La femme dans la société burkinabé

Cette année, à Mongré, les 2°1 ont eu la chance de pouvoir échanger avec des élèves d’un collège burkinabé. En automne, nous leur avons envoyé des questions sur la place de la femme dans la société et au mois d’avril, nous avons enfin reçu leurs premières réponses. Il faut dire que là-bas la connexion à Internet est très fluctuante. Nous allons ici partager avec vous ce que nous avons appris sur le travail et l’emploi de la femme au Burkina Faso. Les femmes sont placées dans un contexte relativement compliqué, elles sont contraintes de respecter les traditions tout en ayant la forte volonté de se faire une place dans la société.

La femme dans la société

Auparavant, au Burkina Faso, beaucoup d’avantages étaient donnés aux hommes, en particulier dans le domaine du travail. Les femmes étaient en majorité contraintes de rester au foyer, et étaient très discriminées dans le domaine du recrutement, elles constituaient une très faible part des travailleurs. Les femmes étaient aussi moins encouragées à aller à l’école du fait que les parents privilégiaient les garçons pour en faire de futurs « chefs de familles », ce qui constituait aussi pour elles un manque de formation, et entrainait un taux encore plus faible de femmes employées.

Aussi, à cette époque, le peu de femmes qui travaillaient étaient réduites à certains métiers spécifiques, et quelque peu stéréotypés comme secrétaires ou nourrices, par exemple.

En effet, du fait des discriminations de genre, le nombre de femmes au foyer parmi la population totale de femmes burkinabé est majoritaire. Mais la femme ne se laisse aucunement faire. Effectivement, elle représente plus de 52% de la population totale burkinabé et, avec la mondialisation et les progrès qui en résultent, les femmes obtiennent peu à peu leur indépendance économique. Ainsi, on peut dorénavant voir des femmes auto-entrepreneurs ayant généralement un petit commerce. Les femmes sont maintenant mieux admises dans le monde du travail grâce à différents traités internationaux tels que la (CEDEF) Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Elle a été adoptée en 1979, elle occupe une place importante parmi les traités internationaux relatifs aux droits de la personne humaine (Source : https://lacedef.org).

En outre, on peut voir cette amélioration dans la scolarité car maintenant le nombre de filles est égal ou même supérieur à celui des garçons dans les écoles ; en effet, dans l’établissement de Ouagadougou, les filles sont estimées à 9 fois le nombre de garçons mais c’est une école privée de l’Assomption. Aussi, grâce aux études supérieures, les femmes peuvent prétendre, depuis peu, à des emplois plus valorisés.

En conclusion, nous pensons, que ces différents problèmes d’inégalité entre les hommes et les femmes évoqués dans cet article sont d’ordre culturel. Il faut donc, pour les résoudre, changer avant tout les mentalités et montrer à chacun la perspective d’un avenir meilleur. Cela rendrait plus efficace chaque action menée pour la cause des femmes.

Victor Mairot, Alexandre Chaboud, Gérald Bouchet et Thomas Bourcelot

Cet article a été réalisé dans le cadre des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec C. Lecocq Hubert, professeur documentaliste.

 

Les inégalités culturelles finissent-elles par devenir naturelles ?

les inégalités culturelles

Etre une femme au Burkina Faso signifie occuper la place la plus importante de la famille, participer à l’éducation des enfants, vivre avec la polygamie tout en se considérant égale à l’homme.

Comment des jeunes femmes qui considèrent que « la polygamie est une bonne chose » et que « les traditions sont très exigeantes » parviennent à trouver leur place dans la famille sans parler d’injustice ?

Nous sommes six jeunes filles occidentales qui avons, dans le cadre des cours d’EMC (éducation morale et civique), créé un échange avec des collégiens burkinabé. Ils habitent à Les inégalités culturelles , la troisième ville du pays. La classe comporte 74 élèves dont 12 garçons et 62 filles.

groupe 2

Notre premier contact a été très chaleureux. Ils nous ont écrit :

« C’est avec un plaisir immense que nous vous écrivons pour vous exprimer notre joie de pouvoir échanger avec vous. Nous sommes enchantées de faire votre connaissance et de pouvoir partager avec vous notre amitié. Même à des milliers de kilomètres les uns des autres, nous vous transmettons nos salutations les plus amicales, les plus fraternelles. »

Nous leur avons adressé nos questions concernant la place des femmes au Burkina Faso, en ayant conscience de nos différences culturelles. Nous allons essayer d’interpréter leurs réponses avec un avis le plus objectif possible et dans une démarche non anthropocentrique.

A la suite des recherches que nous avons menées, nous avons pu remarquer avec notre regard d’Européennes que la situation de la femme au Burkina Faso était peu envieuse. Cependant leurs réponses à nos questions reflètent une situation positive et en amélioration. Effectivement et contrairement aux idées reçues, le mariage est une question de choix et les jeunes filles ne doivent se marier qu’à 20 ans dans le cadre d’un mariage civil et/ou religieux.

De plus l’Etat a pris des mesures contre l’excision, tradition qui fut pendant longtemps pratiquée.

Aujourd’hui les femmes ont le sentiment de disposer pleinement de leur corps, notamment avec les contraceptifs.

Cela les conduit à affirmer qu’elles sont égales aux hommes, en particulier grâce à l’émancipation féminine.

En parallèle, certains de leurs propos ont attiré notre attention.

Pour commencer les femmes occupent la place la plus importante de la famille : ce sont elles qui participent le plus à l’éducation et à l’épanouissement des enfants.

Cela laisse à penser que les pères sont peu impliqués dans ces tâches. En outre, les traditions encore très présentes dictent parfois la vie des individus et plus particulièrement des femmes.

Par exemple, selon les clans, les lois sont transgressées et le type de mariage et l’âge de la mariée ne sont pas respectés.

Pour finir, dans le cadre de notre échange inter-continental, un élément nous a particulièrement interpellées : la pratique de la polygamie.

La polygamie est dite une « bonne chose », elle est légale et uniquement masculine.

Nos correspondantes expliquent cela en invoquant des raisons pratiques et financières. Elles mettent en avant le fait que le nombre de garçons est minoritaire par rapport à celui des filles.

Cela reste choquant à nos yeux et peut même sembler contradictoire avec la vision égalitaire de la femme vis-à-vis des hommes.

Pour conclure, cet échange fut pour nous enrichissant d’un point de vue culturel et social. Il a été l’occasion d’une réflexion sur notre place dans la société, il est également important de s’intéresser à la place des femmes au-delà des frontières françaises dans l’espoir qu’un jour les femmes soient égales aux hommes à tous les niveaux et dans le monde entier.

Alice Hubert, Justine Tremerel, Léa Breger, Margotte Chassagne, Kim Michon et Maëva Sanchez

Cet article a été réalisé dans le cadre des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec C. Lecocq Hubert, professeur documentaliste.

 

 

Aimerions-nous être une femme au Burkina aujourd’hui ?

Carte-Burkina-Faso-1

 La femme au Burkina Faso, comme dans tous les pays voisins, est un pilier de la société africaine et pourtant force est de constater que sa condition n’est pas satisfaisante.

Si la répartition des tâches ménagères et les soins apportés aux enfants dans les pays européens restent encore source d’inégalité entre les hommes et les femmes, nous pouvons dire qu’elle est encore plus évidente au Burkina Faso. Quand 71% des femmes françaises prennent en charge les tâches domestiques c’est 90% des Burkinabé qui s’en occupent.

Grâce à notre correspondance avec des collégiens de l’Assomption,  nous avons pu mettre en évidence des différences et similitudes entre la gestion des tâches ménagères en France et au Burkina.

Le rôle des hommes comme il est décrit par les élèves du collège de l’Assomption est de faire le marché, de fendre le bois et parfois de faire la cuisine, on peut donc imaginer que le reste des tâches ménagères et le soin apporté aux enfants restent une mission féminine. Pour celles qui travaillent, elles doivent jongler au quotidien entre les obligations domestiques et les contraintes professionnelles et en cela c’est un point commun avec les Françaises qui sont nombreuses aussi à assumer des doubles journées.

Il nous est aussi rapporté que les enfants sans distinction de sexe sont familiarisés dès leur plus jeune âge aux différentes tâches ménagères. Toutefois on sait que l’accès à l’éducation n’est pas la règle pour les petites burkinabé, avec une population féminine sans instruction pour 90% d’entre elles, les petites filles étant d’une aide précieuse dans les tâches de la maison.

Nos correspondants ont évoqué les pénuries d’eau dont le Burkina Faso est atteint, si cela complique certainement la gestion des tâches ménagères, cela rallonge considérablement le temps de parcours moyen des femmes pour l’accès à l’eau, et la quantité d’eau minimum nécessaire à l’hygiène et à l’alimentation n’est pas toujours atteinte. Dans les régions rurales, les femmes peuvent parcourir plusieurs kilomètres pour ramener 20 à 30 litres d’eau sur la tête et ceci plusieurs fois par jour. Il est difficile pour nous occidentaux d’imaginer ce quotidien quand il nous suffit de tourner un robinet pour avoir de l’eau.

Quant aux moyens utilisés pour faire les tâches domestiques, ils nous sont décrits comme similaires aux nôtres. Il nous parait toutefois important de distinguer les différences que l’on peut trouver au sein d’une même population Burkinabé. Les conditions d’accès à l’eau et l’équipement ménager ne sont sûrement pas les mêmes à Ouagadougou que dans les régions rurales avoisinantes.

Le Burkina compte plus de 14 millions d’habitants dont 52% de femmes mais celles-ci sont peu représentées dans le monde politique et elles ne parviennent pas à faire changer les choses en profondeur.

Aujourd’hui au Burkina, force est de constater que les inégalités entre les hommes et les femmes sont encore d’actualité mais on sent depuis la dernière décennie une évolution de la condition de la femme qui permet d’espérer des jours meilleurs pour celles-ci.

Il sera donc peut-être plus enviable d’être une femme au Burkina Faso demain !

Jules Goulouand, Charles Chabloz, Baptiste Valentin, Léo Bernard, Edouard Rigal,et Lorenzo Chiaramonte

Cet article a été réalisé dans le cadre des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec C. Lecocq Hubert, professeur documentaliste.

La vie des enfants à Notsé

Les enfants du Togo

En février 2105, alors que nous préparions une grande exposition au CDI sur les enfants du Togo et plus particulièrement de Notsé, nous avons décidé de correspondre davantage, par mail, avec sœur Marie-Bénédicte. Nous voulions mieux comprendre les conditions de vie de ces enfants et le témoignage d’une femme, impliquée sur place, serait plus instructif que toutes les informations théoriques que nous pouvions trouver sur Internet. Nous avions une réelle volonté de mieux connaitre les conditions sociales des enfants du village de Kpédigni à Notsé. Marie-Bénédicte s’est montrée très disponible et nous a donné de nombreuses informations concernant :

les soins – Dans le village, les enfants n’ont pas accès aux soins. il n’y a aucune structure (Cabinet médical ou infirmerie) autre que celle de l’école. D’ailleurs, celle-ci n’a pas non plus les moyens de prendre en charge un infirmier. Le premier hôpital se trouve à 15 km de Notsé et, pendant la saison pluvieuse, les gens sont encore davantage enclavés parce que les motos-taxis ne peuvent pas s’y rendre à cause de la route de terre. En revanche, le point positif, c’est que grâce aux campagnes de sensibilisation pour la vaccination qui couvrent aussi le village, la mortalité infantile a beaucoup diminué.
la scolarité – Une famille a en moyenne 6 enfants mais seule la moitié est scolarisée jusqu’au CM2 (13/14 ans). Parmi les enfants scolarisés, les filles ne sont qu’une minorité. Les enfants non-scolarisés aident leurs parents aux travaux, domestiques pour les filles et agricoles pour les garçons. A partir de 8/9 ans, tous les enfants participent aux tâches ménagères. Malgré cela, les enfants vivent dans la joie et sont très heureux quand ils peuvent aller à l’école ! Cela nous a surpris, nous, jeunes mongréens, qui préférons rester chez nous plutôt que venir en cours, mais cela se comprend car le temps passé à la maison équivaut, pour nous, à des moments de détente et de repos.
Malheureusement, à cause des bouleversements climatiques, les routes sont de plus en plus impraticables et beaucoup d’enfants ne vont plus à l’école car ils abandonnent en cours de chemin. Cela est très préjudiciable à leur réussite scolaire. C’est pour pallier ces manques que la classe de 2de1 a choisi de collecter des livres. Nous espérons que les albums envoyés sur place serviront de supports pédagogiques aux enseignants et donneront le goût de la lecture aux élèves.
l’alimentation – Beaucoup d’enfants viennent à l’école affamés et y restent jusqu’au soir. Il faut noter que les cultures sont moins productives qu’avant à cause des bouleversements climatiques. Les terrains sont régulièrement inondés alors que les habitants du village ne vivent que de ces produits agricoles. De plus, il n’y a pas de moyens de conservation des aliments (absence d’électricité). C’est au jour le jour qu’il faut les préparer et cela engendre une pénurie de nourriture. Heureusement que les grains (maïs, mil, soja, haricot), eux, peuvent être conservés… hélas, cela ne suffit pas pour que les familles mangent à leur faim.

Alexandre Jambon, Thiphaine Brunet et Hugo Buy, seconde 1
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert), des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en lien avec la pastorale (C. Liénard)

Les enfants du Togo

La vie des enfants à Notsé

Matraitance au Togo

Dans le cadre de notre action pour le Togo, le sujet de la maltraitance a été abordé par des affiches. La maltraitance est un fléau trop répandu au Togo. Dans la société togolaise, la maltraitance est vue par certains comme une forme d’éducation, malgré son interdiction.
Trafic d’enfants au Togo
Au Togo, près d’un enfant togolais sur huit traverse la frontière de gré ou de force, poussé, par des trafiquants. Ces enfants sont envoyés dans des pays voisins pour être exploités.
L’excision

La pratique des mutilations génitales féminines persiste au Togo. Toutefois, son niveau se révèle relativement bas par rapport aux années précédentes.
Ainsi, environ 6,9% des femmes et des filles de moins de 60 ans sur l’ensemble
du territoire sont excisées. Les femmes du milieu rural (7,4%) sont plus touchées que celles
du milieu urbain (6,3%).
Le niveau de prévalence des mutilations génitales féminines est fonction de l’ethnie. Cependant les
entretiens avec les leaders religieux montrent que la pratique de l’excision n’est pas une
recommandation de la religion.
Les analyses selon les tranches d’âge révèlent une tendance à la baisse de la pratique de
l’excision des anciennes générations aux nouvelles. En effet, 26% des excisées ont entre 46 et
59 ans, 21% sont âgés de 36-45 ans contre seulement 3% qui ont un âge compris entre 15 et
25 ans.
Par rapport aux actions concrètes de lutte contre l’excision, il se dégage en priorité l’existence
de la loi du 17 novembre 1998. Mais, il ressort de l’étude que cette loi est méconnue par une
grande partie de la population.

Scolarité au Togo

La vie des enfants à Notsé2

L’accès et le maintien des enfants de 5 à 15 ans jusqu’à la fin du cycle primaire ont subi plusieurs améliorations :
– le taux net de scolarisation est passé de 75 à 90% ;
– la parité entre les sexes est passée de de 0,9 à 1 ;
– le taux d’achèvement net de la scolarisation est passé de 23 à 50%

Victor Vié, Antoine Lemoine, Nicolas Tremblay et Edgar Davelu

Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert), des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en lien avec la pastorale (C. Liénard)

Expo sur le Togo

En vue de l’évènement concernant les droits de l’enfance, la classe de 2de1 a mis en place une exposition traitant spécifiquement des droits des enfants en Afrique et au Togo. Notre groupe a pris part à ce projet.

A cette occasion, nous avons rencontré des bénévoles de l’Unicef et une religieuse Sœur Marie-Madeleine.

Après de nombreuses recherches documentaires, nous avons pu recueillir assez d’informations sur les enfants au Togo pour mettre en place un affichage dans le cadre de l’exposition installée dans le CDI de notre établissement.

Ce travail et ces rencontres nous ont permis d’enrichir notre culture personnelle. Nous sommes également plus sensibilisés à la solidarité internationale.

Objet africain qui symbolise la solidarité car il faut de nombreuses mains pour empêcher l'eau de s'échapper !

Objet africain qui symbolise la solidarité car il faut de nombreuses mains pour empêcher l’eau de s’échapper !

Le Togo abrite 7,5 millions de personnes dont 40,8% sont des enfants de 0 à 14. Une grande partie d’entre eux, bien qu’en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisés ; de plus, entre 2008 et 2012 plus de 60, 4% des adultes étaient analphabètes (source UNICEF). Ainsi est- il primordial que le Togo améliore rapidement l’éducation mais aussi la santé et la protection de l’enfant.
En effet, les conditions de vie des enfants restent difficiles encore aujourd’hui. Cependant, certains aménagements ont été mis en place tels que des écoles. Il existe des inégalités : si 3 enfants par famille sont scolarisés jusqu’au CM2, il y a une différence entre les filles et les garçons : 77,3 % des garçons sont scolarisés jusqu’à 14 ans pour seulement 71,8% des filles. Ces chiffres sont étonnants, tout simplement parce que les garçons comme les filles commencent à travailler à partir de 8-9 ans, mais aussi parce que les jeunes filles peuvent être enceintes très tôt, ou encore parce que les parents des familles pauvres privilégient l’éducation des garçons, les filles étant destinées à être mariées précocement et vouées aux travaux domestiques, selon l’ONG IIMA. Certains enfants doivent parcourir des kilomètres pour aller à école. De plus, une fois arrivés, ils n’ont pas assez de matériel scolaire pour travailler et ils peuvent être plus de 80 élèves dans une même salle.
Au Togo, selon l’UNICEF, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, bien qu’en baisse, était en 2012 de 96 pour 1000, causé notamment par des infections diarrhéiques. Plus généralement, la population est principalement touchée par le paludisme, la fièvre jaune, le VIH… Le pire est que le Togo n’a pas accès à autant de traitements que les pays riches, par exemple il n’y a que 0.37 lits d’hôpital pour 1000 habitants au Togo ou bien une seule unité de soins pour 8500 habitants environ.
Les enfants togolais font face à différentes formes de maltraitance. La grossesse précoce en fait partie ; ainsi 5 jeunes filles sur 100 abandonnent l’école chaque année du fait de grossesses non désirées. Plus généralement 14 millions de filles sont mariées de force dans le monde et 15 % sont en Afrique. En Afrique, 25 % des filles de 18 ans sont mariées de force ainsi que 6 % des filles de 15 ans dont 7,3 % sont mineures et mères, selon l’UNFPA (Fond des Nations Unies pour la Population). Enfin, les jeunes togolais sont nombreux à être victimes de maltraitance. Il y a plusieurs types de maltraitance, la violence physique qui touche un enfant togolais sur 4, mais aussi la violence psychologique.
Ce projet nous aura donc permis de nous représenter plus concrètement la vie d’un enfant au Togo. Sa vie de tous les jours comparée à la notre est bien différente et beaucoup plus dure. Nous, les ados vivant en France, nous plaignons d’aller au lycée, mais les enfants du Togo aimeraient bien être à notre place. Ainsi « notre plus lourde faute serait de ne pas nous rendre compte de notre BONHEUR » face à tous ces défis que doivent relever les enfants du Togo.

Lua, Océane, Mathis et Sarah
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert), des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en lien avec la pastorale (C. Liénard)

Des albums pour le Togo

Des albums pour le Togo1
Comme vous le supposez peut-être, les enfants du Togo n’ont pas les mêmes possibilités que nous de s’instruire et de bénéficier d’un enseignement de qualité.
Notre classe de seconde 1, qui a pris le relais de l’échange commencé il y a deux ans avec le Togo, a donc décidé de collecter et d’envoyer des albums (livres à couverture souple) aux enfants de Notsé.
Le but étant de les aider dans l’apprentissage de la langue française. C’est pourquoi nous avons mis à contribution tout l’établissement lors d’une grande collecte organisée par le CDI.
A l’occasion de celle-ci, nous avons créé des affiches, inventé des slogans, utilisé des photos prises par par les religieuses du village de Notsé.
Ces affiches ont été exposées dans tout l’établissement afin de sensibiliser les élèves de toutes les classes, de la maternelle à la terminale. Nous avions deux semaines pour collecter un maximum d’ouvrages.
Pour être sincère, dans un premier temps, notre récolte n’a pas été très fructueuse. Nous avons donc décidé de lancer un défi inter-classes autour de ce projet et là le succès fut au rendez-vous !
Nous avons collecté, en effet, 986 albums. Cécile Lecocq, professeur- documentaliste, a sélectionné les plus adaptés aux togolais et Sœur Catherine a commencé à les acheminer en Afrique.

Des albums pour le Togo 2

Les magazines non exploitables par les enseignants de Notsé ont été donnés aux Restos du cœur de Villefranche. Monique, la responsable de l’association, a été très reconnaissante de ce don : « Nous avons récupéré toutes les revues mises à notre disposition ! Aussitôt reçues, des bénévoles ont trié et classé pour les ranger et les mettre en attente pour notre prochain arbre de Noël. Les restaurants du coeur vous REMERCIENT très SINCEREMENT pour cette initiative. »
Comme quoi, les solidarités internationale et locale ne sont pas en concurrence !

Chloé Cheynet, Pauline Jacquet, Gauthier Hamy et Mayssa Naït-Idir, seconde 1
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert), des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en lien avec la pastorale (C. Liénard)