Les tourbières

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Le lundi 4 mai, nous nous sommes rendus dans la commune de St Nicolas Des Biefs pour visiter la Tourbière de la Verrerie. Arrivés sur les lieux, nous avons rencontré mme Suter, spécialiste en tourbières au sein de l’association Madeleine Environnement. Elle nous a expliqué et fait analyser les caractéristiques physico-chimiques et la flore d’une tourbière.
Ce type de milieu est souvent localisé dans les milieux montagnards car ils sont humides et riches en courants d’eau douce et pauvres en oxygène. La tourbière de la Verrerie est située à 1164 mètres d’altitude et requiert plus de 1000 mm de précipitations par an.
A l’origine, une tourbière se forme sur un sol pauvre où des plantes pionnières forment un radeau et dont le pH est acide (généralement inférieur à 6,6). La matière organique s’accumule et bombe la tourbière d’un sol nommé la tourbe. La biocénose doit donc se modifier pour s’adapter aux nouvelles conditions. Le bilan hydrique doit être positif, c’est-à-dire qu’il doit y avoir plus d’eau qui rentre qu’il n’en sort. C’est pour cela qu’il est très facile de s’enfoncer dans la tourbe imbibée d’eau. Une tourbière ne peut exister sans eau.
Lors de notre visite, nous avons dû nous séparer en trois groupes afin d’analyser et explorer la composition de la tourbière. Cette dernière présente de nombreuses espèces végétales (sphaigne, linaigrette, herbes) dont certaines sont rares car elles remontent à la période glaciaire. Elle est composée aussi d’espèces animales telles que des grenouilles, des libellules ou des lézards. Cela forme la faune et la flore de type hydrophile.
Il existe plusieurs types de tourbières tels que soligène, topogène, limogène ou fluviogène. Celle de la Verrerie est ombrogène.
Les tourbières sont hélas menacées par la pollution et le réchauffement climatique qui entraînent la sécheresse, des glissements de terrains, des risques d’incendie ou encore l’extraction de la tourbe.

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A la suite de cette sortie, le lundi 19 mai, mme Suter s’est rendue au lycée afin de nous apporter des informations supplémentaires sur les tourbières. Lors de cette conférence, nous avons alors appris qu’une tourbière présente un intérêt pour la médecine grâce à sa flore. C’est aussi une réserve de carbone et d’eau douce.

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Pour conclure, une tourbière est un plateau préservé et humide, colonisé par la végétation présentant un réel intérêt mais hélas menacé par de nombreux facteurs.
Nous tenons à remercier mme Suter de nous avoir transmis ses connaissances sur les Tourbières mais aussi C. Larcher et N. Côte Collisson de nous avoir accompagnés durant cette sortie.

LAMOUR Marie et GEROUDET Anaïs, seconde 4
Ce travail a été réalisé en lien avec l’EDD et les cours de SVT de C. Larcher.

A la découverte des tourbières

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Pour commencer, une tourbière est une zone humide caractérisée par l’accumulation progressive de tourbe, un sol caractérisé par sa forte teneur en matière organique, peu ou pas décomposée, d’origine végétale. C’est un écosystème particulier et fragile dont les caractéristiques en font une sorte de puits de carbone (au moins 20 %). Véritable roche végétale fossile, la tourbe est donc un sol organique issu de la dégradation incomplète de débris végétaux dans un milieu saturé en eau.
Auparavant il y avait peu de tourbières car comme on y trouve du bois de chauffe de bonne combustion, le déboisement était très pratiqué.
Les tourbières se situe principalement dans les milieux montagnards, comme le Massif Central, les Pyrénées, les Alpes ou encore le Jura. Le sol de la tourbière est appelé la tourbe, la tourbe est saturée, l’eau stagne car le sol est imperméable, ce qui donne un air comportant peu d’oxygène. L’eau de la tourbière que nous observons est acide car son ph est inférieur à 7 alors que l’eau du robinet à un ph de 8 et une rivière en bas de la tourbière, appelée le Renaison, à un ph de 9.
Ce que l’on trouve principalement sur la tourbe s’appelle la sphaigne. C’est une sorte de mousse qui peut absorber de l’eau ; par exemple une sphaigne qui pèse 10 g pèsera 4 g si on l’essore. Les sphaignes ont donc une capacité de rétention de 2.5. Elles peuvent absorber de l’eau grâce à leurs cellules, ces cellules sont des hydrocytes.
Quelles sont les conditions indispensables à la formation d’une tourbière ?
– De l’eau de ruissellement et de l’eau de précipitation supérieures à l’évaporation ;
– un sol pauvre et acide ;
– une cuvette imperméable ;
– une évaporation et une évapotranspiration ;
– un bilan hydrique positif et un micro climat frais et humide.
Quelles sont les étapes de formation de la tourbière ?
– Un plan d’eau libre suite à dépression topographique ;
– un radeau formé par des plantes pionnières ;
– l’accumulation de matière organique ;
– le remplissage complet de pièce d’eau originelle (la tourbière doit se bomber sous la croissance des sphaignes)
Cette formation durera des millénaires étant donné qu’une tourbière augmente d’un millimètre par an, elle augmentera jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau et la tourbière laissera place à la forêt. Le sol de la tourbière, la tourbe, se constitue selon différentes couches selon la profondeur :
– tout d’abord en haut nous avons de la sphaigne ;
– un peu plus profond, il y a de la tourbe blonde ;
– ensuite de la tourbe brune ;
– après du charbon ;
– et enfin du pétrole.
Ainsi, il existe six types de tourbières : il y a le type soligène, topogène, limogène, fluviogène, limogène et ombrogène.

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En général la faune se compose de grenouilles rousses, de lézards vivipares et de libellules et la flore de linaigrette, canneberge, laîche et sphaigne.
En conclusion une tourbière est remplie d’eau, de beaucoup de végétation rare mais aussi d’une faune variée. La tourbière possède un écosystème rare et fragile qui peut être rapidement détruit ; les tourbières sont différentes les unes des autres et prennent des millénaires à se former.

Matthieu Desbenoit et Théophile Chatelet 2°4
Ce travail a été réalisé en lien avec l’EDD et les cours de SVT de C. Larcher.

Formation des éco-délégués du collège

Formation des éco-délégués

Les éco-délégués de 6ème et 5ème se sont retrouvés à 13h30 au CDI le 16 octobre 2014
Après une présentation des projets d’éducation au développement durable de l’année 2014-2015, un membre de l’association « ARTHROPOLOGIA » est intervenu afin de nous renseigner sur ce qu’est la biodiversité.
Nous connaissons très mal le monde des petites bêtes, nous en avons souvent très peur….et pourtant, non seulement la plupart sont inoffensives mais nombreuses sont celles qui rendent service à l’humanité soit en tant que pollinisateurs, soit en tant que décomposeurs ou encore en tant que répulsifs.
Nous avons donc observé de nombreuses photos d’arthropodes dans la nature: animaux à carapace externe et pattes articulées. Ils colonisent tous les milieux ; il y a les arachnides, les millepattes et les insectes qui, à eux seuls représentent les 3 /4 des espèces animales actuellement connues ! Il existe par exemple plus de 1000 espèces d’abeilles dont la plus grosse fait 3 cm et la plus petite 3 mm ; le miel fabriqué est bien sûr dégusté mais il peut aussi être utilisé comme cicatrisant, anesthésiant.
Si les abeilles disparaissaient, nous récolterions beaucoup moins de fruits et légumes car la pollinisation par les insectes prend en charge environ 60% des fécondations concernant les plantes de l’alimentation humaine !
Puis nous avons abordé le problème des déchets toujours plus abondants : en 2008, nous comptions plus de 29 tonnes de déchets en constante augmentation or 30% de nos poubelles correspondent à de la nourriture consommable !! Là encore, retour aux petites bêtes : avec les décomposeurs qui transforment la matière organique en décomposition en sels minéraux, réutilisables dans le sol !
Puis nous avons observé huit plaques mettant en scène les insectes autour et à l’intérieur d’un arbre, les insectes pollinisateurs et les différentes abeilles sauvages.
Enfin, nous nous sommes quittés après la dégustation d’un goûter issu du commerce équitable.
Les éco-délégués de 4ème et 3ème ont alors pris le relais à 15h30.
Leur formation était moins descriptive et davantage tournée vers une réflexion plus globale sur les problématiques « l’avenir des animaux est-il garanti ?» et « comment diminuer les déchets ménagers ? ».

Ils ont visionné un extrait du film Le mystère de la disparition des abeilles (ARTE). Ce documentaire traite des pratiques de production à grande échelle avec la pollinisation forcée aux États-Unis.

Mathurine et Jehanne de 6ème 4 et 6ème 9

Exposition « urbanbees » au CDI

Expo urbanbees au CDI

Les abeilles sauvages fabriquent un nid dans lequel elles amassent des réserves de pollen et de nectar, puis elles pondent un œuf sur chaque petite boulette ainsi constituée. La larve, une fois éclose, consomme les provisions de la mère. Le développement larvaire est de durée relativement variable, mais la nouvelle abeille ne sortira du nid que l’année suivante. En effet, le développement de la larve est stoppé  pendant de longs mois et cela permet à la jeune abeille de profiter toute la saison des plantes qui fleurissent. Si cette pause n’avait pas lieu, les abeilles ne pourraient butiner qu’en fin d’été et cela serait préjudiciable non seulement à ces insectes hyménoptères mais aussi aux plantes elles-mêmes. Il faut, en effet rappeler que sans les abeilles, il n’y aurait plus de fleurs et de fruits car les abeilles sauvages en butinant, participent au cycle des fleurs. Nous avons donc vraiment besoin d’elles car sans leur service de pollinisation, c’est toute l’économie agro-alimentaire qui serait menacée. De plus, notre alimentation serait quasi dépourvue de fruits et légumes et deviendrait très fade  et déséquilibrée. Certaines carences en vitamines ou en fibres pourraient se manifester et notre santé deviendrait bien fragile.

Préserver les 25000 espèces d’abeilles réparties dans le monde, c’est donc nous protéger nous-mêmes !

 Noëline Dreux 4°3

La disparition des abeilles sauvages

La disparition des abeilles1

Les abeilles sauvages sont majoritairement solitaires. Elles fabriquent un nid dans lequel elles amassent des réserves de pollen et de nectar, puis elles pondent un œuf sur chaque boulette de pollen et nectar. 80% des abeilles creusent leur nid dans des parois de terre sèche ou dans le sol, les autres nichent dans des tiges creuses ou à moelle tendre, dans des branches ou souches d’arbres morts.

La larve une fois éclose consomme les provisions stockées par sa mère. Le développement de la larve est de durée variable, mais la nouvelle abeille adulte ne sort du nid que l’année suivante, lorsque fleurissent les plantes qui fournissent le nectar et le pollen dont elle se nourrit.

La disparition des abeilles2

Les abeilles disparaissent par milliards chaque année à travers le monde. Leur avenir est très gravement menacé, l’écosystème et nos ressources alimentaires aussi. Car la survie de plus de 80% des espèces végétales répertoriées sur la planète et la production de 84% d’espèces de plantes à fleurs cultivées en Europe dépendent des abeilles, soit plus de 35% des ressources alimentaires mondiales ! L’abeille est un insecte pollinisateur majeur irremplaçable, un élément essentiel de la biodiversité au cœur de la chaîne alimentaire car, si les abeilles venaient à disparaître, il n’y aurait que très peu, voire plus du tout de pollinisation, et donc plus de fruits. Il est donc urgent de se mobiliser pour sauvegarder cette espèce.

 Axel CHEDRI,  4°3.

Réflexion sur la mise en place d’une « Oasis-nature » à Mongré lors de la formation des éco-délégués

Réflexion sur la mise en place 1

Pour la première fois des délégués de CM1 et CM2 étaient présents avec notre groupe  le mardi 13 novembre, bienvenue aux primaires !

Dans un premier temps, Vincent Claire – gestionnaire de Mongré- nous a expliqué pour quelles raisons notre établissement était depuis quelques années éco responsable : en effet, à Mongré le papier jeté est recyclé, celui utilisé pour les photocopies provient en partie de pâte à papier recyclé, plusieurs salles ont été rénovées (plafonds refaits et rabaissés, éclairage basse consommation, doubles vitrages, chaises changées pour faire moins de bruit…..), la cantine propose des légumes bio, du pain bio également, le chauffage est produit par la récupération de la chaleur de l’incinérateur…

Dans un deuxième temps, Aurélie, de la FRAPNA (organisme de protection de la nature) nous a présenté l’ »Oasis-nature » grâce à de nombreuses photos, en lien avec l’association Humanisme et biodiversité dont voici le site : Humanite-Biodiversite.fr, que vous pouvez consulter pour en découvrir davantage !

Une « Oasis-nature » est un lieu où l’homme laisse la nature s’installer. Ce projet : créer une « Oasis nature » dans le parc, est celui de Mongré et des éco-délégués pour cette année 2012-2013.

Après avoir pris connaissance du sens du mot biodiversité, elle nous a parlé des foyers pour les oiseaux et les insectes. En effet, les activités humaines rendent de plus en plus rares les sites où les oiseaux et invertébrés peuvent se reproduire (vieux arbres, cavités…) pour maintenir la chaîne alimentaire. Elle nous a montré ensuite les hôtels à insectes contenant de la paille, des briques, des tiges, des petits morceaux de bois… que nous pourrions fabriquer avec différents matériaux naturels ou de récupération.

Réflexion sur la mise en place 2

Puis elle termina avec la notion de friche : zone laissée sans culture ni pesticide où l’herbe ne sera coupée qu’une fois par an.

La formation s’est conclue avec un goûter (gâteaux, chocolat et jus de fruits) issu du commerce équitable.

Lucie Decailloz et Léa Debize

Initiation à la découverte de la Biodiversité

Le lundi 5 Mars, pendant une partie de l’après-midi, toute la classe de 2nde5 du lycée Notre-Dame de Mongré est allée en bord de Saône près de Saint-Bernard sur le sentier de Bordelan.

La classe était accompagnée de deux professeurs de sciences, du responsable du niveau de seconde et de deux animatrices faisant partie de la ligue de protection des oiseaux (LPO). La sortie, qui était en relation avec le cours de SVT a permis aux élèves d’aller « sur le terrain » et de pouvoir réaliser autre chose que les TP habituels. Cette façon d’apprendre permet de mieux comprendre la théorie du cours. Le but de la sortie était donc de découvrir de façon pratique un espace de biodiversité et de remplir un questionnaire afin de laisser une trace de l’excursion dans le cours.

Tout d’abord, les animatrices nous ont expliqué que l’endroit n’était pas complètement naturel mais parfois modifié par l’homme. En effet, à notre arrivée, la classe a pu observer que le pont achevé en 1850 qui rejoignait les deux rives était une trace de l’intervention humaine. Des digues ont aussi été construites afin d’empêcher le fleuve de déborder dans sa période de crue.

La biodiversité de l’espace.

Nous avons observé de nombreux arbres, notamment des saules blancs très appréciés des lapins et des peupliers noirs utilisés principalement pour le feu dans l’ancien temps. Effectivement le bois est très souple et brûle facilement. On peut aussi modeler ce bois et parfois lui donner des formes très surprenantes ! Cependant, les arbres étaient parfois couverts de parasites comme le gui (qui attire notamment certains oiseaux qui raffolent des boules qu’il renferme) ou au contraire de lierre qui se sert juste de l’arbre comme support mais qui ne l’étouffe pas. La terre dans laquelle nous marchions était du limon qui était une terre très riche qui permet de faire pousser facilement certaines sortes de végétaux.

Étude des oiseaux.

Nous étions bien entourés grâce aux animatrices de la LPO ! Il faisait un temps printanier ce qui a permis à l’ensemble de la classe d’entendre et d’observer un grand nombre d’oiseaux mâles qui cherchaient l’âme sœur ! En effet, nous avons rencontré des pics verts, des pics épeiches, les pigeons ramiers.

Nous nous sommes davantage intéressés aux pics-verts et épeiches. Nous avons pu voir les trous qu’ils faisaient dans les arbres à force de taper contre eux.

Après toutes ces observations, nos deux guides nous ont montré les différentes différences entre les deux pics: le pic vert a un bec plus petit que le pic épeiche et est obligé de taper dans les arbres pour empêcher son bec de pousser. On pourrait donc se demander comment cet animal fait pour frapper à longueur de journée dans un arbre sans avoir mal au cerveau et pourquoi il ne reçoit pas de projectiles dans les yeux. Les deux animatrices nous ont donc expliqué qu’ils possédaient des petites protections qui recouvraient leurs yeux et que leur cerveau était entouré par leur langue qui faisait plus de 25 centimètres !

Nous avons ensuite suivi un sentier aménagé cette fois-ci par l’homme. On pouvait voir des panneaux à l’entrée nous interdisant d‘utiliser des véhicules motorisés qui détruisent les chemins et les zones de préservations de la nature. On voyait nettement à certains endroits la présence de l’homme : on pouvait en effet observer des espaces de loisirs, des digues, une plage et la permission de pêcher (bien que le lieu soit protégé !).

Les animatrices nous ont expliqué que certaines fois, nous pouvions voir le butor étoilé qui est une espèce menacée en Europe mais nous ne l’avons malheureusement pas vu.

Finalement nous avons observé une ancienne cabane abandonnée où vit la dame blanche (Chouette-Effraie). Fut un temps, cet oiseau fut chassé car, comme son nom l’indique, il effrayait. Tout cela n’était bien sûr qu’une superstition ! Aujourd’hui cette espèce est protégée et a la particularité de ne pas faire de bruit quand elle vole la nuit.

A la fin de l’excursion, nous avons (pour les volontaires) goutté des larves ayant le goût de noisettes afin de finir la sortie comme il se devait,  bon appétit !

Thibault Danaguezian – Maxime Rouilhac

Cette sortie a été organisée dans le cadre des cours de SVT par C. Larcher.