vraie ressource médicamenteuse pour l’industrie pharmaceutique.

On trouve en France des tourbières dans le Massif-Central, dans le Jura, dans les Alpes et dans les Pyrénées : au pied des montagnes là où il fait froid et où l’eau est en abondance.

 

Capucine Thiou, seconde 7

Cette conférence a été organisée dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher en lien avec l’EDD (projet « montagne » de la Région)