L’éducation au développement durable au collège

Au printemps, les éco-délégués botanistes se sont retrouvés pour entretenir leur plate bande de fleurs vivaces et la spirale aromatique. Pendant ce temps, un autre groupe d’éco-délégués apiculteurs étaient à l’écoute d’un adulte compétent : comment surveiller la bonne évolution de l’essaim ?

Aux beaux jours, les abeilles manquaient de place, elles ont alors construit (hors cadre de ruche) des loges de cire ! Il devenait urgent de placer une hausse.

L’enfumage est indispensable lors de chaque visite afin de calmer les abeilles et de vérifier les cadres sereinement 

Magnifique cadre de corps de ruche : nous avons appris à identifier les différentes loges : Rouge = pollen, Blanc = larves, brun clair = couvain (larves en métamorphose), doré/blanc = miel

Présence de loges de faux bourdons.

Cadre de hausse rempli de miel en partie operculé. Au moment de la récolte, il peut en contenir de 1,5 kg à 2 kg !

Une fois le couvercle refermé, les abeilles s’appellent pour regagner la ruche en quelques heures !

 

Premier BILAN très encourageant : 25 kilos de miel récolté pour la saison 2016 !!

 

 

Les Pesticides néonicotinoïdes

Les Pesticides néonicotinoïdes

Les pesticides néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides neurotoxiques fréquemment utilisés dans le monde. Ils sont pointés du doigt par les apiculteurs pour être à l’origine du déclin des abeilles. En effet, ceux-ci attaquent le système nerveux  des abeilles, pouvant empêcher la formation de leur mémoire et pouvant les paralyser.

Par exemple, en Allemagne, le Poncho pro est un insecticide néonicotinoïde à l’origine de la mort de nombreuses colonies d’abeilles. L’insecticide se dépose sur le pollen et le nectar des fleurs de colza, de pommiers… empoisonnant par la même occasion les abeilles.

En France le Gaucho a été interdit par le ministère de l’agriculture à la suite d’analyses et à la demande des apiculteurs. Effectivement, les dosages indiqués comme mortels étaient largement supérieurs à ceux autorisés. En 2009, des chercheurs découvrent que, à la suite de l’utilisation de pesticides néonicotinoïdes, les plantes produisent une sève toxique aux conséquences alarmantes sur les abeilles. La société Bayer décline toute responsabilité assurant que la sève incriminée avait disparu sous l’effet du soleil lorsque les abeilles commençaient à butiner. De plus, deux chercheurs américains ont découvert que l’association des pesticides néonicotinoïdes était la cause de l’effondrement des effectifs des abeilles dans le monde.

Malgré un effet bénéfique sur la production agricole, les pesticides néonicotinoïdes sont à l’origine de la mortalité alarmante des abeilles, ce qui peut provoquer la disparition de certaines plantes.

Aurore Bouillot, Dimitri Pétrone, Léa Baudot, Kimberley Serra, seconde 3

Ce travail a été réalisé lors des cours de SES de Florent Durieu en lien avec l’EDD.

 

 

 

Les externalités générées par l’agriculture intensive sur les abeilles

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Les abeilles constituent le plus grand pollinisateur naturel au monde. Celles-ci transfèrent le pollen d’une plante à une autre, ce qui aide à la reproduction des plantes visitées. Mais l’activité humaine perturbe ce mécanisme naturel en provoquant des problèmes. Parmi eux, on peut citer l’agriculture intensive : cette méthode à un impact très négatif sur les abeilles.

Tout d’abord, l’agriculture intensive réduit grandement la diversité de la flore. Ce fait est nocif aux abeilles, car celles-ci n’ont alors plus une alimentation variée, ce qui amène des carences. Pour éviter cela, les ruches sont déplacées ce qui est contraire au mode de vie des abeilles, qui sont sédentaires, et cela les stresse.

Ensuite les produits chimiques utilisés au sein de l’agriculture intensive nuisent dangereusement aux abeilles. On peut citer la mort de millions d’abeilles en Allemagne à la suite des nuages de poussières contenant des produits utilisés dans le cadre de l’agriculture intensive : les pesticides peuvent décimer des colonies entières.

Estelle Brun, Marilise Lapalu, Benoît Coquard, Anouck Lemaître, seconde 5

Ce travail a été réalisé lors des cours de SES de Florent Durieu en lien avec l’EDD.

 

L’apiculture et ses externalités

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Il faut savoir que les abeilles ont des impacts négatifs et positifs. Des externalités positives s’exercent en effet sur l’agriculture : grâce à la pollinisation, ces animaux permettent d’augmenter la production et donc de réduire le risque de famine. De plus, pour leur survie, elles obligent les hommes à être plus respectueux de l’environnement. Mais les abeilles sont aussi sources d’externalités négatives vis-à-vis des grandes firmes transnationales qui produisent et vendent des pesticides comme Bayer. Ces entreprises réalisent en effet de grands bénéfices grâce à certains pesticides dangereux comme les néonicotinoïdes qui représentent plus de 500 millions d’euros de chiffre d’affaire. Mais petit à petit, les États d’Europe et du monde les interdisent, ce qui induit une perte importante de revenus pour ces firmes.

Inès Pallot, Paul Langin, Edgar Sanson seconde 3

Ce travail a été réalisé lors des cours de SES de Florent Durieu en lien avec l’EDD

 

Externalités positives et négatives de la domestication des abeilles

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La domestication des abeilles comporte des externalités positives puisque les abeilles d’un apiculteur pollinisent gratuitement les champs des agriculteurs voisins. Un article publié en 2009 a estimé la valeur de ce service à 153 milliards d’euros par an. En effet, grâce à cette pollinisation, la production augmente de près de 70 fois. Enfin, au cours des années, la domestication a permis de créer une espèce d’abeille plus productive et beaucoup moins agressive. C’est alors un avantage pour les apiculteurs car leur activité ne représente aucun danger pour l’entourage.

Malheureusement cette non-agressivité donne lieu à des externalités négatives. Pour cause, les abeilles devenues plus douces sont vulnérables et sont confrontées à des menaces parasitaires, notamment le varroa. Ce parasite s’est développé en France dans les années 80. Ce parasite s’attaque non seulement aux abeilles adultes mais également aux larves et aux nymphes. Le varroa vit aux dépends de son hôte et puise toutes ses ressources jusqu’à ce que l’abeille dépérisse ou même périsse. La présence du varroa est, depuis peu, très fréquente et anéantit des centaines de ruches tous les ans.

La domestication des abeilles a apportée de nombreuses externalités positives. Néanmoins, les changements apportés par cette domestication exposent les abeilles à de nombreux dangers souvent mortels.

Marie Nadal, Eugénie Quinten, Antoine Manuel, Antoine Burnichon, seconde 5

Ce travail a été réalisé lors des cours de SES de Florent Durieu en lien avec l’EDD.

 

 

Happy culture à Mongré !

Happy culture
Les éco-délégués « apiculteurs » ont rencontré Serge Gyurkovics, ancien directeur de l’école primaire et apiculteur passionné les jeudis 28/1 et 11/2/16 au CDI.
Lors de la première séance, il nous a présenté la ruche et ses différentes parties. Il avait apporté sa combinaison, une ruche et une ruchette (petite ruche servant à aller chercher un essaim d’abeilles dans la nature). Il nous a montré le fonctionnement d’une ruche, son installation et nous a expliqué comment on l’entretient. Nous avons découvert l’habitat des abeilles et nous avons appris beaucoup de choses notamment sur la vie des abeilles en été (les sorties, les activités royales, l’approvisionnement en nourriture) et en hiver (le maintien dans la ruche).
La deuxième séance consistait en un jeu de mémorisation. Chaque élève apiculteur avait une étiquette qu’il devait poser sur une partie de la ruche. Au cours du jeu, Gabriel Réa, jeune volontaire en service civique et Serge Gyurkovics répondaient à nos nombreuses questions. Nous pouvions en même temps regarder un diaporama d’un photographe professionnel sur ces insectes extraordinaires.
Nos prochaines rencontres permettront d’approfondir nos connaissances notamment sur l’anatomie de l’abeille, les différents individus, les produits de la ruche etc.
Nous sommes enthousiastes car bientôt Mongré accueillera deux ruches ! Mais où et quand seront-elles installées ? Quelle quantité de miel pourra-t-on espérer obtenir ?
Vous connaitrez les réponses dans un prochain article …

Alexandra 5°5, Alexis 6°9 et Ilan 4°3, écodélégués.

Formation des éco-délégués du collège

Formation des éco-délégués

Les éco-délégués de 6ème et 5ème se sont retrouvés à 13h30 au CDI le 16 octobre 2014
Après une présentation des projets d’éducation au développement durable de l’année 2014-2015, un membre de l’association « ARTHROPOLOGIA » est intervenu afin de nous renseigner sur ce qu’est la biodiversité.
Nous connaissons très mal le monde des petites bêtes, nous en avons souvent très peur….et pourtant, non seulement la plupart sont inoffensives mais nombreuses sont celles qui rendent service à l’humanité soit en tant que pollinisateurs, soit en tant que décomposeurs ou encore en tant que répulsifs.
Nous avons donc observé de nombreuses photos d’arthropodes dans la nature: animaux à carapace externe et pattes articulées. Ils colonisent tous les milieux ; il y a les arachnides, les millepattes et les insectes qui, à eux seuls représentent les 3 /4 des espèces animales actuellement connues ! Il existe par exemple plus de 1000 espèces d’abeilles dont la plus grosse fait 3 cm et la plus petite 3 mm ; le miel fabriqué est bien sûr dégusté mais il peut aussi être utilisé comme cicatrisant, anesthésiant.
Si les abeilles disparaissaient, nous récolterions beaucoup moins de fruits et légumes car la pollinisation par les insectes prend en charge environ 60% des fécondations concernant les plantes de l’alimentation humaine !
Puis nous avons abordé le problème des déchets toujours plus abondants : en 2008, nous comptions plus de 29 tonnes de déchets en constante augmentation or 30% de nos poubelles correspondent à de la nourriture consommable !! Là encore, retour aux petites bêtes : avec les décomposeurs qui transforment la matière organique en décomposition en sels minéraux, réutilisables dans le sol !
Puis nous avons observé huit plaques mettant en scène les insectes autour et à l’intérieur d’un arbre, les insectes pollinisateurs et les différentes abeilles sauvages.
Enfin, nous nous sommes quittés après la dégustation d’un goûter issu du commerce équitable.
Les éco-délégués de 4ème et 3ème ont alors pris le relais à 15h30.
Leur formation était moins descriptive et davantage tournée vers une réflexion plus globale sur les problématiques « l’avenir des animaux est-il garanti ?» et « comment diminuer les déchets ménagers ? ».

Ils ont visionné un extrait du film Le mystère de la disparition des abeilles (ARTE). Ce documentaire traite des pratiques de production à grande échelle avec la pollinisation forcée aux États-Unis.

Mathurine et Jehanne de 6ème 4 et 6ème 9