Villes côtières et changements climatiques : un risque accru face aux risques de submersion

Les changements climatiques entrainent la montée des eaux puis la submersion des villes littorales. Elle menace les populations, les habitations et les activités littorales.

Villes côtières et changements climatiques un risque accru face aux risques de submersion PHOTO LACANAULacanau suite à la tempête de l’hiver 2013

D’ici 2100, le niveau marin aura augmenté de 3 mètres. Cette augmentation du niveau de la mer est en partie due à la fonte des glaciers qui est la première cause majeure et qui représente environ 25% de la montée de l’eau. La submersion marine est un phénomène naturel qui peut avoir un impact sur les activités humaines, l’urbanisation des littoraux, le tourisme et l’agriculture.
Les risques liés à ces submersions sont de plus en plus importants du fait de l’installation croissante des populations en zones côtières. Désormais 20% des humains vivent à moins de 30km de la mer. Les raisons de leur migration vers les côtes sont liées à l’accroissement du nombre des retraités et l’explosion des activités portuaires et touristiques.
Mais, malgré les risques, les maires de France autorisent la construction de bâtiment dans des zones potentiellement inondables car ils sont soumis à de fortes pressions immobilières. Aujourd’hui, le risque d’inondation concerne 16134 communes de France pour 7000km de littoral. Pour déterminer le niveau de risque des zones exposées, les experts prennent en compte la probabilité du phénomène naturel et l’enjeu, c’est-à-dire les conséquences humaines et matérielles. Globalement, le risque d’inondation est peu élevé pour les côtes rocheuses. Pour les côtes non rocheuses, le risque dépend de la présence ou non de digues.

Pauline Bertrand, Solène Deschaumes, Solène Domenjoud, Kimberley Serra, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Les îlots de chaleur urbains : qu’est-ce que c’est ?

Les îlots de chaleur urbains Qu’est-ce que c’est PHOTOLyon, un jour de forte pollution

Au sein de nos villes, de petites zones connaissent des températures plus élevées que le reste de la ville : les îlots de chaleur urbains. Comment naissent-ils ?
Les îlots de chaleur urbains sont des élévations localisées des températures, particulièrement des températures maximales enregistrées en milieu urbain par rapport aux zones rurales ou par rapport aux températures moyennes régionales. Leur acronyme est ICU.
Au sein d’une même ville, des différences importantes de températures peuvent êtres relevées. Ces îlots dépendent :
– du moment de la journée : en effet, la température est plus élevée en ville qu’à la campagne parfois avec une différence de plus de 10°C;
– de l’occupation du sol : La minéralité des villes et la densité du bâti sont des éléments fondamentaux dans la formation des îlots de chaleur. Ainsi, la ville absorbe durant la journée de 15 à 30 % d’énergie de plus qu’une aire rurale. Donc l’eau et la végétation sont des moyens efficaces de rafraîchissement;
– de la circulation de l’air : effectivement, les îlots dépendent également des vents. Un vent fort va favoriser la circulation de l’air. Au contraire, des vents faibles entraînent une stagnation des masses d’air qui ont alors le temps de réchauffer le bâti. Ainsi, plus le temps est calme et dégagé, plus l’îlot de chaleur urbain est intense;
– des activités humaines : les polluants domestiques et industriels (chauffage, climatisation, industries, circulation automobile, éclairages…) sont des facteurs qui font augmenter les températures et la pollution. Par exemple, une route éclairée aura une température d’1°C supérieure par rapport à une route non éclairée;
– de l’expansion urbaine : ce facteur a une influence légère.
Mais comment remédier à ce phénomène?

Rémi Demollière, Martin Poulard, Constantin Jaeger, Tristan Ferreira-Rocha
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Pour la photo :
http://katherinesbraymovitch.e-monsite.com/pages/ma-vie-avec-la-maladie-de-hodgkin.html

Îlots de chaleur : mauvais pour l’environnement, mauvais pour notre santé

Ilôts de chaleur Mauvais pour l’environnement, mauvais pour notre santé PHOTO

 Les contrastes de température entre Paris-Centre et son agglomération

Si les îlots chaleur urbains ont des origines multiples, ils ont également des conséquences multiples et variées…
Un îlot de chaleur urbain, ou ICU, est une zone précise d’une ville où l’air est plus chaud et la température générale plus élevée: la différence de température peut atteindre jusqu’à dix degrés entre le centre urbain et la campagne environnante!
Cet ICU est surtout marqué la nuit, lors des minima de températures. Ceci est directement dû à l’urbanisation, car le bâti et le sol restituent la chaleur emmagasinée durant la journée.
Un des facteurs important de l’ICU est le climat : la température, l’humidité et le vent augmentent les risques. Cependant, l’îlot de chaleur urbain est majoritairement causé par les activités anthropiques, comme les voitures et les usines, qui produisent des gaz à effet de serre. D’autre part, la disparition de la végétation en ville est un enjeu principal, car celle-ci rafraîchit l’air ambiant.
Ces îlots ont des conséquences néfastes sur la santé et l’environnement. Ils contribuent à la formation du smog et facilite la multiplication des acariens, bactéries et moisissures. Ils augmentent également la consommation d’énergie pour rafraîchir l’air ambiant (climatisation), donc les émissions de gaz à effets de serre, et la consommation d’eau potable pour se rafraîchir ou arroser les espaces verts. De plus, ils peuvent provoquer des malaises : inconfort, faiblesses, troubles de la conscience, crampes, évanouissements et coups de chaleur. Ils aggravent également les maladies chroniques comme le diabète, l’insuffisance respiratoire, les maladies cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires, rénales et neurologiques.

Edgar Sanson, Adrien Raymond, Tristan Gueguen, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Réchauffement climatique et conséquences économiques. Modification des flux migratoires dans le monde

De nouveaux réfugiés les réfugiés climatiques PHOTO 2

De nouveaux réfugiés : les réfugiés climatiques

Si les migrations de population ont toujours existé et ont pour but commun de trouver une meilleure situation, elles ont aujourd’hui d’autres raisons et ne sont plus uniquement liées à des conflits ou des problèmes économiques : les modifications du climat mettent aussi sur les routes les populations fragilisées.
Les modifications des flux migratoires sont causées par différents facteurs qui poussent la population à migrer. Les migrants qui fuient les risques dus aux catastrophes climatiques dans leur pays sont appelés des réfugiés climatiques. Le changement climatique est d’ailleurs aujourd’hui l’une des premières causes des migrations humaines. Elles ont pour origines différents facteurs :
• les risques d’ouragan, cyclones, tsunami;
• fonte des glaces qui cause des inondations;
• désertification et sécheresse;
• crue et montée des eaux.
Aujourd’hui, 25 millions de migrants résident à 90% dans les pays du Sud. Pour 2050, certaines études prévoient plus de 250 millions de réfugiés climatiques.

De nouveaux réfugiés les réfugiés climatiques PHOTO

Noëmie Fayard, Léa Baudot, Meryem Karaca, 2nde 3

Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

 

À Paris, la COP 21… et pendant ce temps à Mongré

À Paris, la COP 21

À Paris, la COP 21 s’organise dans un climat extrêmement tendu. Au CDI, on monte une petite expo sur l’évènement mondial : Qu’est-ce que la COP 21 ? Pourquoi la COP 21 ? Quels en sont les objectifs ? On affiche les unes des journaux. Libé titre : « COP ou FLOP ? », Le Monde : « Peut-on encore sauver la planète ? » et Aujourd’hui en France : « COP 21, Paris retient son souffle ».

Certains éco-délégués sont tristes et déçus : « À cause des actes terroristes, ce sommet est médiatiquement relégué au second plan ». « La crise écologique, tout le monde s’en fiche. Une seule chose compte : la sécurité ». D’autres se montrent plus positifs : « tous les chefs d’Etats sont là, c’est déjà super ! ». « Moi je crois qu’ils peuvent s’engager sur 1,5°C de hausse des températures ».

Nous regardons tout cela de loin, avec un sentiment d’impuissance face à ce sommet qui nous dépasse mais, sceptiques ou optimistes, tout le monde s’accorde sur la nécessité de notre action locale. Le réchauffement climatique reste l’affaire de tous et les jeunes comptent bien participer à la chasse au CO2. En effet, le dernier rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat) estime que, si rien n’est fait, la hausse des températures pourrait atteindre 4,8°C à la fin du 21ème siècle (par rapport à 1900).

À l’image des divers sommets sur le climat (de Rio en 1992 à Lima en 2014), Mongré a aussi pataugé sur certains de ses projets comme la mise en place du covoiturage. De nombreuses réunions avec des collectivités locales, des élus, des experts sont restées stériles mais 2016 s’annonce comme une année charnière !
Pendant la COP 21, les élèves, enthousiastes, préparent la prochaine rentrée scolaire sous le signe de l’éco-mobilité. Grâce au soutien de la Région Rhône-Alpes, toute la communauté scolaire pourra bientôt bénéficier de la nouvelle plateforme du Conseil Régional dédiée au covoiturage.
Un expert en éco-mobilité, Bruno Roche, nous aide dans ce beau mais fastidieux projet. Il nous explique que, pour que le covoiturage fonctionne efficacement, il ne suffit pas de disposer d’un site internet, il faut convaincre les usagers de l’utiliser. A partir d’un listing d’adresses de tous les élèves, nous essayons de croiser les données et de déterminer des zones géographiques plus denses. Chaque éco-délégué devra travailler sur un secteur précis et se demander quel type de transport est le plus approprié pour venir à Mongré, l’objectif étant d’utiliser des modes de transport doux. Si l’utilisation de la voiture se révèle indispensable, le défi sera alors d’en réduire son usage grâce au covoiturage. Il faudra alors organiser des rencontres entre les usagers afin de dépasser les résistances liées à ce mode de déplacement communautaire.

Pendant ce temps, la 3ème 1, classe citoyenne, commence un travail sur le renouvellement de notre bilan carbone relatif aux transports, qui date de 2010.
Ceci dit, beaucoup d’autres actions en faveur du développement durable sont réalisées pendant que, à Paris, les négociations s’intensifient.
La classe de seconde 1 participe au prix « Lire pour Demain » organisé par la MNEI et la MRE avec le soutien de la Région Rhône-Alpes.

Les éco-délégués « recycleurs » mettent en place deux nouveaux composts pendant que les jardiniers entretiennent le potager biologique. Certains visitent la chaufferie de Mongré (rattachée à l’incinérateur de déchets de Villefranche Sur Saône) avec V. Claire, le gestionnaire.

Alors que le 12 décembre, Libération titre en une « Lundi, il sera trop tard », les chefs d’Etats signent un accord historique. Le même jour, les jeunes mongréens, mobilisés dans l’éducation au développement durable, se réjouissent de la sortie de la huitième édition de leur journal « Vert Mongré ».

Que ce soit à Paris ou à Villefranche-Sur-Saône, la lutte contre le réchauffement climatique progresse, mais à l’échelle de chacun.

Cécile Lecocq-Hubert

Villes, changements climatiques et inondations

Quand les aménagements urbains aggravent les conséquences des phénomènes climatiques

Les inondations touchent tous les pays du monde mais avec des effets très différents. Elles ont des impacts très importants sur notre société car elles représentent aujourd’hui un désastre sur deux. Il est donc important de savoir quels sont leurs effets sur la vie, la santé, l’économie mais surtout sur l’environnement.
Une inondation est un débordement des rivières ou des fleuves qui couvre les terres environnantes. C’est un phénomène naturel amplifié par l’homme qui transforme le paysage. En effet, le sol n’a plus alors la même capacité d’absorption de l’eau. Chaque année, cela génère des millions d’euros de dégâts. Dans certaines régions de la planète, telles l’Afrique de l’ouest et l’Asie du sud-est, des inondations ont lieu chaque année.
Des causes variées
Nous pouvons distinguer deux causes principales d’inondations :
– les causes naturelles : elles sont liées aux aléas climatiques, aux phénomènes météorologiques ou à un évènement naturel qui empêche l’écoulement de l’eau. Nous pouvons citer les émissions de gaz à effet de serre qui entrainent la fonte des glaciers et qui provoquent une montée du niveau des océans, des cours d’eau ou qui pourraient entrainer des cyclones plus intenses ;
– les causes humaines directes : Au XXème siècle, les villes s’étendent, des usines sont construites et les routes sont goudronnées. En conséquence, la pluie ne s’infiltre plus aussi bien dans la terre et rejoint les fleuves ou les rivières en glissant sur les revêtements : cela provoque les inondations. De plus, certaines formes d’agriculture peuvent accélérer le ruissellement de l’eau et en limiter l’infiltration.
Des dégâts matériels et humains
Quels sont ces dégâts ? Les inondations peuvent provoquer  :
– des dégâts matériels comme la dégradation ou la destruction de bâtiments. Ce fut le cas à Beichuan qui a été détruite à 80 % par les inondations ;
– des pannes de courant et de très nombreux foyers se retrouvent sans électricité car les lignes à haute-tension sont hors-circuit ;
– des dégâts humains : de nombreuses personnes périssent au cours des inondations, noyées ou frappées par les décombres. Ce fut le cas en octobre 2015 à Cannes, où vingt personnes ont trouvé la mort à la suite d’intempéries.

Villes, changements climatiques

Photo Europe 1

Certaines familles doivent parfois quitter leur logement détruit ou très endommagé. De plus, après des inondations, trouver de l’eau potable devient compliqué.

Ludivine Cliozier, Inès Pallot et Aurore Bouillot, seconde.
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD (A-L. Clément et E. Novales) et des cours de géographie (M-L. Dumas), en lien avec la Villa Gillet

La palynologie et la reconstitution des paléoclimats

Philippe Sorrel, sédimentologue et palynologue à l’université Lyon I, nous a présenté, le mercredi 18 mars 2015, une conférence sur la palynologie et la reconstitution des paléoclimats et des paléoenvironnements, soit des climats et environnements anciens.
Ses études portent principalement sur l’Asie centrale.

Tout d’abord : qu’est-ce qu’un pollen ?

La palynologie 1

C’est un organe de reproduction des plantes. Il est situé sur les étamines et plus précisément sur les anthères, qui sont de véritables sacs polliniques. Les étamines sont l’organe reproducteur mâle. Le pollen, afin de permettre la fécondation, passe par les stigmates du pistil, jusqu’à atteindre les ovules dans le carpelle. Cependant, même si la plante contient le pistil et les étamines, l’autoreproduction c’est-à-dire la reproduction au sein de cette même plante sans l’intervention du pollen d’une autre plante, est la reproduction la plus simple mais n’est pas la plus efficace. Il existe deux autres modes de reproduction : l’anémogamie et l’entomogamie. La première se fait à l’aide du vent. En effet, le vent va transporter le pollen d’une plante et le déposer sur le pistil d’une autre plante de même espèce. Cependant ce mode concerne souvent des plantes ligneuses produisant une quantité importante de pollen car une grande partie du pollen est déposé ailleurs et seulement une faible part arrive sur l’étamine concernée.
L’autre mode comprend l’intervention d’animaux, souvent des insectes. Ceux-là vont se nourrir du nectar de la plante et en même temps du pollen se collera à eux. Lorsque l’insecte se nourrira de nouveau d’un second nectar, il déposera le pollen conservé précédemment sur les étamines de cette seconde plante. Cependant la plante doit mettre en avant des caractéristiques attirantes pour l’insecte comme un bon nectar, des couleurs vives etc.
Il existe aussi l’hydrogamie. Ce mode de reproduction se fait grâce au transport des grains de pollen par l’eau.

Maintenant voyons comment se passe l’étude des pollens.
Tout d’abord, on peut se demander comment l’étude des pollen quelques milliers, voire millions d’années plus tard, est possible. En effet, l’on peut penser que celui-ci se dégrade et s’abîme au cours du temps ! Mais non, il est constitué d’une membrane externe riche en sporopollénine, qui est extrêmement résistante aux attaques chimiques, aux températures extrêmes et à la pression. En effet cette membrane présente, en termes de composition chimique, une forte similitude avec la carapace de certains insectes ! Cependant, les pollen restent sensibles à l’attaque de l’oxygène et des pH basiques, c’est-à-dire ceux compris entre 7 et 14. De par leur résistance remarquable, l’on peut facilement les étudier des centaines d’années plus tard afin de reconstituer les paléoclimats mais aussi les paléoenvironnements tels que les forêts tropicales ou la toundra et la taïga. En effet, si un pollen est prédominant par rapport à un autre, on peut alors en déduire l’espèce majoritaire à cette époque, et ainsi, en étudiant ses tolérances écologiques, l’on peut étudier les climats et altitudes de cette époque.

La palynologie 2

http://archeograv.fr/nouvelles-donnees-paleoenvironnementales-et-archeologiques-sur-le-plateau-du-beage/

Étudions maintenant le protocole de carottage : il s’agit de carotter dans différents contextes comme
les forêts, les prairies, les lacs, les mers, ou les tourbières, et ce verticalement. En effet l’étude verticale
permet de connaître la constitution du sol sur une plus longue période, c’est en réalité plus efficace.
Les carottages peuvent aller de quelques centimètres à quelques mètres.
Il y a ensuite des préparations chimiques afin de mettre en œuvre une identification des pollens et
ensuite une reprise des données sur informatique.
Les critères d’identification sont la forme du pollen, l’ornementation, et les apertures.
Cependant le carottage reste une étape difficile dans l’étude des pollen. L’équipement requis pour carotter une tourbière est léger et facile à transporter. C’est un tout autre problème pour carotter en milieu océanique ouvert…

Malheureusement, certains pays en voie de développement ne possèdent pas de tels équipements
de par leur coût important, c’est pourquoi le forage manuel est adopté en fonction du milieu que l’on décide d’étudier. Il est par exemple difficile de carotter un lac avec un système entièrement automatisé.
Par ailleurs, les moyens mis en œuvre pour les missions de carottage sont souvent financés par des projets/équipes européens/américains, donc le type de matériel utilisé ne dépend pas du pays d’investigation.

Mais, une fois le carottage effectué, comment sont classés les pollen ?
Il existe en effet différents niveaux de détermination, qui vont aider les chercheurs à classer les pollen trouvés. Cela reste une étape difficile dans l’étude des pollens où l’attention et le sérieux des chercheurs sont de rigueur, puisqu’ils doivent classer les pollens selon différents critères comme l’embranchement, la classe, le genre, l’espèce et surtout en fonction de leurs caractéristiques propres (apertures, ornementation et structure de l’exine, etc.) Ce travail minutieux exige une grande patience, ce qui témoigne de la réelle passion des chercheurs.

Enfin, nous pouvons nous demander si cette étude des paléoclimats par carottage reste efficace. En effet, comme nous l’avons vu en début d’article, les pollens, petits et légers sont transportés facilement, notamment grâce au vent, aux animaux et à l’eau. Or, l’étude n’est plus pertinente si les pollen ne proviennent pas de l’endroit même où le carottage a eu lieu puisqu’ils témoignent du climat plus ou moins voisin et faussent alors les résultats. Cependant, nous avons pu voir sur des diagrammes polliniques que 60% des pollen étudiés témoignent de la végétation locale, 30% de celle du voisinage et 10% de la végétation régionale. Ainsi, nous pouvons dire que l’étude des pollen par carottage reste un moyen efficace d’étudier les paléoclimats et paléoenvironnements mais qu’il est nécessaire de prendre certains biais (ainsi que les limites de la méthode, comme pour toute autre méthode) en compte dans l’interprétation des résultats.
Chaque méthode présente des avantages, mais aussi des inconvénients, des limites. C’est pourquoi la complémentarité des méthodes est cruciale lorsque l’on étudie un carottage, dans le but de reconstruire les changements environnementaux / climatiques passés. Afin de dépasser les limites inhérentes à chaque méthode.

Au terme de cet article, nous pouvons dire que les pollen sont bien des marqueurs essentiels pour l’étude des paléoclimats et paléoenvironnements. Il s’agit donc de comprendre le passé pour mieux appréhender le futur.

Jessica FRESSARD – Claire OUTTERS
(TS2 – Spécialité SVT)
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD et des cours de M.A Limone et V. Terrasse