Tout est lié, tous reliés

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Mercredi 3 octobre, les 74 éco-délégués du collège et du lycée, accompagnés d’une quinzaine d’adultes de l’établissement se sont rendus au Domaine Lyon Saint-Joseph à Sainte-Foy–les-Lyon aux Assistes Laudato Si’ « pour la sauvegarde de notre maison commune ».

Cette manifestation organisée par le Diocèse de Lyon et sous-titrée « Tout est lié, Tous reliés » avait en effet pour thème l’écologie humaine : un temps d’échanges et de découvertes sur nos habitudes de consommation et l’occasion de mener une réflexion sur l’écologie intégrale afin de s’ouvrir à de nouvelles perspectives pour préserver notre planète.

Tout au long de la journée, chacun a pu profiter d’un programme riche et varié, adapté à tous les âges : associations, parents, élèves, enseignants, entreprises étaient réunis pour écouter ou transmettre leur vision de l’écologie, de la solidarité, de notre place  et de notre rôle dans le monde d’aujourd’hui et de demain.

Un espace était consacré aux éco-projets d’établissements scolaires : l’occasion de découvrir des initiatives originales et inspirantes menées par des collégiens et lycéens,  comme un projet d’aide au Honduras, la fabrication d’ordinateurs à partir de pièces récupérées sur des PC usagés, l’installation de nichoirs labellisés par la LPO, la création d’une éco cité… Les éco-délégués de Mongré présentaient, eux, leur travail autour des ruches.

De nombreuses associations exposaient aussi leurs projets et leurs actions. Nous avons noté en particulier l’existence d’ESDES Inter Générations à Villefranche, qui proposera un spectacle prochainement,  mais aussi Zéro Déchet, Anthropologia, Anciela

Le Forum Eco Start-up a permis de découvrir des initiatives originales : trousses réalisées par des femmes burkinabées en tissu et plastiques recyclés, camion épicerie bio, entreprise de remise en service des ordinateurs usagés…

Nous avons assisté le matin à une conférence sur le miel, l’après-midi au forum étudiant sur le thème : « Qu’est-ce que je fais là ? » et le partage d’expériences individuelles et collectives, ainsi qu’au débat « Les projets technologiques nous rendent ils plus humains ? » et au concours d’éloquence sur le thème : « Toute évolution est-elle un progrès ? ».

Des séances d’éco cinéma étaient proposées avec, entre autres,  la projection de 2 documentaires : Demain de Mélanie Laurent et Cyril Dion puis Et les Mistrals Gagnants réalisé par Anne-Dauphine Julliand.

Chacun d’entre nous a participé aux nombreux ateliers créatifs et animations proposés : fabrication de thé, animations culinaires, art et recyclage, plantation de jeunes pousses, démonstration de chien guide d’aveugle, initiation au secourisme, parcours sportif, jeux coopératifs…

Et bien sûr nous avons écouté le concert des chorales auquel participaient Les Petits Chanteurs de Mongré avec deux autres chorales de Lyon.

A midi, nous avons déjeuné dans le parc et découvert plusieurs foodtrucks proposant des repas, des produits et boissons bio et locaux.

Ce fut donc une journée à la fois festive, conviviale et passionnante. Nous avons pu longuement échanger avec des personnes qui agissent pour changer notre regard sur le monde et nos habitudes de consommation.

Nous avons pris conscience que la situation actuelle ne permet plus d’esquiver la question de l’écologie et donc du rôle central que l’Homme joue dans l’environnement. Il devrait être clair pour chacun d’entre nous que nos liens sont bien plus essentiels que nos biens.

Nous en sommes revenus riches de nouvelles rencontres, d’initiatives et de ressources à  partager et à concrétiser !

Nous remercions tous les professeurs qui nous ont accompagnés.

Les éco délégués du lycée

Cet article a été écrit collectivement dans le cadre de la journée de formation des éco délégués, encadrée par Mmes Dumas et Crouzier, professeures d’histoire-géographie, Mmes Clément et Novales, documentalistes.

Envers et contre tout, en vert et pour tous !

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A l’initiative des responsables de  la Pastorale,  les élèves de Terminale ont participé le Jeudi 26 avril de 13h30 à 16h30 à un temps fort intitulé « Envers et contre tout ? En vert et pour tous ! », afin de réfléchir, partager en petits groupes,  avec des intervenants aux problématiques suivantes :

Envers et contre tous : une écologie du désespoir et de la résistance contre un monde qui consomme, se consomme, se consume et s’éteint ?

Envers et contre tout : une écologie frustrée et culpabilisante à laquelle on nous force alors qu’on veut vivre pleinement et jouir et profiter….Se restreindre malgré tout et moins vivre ?

En vert et pour tous : une écologie altruiste et solidaire, pour toi, pour moi, pour aujourd’hui et pour demain ?

En vert et pour tout : une écologie de la relation, du temps, de la nature, de l’amour, de l’art…une écologie intégrale ?

En  guise d’introduction ils ont regardé  et réagi à des extraits de Human de Yann Arthus-Bertrand.  Ensuite, ils se sont répartis dans 3 ateliers de leur choix dans au moins 3  de ces pôles :

Pôle A : S’émerveiller

Atelier A1 : « Intériorité : s’émerveiller devant la nature », animé par Sr Marie-Geneviève Poulain, religieuse de l’Assomption.

Description : dans un monde où tout va trop vite, prendre le temps de souffler, de se mettre à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur de nous, de s’émerveiller devant le printemps qui surgit…

Cet atelier propose plusieurs expériences pour vivre une pleine présence à soi, à la création, aux humains.

Un temps de relaxation guidée pour apprivoiser son souffle et ses  pensées, une marche contemplative dans la nature pour s’émerveiller, une danse de bénédiction pour sentir tout cela avec notre corps.

Atelier A2 : « La Création dans la Bible, le projet de Dieu », animé par Sr Anne-Flore Chocarne, religieuse de l’Assomption.

Description : la Bible appartient au patrimoine littéraire et culturel de l’humanité. Ses histoires ont modelé le monde dans lequel nous vivons. Elle fait partie des récits fondateurs ; si elle fait sens pour les croyants, elle entre aussi en résonance avec la réflexion philosophique et anthropologique contemporaine.

Cet atelier propose d’ouvrir un espace de contemplation et de réflexion, permettant de relier entre elles les questions philosophiques et religieuses, pour se préparer à des choix de vie engagés et éclairés en cohérence avec les valeurs chrétiennes.

Pôle B : Réfléchir

Atelier B1 : « Quel monde pour demain ? », animé par Julien Grisoni, ancien élève de Mongré, élève en hypokhâgne AL, option cinéma.                                                                                                                                                           Description : à partir d’extraits du film Demain  : “Alors que l’humanité est menacée par l’effondrement des écosystèmes, Cyril, Mélanie, Alexandre, Laurent, Raphäel et Antoine, tous trentenaires, partent explorer le monde en quête de solutions capables de sauver leurs enfants et, à travers eux, la nouvelle génération. A partir des expériences les plus abouties dans tous les domaines (agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie…), ils vont tenter de reconstituer le puzzle qui permettra de construire une autre histoire de l’avenir.” A travers ces extraits, nous verrons comment la société civile prend notre avenir en main, et comment un changement est possible, à travers l’action de chacun.

Atelier B2 : « Monde ou e-monde ? », animé par Françoise Angelot, professeur d’économie  et Jean-Philippe Coumel, professeur de  philosophie.

Description : depuis quand je n’ai pas vu le monde ? Tous les jours je le vois, je le touche et je le balaie du doigt ! Le monde immatériel, l’e-monde ? L’immonde ? Quand la technologie se fait envahissante, quelle place encore pour l’homme dans le travail, la relation, le temps ? A partir d’un dialogue économico-philosophique, nous débattrons de ce qui fait notre monde.

Pôle C : Rencontrer des acteurs de demain

Atelier C1 : « Stratégie d’une collectivité en matière de développement durable »,  animé par Marie-Line Dumas, professeur de Géographie et Bruno Charles, Vice-président du Grand Lyon, en charge du Plan Climat.

Description : plan climat, éco-quartier, plan de recyclage et de traitement des déchets, plans de déplacements…autant de projets que les collectivités peuvent mener, avec un objectif : améliorer les conditions de vie des habitants, dans une perspective de développement durable. Pendant cet atelier, nous découvrirons un projet de ce type mené près de chez nous.

Atelier C2 : « Un projet d’habitat partagé » : l a Bénisson-Dieu »,  animé par François Nollé et Antoine Scherrer, fondateurs de cet éco-hameau.

Description : vivons-nous mieux aujourd’hui qu’avant ? La technologie est-elle mauvaise ? Les réseaux sociaux sont-ils sociaux ? Faut-il arrêter de manger de la viande et de prendre l’avion ? Les énergies renouvelables se renouvellent-elles ? Faut-il sauver les bébés phoques ? La maison de retraite, une solution pour les vieux ? Qu’est-ce que l’écologie intégrale ?

Atelier C3 : « Alimentation et territoire », animé par Marion Mazille, ancienne élève et protagoniste du film Regards Sur Nos Assiettes.

Description : « L’alimentation est un sujet qui nous concerne tous. L’acte de manger qui paraît en soi anodin impacte beaucoup ce qui se passe autour de nous. » Où a été produit ce que je mange ? Dans quelles conditions cela a-t-il été produit ? Que raconte le paysage autour de moi sur l’alimentation produite ici ? Comment mon alimentation impacte-t-elle mon environnement ?  A partir d’extraits du film Regards Sur Nos Assiettes, nous nous interrogerons et nous tenterons de comprendre les relations entre notre alimentation et le territoire qui nous entoure.

Pôle D : S’entraîner

Atelier D1 : « L’écologie de nos relations », animé par Véronique Mille et Muriel Blanc, animatrices en pastorale.

Description : atelier sur la communication non violente (CNV) : écoute, bienveillance, empathie, expression de ses besoins et demandes en « Je ».

Nous découvrirons en quoi consiste cette technique à travers un jeu nous mettant en action pour vivre des relations vraies et apaisées.

Atelier D2 : « Vers une écologie du débat ? », animé par Mathieu Guillermin, Ucly

Description : un avis personnel c’est bien…Une conscience globale du problème c’est mieux.

Doit-on sauver toutes les espèces en danger ? Doit-on sauver la nature seulement car elle nous permet de vivre ?… Formez des équipes et marquez des points en trouvant des arguments en faveur d’une position ou d’une autre…Faites des combos d’arguments contradictoires pour multiplier vos points…

Atelier D3 : « Mongré, un lycée éco-responsable », animé par les éco-déléguées de 1ère  et Elisabeth Novales et Anne-laure Clément,  documentalistes.

Description : l’équipe développement durable de Mongré vous présente les projets pédagogiques menés à l’échelle de l’établissement et qui ont permis d’obtenir le label “éco-responsable” au niveau Expert.  Les éco-délégués vous présenteront aussi les motivations de leur engagement.

Atelier D4 : « Ecologie et art de vivre chrétien », animé par le père Arnaud Alibert, prêtre accompagnate.

Description : la presse parle de « mur écologique », un mur qu’il va nous falloir franchir sinon notre monde ira vers des temps de plus en plus difficiles, en particulier pour les peuples les plus vulnérables. C’est l’occasion pour chacun de changer de vie. La foi chrétienne appelle à ce changement et propose des manières précises  de le réaliser en conciliant notre devoir écologique et les attendus de notre religion. Cet atelier propose de faire découvrir les aspects écologiques pratiques de l’enseignement de l’Eglise.

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En qualité d’éco-déléguées, nous avions comme mission de présenter un  des ces ateliers  « Mongré,  un établissement éco-responsable ». Voici le contenu de notre intervention auprès de 3 groupes :

Présentation  du projet d’établissement : Etre un lycée éco-responsable, c’est quoi au juste ?  C’est un établissement  qui forme ses élèves, futurs citoyens, aux problématiques du développement durable, aussi bien dans le cadre des enseignements et de la vie scolaire, que par son fonctionnement et sa gestion. Il nécessite l’implication de l’ensemble des personnels et des élèves au service de la construction et de la mise en œuvre d’un projet collectif qui se traduit en actions concrètes valorisées et évaluées dans la durée.

–          Mongré,  engagé depuis 10 ans  dans cette démarche, a obtenu  officiellement  le  label  « établissement éco-responsable », décerné par le Rectorat de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes

o   Une première fois  en 2008 ;

o    renouvelé au niveau EXPERT en 2015 pour 3 ans  (Collège et Lycée).

–          Mongré s’engage donc, moyennant des subventions de la Région,  à atteindre sur 3 ans des objectifs en conformité avec les objectifs du développement durable.

Les actions s’articulent autour de :

o   La gestion des déchets : récupération, tri et recyclage du papier à tous les niveaux (salles de classes, bureaux administratifs, salle des professeurs, salles des DS) ;

o   les pratiques alimentaires : introduction à la cantine  de produits bio  et issus de l’agriculture raisonnée dans le cadre des circuits courts ;

o   les économies d’énergie : installation d’ampoules basse consommation et raccordement de l’établissement à l’incinérateur de déchets de Villefranche. Les économies réalisées, ajoutées aux subventions de la Région, permettent de réaliser des travaux d’isolation.

–          Les pratiques pédagogiques à Mongré :

o   Chaque classe compte 2 éco-délégués choisis sur la base du volontariat en début d’année scolaire ;

o   un comité de pilotage présidé par le Chef d’établissement réunit 3 fois par an les  « Super éco –délégués » de Première et de Terminale,  les professeurs  référents du collège et du lycée, les autres acteurs  impliqués dans cette démarche tels que des professeurs, le gestionnaire, le chef cuisinier, chacun apportant sa contribution et ses idées ;

o   des temps forts sont organisés plusieurs fois dans l’année : repas zéro déchets (tri et pesée des déchets) / journée sans portable (sensibilisation aux effets néfastes sur la santé du téléphone portable))/ participation à la fête de l’environnement à Villefranche /Semaine du développement durable ;

o   participation à des sorties  scolaires, à des conférences, des séminaires et  à des concours académiques en lien avec l’Education au Développement Durable ;

o   participation au programme triennal  Erasmus + avec un lycée belge et un lycée allemand autour de nos pratiques éco-citoyennes (2016/2017- 2017/2018- 2018/2019)

o   aménagement du parc :

– un potager et une ruche entretenus essentiellement par les éco-délégués du Collège «  Jardiniers » et » Apiculteurs »avec leurs professeurs référents ;

– une spirale d’aromatiques : ce parterre surélevé en spirale fut inventé par les Anglais pour créer des conditions nécessaires à l’introduction de plantes aromatiques dans leurs jardins et ainsi lutter contre le climat humide de l’île ;

–  une « oasis nature », un lieu où l’homme laisse la nature s’installer pour favoriser la biodiversité ;

– un hôtel à insectes ;

o   réalisation d’un journal annuel « Vert Mongré » et du blog du même nom,  qui donnent à lire  les articles écrits par les élèves à l’issue de chaque action ou sortie.  Le journal  est distribué à chaque famille au mois de janvier.

Présentation de notre engagement  en tant qu’éco-déléguées  (motivations, actions menées, bénéfices…)

Présentation de la ruche et du parc

–          La ruche est entretenue par les éco-délégués « apiculteurs »  avec 3 professeurs et un apiculteur professionnel. La récolte est ensuite vendue et l’argent sert à acheter le matériel nécessaire à l’entretien de la ruche. Récolte 2016 : 19kg  / Récolte 2017 : 26 Kg.

Dans le parc :

–          Le potager est  essentiellement entretenu par les éco-délégués du Collège « Les jardiniers » entourés de professeurs, surtout à partir du printemps ! Cette année ils ont semé des graines de légumes, d’aromatiques et de fleurs Kokopelli, nom d’une association qui collecte et distribue des semences bio, reproductives et libres de droits ;

–          la spirale d’herbes aromatiques et l’hôtel à insectes construits par les collégiens  ont pour objectif de préserver la biodiversité ;

–          l’oasis nature : Pierre Rabhi, paysan philosophe, est à l’origine du concept des Oasis en Tous Lieux dans les années 90 : «  L’objet des Oasis en Tous Lieux est d’être des oasis de convivialité, d’abondance et de bien-être. Les Oasis en Tous Lieux seront des graines d’espoir dans un monde désertifié par la rupture des liens sociaux et par la séparation d’avec le milieu naturel ».

Le mouvement est organisé au niveau national  et international avec des correspondants locaux, parmi lesquels Hubert Reeves et son association Humanité et Biodiversité, qui intervient dans les instances parlementaires.

Installée en 2012 dans le parc de Mongré, nous avons pris le temps d’en expliquer l’intérêt aux élèves.

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Qu’est-ce qu’une Oasis Nature ?

Une Oasis Nature, c’est un jardin, un parc, un domaine, un lieu où la nature est respectée et peut se développer. Dans tous les cas, c’est un espace où la biodiversité s’épanouit. Quelques fleurs suffisent pour faire revenir coccinelles, abeilles et papillons. Alors finis les pesticides et la chasse…

Elle permet ainsi  l’apparition d’une flore et d’une faune riches et variées ! Et la multiplication de ces lieux d’accueil est une contribution certaine à la sauvegarde de la biodiversité pour le plus grand bien de la nature mais aussi pour le nôtre ! C’est là que nous avons  d’ailleurs installé notre hôtel à insectes !

Pourquoi créer une Oasis Nature ?

–          Parce que l’urbanisation va croissante et s’ajoute aux méfaits des pollutions ;

–          pour enrayer la dégradation de la biodiversité locale ;

–          pour assurer les continuités et les proximités entre les milieux naturels;

–          pour permettre aux espèces de circuler et d’interagir,  et aux écosystèmes de fonctionner.

En résumé, «  les Oasis Nature sont des lieux de vie proposant des alternatives de mode de vie  dans tous les domaines : habitat, énergies, gestion de l’eau et de la terre, santé, éducation) et visant une autonomie fondée sur la Terre nourricière, la pluriactivité et les échanges favorables à la reconstitution du lien social et à la coopération ville/campagne. Elles favorisent les pratiques écologiques  alternatives (agroécologie, permaculture),  solidaires et intergénérationnelles ».  http://www.humanite-biodiversite.fr

Nous avons été très contentes d’apporter notre contribution à ce temps fort et espérons que les élèves que nous avons accueillis garderont de  Mongré  un souvenir durable !

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Ella Godfroy (1ES1), Agathe Colletta (1ES1), Marie Rochas(1S2), Marine Dandois (1S3), Valentine Charpy(1S3), éco-déléguées de 1ére.

Un séminaire énergétique….

Un séminaire énergétique….

Le 12 décembre 2017, deux éco-déléguées de première,   accompagnées de madame Dumas se sont rendues à l’Hôtel de Région à Confluence pour  participer à un séminaire sur le thème : « Nos lycées ont de l’énergie ».

La journée a débuté avec une conférence  sur  la transition énergétique et ses enjeux pédagogiques, opérationnels et budgétaires.

Désormais, la loi impose des mesures pour gérer les déchets au sein des établissements scolaires et un plan d’action, le plan Marshall, a été mis en place avec un budget de 300 millions d’euros pour  contribuer à  la maintenance immobilière des lycées  publics et privés de la région Auvergne-Rhône-Alpes  ainsi qu’à la mise en place d’actions dans le domaine énergétique ; l’énergie se gère en effet,  dans un premier temps,  par l’isolation des bâtiments – ces  dernières années, les statistiques montrent une augmentation significative de l’utilisation d’énergies renouvelables afin de diminuer la consommation de fioul-  et par l’installation d’éclairages moins énergivores. Cependant, il existe encore  de grands écarts entre les lycées.

Par ailleurs, la loi de 2015 a pour objectif d’obtenir dans les lycées  une baisse de 40% de gaz à effet de serre en 2030- par rapport à 1990-,  ainsi qu’une augmentation de 27% d’énergies renouvelables. Pour cela, il faut agir sur l’adaptation des bâtiments, la sobriété énergétique, et également lutter contre le gaspillage tant énergétique qu’alimentaire.

Cette conférence très instructive a été suivie d’un buffet à midi,   uniquement composé  de produits régionaux, à titre d’exemple,  l’objectif de la Région étant d’en  introduire au minimum 60%  dans  les assiettes de chaque restaurant scolaire.  Ce temps  de pause nous a permis  d’échanger avec  quelques uns des  dix intervenants présents : l’un deux  présentait un jeu pour sensibiliser  les élèves au comportement éco responsable ; un autre nous a fait découvrir les parcs importants de la région.

L’après-midi, une dizaine d’ateliers  ont été proposés.  Notre thématique de l’année à Mongré étant « Nourrir les hommes »,  nous avons choisi de participer  à deux ateliers sur le thème de l’alimentation. Nous avons appris que  la formation continue des chefs et des cuisiniers sera renforcée, de nouveaux labels pour encourager la consommation de produits régionaux seront créés  et des centrales régionales d’achat seront disponibles pour aider les cuisiniers et les chefs dans leurs choix. D’autre part, des innovations, dans le domaine  de la cuisson des aliments  pour limiter les pertes d’eau de certaines viandes ou légumes, l’installation de bars à salades  en open-bars, ou encore une présentation plus attractive des produits à consommer, devraient permettre de réduire les déchets.     .

Une journée bien remplie, qui ne nous a pas laissé sur notre faim !

Marie Rochas  (1èreS2) et Marine Dandois (1èreS3)

Se former à l’éco-citoyenneté

Le jeudi 5 octobre a eu lieu la formation des éco-délégués du collège.

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Les 4/3ème de 8h à 10h,  et les 6/5ème de 10h à 12h  ont été accueillis au CDI par les professeurs documentalistes et les  professeurs responsables du  développement durable.

Nous avons commencé par nous présenter ;  puis nos professeurs nous ont  demandé de choisir pour l’année scolaire une fonction : apiculteur, botaniste ou recycleur. Ensuite, ils nous  ont expliqué notre rôle et nos missions auprès de nos camarades et dans l’établissement, puis nous avons établi un calendrier des activités à mener car rappelons  que nous avons à Mongré une ruche, un potager dans le parc et que nous collectons le papier et les déchets pour les  recycler.

Dans un deuxième temps, M. Claire, le gestionnaire de l’établissement  est intervenu sur la démarche HQE, Haute Qualité Environnementale, utilisée pour  les travaux entrepris à Mongré, qui permet d’appliquer une politique environnementale à la construction ou/et la gestion de nos bâtiments. . le but est d’obtenir des bâtiments confortables, sains et plus respectueux de l’environnement.

Nous apprenons que Mongré s’est lancé depuis une dizaine d’années dans une politique d’investissements pour économiser l’énergie :

Le chauffage :

  • nous utilisons  l’énergie fournie par l‘incinérateur d’ordures ménagères de Villefranche et une chaudière bois : 99,30 % d’énergie renouvelable ; .
  • l’isolation sur les toitures et les entresols est en cours; des travaux d’isolation des conduites de chauffage, des plafonds et des murs ont été entrepris ; 89% des 465 ouvrants ont été changés durant les 20 dernières années par un double vitrage ;
  • on a installé des planchers chauffants dans les salles rénovées (actuellement 900 m2).

L’éclairage :

  • les éclairages halogènes ont été supprimés ;
  • l’installation électrique a été complètement rénovée ;
  • on utilise l’éclairage « leds » depuis 2009 ;
  • des détecteurs de présence dans les salles rénovées (extinction automatique sans présence).

La gestion des déchets :

  • l’association « Le Transit » collecte  tous les cartons ;
  • le  tri sélectif a été mis en place  avec la CAVIL depuis 2002 ; on récupère le papier dans de grandes boîtes en carton placées dans les classes et les bureaux,  puis l’entreprise  « La Corbeille  à papier » le collecte et le recycle ;
  • nous participons avec le Conseil Régional à la récupération  des piles usagées dans les collèges;
  • la Région Auvergne-Rhône-Alpes permet la collecte des huiles usagées (cuisines) et des produits chimiques des laboratoires,
  • les  déchets d’équipements électriques et électroniques  sont évacués par une entreprise spécialisée.

La politique d’achats :

Mongré  n’achète que des produits  qui ont des labels ou des normes qui répondent aux exigences environnementales :

  • pour la restauration, le légume du plat chaud, les féculents, la compote, le pain au levain doivent avoir le label AB ;
  • le mobilier scolaire possède le label « NF ENVIRONNEMENT » ;
  • tout le papier acheté est 100% recyclé, bien sûr !

Monsieur Claire a terminé son intervention très intéressante  par ces mots : « Nos efforts en terme d’environnement sont concrets et se retrouvent dans les chiffres et dans un meilleur accueil ! ».

Nous nous sommes ensuite séparés en deux groupes : le premier a suivi l’explication de deux  éco-déléguées du lycée qui nous ont  fait part de leur expérience d’apicultrices ; elles nous ont montré les différentes parties  qui constituent la ruche,  énuméré les diverses sortes d’abeilles (la reine, les ouvrières, les gardiennes, les faux-bourdons, etc.) ainsi que les objets permettant de bien s’en occuper.

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Pendant ce temps,  le second groupe s’est entraîné, grâce à un exercice pratique de reconnaissance des différents symboles présents sur les emballages, à trier correctement nos déchets au quotidien : nous avions un amas de déchets d’origines diverses, (propres bien sûr !) à placer dans la bonne poubelle, jaune ou marron.

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Nous avons interverti les groupes en milieu de séance.

Merci à Alix et Sarah, nos « super » apicultrices depuis un an et demi maintenant en Seconde, qui ont accepté de transmettre leur savoir !

Sans oublier, le goûter à 10h où nous avons  tous dégusté un goûter bio ainsi que  le miel de nos chères abeilles ! Le reste des pots de la récolte 2017 a été vendu quelques jours plus tard avec succès ! Cela nous permettra d’acheter du matériel et d’entretenir la ruche.

Jehanne Trébaol (3ème1),   Annaêlle Porterat (3ème1),  Baptiste Raymond (3ème7)

Deux heures avec une femme d’exception

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Dans le cadre des cours de philosophie et d’économie, la classe de T°L-ES2 a eu la chance, et surtout l’honneur, de rencontrer Cécile Renouard lors d’une conférence au CDI.

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Sœur Cécile est une religieuse de l’Assomption, diplômée de l’ESSEC et docteur en philosophie ; elle a d’ailleurs écrit plusieurs ouvrages dont Éthique et Entreprise (1)Depuis plus de 20 ans, elle s’interroge sur la responsabilité des grandes entreprises quant à la justice sociale, sur l’importance du lien social et du bien-être au travail, sur la compatibilité entre le rendement et le développement durable. C’est pour répondre à ces interrogations qu’elle parcourt le monde et pousse les portes des plus grandes multinationales.

Sœur Cécile fait partie de cette catégorie de personnes qui se définissent par leurs actes. Les premiers mots qu’elle nous a dits sont : n’attendez pas pour changer les choses qui ne vous conviennent pas et surtout, n’attendez pas d’ordres « d’en haut». Ce ne furent pas des paroles dans le vent et sans réel fondement. Pour les besoins de sa thèse, elle est partie en Afrique, notamment au Nigeria. Là-bas, elle a enquêté sur le terrain dans des firmes internationales telles que Lafarge ou Unilever. Elle s’intéresse à l’impact qu’ont ces entreprises sur le développement des populations et des pays où elles sont installées. Elle nous dit qu’à l’époque, quand elle a frappé aux portes de ces grandes entreprises, elle l’a fait naïvement, sans penser qu’elle pourrait trouver portes closes. Aujourd’hui, elle pense que c’est son statut de religieuse qui l’a aidée à entrer dans l’intimité de ces châteaux-forts car les responsables de ces multinationales lui ont fait confiance.

Actuellement, elle dirige un programme de recherche à l’ESSEC nommé CODEV « entreprise et développement ». Ce programme de recherche est transversal, il mêle l’économie, l’anthropologie, la sociologie, la philosophie et des matières plus scientifiques. Le programme prend en compte des aspects techniques et humains car il faut associer plusieurs axes de réflexion pour repenser le modèle actuel et chercher des modèles plus justes et plus durables. Il s’agit de trouver à plusieurs dans le cadre de choix et de libertés personnelles à exercer, d’autres critères d’évaluation de nos actions, ce qui est assez rare. La plupart du temps, le développement durable n’est vu que par un seul prisme, soit économique, soit social, soit écologique. Pour en revenir au programme de recherche, son fil conducteur est la qualité du lien social et du bien-être des populations. Ces deux critères sont la base d’un bon développement social et économique d’un pays car, quand une population se sent bien, elle a plus envie d’investir dans son pays pour le faire progresser.

Kant disait « Agis de façon telle que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans toute autre, toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen ». Pour Cécile Renouard, nous avons tous une richesse intérieure, chaque vie a un prix, et chaque être est unique et irremplaçable. Mais comment pouvons-nous organiser nos sociétés afin que chacun ait sa place? Comment associer ces principes moraux aux entreprises qui considèrent, souvent, leurs salariés comme des moyens pour produire plus et gagner plus ? Pour évaluer si les grandes entreprises agissent pour la qualité du lien social, l’écosystème et les générations suivantes, le programme CODEV a mis en place un indicateur de capacités relationnelles qui comporte trois dimensions :

– pouvoir être en relation avec d’autres (relation humaine, moyens de transport, moyens d’information) ;

– pouvoir entretenir une relation privée (ressentir et donner de l’amour, de l’amitié, avoir confiance dans sa famille ou ses amis et pouvoir recevoir de l’aide) ;

– pouvoir s’engager civiquement (faire partie d’associations, pouvoir voter, faire des travaux d’intérêts collectifs ou pouvoir avoir confiance en des inconnus).(2)

Ces critères peuvent nous paraître simplistes mais au Nigeria par exemple, presque aucun d’entre eux n’a été validé. En effet, à cause des activités pétrolières mal gérées, de son économie vulnérable aux chocs climatiques et aux fluctuations des cours des matières premières, de sa forte croissance démographique et de son insécurité face aux conflits religieux, les relations interpersonnelles nigérianes se sont dégradées.

La transition de notre monde doit donc se faire au bénéfice du lien social et écologique. Cet horizon est obligatoire pour nos sociétés mais, contrairement à ce que l’on nous montre, il y a énormément de solutions. Comme l’a dit C. Renouard, il faut que le changement vienne d’en-bas et pour cela, il faut d’abord analyser notre propre situation et relativiser :suis-je moi-même en qualité de relation avec les autres ? Quel est mon rapport à l’argent ?Elle nous a relaté l’expérience d’un jeune doctorant qui travaille avec elle et qui a préféré faire une thèse, ce qui lui plaisait, plutôt que de gagner le salaire mirobolant promis par son école.Pourquoi ne pas compter autrement ce qui compte ? Quel est mon rapport à la technologie ? Suis-je autonome face à mes appareils ou dépendant ? Ces appareils me sont-ils utiles ?

Chacun a des richesses inouïes et uniques qu’il convient de partager. Aussi, n’attendons plus pour associer nos capacités d’initiative !

Cécile Renouard a terminé son intervention en citant Gandhi : « Sois le changement que tu veux pour le monde ».

 

Jade Radisson et Estelle Leblond T°L,

Cet article a été écrit dans la cadre du cours de philosophie de C. Lecocq Hubert en lien avec la pastorale.

 

(1)Cécile Renouard, Ethique et entreprise, Editions de l’Atelier, 2015.

(2) http://irene.essec.edu/codev/relational-capability-index-rci

Vers la sobriété heureuse : le bonheur d’être plutôt que la volonté d’avoir.

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 Face au toujours plus indéfini et au principe de croissance économique illimitée qui ruine la planète naturellement limitée au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient, inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

Pierre Rabhi lui-même avoue qu’il lui a toujours été difficile de décrire la sobriété telle qu’il la ressent. En faire une option de vie est déjà beaucoup, mais cela est loin d’en révéler la subtilité. Elle peut être considérée comme une posture délibérée pour protester contre la société de surconsommation et les effets désastreux qu’elle induit. C’est, dans ce cas, une forme de résistance déclarée à la consommation outrancière. Elle peut être justifiée par le besoin de contribuer à l’équité dans un monde paradoxal où surabondance et misère cohabitent. Le monde religieux en a fait une vertu, une ascèse. En réalité, c’est un peu tout cela, mais plus que cela…

Cette année, la pensée de Pierre Rabhi a été appréhendée et analysée par trois élèves de terminales lors d’une éco-rencontre qui s’est déroulée au foyer des lycéens le 14 février.

Marie-Line Dumas, professeure d’histoire-géographie, référente DD au Lycée

 

Pierre Rabhi, le chantre de la sobriété heureuse* ou l’itinéraire d’un homme qui vit en cohérence avec ses idées

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Pierre Rabhi est né en Algérie en 1938. Enfant, dans son oasis algérienne, il a vu son père quitter son métier de forgeron pour devenir mineur. C’était les Trente Glorieuses et le sous-sol algérien alimentait la machine industrielle française.

Plus tard, après avoir été confié par ses parents à un couple de colons, il débarque à Paris et devient ouvrier spécialisé avec trois heures de transport par jour. C’est du rejet de ce modèle-là qu’est née sa décision, avec sa femme, Michèle, de s’installer en pleine nature : « Je ne suis pas né pour augmenter le produit national brut »***.

Le voyage fut long. Il a fallu chercher une exploitation, arracher un prêt au Crédit Agricole, se former comme ouvrier agricole, prendre conscience de la dépendance de l’agriculture aux engrais chimiques, se mettre enfin à son compte. Il s’installe en Ardèche en 1960, dans une ferme retapée de bric et de broc, à Montchamp dans la commune de Lablachère,  devançant d’une poignée d’années le retour à la terre. Trente chèvres pour faire du fromage, un jardin pour l’auto-subsistance, une vieille Renault Juva 4, treize ans avant d’avoir l’électricité, cinq enfants…..

Dans la région ardéchoise,  il n’est pas le seul à avoir tenté l’aventure, porté par le désir de vivre autrement mais peu nombreux sont ceux qui ont tenu jusqu’à l’âge de la retraite !

Concrètement, Pierre Rabhi s’insurge contre l’idéologie productiviste et il refuse de prendre part à l’industrialisation de l’agriculture. Il expérimente sur sa propre ferme des techniques culturales respectueuses de la nature. Il a été le  concepteur de l’agro-écologie dont il énonce trois principes :

1/le sol est composé de plusieurs couches, il faut respecter et éviter de retourner les couches profondes lors du labourage.

2/ Pour fertiliser le sol, il faut utiliser du compost qui a fermenté.

3/ Ainsi traitée « la plante va se relier aux énergies subtiles car tout est énergie» souligne-t-il.

Avec le temps, P. Rabhi a entrepris de diffuser ses convictions agricoles d’abord en France puis, dans le monde. Depuis 1994, l’Association Terre et Humanisme, installée à Lablachère avec environ 12 salariés, se charge de ce travail de transmission. Non loin, le hameau des Buis, animé par sa fille, applique les mêmes préceptes de la sobriété heureuse à l’éducation. Peu à peu, c’est une nébuleuse de structures associatives qui s’est mise en place avec les Femmes Semencières, le mouvement Colibris ou encore, les Amanins, un éco-village dans la Drôme. Son expertise en agro-écologie est reconnue et il est intervenu à la demande de L’ONU pour le programme contre la désertification au Burkina-Faso, au Niger..

Pierre Rabhi, aujourd’hui âgé de 77 ans est tout à la fois, un paysan, auteur militant associatif et un philosophe, essayiste voire moraliste : quelqu’un qui sait mettre des mots sur les maux contemporains…. Pierre Rabhi vit en cohérence avec ses idées : « je produis sans détruire, je suis sorti de l’agriculture d’empoisonnement, mon travail correspond à mon choix éthique et moral ». Il reste rétif à une lecture politique de son action. « On ne changera pas le monde par des poings levés, mais en changeant de comportement, en se changeant soi-même, en faisant chacun sa part. Le capitalisme, c’est notre insatiabilité, c’est nous. La seule chose à faire, c’est de cultiver son jardin. Pour moi, c’est un acte politique » (**). A méditer !….

Estelle Lebond, TL.

(*)Vers La Sobriété Heureuse, Actes Sud, 2013.

(**)L’Observateur n°2658,15 oct 2015.

(***)Du Sahara aux Cévennes, itinéraire d’un homme au service de la Terre-Mère, Albin Michel, 2002.