Les super aliments, une super arnaque ?

Des « supers aliments » aux noms exotiques ont envahi les rayons des magasins bio, et la publicité leur attribue toutes les vertus imaginables. Mais sont-ils vraiment aussi « super » qu’on nous le raconte ?

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Les supers aliments sont des produits qui apportent des grandes quantités de nutriments et antioxydants. Leur consommation régulière est sensée affecter de manière bénéfique notre santé, prévenant les risques de maladies, réduisant les éléments dangereux présents dans notre organisme et renforçant le système immunitaire. Il existe énormément de supers aliments mais nous allons nous pencher sur trois d’entre eux : l’avocat, la spiruline et le kombucha.

L’avocat

C’est un super aliment qui a été en 2015 l’aliment le plus populaire sur le réseau social Pinterest. Ses vertus miraculeuses est d’ailleurs l’une des principales raisons de son succès. Sauf que cet « or vert » est en train de conduire comme tous les Wonder aliments à un désastre écologique et économique qui, au final ne profitera qu’au plus petit nombre et bien sûr aux plus riches.

La forte demande pousse à la culture intensive, ce qui engendre non seulement la déforestation, donc la disparition de la faune, par exemple des pumas et des oiseaux rares, mais aussi le gaspillage de 500 Milliards de litres d’eau par an et ainsi une surexploitation des nappes phréatiques, de vrais ravages sociaux. L’avocat vaut plus cher que certains métaux !
De nombreux Sud-Africains sont privés d’eau car il faut arroser abondamment les avocats : 1000 litres d’eau sont utilisés pour la culture de deux avocats et demi.
Ce super aliment a de graves conséquences écologiques et peut être remplacé par du poisson, des œufs ou encore des germes de blé.

La spiruline

La spiruline est une algue avec de multiples propriétés. Celle-ci est récoltée dans les pays chauds (Mexique, Tchad…), dans des eaux chaudes et peu profondes; elle est séchée et préparée en galettes.

Elle est utilisée par de grands sportifs (cyclistes, coureurs…) pour la présence de vitamine B12, et par les personnes âgées pour tomber moins souvent malade; son détoxyfiant et son antioxydant dans sa couleur verte purifient le foie, les reins et stimulent ainsi le système immunitaire. Mais elle contient aussi des vitamines, protéines, minéraux, oligo-éléments, et est capable de lutter contre la malnutrition. La spiruline coûte 15 euros pour 100g et les Français en consomment100 tonnes par an, dont 80 viennent de Chine et des Etats-Unis…

Le kombucha

Le Kombucha est une nouvelle boisson à la mode à base de thé (vert et noir) fermenté avec une souche de ferments particuliers (champignons Kombucha) et qui contient de nombreux probiotiques, enzymes, vitamines… Ce cocktail aurait en plus un effet quasi miraculeux sur l’organisme (digestion, santé articulaire, digestion immunitaire, …) Celui-ci pourrait prétendre rejoindre le lait, considérer pour sa composition comme un aliment, non comme une boisson.

Une vraie solution : diversifier son alimentation

En réalité, il n’existe pas d’aliment miracle totalement protecteur, même s’il y en a qui ont été qualifiés de « super ». Seule une alimentation équilibrée, riche en végétaux (fruits, légumes, céréales), pauvre en sucre (sodas, produits sucrés), mesurée en gras, et, de plus, accompagnée d’exercice physique quotidien, vous protège efficacement.
Il faut tout de même en consommer, mais tous les jus, smoothies, poudres et compléments alimentaires issus de « super aliments » sont très chers. Plusieurs solutions peuvent être alors prises pour améliorer le bilan écologique : respecter le calendrier des fruits et légumes de saison, limiter la consommation de fruits exotiques présents en toutes saisons, tout en vérifiant qu’ils proviennent d’une agriculture biologique. De plus, il faut savoir que les tests des supers aliments sont faits sur des rats.

Sources :
– Spiruline (terra eco novembre 2015 par Simon Barthélémy n°72 en p.66-67)
– Chia, goji, açaï (terra eco mars 2014 par Ophélie Véron n°55 en p.64-65)
– Avocat (courrier internationnal n°159 du 17 au 23 novembre 2016 par Elisabeth Reather en p.62 à 65)

Brice Ballu, Florent Berger et Clément Bax

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Les agrocarburants, la solution contre la pollution ?

Nous ne les connaissions pas il y a une dizaine d’années, mais les agrocarburants utilisent aujourd’hui plus de 9 millions de tonnes d’huile végétale et sont la cause de problèmes mondiaux, bien qu’ils aient été présentés comme une alternative merveilleuse à leur début.

Apparus à la fin des années 70, les agrocarburants, ou biocarburants, ont d’abord été utilisés par les pays industrialisés voulant diminuer leur consommation d’hydrocarbure à cause de la nécessité de limiter les émissions de G.A.S. (gaz à effet de serre) et l’épuisement des ressources pétrolières mondiales. Ces carburants étaient dits « propres » car ils absorbent le gaz carbonique et qu’ils sont produits à partir d’éléments naturels (colza, maïs, canne à sucre ou encore palmier), mais ils ont causé des problèmes mondiaux, provoquant la baisse de leur consommation depuis quelques années.

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Qu’est-ce qu’un agrocarburant ?

Les agrocarburants peuvent être utilisés purs ou mélangés. Lorsqu’ils sont purs, ils ne sont produits qu’à base d’éléments d’origine naturelle, et plus particulièrement de plantes sucrières (canne à sucre, pomme de terre ou encore maïs) ajoutées à des matières cellulosiques. Ce mélange devient, après fermentation, de l’éthanol. On évite donc l’utilisation d’énergies fossiles. Mélangés, les agrocarburants sont constitués d’huile de plantes transformées chimiquement avec des alcools. La production de biocarburants, en hausse depuis 2003-2004, doit améliorer plusieurs points : environnemental, dans le but de réduire la pollution et les émissions de gaz à effet de serre ; énergétique, en baissant la dépendance énergétique par rapport aux énergies fossiles, notamment le pétrole; et agricole, en créant des emplois et en développant le milieu de l’agriculture. Les premiers producteurs mondiaux d’éthanol sont les Etats-Unis, le Brésil et l’Europe et les producteurs les plus importants de biocarburants sont l’Allemagne et la France (en 2007).

Quels sont leurs avantages ?

Si les agrocarburants ont été adoptés dans tant de grands pays tels que l’Allemagne ou la France, c’est grâce à toutes leurs propriétés bienfaisantes visant à améliorer tous les points sociétaux vus plus tôt. Le premier bienfait concerne l’aspect environnemental, en visant la réduction des gaz à effet de serre qui sont une des causes principales du réchauffement climatique.

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On peut incorporer 2% de biocarburants dans les carburants fossiles destinés au transport (d’après la directive européenne mise en place en 2005), puis 5,75% (en 2010). La France, elle, fixe 7% la même année. De plus, l’utilisation de produits d’origine naturelle dans les agrocarburants est fortement bénéfique à cette amélioration environnementale, car l’utilisation des éthanols de canne à sucre et de betterave ont fait baisser de 60% l’utilisation générale de gaz à effet de serre. La baisse de production de GES se fait également grâce à la limitation de la dépendance énergétique de ceux-ci en les remplaçant par les biocarburants, méthode reliant l’aspect environnemental à l’aspect énergétique. Le troisième et dernier point que l’utilisation de biocarburants a pu améliorer, est l’agriculture : les agro carburants ont en effet permis à la production mondiale agricole de plantes servant à produire ces derniers d’augmenter considérablement (15% par an depuis 2002.)

Quels sont leurs défauts ?

Malgré tous leurs côtés positifs, les agrocarburants ont vu leur utilisation baisser à l’échelle mondiale depuis plusieurs année car leur production est bien plus chère que celle des carburants fossiles. Pour résoudre ce problème, la France a pu accorder une aide fiscale, mais ce n’est pas le cas de tous les pays consommateurs de biocarburants. De plus, l’incorporation d’agrocarburants dans les carburants fossiles a été rendue obligatoire (malgré ses aspects négatifs) depuis le 1er janvier 2005, obligeant les distributeurs ne respectant pas ces obligations à payer la TGAP (Taxe Générale sur les Activités Polluantes). Le dernier aspect négatif des biocarburants, et l’un des plus graves, est le fait que ceux-ci représentent une des principales causes de la déforestation et de l’accaparement des terres de production, pour la plantation de palmiers à huile.

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Les biocarburants ont donc été très vite adoptés grâce à leurs effets bénéfiques pour la planète, et se sont encore plus vite développés vers les années 2000-2007, mais on a fini par se rendre compte de leurs aspects néfastes sur le long terme, qui ont causé une baisse rapide et radicale dans certains pays de leur utilisation.
Qu’allons-nous faire alors pour lutter contre les GES sans user de biocarburants, ou en limitant notre utilisation de ceux-ci ? Pouvons-nous les améliorer pour ne garder que leurs bienfaits? Et par quel nouveau moyen sans effets néfastes pouvons-nous améliorer l’état de notre planète ? Ce sont les questions que nous nous posons tous, mais qui resteront en suspend jusqu’à ce qu’une solution s’offre à nous.

Mona Schiumerini et Naomie Razanoa

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

La dépendance alimentaire en Afrique, des solutions ?

Trop de nourriture dans les pays riches, pas assez dans les pays pauvres ; les inégalités entre ces deux mondes ne cessent d’augmenter …
A l’heure où 842 millions de personnes souffrent de la faim, des solutions existent pour trouver un équilibre et nourrir tous les habitants de la planète.

Actuellement et depuis de nombreuses années, la dépendance alimentaire en Afrique est un problème crucial qui ne cesse de s’accroître. Mais serait-il possible de limiter cette hausse efficacement ? Plusieurs réponses sont dès à présent envisagées.

QU’EST-CE QUE LA DÉPENDANCE ALIMENTAIRE ?

La dépendance alimentaire est le fait pour un pays ou continent de dépendre d’un ou de plusieurs autres pays pour sa consommation alimentaire. Dans notre cas, c’est l’Afrique qui est dépendante des pays du Nord. En effet, ses habitants et en particulier ses agriculteurs sont dépendants des « traders » qui est un métier exercé principalement par les habitants des pays du Nord. Ce métier consiste à acheter et vendre des produits agricoles par ordinateur (c’est-à-dire sans se rendre sur place mais en négociant via des plateformes numériques). Quand le trader achète un produit, le prix de celui-ci augmente, ce qui avantage les agriculteurs, mais lorsqu’il ne l’achète plus, le prix baisse et cela les pénalise. Donc si le trader change et achète d’autres produits agricoles, cela perturbe l’alimentation des paysans et ceux-ci doivent s’adapter : c’est la dépendance alimentaire.

QUEL CONSTAT PEUT-ON EFFECTUER ?

Nous sommes actuellement 7 milliards d’humains et nous nous partageons les ressources de la Terre. Parmi nous, 850 millions de personnes sont sous-alimentées, soit 1 humain sur 7. Sur ces 850 millions, il y en a 820 millions dans la partie Sud du monde. Nous pouvons donc en déduire que la sous-alimentation dépend du lieu de naissance.

A présent, concentrons-nous sur notre cas, l’Afrique. Le nombre de personnes sous-alimentées en Afrique atteint 256,5 millions, soit 20,4% de la population, en hausse par rapport aux 19,7% enregistrés en 2016.

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Nous savons que 80% des personnes sous-alimentées sont agriculteurs. Ces agriculteurs forment deux groupes : ceux qui restent agriculteurs et ceux qui partent en ville. Ceux qui restent agriculteurs ne cultivent pas de riz car c’est cher. Pour subvenir à leurs besoins, ils cultivent du coton qu’ils exportent. L’argent obtenu par la vente du coton leur permet d’acheter du riz. Cependant, cela ne suffit pas à toutes les familles pour survivre. Par conséquent, certains paysans abandonnent leur production, notamment pour aller en ville travailler dans l’industrie pétrolière, afin de gagner plus d’argent pour leur famille. Mais pour nourrir les citadins qui changent d’habitudes alimentaires, il faut acheter sur le marché international, c’est là qu’interviennent les « traders ».

QUELS SONT LES PROBLÈMES QU’ENGENDRE LA DÉPENDANCE ALIMENTAIRE ?

Comme nous avons pu le voir précédemment, les pays d’Afrique sont dépendants au niveau alimentaire des pays du Nord et particulièrement de l’Europe, mais cela cause de nombreux problèmes. Les Européens possèdent une agriculture abondante et variée tandis que les Africains ne se nourrissent principalement que de riz et de mil, ce qui n’est pas suffisant. Ceux-ci manquent alors d’énergie, de nutriments, de vitamines et de minéraux. Ce manque pourrait diminuer leur espérance de vie de 20 ou 30 ans par rapport aux Européens.

Maintenant, venons-en aux difficultés qui concernent les agriculteurs. Nous avons vu que la dépendance aux « traders » était l’un des nombreux problèmes de la dépendance alimentaire. Malheureusement, les paysans n’ont pas d’autre choix que de dépendre de ces personnes car ils possèdent de petites portions de terres, insuffisantes pour nourrir leur famille et n’ont ni matériel ni techniques pour produire plus. Les aides alimentaires qui distribuent gratuitement des produits aux africains font baisser les prix de ceux-ci sur les marchés locaux : les agriculteurs sont donc désavantagés et appauvris. Au niveau de la quantité de nourriture produite, le continent n’est auto-suffisant dans aucun groupe de produits sauf pour les tubercules comme les patates douces ou le magnoc. Ce manque d’auto-suffisance est grave pour les habitants. En plus de cette dépendance, le changement climatique a un impact sur la production puisque le climat n’est pas le même entre les différents pays d’Afrique. Le maïs peut être très abondant dans un pays et en déficit dans un autre. Tous ces facteurs diminuent la quantité de nourriture disponible en Afrique, ce qui fait qu’elle n’est pas suffisante pour tous les Africains. En effet, au moins 5 millions d’enfants sont menacés de malnutrition.

A présent, en ce qui concerne le futur alimentaire en Afrique, la demande en produits alimentaires va être multipliée par 2.6 à l’horizon 2050 dans le Sud du continent. De plus, la population des pays sous dépendance alimentaire va augmenter fortement dans les décennies à venir ce qui est alarmant puisque le continent peine déjà à s’en sortir. Néanmoins, des solutions pour remédier à tout cela existent.

QUELLES SONT LES SOLUTIONS ENVISAGÉES ?

Malgré tout, des solutions pour améliorer la situation des habitants en Afrique sont envisagées.
Il faudrait augmenter la quantité produite sur une même surface pour obtenir une plus grande production. Pour cela, il serait intéressant d’utiliser des produits biologiques respectueux de l’environnement et de privilégier une rotation des cultures : cela consiste à ne pas cultiver des cultures comme le maïs, le blé en même temps mais à les cultiver à des intervalles réguliers et en changeant chaque année.

Il faudrait également se concentrer sur des cultures locales qui sont adaptées au climat et au sol. De plus, il serait nécessaire d’associer des plantes complémentaires, ce qui permettrait à des plantes d’être protégées par d’autres. Ajouté à cela, il faudrait consommer moins de produits animaliers et plus de produits céréaliers car nous savons qu’en 2050, l’Afrique aura une autosuffisance de 80% en céréales. Ce changement est important car l’élevage nécessite beaucoup d’eau et cette eau pourrait être nécessaire pour les habitants qui n’en possèdent pas assez. Pour réduire également les déficits alimentaires, il est fondamental de diminuer les pertes agricoles. Mais pour remplir toutes ces conditions, il faut de l’argent et c’est là que les pays du Nord interviennent.

L’argent est principalement situé dans les pays du Nord; or les pays du Sud ont besoin de moyens financiers pour développer une agriculture plus saine et productive. Les pays du Nord devraient donc les aider à développer leur production locale au lieu de leur envoyer du riz ou du blé. Les habitants des pays du Nord consomment beaucoup de viande et de laitages mais il serait judicieux de changer d’habitudes. Lorsqu’un européen prend de la volaille, il faut 3 kilos de grains pour en produire 1 kilo et lorsqu’il prend du bœuf, il faut 7 kilos de grains pour 1 kilo. Cependant, si ce même Européen prend des légumes ou céréales, il consomme 6 fois moins de terres agricoles et 12 fois moins d’eau. En conclusion, il faudrait que les pays du Nord changent leurs façons de consommer pour aider le reste du monde.

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Nous pouvons, dès à présent, habitants des pays du Nord, changer nos habitudes alimentaires afin d’aider les plus démunis de ce monde. Les africains sont tout aussi égaux que nous, ils méritent d’être traités de la même manière et de bénéficier d’une alimentation suffisante à leur survie. Nous pensons que c’est une cause importante à défendre car elle concerne près de la moitié de notre planète.

Sources : Universsciences.fr et Francetvinfo.fr

ALEXANDRA SEVRE, CECCHET CHARLINE ET MAURICEAU CLÉMENTINE

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Quel avenir pour les capsules de café ? De la fabrication au recyclage…

Saviez-vous que votre petit plaisir du matin est à l’origine de nombreux problèmes environnementaux ? Depuis plusieurs années, son emballage en aluminium fait scandale en raison de son impact sur notre société.

La question du gaspillage des matières premières et de leur recyclage se développe au fil des années, au fur et à mesure que la consommation de dosettes de café évolue (4.9 milliards d’unités vendues en 2009, d’après le magazine terra eco). Une réelle prise de conscience doit être mise en place chez les entreprises et les consommateurs, afin d’apporter des solutions à ce problème.

QUID DE LA MATIERE PREMIERE ?

En ce qui concerne l’emballage, la majorité des marques internationales comme Nespresso et Nestlé utilisent de l’aluminium, ce qu’ils justifient par la conservation des arômes de leur café, de sa protection contre la lumière et l’oxygène. Cette forme de conservation compressée en une petite capsule promet un meilleur goût et une facilité d’usage, ce qui fait donc son succès. Par ailleurs, les capsules à usage unique, entraînent un suremballage, donc une extraction excessive de la matière première : la bauxite. Celle-ci mène à la déforestation en zone tropicale où se trouvent ces gisements.

Cependant, certaines marques comme Casino ont fait une entrée fracassante sur le marché puisque leur café est moins cher et se trouve dans un emballage biodégradable en amidon de maïs. Ce qui nous conduit vers la question du recyclage.

ALORS, OU SE POSITIONNE LE RECYCLAGE ?

En France, les capsules de café en aluminium sont mal et peu recyclées. En effet, à cause de leur petite taille, elles passent à travers les tapis de tri. Elles représentent un des plus gros fléaux du recyclage, selon Flore Berlingen, directrice de l’association ZéroWasteFrance. En 2016, à peine 350 tonnes de ces capsules ont été recyclées. Or, le recyclage permettrait d’économiser pour chaque tonnage, 95% de l’énergie nécessaire à sa fabrication, mais également de réduire de 6,89 tonnes les rejets de CO2.

Cependant, une progression est observée, puisque certains centres de tri ont été équipés de machines à courant de Foucault, permettant de séparer les emballages métalliques non ferreux des autres déchets. Selon Alternatives Economiques, « Les centres pourvus en machine à courant de Foucault voient leur tonnage d’aluminium trié augmenter de moitié en moyenne ». Cette première solution est donc efficace. De plus, elle est complétée de la pyrolyse, qui permet de brûler les vernis, plastiques ou papiers tout en préservant l’aluminium, ce qui permet de le réutiliser par la suite. Par exemple, il peut être fondu afin d’être utilisé pour la fabrication de moteurs de voitures ou bien pour des nouvelles capsules.

D’après le directeur général de Nespresso, « On ne peut rien faire seuls, il faut créer un mouvement. » En effet, les capsules peuvent être traitées seulement si le consommateur trie; c’est pourquoi 5 550 points de collectes ont été mis en place depuis 2019. Chez Nespresso, 20% des clients participent à cette action. La marque dit que ce recyclage constitue un coût supplémentaire, « mais ça vaut le coup ! », étant donné que les capsules sont recyclables à l’infini.

En attendant, le recyclage est plus avancé à l’étranger, comme par exemple en Suisse, où 60% des dosettes sont récupérées via 2000 points de collectes, toujours mis en place par Nespresso. Mais aussi en Allemagne, où 76% des déchets ménagers en aluminium sont recyclés.

QUELS ENGAGEMENTS FACE A LA SITUATION ?

Certains groupes industriels comme Nespresso ont créé un fond de dotation, permettant d’apporter un soutien aux centres de tri à hauteur de 300 euros, qui permet de compléter les contributions obligatoires versées habituellement. De plus, d’autres industriels ont choisi de créer en 2009 le Club de l’Emballage Léger en Aluminium et en Acier (Celaa). Il aide les centres de tri à s’équiper de la machine à courant Foucault, évoquée ci-dessus.

Pour éviter de passer par ces moyens-là, des associations rentrent également en jeu, en travaillant sur une réduction des déchets, mais également en faisant de la prévention , afin de consommer tout simplement moins.

En effet, aujourd’hui les capsules de café ont un impact majeur sur notre environnement. Cependant, plusieurs solutions sont envisagées et des engagements ont été pris, à la fois par les professionnels et les particuliers.
Enfin, nous avons pu voir qu’aujourd’hui les capsules de café représentaient l’un des plus gros marchés internationaux et donc font partie des problèmes environnementaux les plus importants. C’est la raison pour laquelle la question de la matière première, du recyclage et de l’engagement, doivent nous faire réellement prendre conscience des risques pour notre planète. En effet chacun de nous peut faire un geste, a son échelle et le transmettre à son tour. Car après tout comme l’a dit Betty Reese « Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quoi que ce soit, essayez donc de dormir avec un moustique dans une chambre. »

Romy Girin et Honorine Ravier

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Une malnutrition alarmante

Les fakes foods, les aliments transformés, la nourriture industrielle… Depuis plusieurs années nous luttons contre les problèmes de santé issus de la malnutrition à travers le monde. Aujourd’hui un français sur deux est en surpoids.

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Ils sont partout: dans les barres chocolatées, dans les céréales pour enfants, mais aussi dans des plats à priori plus sains comme une soupe de légumes.

Pourquoi les aliments transformés attirent-ils autant les consommateurs ?

La popularité des aliments transformés est en hausse depuis plusieurs années. Plus d’un produit sur trois est industriel. Les aliments transformés voire ultra-transformés sont composés de produits artificiels : les additifs. Les additifs sont des produits chimiques qui rendent les aliments plus alléchants. En effet, ils favorisent leurs goûts et leur conservation.

Surtout, il faut protéger les enfants qui sont les cibles préférées des fabricants d’aliments ultra transformés. Cette nourriture leur procure un plaisir facile et immédiat. Les enfants risquent ensuite d’avoir du mal à revenir à des aliments aux goûts plus subtils, qu’ils vont trouver fades.

Savez-vous que notre alimentation quotidienne peut nuire à notre santé ?

La transformation industrielle détruit les éléments naturels des produits. L’organisme ne récupère donc pas les nutriments essentiels pour notre santé : fibres, vitamines, antioxydants… et cela procure des conséquences négatives pouvant engendrer de graves maladies.

Le nombre d’ingrédients chimiques qui composent les aliments est surprenant ! En effet, des scientifiques affirment qu’un aliment transformé peut contenir jusqu’à trente ingrédients chimiques.

Les effets à long terme de l’ingestion de tous ces ingrédients nuisibles à notre santé reste encore peu connus.

Néanmoins, de plus en plus d’études consolident l’idée que les aliments transformés participent au surpoids, à l’obésité, au diabète de type 2, à l’hyper-tension et au cholestérol. D’autres enquêtes les rendent responsables d’une hausse de 10% du cancer du sein.

Lara Gunes, Bora Vanneuville, Julien Delahaye

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Le sucre, une drogue ?

La vie actuelle pousse partout les hommes à acheter des produits tout prêts pour gagner du temps, mais ce choix est-il légitime ?
Ces produits déjà cuisinés font bel et bien partie de cette fameuse « malbouffe ». En partie à cause de certains industriels qui n’hésitent pas à les surcharger en sucre. Mais pourquoi les industriels mettent-ils autant de sucre dans ces plats ? Quelles sont les conséquences sur notre santé ? Et quelles sont les solutions pour lutter contre les dangers du sucre ?

Le sucre est-il une « drogue douce »?

En effet, les industriels se sont vite rendu compte du pouvoir de cette poudre blanche ! L’explosion des ventes a commencé avec l’apparition en 1939 des céréales sucrées. Le sucre est maintenant présent dans de nombreux produits industriels : on l’appelle le sucre « ajouté ». Les sucres interagissent avec les protéines en créant ce que l’on appelle la réaction de Maillard qui donne ce goût et cet aspect bien particulier. De plus, le sucre permet une meilleure conservation et corrige l’acidité des aliments comme la tomate par exemple.

Le problème se trouve en fait dans la quantité que l’on consomme. Pour cause, le sucre est utilisé de manière excessive par les industriels. Il faudrait ne pas dépasser 100g de sucre par jour mais aujourd’hui 20% des français se situent au-dessus de ce repère. Ceux qui le dépassent le plus sont les garçons de 11 à 17 ans. En effet, d’après le Docteur Arnaud COCAUL, médecin nutritionniste, « le problème majeur rencontré chez les jeunes vient de l’excès de consommation de boissons sucrées et alcoolisées qui crée une forme de shoot sucré très nocif pour la santé ».

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Par exemple, une canette de soda peut contenir jusqu’à l’équivalent de dix cuillères à café de sucre. D’autre part, le Docteur Patrick TOUNIAN, chef du service de nutrition à Paris, souligne que certains aliments estimés sains, comme la plupart des jus de fruits pur jus, sans sucre ajouté, sont en fin de compte plus riches en sucre qu’une simple canette de soda. De plus, nous retrouvons aussi des « sucres cachés » dans les plats cuisinés, même salés. L’un des arguments principaux des industriels est que le sucre serait un « carburant cellulaire », indispensable pour apporter « l’énergie nécessaire » à l’organisme ou à la mémoire. Mais des études prouvent que ce sont les glucides qui sont indispensables. Ce mode de consommation excessive provoque une prise de poids voire même du surpoids entraînant des problèmes de santé comme l’obésité ou des maladies cardiaques. Aux Etats-Unis, environ 40% des adultes auraient un degré d’insuline aussi élevé qu’un véritable diabétique.

L’aspartam, un poison accepté

Les solutions trouvées sont aberrantes. Effectivement, pour donner un goût sucré aux aliments sans réellement présence de sucre, les industriels ont recours à ce qu’on appelle l’aspartame (édulcorant artificiel) et la stévia (édulcorant naturel). Or, regardons de plus près de quoi est composé l’aspartame. Chaque nouvelle étude menée au sujet de cet édulcorant apporte des preuves de sa toxicité (les boissons light donc contenant de l’aspartame favorisent le diabète…) et pourtant il n’est toujours pas interdit.

Zuckerwrfel

Sur 196 animaux soumis à l’aspartame, 96 sont morts d’une tumeur cérébrale dû à sa composition. Il possède 50% de PHENYLALANINE (2% de la population y serait allergique), 40% d’ACIDE ASPARTIQUE ( dangereux pour le cerveau) et 10% de METHANOL ( alcool à brûler). Ces composants causent des effets secondaires tels que des saignements de nez, des convulsions ou encore la maladie de Parkinson.

Afin de préserver notre santé, la solution serait ainsi de se déshabituer de ce goût sucré et de réduire au maximum les plats préparés.
Mais faut-il réellement analyser toutes nos étiquettes pour rentrer dans nos pantalons…. ?

Carla Siegel, Pauline Guillermin, Angélique Cotillon

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.

Les particularismes alimentaires

La question du particularisme alimentaire concerne de nombreuses personnes depuis le 19eme siècle. Ses différents types de pratiques alimentaires sont liés à des raisons propres à chacun. Le végétalisme, le véganisme, le végétarisme ou encore le régime sans gluten sont les divers régimes adoptés à travers le monde. Manger est aujourd’hui devenu une préoccupation importante dans notre société. Ce particularisme serait-il un moyen de se démarquer socialement ?

Il est vrai qu’il est important de se soucier de ce qu’il y a dans nos assiettes, mais faut-il que cela devienne une obsession ?

Certaines personnes préfèrent opter pour un mode de vie végan qui consiste à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation. Cependant, cela mérite réflexion lorsque l’on sait que cela à des répercutions non négligeables sur la société. Que ce soit par le biais de réseau sociaux ou des médias plus traditionnels (journaux, radios, télé…), chaque type d’alimentation tend à faire passer un message qui lui est propre comme, par exemple, le bien connu végétarisme qui lutte contre toute consommation de chaire animale.

Mode de vie, obligations, histoire…

En dehors d’un message sur un certain mode de vie, le particularisme alimentaire est aussi révélateur du niveau de vie d’un individu, que ce soit par choix ou non : restrictions religieuses, allergies ou maladies, conditions de vie particulières… Ces divergences alimentaires sont visibles même au travers de l’Histoire ! La viande réservée aux classes aisées et les légumes aux pauvres au Moyen-Age…
A l’heure actuelle, les motivations qui amènent à opter pour un régime alimentaire spécifique sont souvent liées à un souci de l’écologie. L’agriculture biologique, développée en France depuis les années 50, a ouvert la porte à l’alimentation bio et au végétalisme (alimentation rejoignant les principes du véganisme ) sur les marchés français. Toutefois, le particularisme alimentaire n’a pas qu’un aspect positif.

Contrôle de son image…

La décision de manger autrement relève du choix de chacun mais également des tendances qui peuvent influencer la société qui, à force de trop les suivre, peut laisser place à la xérophagie : ce puissant désir de contrôler l’image de ce que l’on mange peut parfois révéler des problèmes alimentaires sérieux… En 1948, l’apparition de la première Vegan Society aux Etats-Unis a, à l’époque, provoqué de nombreux débats sur la place de l’alimentation après la Seconde guerre mondiale. Pouvait-on se permettre de manger certains aliments plus que d’autres alors que des populations mouraient de faim ?

Ecologie…

Bien que cette question soit encore d’actualité, le particularisme alimentaire se distingue aussi par son aspect éthique. L’Homme peut-il se permettre de continuer à consommer de la viande alors que des alternatives sont possibles ? Ces alternatives proposées sont-elles durables sur un plan écologique ? Ces questions soulèvent de nombreux débats à l’heure actuelle et les avis divergent.
Ainsi, le particularisme alimentaire est plus ce qu’il suppose être.

Candice Thouez et Amélie Dahmane

sources :
Terra Eco n° 037
Les Dossiers. de l’actualité : « Fait-on trop attention à ce que l’on mange ? »
L’express.fr « Sans gluten, viande lait, alcool. »
Courrier International n°1467, décembre 2018.
Génération futures, mars 2003 aux éditions Mouvement pour les Droits et le Respect des Génération Futures.

Cet article a été écrit dans le cadre du projet des 2nde 1 « Nourrir l’humanité » lors des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec AL Clément, professeure documentaliste.