Un potager bio, ça demande de l’huile de coude !

Dès le printemps, les éco-délégués du collège ont repris leurs activités de jardinage. Ils ont été épaulés par V. Bouty (professeur de mathématiques) B. Carpentier (enseignante en SVT) et N. Chapel (responsable ULIS lycée), nos trois animatrices EDD collège.

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Le bio, ce n’est pas nouveau !

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Un produit bio est un produit agricole ou une denrée alimentaire issu de l’agriculture ou de l’élevage biologique.

D’après le périodique  Wapiti  252 du 03/2008: « en 2006, 23% des français mangeaient bio au moins une fois par semaine. » Même le ministre de l’agriculture s’intéressait au bio : son objectif, c’était que 4% des surfaces cultivées soient bio en 2012. Cet intérêt pour le bio influençait déjà aussi les agriculteurs classiques, qui ont fait des efforts pour diminuer les doses de pesticides, mais dans les lycées agricoles, l’option agriculture bio n’était  pas encore très répandue. «Malgré la crise et des prix le plus souvent élevés, les produits « bio » remportent toujours un franc succès auprès des Français. Selon le journal le Monde du 29/09/2011, le marché des produits alimentaires bio approchait un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros, soit une hausse supérieure à 10 % par rapport à 2010. Il y a encore des efforts à faire ! » nous dit ce magazine.

De nos jours, malgré la crise, le marché du bio continue de gagner du terrain. Selon l’article du Figaro du 11/02/2013, alors que les ventes de produits alimentaires ont stagné l’an passé en hyper et supermarchés, celles du bio ont augmenté de l’ordre de 5%, selon les estimations de l’Agence Bio. Près des deux tiers des Français ont consommé au moins un produit bio en 2012. 43% d’entre eux sont des consommateurs réguliers. 8% mangent bio au quotidien, les légumes et les œufs étant les aliments les plus plébiscités.

Par ailleurs, malgré les incertitudes qui pèsent sur le pouvoir d’achat, 81% des acheteurs de produits biologiques affirment qu’ils maintiendront leur consommation. « Au diable, ceux qui nous ont prédit une baisse de la consommation bio ! », lâche Elisabeth Mercier, directrice  de l’Agence Bio.

Les défenseurs du bio sont convaincus que les périodes de crise finissent par profiter à la filière, en favorisant les comportements d’achats dits «responsables». La santé et la sécurité restent, en effet, les premiers critères d’achat des consommateurs de bio. «L’année n’avait pas très bien commencé, explique ainsi Gilles Piquet-Pellorce, directeur général de Biocoop, premier distributeur bio (340 magasins) en France, qui a fini 2012 avec un chiffre d’affaires en hausse de 7,4% à 535 millions d’euros. À partir d’octobre, la tendance s’est inversée, sans doute sous l’influence de plusieurs facteurs, dont le débat sur le “made in France” et la consommation locale, et la publication d’un rapport sur les OGM».

Inès BERERD, Ambre VENIN, Léa GINOUVES Léa (2nde 6).

Cette revue de presse a été réalisée à l’occasion des A.P de seconde avec Mme Novales, documentaliste.

Du beaujolais, oui mais du bio !

Jeudi  24 mai, la chanceuse classe de seconde 4 a eu l’occasion de quitter l’établissement pour effectuer une visite et, ce jour-là, les manuels scolaires ont été remplacés par un apprentissage grandeur nature !
Nous nous sommes rendus, en bus, dans un  vignoble « bio » de vingt hectares entretenu par la famille Pérol qui nous a dévoilé ses secrets de production. Fondé sous l’Empire, le domaine est entré dans la famille Pérol un siècle plus tard, en 1912. Ce n’est que depuis 2005 que le vignoble est converti en agriculture biologique.  Il est implanté dans le hameau de la Colletière situé face au village médiéval de Châtillon d’Azergues.

En plein cœur des pierres dorées, le vignoble est composé de quatre cépages :

Pour les AOC :

–           Le gamay noir à jus blanc pour les vins rouges,

–           Le chardonnay pour les vins blancs et le crémant.

Pour les vins de Pays :

–           La syrah pour les vins rouges,

–           Le viognier pour les vins blancs.

Le vignoble biologique ne représente que 0.5% de la production viticole de la région beaujolaise.
La classe de seconde a appris les différentes manières de désherber le sol granitique sur lequel poussent les vignes. Certaines quantités de soufre et de cuivre sont autorisées pour traiter les vignes et les immuniser des différentes maladies comme le bien connu mildiou. La famille Pérol n’utilise par ailleurs que des insecticides naturels.

Comme l’entreprise familiale possède un élevage de vaches Salers converti en agriculture biologique depuis une quinzaine d’années, le fumier laissé par les animaux devient du compost naturel pour les vignes. Les engrais chimiques sont ainsi évités et cela constitue une des une des nombreuses différences entre vignoble bio et vignoble classique.

Le troupeau est élevé en plein air, les vaches peuvent paître et se balader en pleine nature comme elles le veulent. De plus, comme en agriculture biologique rien ne se perd, la paille récoltée dans les champs sert de litière aux vaches durant l’hiver.

Toutefois, il est clair que l’agriculture biologique nécessite de nombreux efforts. Le travail est plus difficile à cause du désherbage exclusivement manuel et la conversion au « bio » coûte cher. Il faut suivre différentes formations, acheter du nouveau matériel et durant les quatre années de transition, l’agriculteur ne touche pas beaucoup d aides de  l’Etat. De même, le viticulteur n’a pas droit à l’erreur puisque son domaine est sous la surveillance d’inspecteurs mandatés par l’Etat. Ces derniers font des prélèvements à l’improviste afin de détecter la présence éventuelle de produits chimiques.

Mais le jeu en vaut la chandelle puisque l’agriculteur n’est plus exposé aux pesticides et autres produits toxiques, et le vin Pérol, à l’époque où le beaujolais a perdu de son prestige, se vend très bien !

Après toutes ces explications les élèves et leurs professeurs ont dégusté un formidable jus de raisin !

Une fois de plus,  l’établissement éco-responsable a rempli sa mission : sensibiliser les élèves à la nécessité  de réduire l’impact de l’homme sur la nature.

 

Léonard Marcelin et Anaëlle Vicat

 

 

Le marché bio : une nouvelle tendance ?

Entre 2008 et 2010, 1600 nouveaux produits et boissons alimentaires ont été commercialisés avec un argument environnemental, nous déclare Aglaé Chalus dans Le Monde du 31 mars 2011. Les produits « verts » sont décidément à la mode et rapportent de plus en plus gros : les produits alimentaires bio ont rapportés 3,3 milliards d’euros en 2010 soit 10% de plus qu’en 2009. Nous apprenons dans Le Figaro du 28 mars 2011 que l’époque où l’écologie ne s’imposait que par la contrainte et la culpabilité est révolue : se faire plaisir devient un élément moteur du développement durable.

Pourtant, agir pour le développement durable ne se résume pas à fermer le robinet d’eau en se lavant les dents, se battre avec les écolabels ou faire attention à l’électricité consommée, mais la consommation écologiquement correcte concerne aussi la construction avec l’utilisation de matériaux naturels, l’équipement ménager en remplaçant les ampoules normales par des ampoules à basse consommation, le recyclage. Tous ces conseils peuvent être retrouvés dans Le Figaro du 28 mars 2011.

L’objectif du Grenelle de l’environnement qui est supposé être atteint d’ici 2012 est que 6% de la surface agricole soit biologique. Mais cela ne devrait pas être une grosse difficulté puisque ce marché est en plein développement et de plus en plus d’agriculteurs se convertissent au bio, nous affirme Audrey Chauvet le 3 février dans le 20 minutes.

Du côté des consommateurs, le bio est toujours en progression et la vente a été « boostée » notamment par les jus de fruits en grandes surface, par les légumes et produits frais et enfin par l’épicerie telle que les compotes ou encore les soupes.

Si les ménages se convertissent à ce nouveau mode de consommation c’est avant tout pour leur santé ou pour la saveur de ces produits ; le lait est également un élément déclencheur d’une alimentation issue de l’agriculture biologique plus particulièrement lors de l’arrivée d’un bébé dans une famille, nous déclare le 20 minutes.

La cosmétique bio se construit en douceur, ayant rapporté 270 millions d’euros en 2010 nous informe Le Monde. De plus, on peut jouer avec les matériaux, les matières ou textures, les produits recyclés pour intégrer le design et la décoration dans la notion de durabilité sans pour autant sacrifier le côté esthétique. Tout cela donne l’impression d’une écologie modernisée, sortie de l’adolescence et qui n’a plus besoin de montrer à quel point elle est différente, nous affirment Christophe Doré et Caroline Sallé dans Le Figaro.

Serge Papin, PDG de Système U explique au quotidien Le Monde que « les clients du bio ne sont pas que des bobos », ce qui sous-entend que consommer des produits bio peut être accessible à tous et non pas seulement aux personnes et familles les plus riches.

Clémentine Morateur, Camile Ravaux, Perrine Bringer et Charlotte Micheau.

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

 

Toujours plus bio, toujours plus sain, toujours plus bon !

L’Homme a fait la découverte des produits répulsifs destinés à combattre les parasites des plantes et des cultures  dès  l’époque de la Grèce antique (il y a plus de 3000 ans). Cependant, les tendances de ces dernières années sont caractérisées par l’attrait d’une nourriture exempte de produits  chimiques. En effet, notre société est de plus en plus sensibilisée pour consommer des produits équilibrés et sains. La nourriture industrielle à bas marché voit son image se dégrader  alors que la nourriture « bio » et produit localement devient très à la mode.

                Mais  la gastronomie durable est-elle accessible de nos jours au commun des mortels ou favorise-t-elle certains milieux sociaux?

Le terme « Gastronomie durable » n’est pas très explicite au premier abord, mais nous pouvons le définir ainsi : la gastronomie durable associe une alimentation saine, locale, accessible à tous, issue d’agricultures respectueuses et responsables, remplie de goût et de saveurs, engagée contre les pratiques alimentaires douteuses. Cette définition est extraite du blog «Délices et décadences » de Le Monde.fr.

Avec  l’apparition de la consommation de masse,  les industries ont abusé de conservateurs, de colorants, d’ajouts artificiels, et une majeure partie du secteur agricole a utilisé -et utilise toujours- à outrance des produits chimiques dans ses récoltes.  Certaines industries sont même allées plus loin ; non seulement elles utilisent des conservateurs, des colorants ou des ingrédients ayant été produits à l’aide de pesticides, mais elles ne font même plus appel à des produits naturels. Dans certains produits nous avons pu constater qu’il n’y avait pas une once de naturel mais qu’ils étaient  uniquement et purement artificiels. Par exemple, certaines industries confectionnent des nuggets avec seulement de la poudre, de la graisse et des arômes artificiels et les produits contiennent  0% de volaille!

Cette nourriture artificielle industrialisée fut au départ un bon point pour les industries agroalimentaires (I.A) puisque ce choix de production génère le low-cost : moins coûteux, bon marché et demande un délai de production moindre : produire à faible budget sans perdre de temps ! Cependant nous avons constaté que cette alimentation n’était pas saine. Les gens sont bien plus susceptibles d’avoir des carences en mangeant ce genre de produits et les besoins nutritionnels d’un être humain ne sont pas satisfaits. Cela peut même aboutir à de graves problèmes de santé comme le diabète.

Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils mettent dans leur caddie : des produits de saison, issus de l’agriculture biologique  puisque la question du développement durable, rabâchée par les médias, est présente dans nos esprits depuis une dizaine d’années.  Ils sont alors plus attentifs à ce qu’il y a dans leurs assiettes et notamment au restaurant.

La gastronomie durable devient un sujet qui touche de nombreux chefs, comme Alain Ducasse qui développe dans sa gastronomie la pêche durable. De plus, le marché de Rungis, patrimoine alimentaire et gastronomique français, permet à une catégorie de grossistes entièrement destinée aux produits biologiques de vendre leurs produits. Ce secteur s’engage encore plus dans le développement durable puisqu’il essaye de réduire ses déchets et de s’impliquer le plus possible dans le recyclage. A Rungis, certains emballages sont proscrits, notamment ceux sans matières fermantes.

Il existe de nos jours de nombreux restaurants consacrés au développement durable. En voici deux exemples : Régis Marcon, et Planetalis.

Le restaurant de Régis Marcon, situé à Saint-Bonnet-Le-Froid, dans la Haute-Loire, appartenait auparavant à ses parents. Il l’a repris et s’occupe aujourd’hui de l’entreprise familiale avec son fils. L’objectif de ce chef, possédant 3 Macarons Michelin, est d’utiliser des produits locaux, biologiques, il se spécialise notamment dans les champignons. Néanmoins, pour savourer les plats de Régis Marcon, il faut compter un budget généreux puisque  le menu « Le Vellave », mêlant viandes et poissons, coûte plus de 100€. Le domaine du chef s’inscrit dans la démarche du tourisme durable avec les hôtels, les gîtes et les activités organisées autour de la nature.

Planetalis est une chaîne de restauration rapide dont les aliments sont issus de l’agriculture biologique. Contrairement aux « Fast Food » classiques, les cuisiniers de Planetalis visent à réduire les corps gras et utilisent des produits frais. De plus, leurs emballages sont fabriqués à partir de produits recyclés. Pour un menu dans ce restaurant, il faut compter un budget d’environ 15€. Ce prix est certes le double d’un repas chez McDonald’s, mais il est deux fois plus sain !

La gastronomie durable commence à être ouverte à tous et présente de nombreux intérêts, comme une nourriture saine et locale. Les prix baissent et permettent à de plus en plus de personnes de bénéficier des bienfaits de la gastronomie durable. Cependant, certaines personnes restent encore sceptiques vis-à-vis de l’agriculture biologique et ce marché doit donc encore faire ses preuves !

Cassandre HOOVER, Karine Koné, Laura LEROUX (1ère ES1)

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

A Mongré on peut aussi devenir jardinier !

Nous avons lancé le projet d’un potager, nous la classe de 6.2 avec l’aide de personnes  âgées de la Résidence Dubur et de notre professeur principal Emilie Néau. Nous avons créé un jardin « bio » avec toutes sortes de fruits et légumes.

Des employés de Mongré, et plus particulièrement Franck Segretain et Vincent Claire  nous ont préparé le terrain et, tous les jeudis nous plantons, arrosons et désherbons notre potager pendant une heure par demi-groupe.

Cécile Lecocq, documentaliste, aidée de Monsieur Bertail, directeur du magasin Botanic de Villefranche Sur Saône, a choisi les bons outils et acheté des graines. Chacun a aussi rapporté du matériel et a participé, à son niveau, à ce projet.

Ceci dit, avant de commencer, nous nous sommes réunis pour nous poser certaines questions :   « Pourquoi cultiver bio ? », « Qu’allons-nous planter ?  », « Quels sont les légumes de saison ? »

A la fin de l’année scolaire nous avons pu ramasser et emporter nos fruits et légumes chez nous.

C’est avec grand plaisir que nous laissons à la future classe de 6ème le soin de s’en occuper.

Valentin Morin en 6.2