Le sucre, une drogue ?

La vie actuelle pousse partout les hommes à acheter des produits tout prêts pour gagner du temps, mais ce choix est-il légitime ?
Ces produits déjà cuisinés font bel et bien partie de cette fameuse « malbouffe ». En partie à cause de certains industriels qui n’hésitent pas à les surcharger en sucre. Mais pourquoi les industriels mettent-ils autant de sucre dans ces plats ? Quelles sont les conséquences sur notre santé ? Et quelles sont les solutions pour lutter contre les dangers du sucre ?

Le sucre est-il une « drogue douce »?

En effet, les industriels se sont vite rendu compte du pouvoir de cette poudre blanche ! L’explosion des ventes a commencé avec l’apparition en 1939 des céréales sucrées. Le sucre est maintenant présent dans de nombreux produits industriels : on l’appelle le sucre « ajouté ». Les sucres interagissent avec les protéines en créant ce que l’on appelle la réaction de Maillard qui donne ce goût et cet aspect bien particulier. De plus, le sucre permet une meilleure conservation et corrige l’acidité des aliments comme la tomate par exemple.

Le problème se trouve en fait dans la quantité que l’on consomme. Pour cause, le sucre est utilisé de manière excessive par les industriels. Il faudrait ne pas dépasser 100g de sucre par jour mais aujourd’hui 20% des français se situent au-dessus de ce repère. Ceux qui le dépassent le plus sont les garçons de 11 à 17 ans. En effet, d’après le Docteur Arnaud COCAUL, médecin nutritionniste, « le problème majeur rencontré chez les jeunes vient de l’excès de consommation de boissons sucrées et alcoolisées qui crée une forme de shoot sucré très nocif pour la santé ».

5 Photo 1 quantité sucre

Par exemple, une canette de soda peut contenir jusqu’à l’équivalent de dix cuillères à café de sucre. D’autre part, le Docteur Patrick TOUNIAN, chef du service de nutrition à Paris, souligne que certains aliments estimés sains, comme la plupart des jus de fruits pur jus, sans sucre ajouté, sont en fin de compte plus riches en sucre qu’une simple canette de soda. De plus, nous retrouvons aussi des « sucres cachés » dans les plats cuisinés, même salés. L’un des arguments principaux des industriels est que le sucre serait un « carburant cellulaire », indispensable pour apporter « l’énergie nécessaire » à l’organisme ou à la mémoire. Mais des études prouvent que ce sont les glucides qui sont indispensables. Ce mode de consommation excessive provoque une prise de poids voire même du surpoids entraînant des problèmes de santé comme l’obésité ou des maladies cardiaques. Aux Etats-Unis, environ 40% des adultes auraient un degré d’insuline aussi élevé qu’un véritable diabétique.

L’aspartam, un poison accepté

Les solutions trouvées sont aberrantes. Effectivement, pour donner un goût sucré aux aliments sans réellement présence de sucre, les industriels ont recours à ce qu’on appelle l’aspartame (édulcorant artificiel) et la stévia (édulcorant naturel). Or, regardons de plus près de quoi est composé l’aspartame. Chaque nouvelle étude menée au sujet de cet édulcorant apporte des preuves de sa toxicité (les boissons light donc contenant de l’aspartame favorisent le diabète…) et pourtant il n’est toujours pas interdit.

Zuckerwrfel

Sur 196 animaux soumis à l’aspartame, 96 sont morts d’une tumeur cérébrale dû à sa composition. Il possède 50% de PHENYLALANINE (2% de la population y serait allergique), 40% d’ACIDE ASPARTIQUE ( dangereux pour le cerveau) et 10% de METHANOL ( alcool à brûler). Ces composants causent des effets secondaires tels que des saignements de nez, des convulsions ou encore la maladie de Parkinson.

Afin de préserver notre santé, la solution serait ainsi de se déshabituer de ce goût sucré et de réduire au maximum les plats préparés.
Mais faut-il réellement analyser toutes nos étiquettes pour rentrer dans nos pantalons…. ?

Carla Siegel, Pauline Guillermin, Angélique Cotillon

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Les particularismes alimentaires

La question du particularisme alimentaire concerne de nombreuses personnes depuis le 19eme siècle. Ses différents types de pratiques alimentaires sont liés à des raisons propres à chacun. Le végétalisme, le véganisme, le végétarisme ou encore le régime sans gluten sont les divers régimes adoptés à travers le monde. Manger est aujourd’hui devenu une préoccupation importante dans notre société. Ce particularisme serait-il un moyen de se démarquer socialement ?

Il est vrai qu’il est important de se soucier de ce qu’il y a dans nos assiettes, mais faut-il que cela devienne une obsession ?

Certaines personnes préfèrent opter pour un mode de vie végan qui consiste à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation. Cependant, cela mérite réflexion lorsque l’on sait que cela à des répercutions non négligeables sur la société. Que ce soit par le biais de réseau sociaux ou des médias plus traditionnels (journaux, radios, télé…), chaque type d’alimentation tend à faire passer un message qui lui est propre comme, par exemple, le bien connu végétarisme qui lutte contre toute consommation de chaire animale.

Mode de vie, obligations, histoire…

En dehors d’un message sur un certain mode de vie, le particularisme alimentaire est aussi révélateur du niveau de vie d’un individu, que ce soit par choix ou non : restrictions religieuses, allergies ou maladies, conditions de vie particulières… Ces divergences alimentaires sont visibles même au travers de l’Histoire ! La viande réservée aux classes aisées et les légumes aux pauvres au Moyen-Age…
A l’heure actuelle, les motivations qui amènent à opter pour un régime alimentaire spécifique sont souvent liées à un souci de l’écologie. L’agriculture biologique, développée en France depuis les années 50, a ouvert la porte à l’alimentation bio et au végétalisme (alimentation rejoignant les principes du véganisme ) sur les marchés français. Toutefois, le particularisme alimentaire n’a pas qu’un aspect positif.

Contrôle de son image…

La décision de manger autrement relève du choix de chacun mais également des tendances qui peuvent influencer la société qui, à force de trop les suivre, peut laisser place à la xérophagie : ce puissant désir de contrôler l’image de ce que l’on mange peut parfois révéler des problèmes alimentaires sérieux… En 1948, l’apparition de la première Vegan Society aux Etats-Unis a, à l’époque, provoqué de nombreux débats sur la place de l’alimentation après la Seconde guerre mondiale. Pouvait-on se permettre de manger certains aliments plus que d’autres alors que des populations mouraient de faim ?

Ecologie…

Bien que cette question soit encore d’actualité, le particularisme alimentaire se distingue aussi par son aspect éthique. L’Homme peut-il se permettre de continuer à consommer de la viande alors que des alternatives sont possibles ? Ces alternatives proposées sont-elles durables sur un plan écologique ? Ces questions soulèvent de nombreux débats à l’heure actuelle et les avis divergent.
Ainsi, le particularisme alimentaire est plus ce qu’il suppose être.

Candice Thouez et Amélie Dahmane

sources :
Terra Eco n° 037
Les Dossiers. de l’actualité : « Fait-on trop attention à ce que l’on mange ? »
L’express.fr « Sans gluten, viande lait, alcool. »
Courrier International n°1467, décembre 2018.
Génération futures, mars 2003 aux éditions Mouvement pour les Droits et le Respect des Génération Futures.

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

La viande de demain

Actuellement, notre consommation en viande semble trop élevée, provoquant de GRAVES conséquences environnementales. De nombreux scientifiques se sont penchés sur la question et deux issues sont possibles : l’utilisation d’animaux clonés ou la production de viande de synthèse. Plus globalement, la viande produite en laboratoire est vue comme une solution pour nourrir les dix milliards d’habitants que devrait compter la planète en 2050.

Alors que la population mondiale croît de manière exorbitante et que les dégâts sur l’environnement commencent à se faire ressentir, de plus en plus de solutions s’offrent à nous pour pallier à ces problèmes. Les viandes créées en laboratoire pourraient nous aider à préserver notre planète et à nourrir la population mondiale.

La viande de synthèse, de moins en moins chère :
La mise en production de viande de synthèse à grande échelle semble être un défi difficile à relever. Cependant il y a bel et bien une évolution depuis le commencement du projet. Plusieurs startups se sont lancées dans la production de cette viande mais son coût de conception reste très élevé. Parmi ces startups, on retrouve la société Californienne « Just » qui s’active pour baisser ce coût de conception. Aux Etats-Unis, la plupart des gens sont convaincus que la viande de synthèse sera la viande de demain car celle-ci permet d’éviter d’élever et de tuer des animaux pour fabriquer et produire de la viande. De plus, cela réduirait considérablement les émissions de gaz à effet de serre, l’élevage de bétail étant responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre.
Son développement semble être en bonne voie. Et pour cause ! Les énormes levées de fonds ont permis d’en diminuer radicalement le coût.

Voici les étapes nécessaires pour produire de la viande de synthèse à partir d’une vache :
premièrement, à l’aide d’une seringue, on extrait un petit morceau du muscle de la vache. Cet échantillon contient des dizaines de milliers de cellules. La plupart d’entre elles meurent. Seules les cellules souches survivent et se multiplient. Au bout de quelques semaines, les cellules sont assez nombreuses et sont privées de nutriments. Elles sont donc affamées et ne cessent de se multiplier. Elles se changent donc en cellules musculaires puis elles fusionnent entre elles pour former des petits tubes appelés « myotubes »;
par la suite, ces myotubes se développent, grossissent afin de former de vrais petits muscles. Pour fabriquer un steak standard (environ 140 grammes) il faut cultiver pas moins de 20 000 myotubes. Le premier steak a été conçu en sept semaines. Conclusion : nous pouvons obtenir un steak sans trace de matières grasses en partant d’une simple seringue. Une fois cuit, il n’y a plus qu’à déguster !

1 Photo 1 viande de synthese

La viande clonée
Après le Japon et les Etats-Unis, la viande et le lait issus d’animaux clonés pourraient bien arriver en Europe. L’agence de sécurité sanitaire européenne étudie en tout cas cette possibilité de près. Cependant les associations de consommateurs redoutent des effets nocifs sur la santé humaine.

1 Photo 2 Dolly

Jusqu’à présent, les clones intéressaient surtout les chercheurs en biologie fondamentale, dans le but d’étudier le développement précoce d’un embryon. Cependant, l’élevage s’intéresse de plus en plus à cette avancée technologique, afin de créer des copies d’un reproducteur ou d’une reproductrice de haute qualité génétique : par exemple, une vache donnant une viande tendre et peu grasse. L’idée est de les utiliser seulement pour la reproduction pour que leurs descendants proposent du lait ou de la viande de même qualité. Pour l’instant, les reproducteurs clonés sont trop précieux. Ils reviennent entre dix et vingt fois le prix d’un reproducteur classique. La Chine a fait sensation fin 2015 avec l’annonce de la construction d’une usine de clonage de divers animaux. La société Boyalife promet 100.000 embryons de vaches la première année et un million par an à terme. Cependant, les problèmes de santé animale et de bien-être des animaux issus d’animaux clonés sont pointés du doigt : La mortalité embryonnaire est élevée, la mise bas peut être difficile, certains animaux naissent trop gros ou avec des pathologies lourdes.

Alors que les viandes de laboratoire n’étaient censées exister que dans les films de science-fiction, tout cela semble de plus en plus réel. L’avenir s’annonce très prometteur !

FLORENT BERGER, EMILIEN BAEZA ET ANTHONY HUMBERT

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES SUR L’IMAGE DE DOLLY :
Le 5 juillet 1996, Dolly, premier mammifère à avoir été cloné à partir d’une cellule adulte, voyait le jour en Ecosse. Vingt ans plus tard, le clonage à des fins agricoles est pratiqué dans plusieurs régions du monde mais l’Europe résiste.
Révélé en février 1997, le clonage de Dolly, réalisé par l’institut Roslin d’Edimbourg, est salué à l’époque comme une avancée scientifique majeure. Il provoque aussi une vive polémique sur son éventuelle application à l’être humain.
Pour Dolly, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. La brebis vieillit prématurément. Elle souffre d’arthrite puis développe une maladie des poumons, qui lui vaut d’être euthanasiée en 2003. Sa dépouille naturalisée trône à présent au musée national d’Ecosse.
Le clonage est une technologie lourde. Pour Dolly, les chercheurs ont transféré le noyau d’une cellule de glande mammaire prélevée sur une brebis adulte dans un ovocyte énuclée. Ils ont ensuite implanté l’embryon obtenu dans l’utérus d’une brebis «porteuse».

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

1083, une solution durable pour le marché du jean ?

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Aujourd’hui en France, il est vendu en moyenne 66 millions de jeans par an. L’industrie du jean, par sa fabrication mondialisée et sa reconnaissance sur toute la planète, ne connaît pas la crise. Du fait de son uniformisation, Il s’en vend 2,3 milliards de paires par an, pour un chiffre d’affaires de 58 milliards de dollars. 86% de ces jeans sont vendus dans les pays développés. Quatre pays concentrent plus de 80% des jeans importés en Europe : le Bangladesh, la Turquie, la Chine et le Pakistan. Il n’y a là aucune surprise, ce sont les principaux bassins de production du jeans. La Turquie est l’un des grands fournisseurs de textile à l’Europe. Toutefois, l’Europe se fournit moins chez les pays de la Méditerranée (Maroc, Tunisie, Turquie) et davantage chez les pays asiatiques. Le prix moyen du jean de Tunisie est de 17€, contre 13,5€ en Turquie et 5,4€ pour le Bangladesh. Le secteur du textile, pilier de l’économie du Bangladesh, représente 80% des exportations du pays. Cela a largement contribué à faire reculer la pauvreté dans le pays, en à peine vingt ans.

En ce moment, de nouveaux pays, avec des prix plus attractifs se tournent  vers la production du jean. Ce sont certains pays du continent africain : L’Éthiopie, le Kenya, le Mali et l’Égypte voient s’installer des usines de production. L’instabilité politique du pays et les risques de guerre, ici comme dans les autres pays, n’encouragent pas les affaires et n’incitent pas les entreprises à s’y installer. Ce problème récurrent est l’un des éléments qui empêchent un bon développement du continent africain.

La mondialisation de l’industrie du jean est un facteur de croissance considérable pour les pays producteurs  pour qui cette production constitue une grande part de leur économie nationale. Cette mondialisation profite par ailleurs aux principaux intéressés, les consommateurs, puisqu’ils bénéficient d’une grande variété de jeans et de prix avantageux. Pour les pays rentrant dans la chaîne de production du jean, bien que cela leur permette de se développer économiquement, les impacts sont nombreux.

Avant d’arriver dans nos magasins français, le jean est produit et acheminé en huit  étapes. De la culture du coton à la distribution du jean, beaucoup d’actions sont effectuées par divers acteurs. Nous pouvons, grâce à ces étapes, faire un lien entre le jean et la production du coton.

Environ deux millions d’agriculteurs produisent en moyenne plus de deux millions de tonnes de coton graine, soit près de 830 000 tonnes de fibres au taux moyen de rendement. Un jean est composé à lui seul de 600 grammes de coton avec quelques rivets et boutons en métal.

Cette production mondialisée importante engendre des conséquences  humaines, sociales et environnementales désastreuses.  En effet, il faut savoir que l’industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde, après l’industrie du pétrole. L’industrie du jean en fait partie. Autre exemple : le  24 avril dernier,  1 127 ouvriers sont morts dans l’effondrement d’un bâtiment abritant des ateliers de confection, près de la capitale du Bangladesh, Dacca. Un drame historique, mais loin d’être isolé, qui a mis au jour les conditions de travail déplorables des quelque 3,5 millions de salariés du secteur.

Il faut aussi savoir que la plupart des industries textiles emploient des ouvriers pour un salaire misérable. En plus de ne gagner que 2 ou 3 euros par journée de 12 heures de labeur en moyenne, ils travaillent   dans des conditions dangereuses pour leur santé, car ils sont exposés aux produits chimiques utilisés notamment dans la teinture des jeans. Une étude des eaux aux abords des usines, au Xintang, a été menée par Greenpeace, en 2010.  70% des cours d’eau en Chine sont pollués à cause de l’industrie textile. Les échantillons d’eau prélevés ont été analysés, et des taux de produits chimiques bien plus élevés que la limite maximale ont été établis. On y trouve par exemple du  manganèse, qui a  des effets irréversibles sur le cerveau, ainsi que l’alkyl phénol, qui réduit la fertilité. D’autres techniques sont dangereuses pour la santé, comme le sablage, qui permet de lui donner un aspect « vintage »,  pose  particulièrement problème, car il expose les travailleurs à la silice cristalline alvéolaire : libérée lors de la pulvérisation du sable, elle provoque la silicose chez ceux qui l’inhalent. A un stade avancé, cette maladie pulmonaire incurable devient invalidante, voire mortelle. Pour prendre un exemple parlant, 47 ouvriers de Turquie sont décédés après 6 mois d’exposition. Cette technique est censée être interdite dans plusieurs pays, mais la plupart ont recours à des moyens détournés pour continuer de l’utiliser.  Par ailleurs, les principaux pays producteurs de coton-fibre étant la Chine, l’Inde, les États-Unis, on observe  là aussi des problèmes : l ‘Ouzbékistan a été le premier pays à exploiter le  coton de manière intensive et les conséquences ont été désastreuses : en 40 ans, la mer d’Aral a été divisée par trois.  Cet assèchement est dû au détournement de l’eau de cette mer afin d’irriguer les champs   de culture de coton d’Asie centrale. C’est l’une des plus importantes catastrophes environnementales du XXème siècle. Outre le gaspillage de l’eau, la culture de cette plante nécessite énormément d’engrais et de pesticides. L’usage d’engrais est polluant. Il faut savoir que la plupart des pesticides utilisés dans la culture du coton sont considérés comme dangereux par l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) mais continuent d’être vendus par des firmes multinationales, telles que Bayer ou Monsanto, dans les pays en voie de développement, notamment en Inde.

En somme, les dommages engendrés concernent, d’une part, l’environnement : pollution des nappes phréatiques, destruction des ressources en eau, salinisation des sols, déclin de la fertilité des sols causé par une culture intensive, empoisonnement direct et indirect via la contamination des nappes phréatiques, du bétail, et d’autre part, la santé humaine :  il n’est pas rare d’observer une hausse inhabituelle de nombreuses maladies et cancers  chez les travailleurs ou les riverains de ces usines.

Pour chaque hectare de coton,  on utilise en moyenne  près de 1 kg  de pesticides provoquant, selon  l’OMS, chaque année de réels dégâts humains : 1 million de personnes sont intoxiquées et 22 000 personnes meurent ou se suicident, notamment en Inde, suite à  la culture du coton.

Face à ce désastre,   1083  jeans,  100% écolo, travaille dans le respect de l’environnement et de ces salariés. C’est est une entreprise de jeans française.  Elle a été fondée en 2013 par Thomas Huriez. Celui-ci avait déjà crée son premier commerce éthique en 2007, Modetic, un magasin de distribution de vêtements écologiques français. Il crée sa propre marque,  d’abord de jeans, puis de chaussures :  L’entreprise 1083 est née !

Thomas se lance alors à la recherche de sites de productions et d’experts français du jean. Ils sont difficiles à trouver car il y en a très peu. Mais il n’abandonne pas  et finit par dénicher les  bonnes personnes. Son projet qualifié d’ « impossible » par beaucoup finit par voir le jour. Grâce au financement participatif (ulule), il réussit à  récolter  les gains nécessaires au lancement de sa production.

Pourquoi ce nom 1083 ? 1083 km séparent les 2 villes les plus éloignées de l’hexagone : Menton au sud-est et Porspoder, un petit village au nord de Brest. 1083 km, c’est donc le nombre de kilomètres maximum qu’un jean peut faire pour aller de l’usine de production au consommateur. Un jean standard, quant à lui, peu parcourir jusqu’à 65.000 km lors de sa fabrication.

Aujourd’hui, depuis le lancement de 1083, plus de 30 000 jeans et chaussures ont été commandés, qui ont permis de créer 30 emplois en France.

Les jeans 1083 sont en coton bio (il vient de Tanzanie, de Turquie ou du Mali), entièrement tissés et fabriqués en France. Le fil de coton est teint dans l’une des dernières usines de teinture encore en activité en France,  à Sevelinges,  dans la Loire, avec des colorants dont l’innocuité (la non toxicité) est prouvée. Juste à côté,  à Charlieu, on tisse la toile denim. Les pièces sont ensuite confectionnées à Marseille où on réalise la coupe du denim, la couture des différents éléments, la finition, la pose des boutons et rivets et enfin le repassage.

La seule étape de la confection qui ne se fait pas  en France est celle de la filature qui a lieu en Grèce et en Belgique. En effet, il n’existe plus de filature de coton en France. Les rivets et boutons viennent également d’Italie,  faute de fabricant français.

Le succès de 1083 repose en fait sur le savoir-faire de sa main d’œuvre, son implication, et la suppression des intermédiaires de distribution.

En 4 ans seulement, 1083 affiche déjà 2 millions de chiffre d’affaire. Mais le jean « made in France » est-il vraiment durable ? C’est un produit de grande consommation, et non pas de luxe, un marché hyperconcurrentiel, et non pas une niche.

1083 a adopté une réelle stratégie marketing. Pour Thomas, La communication, le marketing, c’est le pilier de 1083. . Thomas essaye d’être toujours au plus proche de ses clients ainsi que de ses fournisseurs. Au début, lors du lancement de la marque, il a fait le tour de France à vélo avec sa femme, visitant tous les fournisseurs, allant au plus proche de ses collaborateurs. 1083 étant également une des seules vraies marques totalement françaises, elle est très médiatisée. Présente au salon des artisans français, interviewée de toute part, florissante en projets, on en entend parler de partout. Ainsi,  la marque touche en même temps ses clients historiques de base, très engagés dans la protection de l’environnement, mais aussi une clientèle plus mode, plus sensible au  «  made in France » et plus attachée au prix.

La stratégie économique de Thomas est la suivante : il a  copié le modèle économique des anciens fabricants de chaussures de Romans il y a 50-60 ans, à savoir multiplier  par 3 le prix de revient pour avoir le prix de vente, alors que dans la mode conventionnelle on multiplie par 10. C’est un modèle économique avec moins d’intermédiaires : environ 97 % de la valeur ajoutée de l’achat du client reste sur le territoire.

Thomas cherche une troisième voie entre le capitalisme classique et le système coopératif : il  envisage la création d’une  « fondation actionnaire » à laquelle il va céder la majorité de l’entreprise, ce qui va garantir à l’entreprise de ne jamais pouvoir être délocalisée,  car elle va appartenir à une structure qui n’a pas de but lucratif.

Entre  l’enseigne Marques Avenue et le Musée de la Chaussure, Thomas lance  dans la région une nouvelle  opération d’envergure : réhabiliter l’usine Jourdan, aujourd’hui une friche, pour en faire un pôle industriel, commercial et touristique. Que ce soit pour le recyclage de jeans usagés, le tissage, la confection, toute l’usine s’ouvrira au public.  Des expositions, des boutiques,  des jardins,  des restaurants verront le jour sur le site pour un investissement total  de 5 millions d’euros !

Ce secteur reste néanmoins très concurrentiel et difficilement accessible pour plusieurs raisons : tout d’abord, les prix sont relativement élevés. On peut d’ailleurs souligner que le magasin à Lyon se situe dans le quartier de la Croix Rousse, quartier d’une classe sociale plutôt élevée. De plus, les stocks ne sont jamais garantis et les clients repartent généralement sans leurs produits, qu’ils doivent  alors commander. Les variétés de coupes et de couleurs ne sont pas nombreuses car l’entreprise ne peut pas, d’un point de vue financier, diversifier sa production.

La concurrence est très forte dans un milieu où le capital de base doit être élevé. 1083 a choisit une solution aléatoire : le financement participatif.  Certes,  l’entreprise crée des emplois,  mais elle ne peut pas, à grande échelle,  offrir des salaires élevés et des horaires satisfaisants pour tous.

Enfin, ce type de relocalisation n’est pas du tout soutenu par l’Etat tant sur le plan financier que moral et social,  et il  n’est pas à l’abri  d’une crise financière importante.

En conclusion, nous insisterons sur le fait qu’ il existe réellement des conséquences sociales et environnementales à la production planétaire qu’elle celle du jean.  Produit par milliards dans le monde chaque année,  essentiellement au Bangladesh, il est de notre devoir de remettre en cause ce modèle et de changer notre façon de consommer,  afin de prôner le vivre ensemble et le respect  à la fois de  la planète et des hommes et des femmes qui ont droit à la liberté. Ainsi, l’entreprise 1083 avec son nouveau modèle industriel, sa production faite de coton bio, de matériaux naturels et son respect des employés répond pleinement à ce besoin de changer de  société et de créer par ailleurs de l’emploi dans un pays affaibli  par  le chômage et les déficits financiers, où l’industrie est en déshérence et où la délocalisation est le mot d’ordre.

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Cet article a été rédigé dans le cadre de nos recherches en TPE. Madeleine Duffez, Ella Godfroy et Justine Galopin (1ES1.)

Deux heures avec une femme d’exception

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Dans le cadre des cours de philosophie et d’économie, la classe de T°L-ES2 a eu la chance, et surtout l’honneur, de rencontrer Cécile Renouard lors d’une conférence au CDI.

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Sœur Cécile est une religieuse de l’Assomption, diplômée de l’ESSEC et docteur en philosophie ; elle a d’ailleurs écrit plusieurs ouvrages dont Éthique et Entreprise (1)Depuis plus de 20 ans, elle s’interroge sur la responsabilité des grandes entreprises quant à la justice sociale, sur l’importance du lien social et du bien-être au travail, sur la compatibilité entre le rendement et le développement durable. C’est pour répondre à ces interrogations qu’elle parcourt le monde et pousse les portes des plus grandes multinationales.

Sœur Cécile fait partie de cette catégorie de personnes qui se définissent par leurs actes. Les premiers mots qu’elle nous a dits sont : n’attendez pas pour changer les choses qui ne vous conviennent pas et surtout, n’attendez pas d’ordres « d’en haut». Ce ne furent pas des paroles dans le vent et sans réel fondement. Pour les besoins de sa thèse, elle est partie en Afrique, notamment au Nigeria. Là-bas, elle a enquêté sur le terrain dans des firmes internationales telles que Lafarge ou Unilever. Elle s’intéresse à l’impact qu’ont ces entreprises sur le développement des populations et des pays où elles sont installées. Elle nous dit qu’à l’époque, quand elle a frappé aux portes de ces grandes entreprises, elle l’a fait naïvement, sans penser qu’elle pourrait trouver portes closes. Aujourd’hui, elle pense que c’est son statut de religieuse qui l’a aidée à entrer dans l’intimité de ces châteaux-forts car les responsables de ces multinationales lui ont fait confiance.

Actuellement, elle dirige un programme de recherche à l’ESSEC nommé CODEV « entreprise et développement ». Ce programme de recherche est transversal, il mêle l’économie, l’anthropologie, la sociologie, la philosophie et des matières plus scientifiques. Le programme prend en compte des aspects techniques et humains car il faut associer plusieurs axes de réflexion pour repenser le modèle actuel et chercher des modèles plus justes et plus durables. Il s’agit de trouver à plusieurs dans le cadre de choix et de libertés personnelles à exercer, d’autres critères d’évaluation de nos actions, ce qui est assez rare. La plupart du temps, le développement durable n’est vu que par un seul prisme, soit économique, soit social, soit écologique. Pour en revenir au programme de recherche, son fil conducteur est la qualité du lien social et du bien-être des populations. Ces deux critères sont la base d’un bon développement social et économique d’un pays car, quand une population se sent bien, elle a plus envie d’investir dans son pays pour le faire progresser.

Kant disait « Agis de façon telle que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans toute autre, toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen ». Pour Cécile Renouard, nous avons tous une richesse intérieure, chaque vie a un prix, et chaque être est unique et irremplaçable. Mais comment pouvons-nous organiser nos sociétés afin que chacun ait sa place? Comment associer ces principes moraux aux entreprises qui considèrent, souvent, leurs salariés comme des moyens pour produire plus et gagner plus ? Pour évaluer si les grandes entreprises agissent pour la qualité du lien social, l’écosystème et les générations suivantes, le programme CODEV a mis en place un indicateur de capacités relationnelles qui comporte trois dimensions :

– pouvoir être en relation avec d’autres (relation humaine, moyens de transport, moyens d’information) ;

– pouvoir entretenir une relation privée (ressentir et donner de l’amour, de l’amitié, avoir confiance dans sa famille ou ses amis et pouvoir recevoir de l’aide) ;

– pouvoir s’engager civiquement (faire partie d’associations, pouvoir voter, faire des travaux d’intérêts collectifs ou pouvoir avoir confiance en des inconnus).(2)

Ces critères peuvent nous paraître simplistes mais au Nigeria par exemple, presque aucun d’entre eux n’a été validé. En effet, à cause des activités pétrolières mal gérées, de son économie vulnérable aux chocs climatiques et aux fluctuations des cours des matières premières, de sa forte croissance démographique et de son insécurité face aux conflits religieux, les relations interpersonnelles nigérianes se sont dégradées.

La transition de notre monde doit donc se faire au bénéfice du lien social et écologique. Cet horizon est obligatoire pour nos sociétés mais, contrairement à ce que l’on nous montre, il y a énormément de solutions. Comme l’a dit C. Renouard, il faut que le changement vienne d’en-bas et pour cela, il faut d’abord analyser notre propre situation et relativiser :suis-je moi-même en qualité de relation avec les autres ? Quel est mon rapport à l’argent ?Elle nous a relaté l’expérience d’un jeune doctorant qui travaille avec elle et qui a préféré faire une thèse, ce qui lui plaisait, plutôt que de gagner le salaire mirobolant promis par son école.Pourquoi ne pas compter autrement ce qui compte ? Quel est mon rapport à la technologie ? Suis-je autonome face à mes appareils ou dépendant ? Ces appareils me sont-ils utiles ?

Chacun a des richesses inouïes et uniques qu’il convient de partager. Aussi, n’attendons plus pour associer nos capacités d’initiative !

Cécile Renouard a terminé son intervention en citant Gandhi : « Sois le changement que tu veux pour le monde ».

 

Jade Radisson et Estelle Leblond T°L,

Cet article a été écrit dans la cadre du cours de philosophie de C. Lecocq Hubert en lien avec la pastorale.

 

(1)Cécile Renouard, Ethique et entreprise, Editions de l’Atelier, 2015.

(2) http://irene.essec.edu/codev/relational-capability-index-rci

Turnkey une société d’économie solidaire

Turnkey une société

Dans le cadre de l’aide personnalisée, nous avons la chance de rencontrer au BIO Frédéric Farré créateur et directeur de l’entreprise Turnkey.

La société est composée de 5 salariés dont 4 en Turquie (Uniquement des femmes car Frédéric Farré les trouve très efficaces !) et réalise un chiffres d’affaire de 500000 euros par an.

C’est grâce au dispositif «rencontre avec un professionnel » proposé par Gaëlle Ducrot que nous avons pu écouter cet homme très abordable et chaleureux, au parcours atypique, et dialoguer avec lui.

Frédéric Farré a occupé divers postes au sein de multiples sociétés, cependant il a été touché, à 35 ans, comme beaucoup de nos concitoyens, par un licenciement. Pendant 6 mois il s’est alors remis en question et a opéré une profonde réflexion sur le sens de sa vie et sur son avenir professionnel. Il a compris que cette règle « gagner de l’argent et faire du chiffre d’affaires » n’était pas la sienne et qu’il voulait concilier réussite économique et éthique écologique. L’argent seul ne fait pas le bonheur ! Il a alors profité de son expérience et de sa connaissance de la Turquie pour créer une entreprise qui favorise le développement durable et l’économie solidaire.

La devise de l’entreprise est la suivante : privilégier les produits et services qui peuvent permettre de « trouver un mode de développement qui réponde aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Il s’agit concrètement de vendre à des sociétés françaises porteuses de ces mêmes valeurs des services leur permettant de s’implanter en Turquie.

Les conseils peuvent porter sur la sélection du lieu d’implantation, l’évaluation des risques et l’analyse de l’environnement industriel, le choix de la forme juridique etc. Par exemple, Turnkey a aidé une entreprise française créatrice de murs végétaux ou de jardins verticaux à s’implanter en Turquie.

Tous les produits « greenteck ou cleenteck » sont bons à être exportés. « S’orienter vers des technologies qui rendent l’avenir des jeunes meilleurs » tel est le souhait de Fréderic Farré.

Afin d’être en cohérence avec son engagement écologique, il verse 1% de son chiffre d’affaires à l’organisme « 1% pour la planète » et il a crée une association éco-responsable Natreeve project qui est engagé dans un vaste programme de reforestation. Il nous a expliqué avec passion que un quart des médicaments pour soigner le cancer provient des forêts et qu’un patient qui est hospitalisé dans une chambre avec vue sur la nature rentre chez lui une journée plus tôt !

Il nous a vivement conseillé, sur ce sujet, la lecture du livre Du bon usage des arbres de Francis Hallé aux éditions Actes Sud. La quatrième de couverture résume la finalité de cet ouvrage passionnant : « A l’attention des élus et des collectivités publiques, un petit cours sur l’arbre, sa gestion, sa culture, son rôle dans la ville, afin qu’il ne soit pas menacé par l’incompétence, le souci de rentabilité, le principe de précaution, le mépris de tout ce qui vit, quand ce n’est pas tout cela à la fois. »

En conclusion, nous pouvons dire que cette rencontre fut très plaisante mais aussi instructive car nous avons compris que le développement économique et l’écologie ne sont pas nécessairement en opposition comme beaucoup semblent nous le faire croire !

Lua Reis, éco-déléguée et Irène de Fréminville

Cet article a été écrit dans le cadre des heures d’A.P de seconde en lien avec l’orientation professionnelle (BIO) et l’éducation au développement durable (CDI)

Désobéir à la voiture

Désobéir à la voitue

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Désobéir à la voiture, pamphlet co-écrit par Xavier Renou et « les désobéissants », et publié aux Editions Le passager clandestin en 2012.

Auréolée de prestige, la voiture tient une place à part dans l’imaginaire collectif. Les quatre dernières décennies ont pourtant vu éclore des formes de désobéissance à l’automobile.
Vendue comme un formidable outil de liberté, la voiture est devenue un fléau responsable de plus de quinze millions de morts et de blessés chaque année dans le monde, de la disparition accélérée des terres agricoles, de la fragmentation des espaces naturels, de la dégradation de notre environnement, de la multiplication de maladies respiratoires et de cancers, du déclenchement de guerres meurtrières pour l’accès au pétrole et de la plus grande menace actuelle pour l’espèce humaine, le réchauffement climatique. Devant l’incapacité des décideurs à sortir du tout-voiture, des militants écologistes inventent de nouvelles manières de résister, créatives, ludiques, humoristiques, ou désobéissantes.
Contester l’omniprésence de l’automobile, c’est également s’opposer aux sports mécaniques, aux infrastructures routières, aux 4×4, à la publicité, aux salons de l’automobile… Désobéir à la voiture, c’est redonner vie à l’espace public, à la proximité et à la rencontre, ferments de toute contestation.
Nous suivrons les différentes actions menées par des organisations écologiques comme Greenpeace, ainsi que les désastres sur l’environnement et le développement durable causé par l’utilisation de pétrole et son impact néfaste sur la couche d’ozone et la nature. Ensuite nous verrons différents procédés pour arrêter cette pollution et préserver notre planète de l’industrie automobile et pétrolière, comme le retour inévitable du vélo, et l’impact de la voiture sur le réchauffement écologique.
En lisant ce livre nous découvrirons surtout l’histoire de la voiture et ses différentes évolutions, ainsi que les actions menées contre cette industrie auto pétrolière. Nous verrons que les voitures électriques ne sont pas si écologiques, contrairement à ce que disent les média. Pour finir, on peut se poser cette question :
Faut-il limiter la circulation des voitures et préserver notre environnement ou faut-il continuer à privilégier ce mode de transport et détruire peu à peu notre planète ?