Le sucre, une drogue ?

La vie actuelle pousse partout les hommes à acheter des produits tout prêts pour gagner du temps, mais ce choix est-il légitime ?
Ces produits déjà cuisinés font bel et bien partie de cette fameuse « malbouffe ». En partie à cause de certains industriels qui n’hésitent pas à les surcharger en sucre. Mais pourquoi les industriels mettent-ils autant de sucre dans ces plats ? Quelles sont les conséquences sur notre santé ? Et quelles sont les solutions pour lutter contre les dangers du sucre ?

Le sucre est-il une « drogue douce »?

En effet, les industriels se sont vite rendu compte du pouvoir de cette poudre blanche ! L’explosion des ventes a commencé avec l’apparition en 1939 des céréales sucrées. Le sucre est maintenant présent dans de nombreux produits industriels : on l’appelle le sucre « ajouté ». Les sucres interagissent avec les protéines en créant ce que l’on appelle la réaction de Maillard qui donne ce goût et cet aspect bien particulier. De plus, le sucre permet une meilleure conservation et corrige l’acidité des aliments comme la tomate par exemple.

Le problème se trouve en fait dans la quantité que l’on consomme. Pour cause, le sucre est utilisé de manière excessive par les industriels. Il faudrait ne pas dépasser 100g de sucre par jour mais aujourd’hui 20% des français se situent au-dessus de ce repère. Ceux qui le dépassent le plus sont les garçons de 11 à 17 ans. En effet, d’après le Docteur Arnaud COCAUL, médecin nutritionniste, « le problème majeur rencontré chez les jeunes vient de l’excès de consommation de boissons sucrées et alcoolisées qui crée une forme de shoot sucré très nocif pour la santé ».

5 Photo 1 quantité sucre

Par exemple, une canette de soda peut contenir jusqu’à l’équivalent de dix cuillères à café de sucre. D’autre part, le Docteur Patrick TOUNIAN, chef du service de nutrition à Paris, souligne que certains aliments estimés sains, comme la plupart des jus de fruits pur jus, sans sucre ajouté, sont en fin de compte plus riches en sucre qu’une simple canette de soda. De plus, nous retrouvons aussi des « sucres cachés » dans les plats cuisinés, même salés. L’un des arguments principaux des industriels est que le sucre serait un « carburant cellulaire », indispensable pour apporter « l’énergie nécessaire » à l’organisme ou à la mémoire. Mais des études prouvent que ce sont les glucides qui sont indispensables. Ce mode de consommation excessive provoque une prise de poids voire même du surpoids entraînant des problèmes de santé comme l’obésité ou des maladies cardiaques. Aux Etats-Unis, environ 40% des adultes auraient un degré d’insuline aussi élevé qu’un véritable diabétique.

L’aspartam, un poison accepté

Les solutions trouvées sont aberrantes. Effectivement, pour donner un goût sucré aux aliments sans réellement présence de sucre, les industriels ont recours à ce qu’on appelle l’aspartame (édulcorant artificiel) et la stévia (édulcorant naturel). Or, regardons de plus près de quoi est composé l’aspartame. Chaque nouvelle étude menée au sujet de cet édulcorant apporte des preuves de sa toxicité (les boissons light donc contenant de l’aspartame favorisent le diabète…) et pourtant il n’est toujours pas interdit.

Zuckerwrfel

Sur 196 animaux soumis à l’aspartame, 96 sont morts d’une tumeur cérébrale dû à sa composition. Il possède 50% de PHENYLALANINE (2% de la population y serait allergique), 40% d’ACIDE ASPARTIQUE ( dangereux pour le cerveau) et 10% de METHANOL ( alcool à brûler). Ces composants causent des effets secondaires tels que des saignements de nez, des convulsions ou encore la maladie de Parkinson.

Afin de préserver notre santé, la solution serait ainsi de se déshabituer de ce goût sucré et de réduire au maximum les plats préparés.
Mais faut-il réellement analyser toutes nos étiquettes pour rentrer dans nos pantalons…. ?

Carla Siegel, Pauline Guillermin, Angélique Cotillon

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Les particularismes alimentaires

La question du particularisme alimentaire concerne de nombreuses personnes depuis le 19eme siècle. Ses différents types de pratiques alimentaires sont liés à des raisons propres à chacun. Le végétalisme, le véganisme, le végétarisme ou encore le régime sans gluten sont les divers régimes adoptés à travers le monde. Manger est aujourd’hui devenu une préoccupation importante dans notre société. Ce particularisme serait-il un moyen de se démarquer socialement ?

Il est vrai qu’il est important de se soucier de ce qu’il y a dans nos assiettes, mais faut-il que cela devienne une obsession ?

Certaines personnes préfèrent opter pour un mode de vie végan qui consiste à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation. Cependant, cela mérite réflexion lorsque l’on sait que cela à des répercutions non négligeables sur la société. Que ce soit par le biais de réseau sociaux ou des médias plus traditionnels (journaux, radios, télé…), chaque type d’alimentation tend à faire passer un message qui lui est propre comme, par exemple, le bien connu végétarisme qui lutte contre toute consommation de chaire animale.

Mode de vie, obligations, histoire…

En dehors d’un message sur un certain mode de vie, le particularisme alimentaire est aussi révélateur du niveau de vie d’un individu, que ce soit par choix ou non : restrictions religieuses, allergies ou maladies, conditions de vie particulières… Ces divergences alimentaires sont visibles même au travers de l’Histoire ! La viande réservée aux classes aisées et les légumes aux pauvres au Moyen-Age…
A l’heure actuelle, les motivations qui amènent à opter pour un régime alimentaire spécifique sont souvent liées à un souci de l’écologie. L’agriculture biologique, développée en France depuis les années 50, a ouvert la porte à l’alimentation bio et au végétalisme (alimentation rejoignant les principes du véganisme ) sur les marchés français. Toutefois, le particularisme alimentaire n’a pas qu’un aspect positif.

Contrôle de son image…

La décision de manger autrement relève du choix de chacun mais également des tendances qui peuvent influencer la société qui, à force de trop les suivre, peut laisser place à la xérophagie : ce puissant désir de contrôler l’image de ce que l’on mange peut parfois révéler des problèmes alimentaires sérieux… En 1948, l’apparition de la première Vegan Society aux Etats-Unis a, à l’époque, provoqué de nombreux débats sur la place de l’alimentation après la Seconde guerre mondiale. Pouvait-on se permettre de manger certains aliments plus que d’autres alors que des populations mouraient de faim ?

Ecologie…

Bien que cette question soit encore d’actualité, le particularisme alimentaire se distingue aussi par son aspect éthique. L’Homme peut-il se permettre de continuer à consommer de la viande alors que des alternatives sont possibles ? Ces alternatives proposées sont-elles durables sur un plan écologique ? Ces questions soulèvent de nombreux débats à l’heure actuelle et les avis divergent.
Ainsi, le particularisme alimentaire est plus ce qu’il suppose être.

Candice Thouez et Amélie Dahmane

sources :
Terra Eco n° 037
Les Dossiers. de l’actualité : « Fait-on trop attention à ce que l’on mange ? »
L’express.fr « Sans gluten, viande lait, alcool. »
Courrier International n°1467, décembre 2018.
Génération futures, mars 2003 aux éditions Mouvement pour les Droits et le Respect des Génération Futures.

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

La viande de demain

Actuellement, notre consommation en viande semble trop élevée, provoquant de GRAVES conséquences environnementales. De nombreux scientifiques se sont penchés sur la question et deux issues sont possibles : l’utilisation d’animaux clonés ou la production de viande de synthèse. Plus globalement, la viande produite en laboratoire est vue comme une solution pour nourrir les dix milliards d’habitants que devrait compter la planète en 2050.

Alors que la population mondiale croît de manière exorbitante et que les dégâts sur l’environnement commencent à se faire ressentir, de plus en plus de solutions s’offrent à nous pour pallier à ces problèmes. Les viandes créées en laboratoire pourraient nous aider à préserver notre planète et à nourrir la population mondiale.

La viande de synthèse, de moins en moins chère :
La mise en production de viande de synthèse à grande échelle semble être un défi difficile à relever. Cependant il y a bel et bien une évolution depuis le commencement du projet. Plusieurs startups se sont lancées dans la production de cette viande mais son coût de conception reste très élevé. Parmi ces startups, on retrouve la société Californienne « Just » qui s’active pour baisser ce coût de conception. Aux Etats-Unis, la plupart des gens sont convaincus que la viande de synthèse sera la viande de demain car celle-ci permet d’éviter d’élever et de tuer des animaux pour fabriquer et produire de la viande. De plus, cela réduirait considérablement les émissions de gaz à effet de serre, l’élevage de bétail étant responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre.
Son développement semble être en bonne voie. Et pour cause ! Les énormes levées de fonds ont permis d’en diminuer radicalement le coût.

Voici les étapes nécessaires pour produire de la viande de synthèse à partir d’une vache :
premièrement, à l’aide d’une seringue, on extrait un petit morceau du muscle de la vache. Cet échantillon contient des dizaines de milliers de cellules. La plupart d’entre elles meurent. Seules les cellules souches survivent et se multiplient. Au bout de quelques semaines, les cellules sont assez nombreuses et sont privées de nutriments. Elles sont donc affamées et ne cessent de se multiplier. Elles se changent donc en cellules musculaires puis elles fusionnent entre elles pour former des petits tubes appelés « myotubes »;
par la suite, ces myotubes se développent, grossissent afin de former de vrais petits muscles. Pour fabriquer un steak standard (environ 140 grammes) il faut cultiver pas moins de 20 000 myotubes. Le premier steak a été conçu en sept semaines. Conclusion : nous pouvons obtenir un steak sans trace de matières grasses en partant d’une simple seringue. Une fois cuit, il n’y a plus qu’à déguster !

1 Photo 1 viande de synthese

La viande clonée
Après le Japon et les Etats-Unis, la viande et le lait issus d’animaux clonés pourraient bien arriver en Europe. L’agence de sécurité sanitaire européenne étudie en tout cas cette possibilité de près. Cependant les associations de consommateurs redoutent des effets nocifs sur la santé humaine.

1 Photo 2 Dolly

Jusqu’à présent, les clones intéressaient surtout les chercheurs en biologie fondamentale, dans le but d’étudier le développement précoce d’un embryon. Cependant, l’élevage s’intéresse de plus en plus à cette avancée technologique, afin de créer des copies d’un reproducteur ou d’une reproductrice de haute qualité génétique : par exemple, une vache donnant une viande tendre et peu grasse. L’idée est de les utiliser seulement pour la reproduction pour que leurs descendants proposent du lait ou de la viande de même qualité. Pour l’instant, les reproducteurs clonés sont trop précieux. Ils reviennent entre dix et vingt fois le prix d’un reproducteur classique. La Chine a fait sensation fin 2015 avec l’annonce de la construction d’une usine de clonage de divers animaux. La société Boyalife promet 100.000 embryons de vaches la première année et un million par an à terme. Cependant, les problèmes de santé animale et de bien-être des animaux issus d’animaux clonés sont pointés du doigt : La mortalité embryonnaire est élevée, la mise bas peut être difficile, certains animaux naissent trop gros ou avec des pathologies lourdes.

Alors que les viandes de laboratoire n’étaient censées exister que dans les films de science-fiction, tout cela semble de plus en plus réel. L’avenir s’annonce très prometteur !

FLORENT BERGER, EMILIEN BAEZA ET ANTHONY HUMBERT

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES SUR L’IMAGE DE DOLLY :
Le 5 juillet 1996, Dolly, premier mammifère à avoir été cloné à partir d’une cellule adulte, voyait le jour en Ecosse. Vingt ans plus tard, le clonage à des fins agricoles est pratiqué dans plusieurs régions du monde mais l’Europe résiste.
Révélé en février 1997, le clonage de Dolly, réalisé par l’institut Roslin d’Edimbourg, est salué à l’époque comme une avancée scientifique majeure. Il provoque aussi une vive polémique sur son éventuelle application à l’être humain.
Pour Dolly, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. La brebis vieillit prématurément. Elle souffre d’arthrite puis développe une maladie des poumons, qui lui vaut d’être euthanasiée en 2003. Sa dépouille naturalisée trône à présent au musée national d’Ecosse.
Le clonage est une technologie lourde. Pour Dolly, les chercheurs ont transféré le noyau d’une cellule de glande mammaire prélevée sur une brebis adulte dans un ovocyte énuclée. Ils ont ensuite implanté l’embryon obtenu dans l’utérus d’une brebis «porteuse».

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Toujours plus bio, toujours plus sain, toujours plus bon !

L’Homme a fait la découverte des produits répulsifs destinés à combattre les parasites des plantes et des cultures  dès  l’époque de la Grèce antique (il y a plus de 3000 ans). Cependant, les tendances de ces dernières années sont caractérisées par l’attrait d’une nourriture exempte de produits  chimiques. En effet, notre société est de plus en plus sensibilisée pour consommer des produits équilibrés et sains. La nourriture industrielle à bas marché voit son image se dégrader  alors que la nourriture « bio » et produit localement devient très à la mode.

                Mais  la gastronomie durable est-elle accessible de nos jours au commun des mortels ou favorise-t-elle certains milieux sociaux?

Le terme « Gastronomie durable » n’est pas très explicite au premier abord, mais nous pouvons le définir ainsi : la gastronomie durable associe une alimentation saine, locale, accessible à tous, issue d’agricultures respectueuses et responsables, remplie de goût et de saveurs, engagée contre les pratiques alimentaires douteuses. Cette définition est extraite du blog «Délices et décadences » de Le Monde.fr.

Avec  l’apparition de la consommation de masse,  les industries ont abusé de conservateurs, de colorants, d’ajouts artificiels, et une majeure partie du secteur agricole a utilisé -et utilise toujours- à outrance des produits chimiques dans ses récoltes.  Certaines industries sont même allées plus loin ; non seulement elles utilisent des conservateurs, des colorants ou des ingrédients ayant été produits à l’aide de pesticides, mais elles ne font même plus appel à des produits naturels. Dans certains produits nous avons pu constater qu’il n’y avait pas une once de naturel mais qu’ils étaient  uniquement et purement artificiels. Par exemple, certaines industries confectionnent des nuggets avec seulement de la poudre, de la graisse et des arômes artificiels et les produits contiennent  0% de volaille!

Cette nourriture artificielle industrialisée fut au départ un bon point pour les industries agroalimentaires (I.A) puisque ce choix de production génère le low-cost : moins coûteux, bon marché et demande un délai de production moindre : produire à faible budget sans perdre de temps ! Cependant nous avons constaté que cette alimentation n’était pas saine. Les gens sont bien plus susceptibles d’avoir des carences en mangeant ce genre de produits et les besoins nutritionnels d’un être humain ne sont pas satisfaits. Cela peut même aboutir à de graves problèmes de santé comme le diabète.

Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils mettent dans leur caddie : des produits de saison, issus de l’agriculture biologique  puisque la question du développement durable, rabâchée par les médias, est présente dans nos esprits depuis une dizaine d’années.  Ils sont alors plus attentifs à ce qu’il y a dans leurs assiettes et notamment au restaurant.

La gastronomie durable devient un sujet qui touche de nombreux chefs, comme Alain Ducasse qui développe dans sa gastronomie la pêche durable. De plus, le marché de Rungis, patrimoine alimentaire et gastronomique français, permet à une catégorie de grossistes entièrement destinée aux produits biologiques de vendre leurs produits. Ce secteur s’engage encore plus dans le développement durable puisqu’il essaye de réduire ses déchets et de s’impliquer le plus possible dans le recyclage. A Rungis, certains emballages sont proscrits, notamment ceux sans matières fermantes.

Il existe de nos jours de nombreux restaurants consacrés au développement durable. En voici deux exemples : Régis Marcon, et Planetalis.

Le restaurant de Régis Marcon, situé à Saint-Bonnet-Le-Froid, dans la Haute-Loire, appartenait auparavant à ses parents. Il l’a repris et s’occupe aujourd’hui de l’entreprise familiale avec son fils. L’objectif de ce chef, possédant 3 Macarons Michelin, est d’utiliser des produits locaux, biologiques, il se spécialise notamment dans les champignons. Néanmoins, pour savourer les plats de Régis Marcon, il faut compter un budget généreux puisque  le menu « Le Vellave », mêlant viandes et poissons, coûte plus de 100€. Le domaine du chef s’inscrit dans la démarche du tourisme durable avec les hôtels, les gîtes et les activités organisées autour de la nature.

Planetalis est une chaîne de restauration rapide dont les aliments sont issus de l’agriculture biologique. Contrairement aux « Fast Food » classiques, les cuisiniers de Planetalis visent à réduire les corps gras et utilisent des produits frais. De plus, leurs emballages sont fabriqués à partir de produits recyclés. Pour un menu dans ce restaurant, il faut compter un budget d’environ 15€. Ce prix est certes le double d’un repas chez McDonald’s, mais il est deux fois plus sain !

La gastronomie durable commence à être ouverte à tous et présente de nombreux intérêts, comme une nourriture saine et locale. Les prix baissent et permettent à de plus en plus de personnes de bénéficier des bienfaits de la gastronomie durable. Cependant, certaines personnes restent encore sceptiques vis-à-vis de l’agriculture biologique et ce marché doit donc encore faire ses preuves !

Cassandre HOOVER, Karine Koné, Laura LEROUX (1ère ES1)

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

OGM, j’en veux pas

Depuis 1996,  les multinationales de l’agrochimie et les Etats-Unis tentent par tous les moyens d’imposer des organismes génétiquement modifiés à la planète entière. Si leurs bienfaits restent à démontrer, leurs risques potentiels sont eux, de plus en plus palpables : diminution de la biodiversité, toxicité sur certains insectes et allergies.

« OGM,  j’en veux  pas » est le slogan de la nouvelle campagne anti OGM (Organisme Génétiquement Modifié), organisée par l’association Greenpeace. Ce groupe mène des actions afin de démontrer l’effet néfaste des OGM. Arrivera-t-il à démentir nos idées reçues ?

Qu’est ce qu’un OGM ?

Un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant (plante ou animal) dont on a modifié artificiellement le patrimoine génétique.

Quelles plantes sont ainsi modifiées ?

Quatre plantes GM sont cultivées en quantités significatives : Le soja (60% du total des cultures OGM), le maïs (24%), le coton (11%) et le colza (5%). Du riz et du blé transgéniques pourraient bientôt être commercialisés en France, ce qui est déjà le cas aux Etats-Unis. Cependant plus de 80% des OGM cultivés sont destinés à nourrir les animaux. Pourtant, ils s’introduisent dans la chaîne alimentaire humaine par le biais de l’alimentation animale.

Les OGM sont-ils dangereux pour notre santé ?

En réalité, on n’en sait rien ! Aucun système de traçabilité n’a été mis en place : impossible de savoir qui mange des OGM et qui n’en mange pas, donc d’étudier les conséquences de la consommation de produits transgéniques. Cependant, plusieurs études récentes pointent des risques potentiels. Par exemple, l’ingestion de soja transgénique par des souris induisait des modifications dans les noyaux des cellules du foie. Ou bien, d’autres études ont montré que des rats nourris pendant 90 jours avec du maïs MON863, présentent des anomalies au foie, aux reins et au sang qui pourraient être des signes de toxicité. C’est pourquoi Greenpeace  pense qu’il faudrait appliquer le principe de précaution et refuser que les OGM soient cultivés en plein champ.

Est-il possible de séparer les filières OGM et non OGM ?

Non ! Les cultures en plein champ contaminent inévitablement les champs des autres agriculteurs qui ne souhaitent pas faire d’OGM, que cela se fasse par les semences, le pollen, les moissonneuses ou dans les silos… Il est donc impossible de maintenir deux filières parfaitement étanches !

Cela signifie que nous ne sommes pas apte à savoir si l’on consomme des OGM ou non. En Europe, il n’existe que quelques produits contenant des OGM, pourtant, nous en consommons des millions !

Il est tout de même possible d’avoir des indications sur la présence ou non d’OGM dans notre alimentation  grâce au label AB (Tous les produits biologiques n’en contiennent pas) ou grâce à l’inscription «  sans OGM » sur les emballages.

Pour en savoir plus : http://www.greenpeace.org/france/

Les OGM permettent-ils d’améliorer les rendements des agriculteurs et d’utiliser moins de pesticides ?

Aucune étude sérieuse ne prouve que les OGM permettent d’améliorer les rendements. Certes ils ont augmenté dans certains pays  la première année, cependant, ils ont fortement diminué par la suite. Dans d’autres, ils sont égaux ou inferieurs. Les OGM ne sont pas « fabriqués » pour augmenter les rendements, mais pour résister aux insectes ou aux herbicides. Cependant, on a remarqué qu’aux Etats Unis ou en Argentine, les quantités de pesticides utilisées ont augmenté avec le développement des cultures de soja transgénique. En effet, avec une plante résistante à un herbicide  comme le soja Round Up Ready, l’agriculteur peut en pulvériser tout au long de la croissance… Et donc, au final, en mettre beaucoup plus !

Pourquoi les OGM ne sont-ils pas LA solution  pour résoudre le problème de la faim dans le monde ?

La recherche en matière de biotechnologies agricoles est entre les mains des entreprises qui sont avant tout à la recherche de clients solvables. Elles ne mènent quasiment aucun programme pour répondre aux besoins des pays les plus pauvres. La faim est avant tout un problème politique et économique. Pour lutter contre les famines et faire face à l’augmentation de la population, il faut d’abord garantir l’accès à la terre, mieux organiser les marchés locaux, ou investir dans la recherche de plantes traditionnelles.

En conclusion

Les cultures transgéniques couvrent aujourd’hui 125 millions d’hectares. La firme Américaine Monsanto est de loin le leader des quatre firmes multinationales. Elle vend plus de 90% de la totalité des semences OGM au niveau mondial.

Steiner Estelle, Torriero Elodie, Miquel Antoine et Pereyron Clara (1S3).

Ce travail a été réalisé lors des séances d’ECJS avec Mme Lecocq Hubert.

McDo, écolo ?

Agathe Dugelay, Romane Topinard et Juliette Merle

Depuis sa création en 1961, McDonald’s n’a cessé de s’étendre à travers le monde. Aujourd’hui cette multinationale possède 31600 restaurants situés dans 120 pays différents. Elle emploie 465000 salariés. Mais dans un contexte actuel où l’écologie a de plus en plus d’influence sur la société, McDonald’s doit savoir s’adapter.

Est-ce qu’une entreprise comme McDonald’s peut être citoyenne et économiquement performante?

Il paraît difficile pour McDonald’s de concilier ces deux aspects, et ce pour diverses raisons :

tout d’abord, McDonald’s détruit la forêt amazonienne. Un hamburger détruit 17m² de forêt tropicale soit l’équivalent de 25 hectares à la minute. Au total, chaque année, c’est la taille de la Grande Bretagne qui est détruite.

McDonald’s est également le plus grand usager de bœuf au monde. Il utilise 600000 tonnes de viande par an en France. La viande fait partie intégrante de presque tous les produits proposés par McDonald’s, notamment avec le BigMac vendu chaque année à plus de 900 millions d’exemplaires dans le monde. Le méthane émis par le bétail est une cause première de l’effet de serre.

Ensuite, le menu « BigMac » qui est composé de vingt ingrédients du monde entier (par exemple, les pommes de terre d’Amérique du Sud, les oignons du Moyen-Orient, le café d’Ethiopie, la moutarde d’Inde,…) contribue au réchauffement climatique.

Enfin, la précarité des emplois et le fort turn-over des équipiers (ils quittent leurs emplois en moyenne 4 à 5 mois après avoir été embauchés) révèlent des conditions de travail difficiles où l’équipier est polyvalent et réalise à lui tout seul le travail d’une dizaine de serveurs.

Malgré tout, McDonald’s essaye d’améliorer son image :

L’environnement est une nouvelle préoccupation pour l’entreprise. McDonald’s a signé un moratoire Greenpeace contre la déforestation et s’est engagé à réduire ses émissions de CO² de 8%. Pour parvenir à ses fins, McDonald’s a installé sur certains de ses restaurants des panneaux solaires permettant une économie de 115 000 kW/h par an et par restaurant. Depuis 2005, les nouveaux McDonald’s sont équipés de pompes à chaleur ainsi que de mousseurs (économie de 30 à 35 % d’eau).

Chez McDonald’s France, il y a une réelle volonté de limiter les importations : 99,7% des produits utilisés proviennent d’Europe et 75% de France.

De plus, McDonald’s reste le premier recruteur de France avec 35000 embauches prévues pour 2010 dont 80% en CDI. Depuis 2004 le turn-over a été réduit de 30%. Une enquête interne menée par un organisme indépendant auprès de plus de 15000 salariés de McDonald’s France a conclu que 77% d’entre eux recommanderaient à leurs amis de venir travailler chez McDonald’s.

En conclusion, nous devons reconnaître que depuis dix ans, McDonald’s accorde une attention particulière à son image en matière d’environnement. D’un point de vue économique, l’entreprise joue un rôle prépondérant dans l’économie de l’hexagone. Elle a su s’adapter aux exigences des consommateurs français pour conserver son marché (le plus porteur après les Etats-Unis).

Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE par Agathe Dugelay, Juliette Merle et Romane Topinard (1ère L/ES2)

Visite de la laiterie de Villefranche

Depuis 2002, la laiterie a mis en place une chaîne de conditionnement qui lui permet d’utiliser des emballages plus légers dont l’empreinte écologique est plus faible.

Dans le cadre de la préparation au concours des olympiades de la chimie, dont le thème est cette année 2008 – 2009, « CHIMIE ET AGRORESSOURCES », quinze lycéens de terminale scientifique, accompagnés de leur professeur, ont été accueillis le mercredi 12 novembre à la coopérative laitière MARGUERITE de Villefranche sur Saône.

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Les participants ont beaucoup apprécié cette visite richement commentée par Monsieur Laurent Fournier, responsable de fabrication, qui a eu le souci continu de se mettre à la portée de son auditoire en décrivant clairement les différentes étapes de la production. C’est en consommateurs plus éclairés que, depuis, ils choisissent les produits laitiers indispensables à une alimentation saine et équilibrée

En bref voici les grandes lignes du déroulement de la visite du site :

  • l’extérieur, camions (qui transportent par jour quarante à soixante dix mille litres de lait de montagne, produit à plus de 500 m d’altitude, issu de 93 producteurs), citernes, (120 mille litres de capacité de stockage car pas de transformation le w-e).

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L’entreprise s’efforce de diminuer sa consommation d’eau, qui est actuellement de deux litres et demi par litre de lait, (utilisation de mille litres de solution de nettoyage pour les tuyaux, citernes, camions)

  • Exposé des grandes étapes de la transformation avant de traverser les salles de transformation : contrôle pour vérifier l’absence d’inhibiteurs dans le lait (ex : médicaments), passage du lait cru en lait écrémé par microfiltration pour éliminer 99,9% des bactéries, intérêt : la température basse permet la conservation des protéines à l’état natif, ultrafiltration sur les eaux blanches (mélange eau lait) pour récupérer les matières nobles (concentré de protéines), obtention des crèmes épaisses (auto conservation avec le pH) à 30%de matières grasses, des crèmes fluides à 33% de matières grasses, (niveau d’hygiène supérieur, secteur en voie de développement), beurre  à partir des excédents de crème (ce secteur devrait fermer d’ici deux ans car trop de concurrence), fromages blancs production puis  conditionnement sous atmosphère  modifiée : 80% de diazote et 20% de dioxyde de carbone pour éviter le développement des bactéries.
  • Salles de conditionnement, transformation de l’embryon de bouteille en PET : c’est en 2002 que la coopérative a effectué un choix stratégique qui lui a permis d’allier productivité et réduction de son impact environnemental.

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  • Elle a en effet investi dans une ligne de conditionnement en bouteilles PET (polyéthylène téréphtalate), abandonnant de fait le PEHD (polyéthylène à haute densité). En 2009, le lait Marguerite est le seul en France à être conditionné en PET, comme certains sodas. Le PET présente l’avantage d’être plus léger : La coopérative a ainsi reçu le trophée Ecotop décerné par Eco-Emballage. Le PET est aussi plus résistant, on utilise donc moins de plastique, c’est un gain pour l’environnement, changement de format plus rapide, recyclage bien organisé, (objectif 20% de bouteilles recyclées en 2012). L’injection de la préforme ″l’embryon″dans des presses sous haute pression permet d’obtenir des pas de vis parfaitement calibrés et ainsi d’éviter d’operculer les bouteilles pour garantir l’étanchéité.

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Ajout du lait dans la bouteille préalablement stérilisée (utilisation d’UV, IR, d’air froid), bouchon, étiquetage, date de conservation, paquetage en six puis sous film

  • Laboratoire d’analyses bactériologiques, traçabilité  norme ISO 14001

La volonté d’Eco – concevoir est bel et bien ancrée dans l’entreprise malgré les contraintes techniques non négligeables.

Mariannik Madec, professeur de physique-chimie.