Lire pour demain

Cette année encore, la classe de 2nde5 a participé à une manifestation co-organisée par la Maison de l’Environnement de la Métropole de Lyon, de l’Isère et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette manifestation est intitulée « Le Prix Lycéen, Lire pour demain » et l’objectif est de sensibiliser les lycéens aux questions environnementales à travers l’écrit et favoriser l’acquisition d’une culture environnementale.

Les 2nde5 ont étudié les six livres sélectionnés. Par groupe, les élèves ont ensuite imaginé un scénario et filmé une petite scène de théâtre. La classe a ensuite participé au vote en choisissant ses trois livres préférés.

Le mardi 7 mai, la MJC de Villeurbanne a accueilli 220 lycéens de la Région à l’occasion de la remise du prix « Lire pour demain ». Pour cette cérémonie de clôture, six établissements, dont Notre Dame de Mongré, ont présenté les travaux menés autour des six ouvrages sélectionnés : comme la réalisation d’une pâte à tartiner sans huile de palme, un travail de sensibilisation avec une classe de CM2, la fabrication de décorations de Noël à partir de matériaux de récupération, la rédaction de slams engagés et la projection de deux courts-métrages parmi les quatre réalisés par les 2nde5 : « Espèce en voie de disparition », « Le dieu des déchets », « Le zoo », « Reportage en zone toxique ». La cérémonie a été animée par la compagnie Amadeus Rocket avec des temps d’échanges, d’improvisation et la diffusion d’une vidéo adressée aux élèves, tournée par le lauréat Zep, pour sa BD The End, qui s’est exprimé en ces termes :

« Je remercie les lycéens Auvergne-Rhône-Alpes pour ce prix du Livre de l’Environnement. Ça me touche particulièrement parce que c’est un livre que j’ai dessiné en pensant aux lecteurs de votre âge, ceux qui vont reprendre le monde tel que l’on leur a laissé et qui auront la lourde tâche de le rendre meilleur. Un livre très différent de ce que j’ai fait jusque- là. »
Il raconte aussi la création du livre : « On a besoin de fiction, on a besoin que l’on nous raconte des histoires pour qu’on comprenne mieux notre monde et les problèmes actuels de l’environnement, pour envisager autrement la manière d’habiter cette planète. Je pense que la meilleure manière de comprendre ce qui nous arrive, c’est que l’on nous invente des histoires
».

Photo

En nous faisant voyager, par la lecture, d’un parc aquatique au sud de la France au Grand Nord, ces six ouvrages nous ont permis d’alimenter notre réflexion sur des thématiques environnementales d’actualité, comme, entre autres, la déforestation, la condition animale, l’extinction des espèces, la surconsommation. Merci pour ces belles lectures !

Vous pouvez regarder nos saynètes en cliquant sur l’onglet vidéo sur la page d’accueil. Les saynètes ont été écrites et réalisées dans le cadre du cours d’EMC et de Français sous la direction d’Elisabeth Coumel, metteur en scène.

Le Prix « Lire pour demain »

Le Prix « Lire pour demain, les livres environnement des lycéens de Rhône-Alpes » est une action organisée par la Maison de l’Environnement de la Métropole de Lyon et la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère qui,  avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes,  a été proposé  cette année encore aux lycéens.  

Pour cette nouvelle édition 2017-2018,   ce sont les éco-délégués  de seconde qui ont lu  les 6   ouvrages,  sélectionné  leur 3 livres préférés dont leur « Coup de cœur » et présenté des travaux en lien avec les livres  pour la clôture de l’évènement.

Suite aux votes des lycéens participants, les résultats sont les suivants :

  1. Résilience : Tome 1 : Les terres mortes.   Augustin Lebon, Hugo Poupelin, Louise Joor
  2. Zone 2.   Mary Aulne.
  3. L’incroyable vie des paysages.   Marie Lecoeuvre, Vincent Mahé.
  4. L’Éveil.   Jean-Baptiste de Panafieu.
  5. La bio pour tous.   Stéphan KERCKHOVE, RED.
  6. Respirer tue : agir contre la pollution de l’air.   Gérard Borvon.

Les deux premiers remportent les suffrages largement, les suivants sont un peu plus serrés.

Les ouvrages sont présentés sur le site de l’association :

http://www.mnei.fr/index.php/lire-pour-demain-2017-2018-laureats-et-rencontre/

La remise du Prix  a eu lieu Jeudi 3 Mai,  malgré la grève des trains. Huit lycées ont pu arriver, comme nous,  sans trop d’encombres à la M.J.C. de Villeurbanne afin de rencontrer deux des trois auteurs retenus pour leurs livres.

Après une présentation  officielle du projet et des lauréats, les auteures Mary Aulne et Claire Lecœuvre   nous ont chaleureusement remerciés.  Puis,  l’organisatrice nous a lu la lettre  de remerciement d’Augustin Lebon,  malheureusement absent ce jour là :

Bonjour à tous,  et merci infiniment pour ce prix qui me touche beaucoup. C’est le premier que reçoit Résilience et je suis particulièrement heureux qu’il soit lié à l’environnement.

J’imagine que vous avez tous appréciés l’avenir tout doux et tout joyeux que j’ai imaginé dans mes deux premiers tomes. On se marre bien avec moi, je suis content que vous l’ayez remarqué !

 En réalité, quand j’ai commencé à écrire cette série, j’étais très en colère, face à tout ce que nous faisons subir à notre planète et aux nombreuses injustices qui en découlent. C’est cette colère naïve et sincère qui m’a poussé à dépeindre un avenir si sombre.

 Heureusement, en me documentant au fil de mes scénarios, j’ai découvert des tas de personnes extraordinaires : des gens capables de s’accrocher au sommet d’un arbre pour éviter la destruction d’une forêt primaire, des gens capables  de remettre en question leur tradition et parfois même leur propre famille pour cultiver la terre autrement, des gens capables  de parcourir la France pour récolter des graines et les envoyer illégalement dans un camp de réfugié, ou encore des gens capables  de défier les autorités lorsque les droits humains sont bafoués.

 Tous ces gens sont mes « super-héros » à moi, ils n’ont aucun « super -pouvoir » ni aucune fortune mais ils agissent. Ce n’est pas Batman qui accueillerait des réfugiés dans son manoir de 158 chambres, et on ne verra sûrement pas Superman bouger le petit doigt pour sauver le Mérou Goliath (qui est, comme vous le savez sûrement, une espèce de gros poisson hermaphrodite en voie d’extinction).

 Tous ces gens donc, me redonnent courage,  et si un jour je parviens à conclure ma série par un Happy End (ce qui n’est pas gagné, vous l’aurez compris), ça sera uniquement grâce à eux. Toutes ces personnes sont la Résilience d’aujourd’hui, et il ne tient qu’à nous d’en faire partie.

 Encore un immense merci à tous !

Augustin

 Dans un deuxième temps,  chaque lycée a présenté ses diverses créations, allant de la mosaïque à la vidéo animée,  en passant par le reportage,   avant un temps d’échange avec les deux auteures,  chacun(e) ayant pu les questionner tant sur leur ouvrage, leurs motivations,  que sur leur métier d’écrivain.  La cérémonie s’est terminée  par un goûter convivial à base  de produits d’ « Artisans du monde ».

Le Prix « Lire pour demain1

Pour notre 5ème participation, Alix Parizot (Seconde 2), Lise Paricot et  Sarah Chetibi (Seconde 7) ont présenté un reportage sur les pesticides,  Emilie Besson (Seconde 7) et Lili-Rose Caramelli (Seconde 3)  une vidéo animée sur le septième continent.   Vous pouvez  les regarder en cliquant sur l’onglet vidéo.
Avec  Ilan Gouspy et Florian Arbane (Seconde 4), nous avons réalisé  un quizz  « spécial environnement »  que vous  découvrirez dans notre prochain journal annuel !

Cécilia Roux, éco-déléguée en  Seconde 3.

 

Les pistes vierges des montagnes lointaines

 

Les yeux encore emplis d’étonnants paysages

Le sourire jaillit comme une source claire.

Le temps se consumant ne peut lui faire ombrage

Et sortant de la nuit, ma mémoire s’éclaire.

 

De tous ces voyages entrepris maintes fois

Sur les pistes vierges des montagnes lointaines,

Par ces panoramas admirés par certaines,

L’appel de la nature est bien ancré en moi.

 

Les contrées traversées par mes foulées voraces,

Ravissaient mon regard aimant les grands espaces.

Sur le toit d’un sommet aux neiges éternelles,

Je contemplais souvent les étoiles du ciel.

 

La nostalgie me prend lorsque ces souvenirs

Reviennent tout à coup sous l’averse d’orage

Et que mon baluchon me pousse à repartir

Admirer la beauté de ces terres sauvages.

 

Mais déjà dans le ciel, le soleil se meurt

La montagne s’endort, et je vais souffrir,

Malgré le froid qui tombe, je ne peux que sourire,

Ces paysages fabuleux sont ancrés dans mes mœurs.

                                                                                              Pauline Gerardin, Première ES1

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

 

 

Sur la montagne

Là-haut ! Sur la montagne je suis seul…

Devant cette fascinante et envoûtante montagne.

Cette remarquable montagne me fascine

Et me tourmente et, de plus, elle est rassurante.

 

Tellement elle est attachante et captivante

Souvent je vais seul sur la montagne quand je suis triste.

Mais elle sait me réconforter notamment par

Sa grandeur ! Puisqu’elle est magistrale.

 

Mais elle est monumentale et c’est ce qui lui donne

Un côté amical tout en restant majestueuse.

Parfois, quand je suis seul… sur le sommet

J’admire cette impressionnante montagne.

 

J’ai l’impression qu’elle est souriante

Avec les rayons du soleil qui l’illuminent.

Sur la montagne ! J’observe une forêt

Tous ces arbres font que la montagne est fière.

 

Quand je suis sur la montagne ! Je laisse

Aller toutes mes émotions qui me viennent.

Avec cette affectueuse montagne je partage tout.

Parfois je lui parle et je sens qu’elle est avenante.

 

Axel DEMON  1°ES1

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

Lire pour demain

affiche lire pour demain

Notre classe de Seconde 1 a été sélectionnée pour participer à une nouvelle édition  d’un événement à la fois littéraire et écoresponsable Lire pour demain  organisé par la Maison Rhodanienne et de l’Environnement et la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère avec le soutien de la  Région Rhône-Alpes. Ces deux associations regroupent de nombreuses structures de protection de l’environnement du cadre de vie et du développement durable. Elles s’impliquent activement dans le développement d’une culture environnementale et éco citoyenne au travers, entre autres, de manifestations autour de l’écrit,  dont « Lire pour Demain, les livres environnement des lycéens de Rhône Alpes ».

Voici les ouvrages sélectionnés pour 2015-2016 :

Eutopia de Jean-Marie DEFOSSEZ (Seuil, 2014)

Un monde sauvage de Xavier-Laurent PETIT (L’Ecole des Loisirs, 2015)

Chroniques du vivant : les aventures de la biodiversité de François LETOURNEAUX, Nathalie FONTREL (Buchet-Chastel, 2014)

Nous aurions dû rester des singes de Gaël DERIVE (Indigène, 2015)

Gaz de schiste : le vrai du faux de Olivier BLOND, Fondation GOODPLANET (Delachaux et Niestlé, 2014)

Un océan d’amour de Wilfrid LUPANO, Grégory PANACCIONNE (Delcourt, 2014)

Les élèves ont donc lu les six ouvrages et  travaillé en groupes :

  • Ecriture de critique littéraires de tous les ouvrages
  • Préparation d’un débat autour du gaz de schiste
  • Réécriture d’une planche de la BD « Un Océan d’amour » en y insérant des bulles,
  • « La biodiversité pour les nuls » : 10 conseils pour respecter la biodiversité,
  • Réalisation de bandes annonces présentant les deux romans de la liste
  • Panneaux présentant l’écrivain Gaël Derive et ses actions.

Chaque groupe a ensuite présenté son travail au reste de la classe.

Félicitations à Xavier-Laurent Petit qui est le gagnant de cette édition.

Cet article a été écrit par la classe de seconde 1 dans le cadre de l’EDD (E. Novales) et en lien avec les cours de français (E. Néau).

La montagne

Par une douce journée d’été, je me trouvais sur elle… Elle… Elle est immense et imposante avec son étage de magistrales forêts de sapins. Parfois, je me surprends à la contempler, elle me pétrifie quand elle est en colère. Je la ressens toujours différemment. Quand je suis triste, son parfum solennel traverse mes narines, je sens son vent intimidant s’immiscer à travers les mèches de mes cheveux. Elle me sourit, tout près de moi comme une amie. Elle me guérit. Son atmosphère bienveillante calme les ardeurs et les pensées ténébreuses. Ses humbles monts, je pourrais les regarder sans m’en lasser. Son lac ensorcelant fait ressortir mes attraits les plus touchants. Au fil des mois, elle ne cesse de m’émerveiller par ses paysages enneigés. Les reflets du soleil font étinceler cette neige et en font ressortir ses plus beaux côtés. Bien qu’à l’automne je la trouve monotone, elle m’est amicale… la montagne !

Clara Allot

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

 

 

Clara Allot

Etre divin

Etre divin

Dominant les vallées où les chemins s’emmêlent,

Ses séduisantes ondulations nous interpellent,

Dégageant tout le vert des alpages à son pied,

Et le somptueux blanc neigeux à son sommet.

Les sapins saupoudrés d’une blancheur sucrée,

Laissent fléchir leurs branches vertes aiguillées,

Jusqu’aux puissants rayons qui les fassent égoutter.

Sublimant la vallée de son être, tout entier.

Un épais parvis blanc, épouse chacun des flancs

Que fait Déméter à la force du temps,

Et contemple des blés la vie depuis son toit.

En ces lieux sacrés, Cronos ne met pas les pieds.

Eole, lui, jamais n’en sera retiré,

Façonnant la montagne une nouvelle fois.

Pauline Jacquet 1ère ES1

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

 

Haïkus

Haïkus réalisés par les élèves d’ULIS-collège sur les quatre éléments de la nature

 

Le volcan qui crache

Des flammes et  de la fumée

Une chaleur terrible

Manuela

Des nuages blancs

Se dispersent dans le ciel

La pluie apparaît

Badis

Dans le ciel obscur

La pluie touche des nuages

La terre se meurt

Martin

La terre s’embellit

Parmi le silence blanc

Mon souffle  se gèle

Élodie

Des flammes crépitent

A travers toute l’école

Toutes orange et rouge

Cécilia

Je touche des arbres

Qui soufflent et qui caressent

Et qui sont très doux

Enzo

 

Rayons de soleil

Apparaissent dans le ciel

Voisins des oiseaux

Eve

Pollution d’un jour

Pas forcément de toujours

Améliorons l’air

Hugo

Il y a une rivière

Où nage une grenouille

Elle est bien dans l’eau

Justine

Un serpent  qui sort

Qui se lève et se prépare

Notre  sang  se  glace

Laurence

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Ce travail a été réalisé en interdisciplinarité au CDI avec Stéphanie Liotard (responsable ULIS collège), Anne-Laure Clément et Elisabeth Novales (professeures-documentalistes) et Gabriel Réa (jeune en service civique).

 

Conférence de l’auteur Pierre Péju

Conférence de l’auteur Pierre Péju 1

La classe de première ES1 a pu rencontrer Pierre Péju, auteur de plus de vingt livres dont La Petite Chartreuse (2003) pour lequel il a obtenu le prix du livre Inter et le prix Rosine-Perrier, Le rire de l’ogre (2005, prix du roman Inter), L’état du Ciel (2013) et Pourquoi moi je suis moi (2014).

Le 22 avril, cette conférence/rencontre s’inscrivait dans le projet d’Éducation au Développement Durable, subventionné par la Région, et consacré cette année à la montagne.

Pierre Péju a été professeur de philosophie notamment à la Sorbonne à Paris et dans l’établissement international Stendhal à Grenoble. Cependant, il a préféré se consacrer à l’écriture d’ouvrages. Il nous a d’ailleurs confié que ces deux activités étaient incompatibles par manque de temps.

Son envie d’écrire s’explique par son désir de faire réfléchir les hommes sur des thématiques diverses et variées : le devenir d’une personne, le destin, le bonheur, l’enfance ou encore, les obstacles que l’on peut rencontrer dans la vie. Ainsi, il nous dit « les histoires que je raconte ou que j’imagine sont porteuses de questions ». Pierre Péju, au travers de celles-ci, nous apparaît alors comme un écrivain qui se situe entre le romanesque et la philosophie. Pour permettre au lecteur une projection ou une identification avec «les protagonistes de ses histoires », Pierre Péju fait un travail d’approfondissement sur la psychologie de ses personnages et la cohérence de son récit pour le rendre plausible et proche de la réalité.

De plus, Pierre Péju laisse une place à part entière à la nature et, plus particulièrement à la montagne. Cette nécessité de citer la montagne dans ses récits provient d’une passion qui naît lorsqu’il s’installe aux abords de la Chartreuse, non loin de la ville de Grenoble. La montagne a provoqué en lui une réelle inspiration au travers de  multiples escapades dans ce lieu qu’il décrit comme  «beau» et avec un «sentiment profond du temps». En effet, pour lui,  la montagne change d’aspect à chaque heure et chaque saison.

Dans ses romans, il ne cherche pas simplement à faire apparaître la montagne comme un décor de fond, mais bel et bien comme une personnalité propre. Ainsi, pour cet auteur, la montagne a un rôle réel de par son aspect physique rocheux mais aussi  un rôle symbolique de par la spiritualité qu’elle dégage. Selon P. Péju, les hommes entretiennent un rapport spécifique avec la montagne car c’est un lieu de solitude qui ramène l’Homme à sa petitesse.

Conférence de l’auteur Pierre Péju2

A la suite de cette explication sur le rapport qu’entretient Pierre Péju avec la montagne, nous avons eu l’occasion d’échanger avec lui et donc  de lui poser plusieurs questions :

– «le livre La Petite Chartreuse est-il inspiré de faits réels ?»

La réponse de Pierre Péju est non. Sa création faisait partie d’un cahier des charges qu’il s’était imposé à lui-même. Il fallait qu’il y ait un enfant, un homme et une femme, ne faisant pas partie d’un schéma familial. Ainsi, c’est son intuitivité qui a servi à créer l’histoire qui se termine tragiquement.  En anecdote par exemple, l’adaptation au cinéma de La Petite Chartreuse n’a pas respecté le dénouement de l’histoire car les distributeurs ne souhaitaient pas une fin aussi tragique.

– « Est-ce vous qui créez la quatrième de couverture ? »

Non. Ce n’est pas Pierre Péju qui a fait la quatrième de couverture pour la collection de poche.

« Être écrivain, est-ce une vocation ou un apprentissage ? »

Pour lui, être écrivain correspond à une vocation mais aussi, par un investissement et donc un apprentissage très intense. Lorsque l’on est écrivain selon Péju, on pense tout le temps à écrire par passion.

« Attachez-vous une certaine importance à évoquer des faits d’actualité dans vos livres ? »

Oui. Pour lui, l’actualité permet de rendre compte des choses et donne une réalité au livre. De plus, cela intervient pour donner une sensibilité aux personnages et les rendre plus crédibles. Cela permet également aux personnages d’évoluer en fonctions des évènements qu’ils subissent.

« Pourquoi avez-vous choisi d’écrire des romans alors que la philosophie était votre domaine de prédilection ? »

Pierre Péju a une attirance pour l’art de l’écriture et une aisance dans le genre romanesque. Cependant, il a le souci de débattre et de poser des questions. Pour lui, la philosophie passe par le fait de réfléchir tout en racontant.

« Dans La Petite Chartreuse, un passage a retenu notre attention vis-à-vis de l’ange qui arrive sur terre en profitant de la mort d’une personne. Cela crée un paradoxe puisque les anges ont pour but de faire le Bien, cet ange ne devrait donc pas avoir d’effets néfastes sur la vie d’une personne. Qu’en pensez-vous ? »

Pierre Péju trouve cette question extrêmement intéressante. Il ne pensait pas du tout à cette façon d’interpréter ce passage. Cette question prenait donc part dans la logique d’une interprétation personnelle. Chaque lecteur peut donc déduire de l’histoire des interprétations auxquelles l’auteur n’avait pas forcément pensé.

– « La Chartreuse est-il un lieu de prédilection pour vous ? »

De nombreux paysages ont retenu son attention dans ces randonnées dans la Chartreuse. Cependant, une de ses visites lui a particulièrement plu : le Prieur de Salaise. Il a trouvé ce lieu absolument intéressant puisqu’il a pu vivre en inclusion dans une cellule de monastère. Il a aussi été charmé par les chants qu’il entendait. Cette ambiance lui a permis d’écrire et avoir beaucoup d’inspiration par la connivence avec la montagne.

A la suite de cette interview, nous avons eu droit à une séance de dédicaces.

Conférence de l’auteur Pierre Péju3

Conférence de l’auteur Pierre Péju4

Cette conférence nous a donc permis de mieux appréhender la montagne à travers l’écriture et la vision d’un écrivain, mais également de mettre en relation une étude faite en classe avec une approche plus concrète.

Sarah Tourneur, Julien Grisoni

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la montagne, en lien les cours de français (C. Rivoire) et l’EDD (C. Lecocq Hubert), et avec le soutien financier de la Région.

Lire pour Demain

  • Lire pour demain 1

Les livres environnement des lycéens de Rhône-Alpes

Prix organisé par la MNEI et la MRE avec le soutien de la Région Rhône-Alpes

Au mois d’octobre 2014 notre classe a eu la chance d’être sélectionnée pour participer à un évènement à la fois littéraire et éco-responsable « Lire pour demain ». Le projet consistait à lire six livres (essais, biographies, fictions, documentaires, bandes dessinées…) traitant des questions environnementales et d’élire notre « Coup de cœur ».
Voici la sélection officielle pour 2014-2015 :
Samouraï Océan – Le destin de Satchi – Tome 1
Hugo VERLOMME (Gallimard Jeunesse, 2013)
Muni de son sabre, Satchi le « Samouraï Océan » défend la mer et les océans. Il lutte contre les attaques répétées de pêcheurs sans scrupules et plus largement contre les hommes qui s’emparent sans vergogne des richesses de l’Océan. Aidé de ses amis, les « Cinq » de la Plateforme ainsi que de la belle Evolina, son amour d’enfance, la quête de Satchi s’annonce difficile et pleine de rebondissements.
Paradis (avant liquidation)
Julien BLANC-GRAS (Diable Vauvert, 2013)
Julien Blanc-Gras nous emmène en voyage dans un pays voué à disparaître : la république des Kiribati. Située au milieu du Pacifique, cet état est une île qui est menacée par le réchauffement climatique, menacée d’engloutissement pour être exact. Parti à la rencontre des habitants qui vivent quotidiennement sous cette menace, Julien Blanc-Gras nous emmène à la découverte de ce »paradis ».
Itawapa
Xavier-Laurent PETIT (L’Ecole des Loisirs, 2013)
La mère de Talia est professeur d’ethnologie. Elle a décidé de partir défendre des terres en pleine forêt amazonienne (appartenant aux derniers représentants du peuple indien). Elle veut les protéger d’un projet de forages pétroliers. Mais depuis un mois et demi, Talia n’a plus aucune nouvelle d’elle. Angoissée par ce qu’il a pu advenir de sa mère, elle décide alors de partir à sa recherche accompagnée deux personnes : son grand-père, un vieil homme étrange et secret et l’inspecteur Augusto.
• La nature au Café du Commerce : préjugés et lieux communs sur la faune et la flore
Jean-François NOBLET (Plume de Carotte, 2014)
Avec ce livre, Jean-François Noblet nous fait découvrir la nature avec humour et pédagogie. Il déconstruit ici toute une série d’idées reçues.

50 idées reçues sur l’agriculture et l’alimentation
Marc DUFUMIER (Allary Editions, 2014)
A propos de l’alimentation et de l’agriculture, nous entendons aujourd’hui beaucoup de choses contradictoires. Marc Dufumier, agronome, passe ici en revue 50 idées reçues qu’il explique avec des arguments clairs et scientifiquement incontestables.
Kanopé
Louise JOOR (Delcourt, 2014)
Nous sommes en 2137 : la surpopulation et les activités des hommes ont entraîné des mutations importantes de l’écosystème. Seuls en Amazonie survivent encore quelques espèces animales et végétales. C’est aussi ici que vivent les « éco-martyrs » dont Kanopé, une jeune orpheline, fait partie. Un jour, au beau milieu de leur territoire sauvage, elle tombe nez à nez avec un jeune homme qui vient de s’échapper de la ville.
Dans le but de nous investir pleinement, nous nous sommes inspirés de nos lectures pour élaborer tout au long de l’année, en petits groupes, des productions très diverses. Certains ont écrit des poèmes, d’autres ont fait des origamis, un quiz ou encore des affiches sur le thème du développement durable.
Nous avons eu le privilège de rencontrer au CDI au mois d’avril l’un des auteurs, Jean-François Noblet, venu échanger avec nous sur son livre et ses convictions.

Lire pour demain 2
Le projet s’est conclu le 12 mai par une réception au siège de la Région Rhône-Alpes où furent conviés, outre la lauréate du Prix, venue spécialement de Belgique, les officiels et les autres lycéens inscrits. Tous s’étaient en effet déplacés et préparés pour remettre le prix à Louise Joor pour sa bande dessinée Kanopé. Ce fut aussi l’occasion de présenter notre travail à l’assemblée et de poser des questions à Louise Joor.

Ce projet nous a beaucoup plu et nous avons découvert que la littérature, sous toutes ses formes, est une façon originale d’aborder le thème de l’environnement.
Et bravo à Louise Joor !

Cet article a été écrit par la classe de seconde 1 dans le cadre de l’EDD (E. Novales) et en lien avec les cours de français d’E. Néau