Solidarité internationale/Développement durable

Succès de l’expo/vente organisée la semaine du 19 au 23 mai au CDI par les classes de 2de 1 et 3.

 

• La campagne « Un stylo pour le Togo » a permis de récolter 5862 stylos.

 

Un stylo pour le Togo affiche (3)

compte de stylos
• De nombreuses classes ont pu rencontrer deux associations « Projects Abroad » et « Arvel ».

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• Beaucoup d’élèves et quelques familles ont visité l’exposition qui portait sur notre échange avec la communauté de Notsé au Togo et sur le tourisme durable.

• La vente de produits artisanaux et équitables (fournis en grande partie par Artisans du monde) a rapporté 1061 euros.

Cet argent qui sera intégralement reversé à l’école de Notsé.

 

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• Célène Maquart, responsable des lycées éco-responsables à la Région Rhône-Alpes est venue, à cette occasion, réaliser un reportage sur la démarche d’éducation au développement durable à Mongré et un film est en cours de réalisation.

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Merci à tous pour votre soutien solidaire !

Le tourisme de demain

En cette fin d’année scolaire 2013, les élèves de 2de4 ont pu assister à une conférence  sur le tourisme et le développement durable. M. Olivier, responsable de l’ARVEL, est venu spécialement dans ce but pour leur exposer les différentes formes que pouvait prendre le tourisme durable.

L’ARVEL est une association à but non  lucratif fondée en 1968. Elle œuvre pour un tourisme contribuant à la compréhension et au respect mutuel des populations. Les mots solidarité, plaisir de découvrir, rencontrer, partager sont les clefs  de ce projet. Les voyages naissent en fonction des pays qui demandent de l’aide. ARVEL a aujourd’hui 40 années d’expérience de terrain. ARVEL offre à ses clients une autre façon de voyager, qui respecte la nature et permet de découvrir au mieux la culture et les traditions d’un pays. Pour chaque séjour les touristes doivent respecter une charte appelée « la charte du voyagiste ». Celle-ci engage le voyageur à respecter les peuples et leurs cultures, à favoriser le développement local et préserver le patrimoine et l’environnement. En remettant au goût  du jour le tourisme équitable,  notion datant des années  70, ARVEL a peut-être réinventé le tourisme de demain.

M. Olivier, de par son expérience, est une personne-ressource très qualifiée pour nous aider à nous repérer dans la jungle des labels concernant le tourisme durable. Au début de son intervention, il a tout d’abord insisté sur un point important : le voyageur doit partir avec une nouvelle idée du tourisme.

Il a ensuite rappelé les origines du tourisme durable. Elles se trouvent dans ce qu’on appelle l’éco-tourisme. Ce dernier est né dans les années 1970. A cette époque il n’y avait encore pas de parti politique écologiste comme aujourd’hui. Les fondateurs de l’éco-tourisme étaient alors des personnes un peu en marge de leur époque. Cette forme de tourisme était assez radicale dans ses prises de position, insistant sur l’impact du tourisme classique sur l’environnement, du fait de la pollution induite. Le tourisme était plutôt identifié comme quelque chose de nuisible.

Progressivement, ce mouvement a évolué vers une certaine acceptation du tourisme, si celui-ci respectait certaines règles. Ainsi de jeunes américains ont-ils créé un mouvement pour un tourisme plus raisonnable. En 1979, The Ecotourism Society (TES) est un des premiers labels d’éco-tourisme ; il était dirigé par des scientifiques ornithologues, vulcanologues….

Mais aujourd’hui nous sommes assez loin de cette conception de l’éco-tourisme. L’éco-touriste a diversifié ses centres d’intérêts, et par conséquent l’offre touristique durable est beaucoup plus variée. En France, il existe une fédération d’éco-tourisme qui propose des randonnées, du tourisme gastronomique…

Un des labels existants est le label des gîtes-panda qui insiste sur le respect de l’environnement, sur la gestion des déchets et l’utilisation d’énergies renouvelables.

Le tourisme vert, souvent rural, apporte des aides aux agriculteurs en difficulté afin de les aider à conserver leur patrimoine grâce notamment à la mise en place de gîtes ruraux.  Cela ne veut pas dire que tous sont attentifs à la protection de l’environnement. L’Accueil Paysan, autre label rattaché à l’ATES (Association pour un tourisme équitable et solidaire) insiste, par exemple, davantage sur la dimension culturelle et gastronomique de l’offre.

Le tourisme social est une autre variante du tourisme durable. Il s’intéresse à celui qui part en vacances et non à celui qui fournit un service. Il trouve ses racines dans les actions du Front Populaire de 1936 et est finalement bien plus ancien que l’écotourisme. Il a été relancé après la Seconde Guerre mondiale et s’est développé jusqu’à nos jours. Son objectif est de proposer une offre touristique destinée aux personnes connaissant des problèmes financiers et n’imaginant pas pouvoir partir. Il est lié au développement local, par exemple avec les mairies qui accueillent les infrastructures de classes de découverte, de centres de loisir. L’ARVEL est active dans ce domaine aussi et aide des familles à partir en lien avec le Secours populaire, en trouvant des fonds. Ainsi des séjours sont-ils proposés en colonies de vacances pour les enfants de familles défavorisées. Les tarifs sont indexés sur le quotient familial, les aides finançant le restant dû. L’objectif est également de favoriser la mixité sociale et de lutter contre toutes les formes de ségrégation : sociale, religieuse… Rappelons qu’avec la crise économique de ces dernières années, près de 50% de la population française ne peut pas partir en vacances. L’UNAT (Union nationale des associations de tourisme) regroupe toutes les associations de tourisme social.

Enfin il existe le tourisme responsable, que l’on peut scinder en 2 grandes familles : un tourisme qui vise à favoriser le développement, et un qui insiste sur la solidarité. Rappelons ici que le développement durable ne concerne pas seulement la protection de l’environnement ; Il est fondé sur trois piliers : l’économie, l’environnement, et le social. « Think global, act local »  (penser globalement/ à l’échelle mondiale, agir localement) voilà en résumé le principe du tourisme qui vise au développement des espaces touristiques concernés. Le label ATR (Agir pour un tourisme responsable) a mis en place une charte éthique du voyageur en 1998 et intervient dans ce domaine. Un certain nombre de critères doivent être respectés pour pouvoir utiliser ce label, comme privilégier les emplois locaux chez les prestataires, la mise en place d’un transfert de compétence vers les prestataires locaux, l’information des clients au respect de l’environnement, du patrimoine et des cultures locales…  Quant au volet solidaire du tourisme responsable, il insiste particulièrement sur des projets de développement, par exemple ARVEL, en Inde, au nord du Rajasthan, participe en lien avec Médecins du Monde à la construction d’une maternité dans les quartiers pauvres de Jaipur. Pour ce faire, une contribution solidaire est prise sur le prix du voyage proposé aux touristes. Cette caisse peut servir ainsi à financer plusieurs projets. Il s’agit donc d’un fonds solidaire, et l’argent est ponctionné sur les marges de l’entreprise qui organise le voyage. Souvent les personnes qui ont participé à ce type de tourisme solidaire souhaitent savoir où va leur argent et à quelles associations ou projets sont destinés les fonds. L’ATES (Association pour un tourisme solidaire et responsable) regroupe des partenaires voyagistes comme DEPARTS (Développer les échanges et les projets d’action rurale par un tourisme solidaire).

Ainsi J.L. Olivier nous a permis de mieux comprendre que le tourisme durable revêt aujourd’hui de nombreuses facettes, et qu’un voyage de ce type doit se faire en connaissance de cause et dans le cadre d’une démarche réfléchie. Il n’est pas majoritaire mais se développe pour permettre à ceux qui le souhaitent de voyager autrement, loin du tourisme de masse, mais au plus près des autres cultures et dans une démarche de citoyens du monde éco-responsable.

Nicolas Mergoux, professeur d’histoire- géographie et  d’ECJS (Seconde 4).

 

L’éco-tourisme : un impact positif sur l’homme et la nature

L’éco-tourisme  un impact positif

Depuis la fin du XXème siècle, l’homme prend progressivement conscience de son lourd impact sur la planète. De nombreux moyens sont envisagés pour diminuer le réchauffement climatique, la pollution des océans, de l’air, etc. L’éco-tourisme fait partie de ces moyens mis en place pour qu’un jour l’homme puisse vivre en harmonie avec la nature et les autres.

L’éco-tourisme  aussi nommé tourisme vert, consiste à découvrir la nature tout en privilégiant l’écosystème et l’agrosystème. Ses objectifs principaux sont de valoriser économiquement les zones naturelles et les sites culturels menacés. C’est aussi un moyen efficace de développer les emplois locaux (tourisme rural). L’éco-tourisme ne doit pas nuire à la nature mais doit aussi apporter un impact positif aux populations locales. Il propose un respect environnemental et social dans toutes les étapes du voyage, notamment à travers l’offre d’hébergement, les circuits touristiques, les activités et loisirs proposés.

L’éco-tourisme est la première branche du tourisme durable. Il a été créé il y a une trentaine d’années environ par des biologistes au Costa Rica. La France, très riche en matière de biodiversité et de cultures, était, malgré cela, pauvre en éco-tourisme au début du siècle. Depuis, beaucoup d’agences et de sites internet se sont développés afin  de promouvoir ce concept qui repose sur le volontariat. . Aujourd’hui l’association française d’éco-tourisme créée en 2005 diffuse des adresses d’hébergements touristiques du monde entier grâce au site http://www.voyagespourlaplanete.com/.

De plus en plus de touristes français voyagent dans ces conditions. Son développement  rapide montre bien que de plus en plus de gens s’y intéressent. C’est donc un secteur  assez porteur, qui tend à s’intensifier dans les prochaines années, que ce soit à l’échelle de la France ou à l’échelle internationale.

Les destinations éco-touristiques sont des milieux naturels préservés, non pollués présentant un certain nombre d’attraits liés à la faune, la flore, et à la biodiversité en général. Par opposition au tourisme de masse, le tourisme vert favorise les voyages individuels ou en groupes restreints. L’éco-tourisme est souvent lié à un tourisme de découverte et d’aventure donc très orienté vers les pays tropicaux, qui sont les plus riches en termes de biodiversité. Les Etats-Unis ainsi que l’Australie sont les principales destinations des éco-touristes (plus de 5 millions de voyageurs par an en moyenne). Dans ces différents pays, plusieurs types d’hébergements sont mis à la disposition des touristes éco-responsables tels que les éco-auberges de jeunesse, des éco-gites, des éco-campings, des éco-village, des éco-hôtels … Le voyage chez l’habitant est un autre type d’hébergement qui se développe surtout à l’étranger. Il permet de rencontrer les peuples autochtones, de découvrir leurs modes de vie et de participer à leur vie quotidienne.

En conclusion, là où le tourisme traditionnel représente un impact considérable sur les hommes et la nature, le tourisme durable, quant à lui, s’inscrit dans la durée en impliquant les autochtones et en éduquant les touristes à la préservation de la nature.

 

                                               Mathilde Tourniquet et ClaireVittaz (Seconde 4).

 Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un travail sur le tourisme durable en ECJS avec N.Mergoux et C. Lecocq.

Les cabanes dans les arbres : le retour à la nature

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                Le site des cabanes dans les arbres se trouve à Saint Paul de Varax, dans la Dombes. La Dombes est l’un des pays du département de l’Ain. Région naturelle et historique, elle est célèbre pour ses étangs et la richesse de sa biodiversité.

Le domaine de la Dombes que nous avons visité comprend deux catégories de cabanes : celles dans les arbres (pouvant contenir jusqu’à 5 personnes) dont les Lov’nid (petites cabanes de forme sphérique pour 2 personnes) et celles sur l’eau. Les cabanes perchées sont situées entre 2 et 9 m de hauteur, équipées de toilettes sèches avec sciure renouvelée chaque jour, d’une petite terrasse et d’un chauffage d’appoint à pétrole en cas de besoin en période hivernale. Le moyen d’accès est le plus souvent un escalier mais certaines sont équipées de passerelles en corde. Séjourner au sein de ces cabanes permet de découvrir une faune et une flore très présentes. Un parcours d’accrobranche a également été installé avec une tyrolienne survolant l’étang. Chaque jour, le petit déjeuner est servi grâce à mini-voiture électrique sauf lorsque les routes sont impraticables (la livraison est alors assurée a pieds) ou à l’aide d’une barque pour les cabanes sur l’eau. Un système de poulie avec de petits paniers est installé sur chaque cabane perchée afin de  remonter le petit déjeuner composé de produits principalement issus de fermes locales.

Les cabanes dans les arbres2

Le prix moyen de la construction de ces cabanes est d’environ 30 000 euros, hormis pour les 2 cabanes comportant une double isolation en matière naturelle qui coûtent un peu plus cher. Le coût des cabanes ne sera rentabilisé qu’en 5 ans.

Les propriétaires n’ont pas fait de demande pour avoir le label écologique car le site n’existe que depuis 8 mois, mais le jeune couple n’exclut pas de rentrer un jour dans une démarche plus éco-responsable si leur situation économique le permet. La première finalité de ce beau projet est déjà de sensibiliser un maximum de personnes à la beauté de la nature et au respect de l’environnement en général. « C’est chouette de penser que les enfants peuvent passer plusieurs jours sans ordinateur, console de jeux et télévision et être très contents de leur séjour au vert» nous dit la responsable des lieux. L’éducation au développement durable doit être progressive car 80% des clients sont des citadins voulant seulement  rompre avec le quotidien et n’ayant aucune sensibilité écologique.

Beaucoup d’entre eux n’utilisent pas les toilettes sèches et ne trient pas leurs déchets.

Cette idée de proposer un hébergement dans des cabanes en bois est née chez le couple propriétaire après un voyage au Costa Rica. Deux ans de recherche ont été nécessaires pour trouver alors le site approprié au projet. Notre guide est partie un an en Australie et a un BTS tourisme. Son mari, quant à lui, possède un master en communication.

Actuellement, dans la mesure où le camping traditionnel rencontre moins de succès que les cabanes, le couple réfléchit à l’installation de yourtes ou de tipis.

Pour conclure, nous vous conseillons vivement de découvrir ces cabanes dans la Dombes et de côtoyer la nature de très près !

Le Domaine de la Dombes

Chemin de Verfey 
01240 Saint-Paul-de-Varax | Tel : 04 74 30 32 32

http://domainedeladombes.com/

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Antoine Vargas, seconde 4. Cette visite a été réalisée dans le cadre d’un travail sur le tourisme durable en ECJS

La formation des éco-délégués du Collège 2011-2012

Le jeudi 3 novembre 2011 de 15h30 à 16h30, élèves du collège, nous nous sommes rendus à une formation des éco-délégués, première réunion de l’année. Nous sommes arrivés dans le CDI où un goûter bio nous attendait, il y avait des produits issus du commerce équitable.

Le commerce équitable est un commerce assurant un revenu correct aux producteurs des pays du Sud afin de développer leur activité durablement. Ce commerce concerne aujourd’hui les produits alimentaires et artisanaux, mais pourrait s’appliquer aux produits industriels.

D’abord, une intervenante de la FRAPNA est venue nous sensibiliser à la notion d’empreinte écologique. C’est la surface de terrain correspondante produite par la population et répondant aux besoins, activités et assimilations de déchets*. Pour la calculer (travail par 2 sur ordinateur), on évalue quelle surface productive de terre est nécessaire pour obtenir les matières premières, l’énergie et tout  ce que nous consommons. Nous avons obtenu un chiffre qui traduit le nombre de planètes nécessaire si l’ensemble de la population mondiale avait le même mode de vie que nous. Nous, collégiens de Mongré, avons été surpris du constat suivant : nous avons besoin de 2 à 4 planètes.

Dans un deuxième temps, nous avons répondu à des questions, par table de 4. Ces questions portaient :

  • Sur la nourriture : «  je mange des plats surgelés ou en conserve » Réponse : toujours / le plus souvent possible / de temps en temps / rarement / jamais / je ne sais pas ;
  • sur l’habitat : « comment est chauffé votre maison ? » ;
  • sur les moyens de transport : « comment allez-vous au collège ? » ;
  • sur la consommation et la gestion des déchets «  votre famille pratique-t-elle le tri sélectif ? ».

A la fin, selon nos réponses, nous avons obtenu un score, là aussi élevé. Plus il est élevé, moins c’est bon pour la planète.

Enfin, M. Claire, gestionnaire de Mongré, est venu nous expliquer, à l’aide d’un diaporama,  comment est chauffé notre établissement scolaire (incinérateur de Villefranche et chaudière) et nous détailler les actions concrètes d’économie d’énergie (fenêtres, isolations…). Cette présentation rentre dans le cadre d’une démarche HQE **, commencée il y a 3 ans avec le label éco-responsable…

Voilà comment s’est déroulée cette première réunion des éco-délégués du Collège.

* Définition de l’empreinte écologique de William REES, un des pères de ce concept :

« L’empreinte écologique est la surface correspondante de terre productrice et d’écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l’assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète. »

** Démarche HQE (HAUTE QUALITE ENVIRONNEMENTALE) : politique environnementale qui en 14 points permet d’obtenir des bâtiments confortables et respectueux de l’environnement. »

Adama 4°3

L’écotourisme : un enjeu économique, culturel et environnemental.

Avec ses aspects économiques, culturels et sociaux, l’écotourisme est un concept esquissé en 1988 au sommet de Rio. Ce concept a pris forme en 1995 au cours d’une réunion organisée aux îles Canaries par l’OMT, (Organisation Mondiale du Tourisme), où une charte du tourisme durable a été développée. L’écotourisme établit un contact avec la nature et les cultures traditionnelles, il permet la prise de conscience des populations face au capital naturel et culturel de chaque pays. Durant plusieurs années ce fut une nébuleuse idéologique ; cependant aujourd’hui il s’engage à procurer des avantages économiques aux communautés d’accueil, aux organismes et aux administrations qui veillent à la préservation des espaces naturels. La majorité des écotouristes provient d’Europe et de l’élite de certains pays du Sud. Néanmoins il est faux  de croire que l’écotourisme est réservé aux pays en voie de développement. Ce tourisme s’adapte aussi bien aux pays développés comme la France ou les États-Unis.

De plus, l’écotourisme créé des emplois et des sources de revenus pour les populations locales. La création d’emploi est souvent mise en évidence, et sert généralement d’indicateur de base. A l’étranger, parmi les destinations écotouristiques les plus prisées on trouve le Costa Rica pour sa biodiversité exceptionnelle, Madagascar pour ses lémuriens et ses baobabs, le Kenya et la Tanzanie pour les grandes savanes sauvages, Équateur et ses îles Galápagos, le Népal pour ses treks de montagne… Bien souvent, l’écotourisme représente d’ailleurs une des principales activités de ces pays. Néanmoins, ces emplois sont, la plupart du temps, secondaires, sous payés et saisonniers.

Nombreux sont les pays qui ont choisi de se tourner vers l’écotourisme, dans le but de contribuer au développement économique de communautés vivant dans des régions exclues, loin des métropoles et peu accessibles. Par exemples les pays comme l’Afrique du Sud, la Zambie, le Zimbabwe et Madagascar connaissent un essor spectaculaire, surtout pour le tourisme écologique.

Le tourisme accentue les différences Nord/Sud de la planète. Cependant, les pays du Nord sont ceux qui profitent le plus des revenus qui en sont issus. Ce tourisme a aussi des inconvénients : une concentration hôtelière importante, des dégâts environnementaux, une consommation excessive d’eau, exploitation de la main d’œuvre, travail des enfants …

Gouvernements, associations, ONG et autres, essaient de développer un tourisme plus respectueux de l’environnement, des hommes et des cultures. Pour cela, ils imposent des règles (utilisation de l’eau, tri des déchets …). Il faut savoir que lorsque l’on parle d’écotourisme, on ne fait pas spécifiquement référence à des destinations lointaines telles les grandes réserves sauvages d’Afrique : chaque pays a ses atouts en matière de biodiversité. Il peut consister en la visite d’espaces naturels protégés comme les parcs nationaux, les PNR (Parcs Naturels Régionaux)… Des structures d’hébergement intégrées dans l’environnement et le territoire permettent l’accueil des visiteurs.

En conclusion, grâce aux exemples du monde entier, on peut démontrer que l’écotourisme a des résultats très positifs sur l’environnement et sur le développement des populations locales ; de plus l’écotourisme représente aujourd’hui 20 % de l’ensemble du tourisme mondial. Mais il existe encore des effets négatifs non négligeables (coût, perturbations des communautés locales, l’avion est le  transport le plus utilisé pour les trajets touristiques alors qu’il est le premier émetteur de gaz à effet de serre …). Pour finir, en ce qui concerne la France, elle accuse un retard : aux États-Unis, au Canada et dans de nombreux pays Européens, ce concept a déjà quelques années d’expérience.

Goksel MORTZ, Floriane VINCENT, Théo SYNAKOWSKI et Samantha VAUR

Ce travail a été réalisé au CDI (C. Lecocq) en lien avec l’ECJS (N. Mergoux).

Découverte du Costa-Rica grâce à l’éco-tourisme

Il n’y a pas de définition universelle de l’écotourisme qui est généralement considéré comme un « tourisme favorable à l’environnement » mais nous pouvons cependant en décrire les principaux critères : un tourisme responsable en milieux naturels qui préserve l’environnement et participe au bien-être des populations locales

Les participants ont choisi de mettre en valeur leur terre et leur tradition pour faire du tourisme «  un outil capable d’améliorer leurs conditions de vie ».

Cette nouvelle forme permet aux voyageurs de découvrir avec ou sans guides des randonnées, des chemins d’exception qu’on ne pourrait pas explorer lors d’un voyage touristique normal. L’intérêt est de surtout aller auprès de la population, de vivre avec elle et de comprendre sa culture.

Le Costa Rica est l’exemple le plus intéressant sur ce type de tourisme ; en effet ce pays à la chance d’avoir sur son territoire l’un des écosystèmes les plus riches du Monde, ainsi qu’une géologie très particulière. Ce petit territoire (dix fois plus petit que la France) comprend : volcans, montagnes, plaines, plateaux… et 5% de la biodiversité mondiale.

C’est un potentiel énorme pour le développement de cette forme de tourisme. En effet, les touristes ont la chance d’être accueillis, logés, nourris, chez les habitants de ce beau pays qui eux sont contraints par des normes d’hygiène et d’accueil. On peut donc se retrouver en plein San José, capital du Costa Rica ou en pleine forêt de plantations de bananes, de café ou  de cannes à sucre. Les conditions de vie sont évidemment différentes, on peut découvrir des environnements plus ruraux chez les agriculteurs locaux, ou la vie citadine d’Amérique Centrale.

D’un point de vue économique cela permet aux producteurs de réduire leur surface de culture étant donné que le touriste paye pour être accueilli. C’est de l’argent de plus pour l’autochtone ce qui lui permet d’améliorer ses conditions de vie, de s’émanciper des industries agricoles pour la banane et le café, et d’éviter la déforestation. Le touriste est toujours intéressé pour acheter les produits locaux de leurs hôtes.

On peut  dire alors que le Costa Rica offre, grâce à ses atouts naturels importants, la possibilité d’une alternative de voyage, plus proche des autochtones et de leur mode de vie.

Félix Motte, Pauline Junca, Lucas SAYO et Élise Quignou

Ce travail a été réalisé au CDI (C. Lecocq) en lien avec l’ECJS (N. Mergoux)