Un polluant en moins est une chance en plus !

Un polluant en moins
Le 16 janvier 2015, les élèves de 1ère S1 et 1ère S3 de Mongré ont assisté à une conférence sur les liens entre fertilité, cancers et environnement présentée par Philippe PERRIN, éco-infirmier.
Celui-ci a trouvé judicieux de mêler santé et environnement et a donc suivi deux formations distinctes : l’une sur la santé, l’autre sur l’environnement. Il est l’un des seuls en France à avoir suivi cette formation hybride, et par la suite décidé de l’enseigner afin de sensibiliser un maximum de personnes.

Il a commencé par nous faire remarquer que l’on ne se préoccupe que des personnes malades et que l’on néglige les individus sains. Or, si l’on se souciait des populations ne présentant pas de symptômes visibles, on pourrait détecter plus rapidement la mise en place d’une maladie.
Ensuite, on peut constater qu’au fil des années, le corps évolue peu alors que l’environnement, lui, change considérablement ; nous sommes d’ailleurs de plus en plus exposés aux substances synthétiques (100 000 substances ont été introduites en un siècle).
Il existe de nombreuses pathologies mais la conférence portait sur les cancers, terme générique désignant tout un groupe de maladies susceptibles d’affecter n’importe quelle partie du corps, dues à une prolifération anarchique des cellules. Elles sont la première cause de décès, 150 000 victimes chaque année, en France. Il existe cinq niveaux pour classer les substances cancérogènes :
-4 : substances non cancérogènes pour l’homme ;
-3 : substances non classifiables car les chercheurs ne disposent pas assez de données ;
-2B : substances jugées susceptibles d’être cancérogènes ;
-2A : substances probablement cancérogènes pour l’homme ;
-1 : substances cancérogènes pour l’homme.

M. Perrin nous a informé, qu’après de nombreuses études, on remarque que l’incidence, c’est à dire le nombre de nouveaux cas de cancers, augmente chaque année de façon inquiétante. En effet, si en 1980, on comptait 160 000 nouveaux cas, aujourd’hui ils sont 365 000 c’est à dire 2.5 fois plus. Cependant cette augmentation n’est pas seulement liée à la croissance démographique ou au vieillissement de la population mais à une plus forte exposition aux agents cancérogènes comme les téléphones portables, le tabac etc. Nous avons également appris que les travailleurs de nuit étaient davantage exposés au cancer à cause du bouleversement du rythme (diminution des secrétions de certaines hormones luttant contre la maladie).
Un autre problème touche de plus en plus la population : l’infertilité, c’est-à-dire l’impossibilité d’avoir un enfant. En effet de nombreux couples souffrent d’hypofertilité (difficulté à avoir un enfant) ou même d’infertilité et doivent, par conséquent, avoir recours à la fécondation in-vitro. Cela s’explique par une concentration spermatique de plus en plus faible. En effet elle est passée de 113 millions de spermatozoïdes par ml en 1940 à 66 millions en 1990, pour finir à 49 millions de nos jours. Ce phénomène est dû à de nombreux perturbateurs endocriniens modifiant le système hormonal (comme par exemple l’imperméabilisant pour chaussures !).
L’alimentation et les conditions de vie ont également un impact important sur notre santé, comme le disait Hippocrate : « De ton alimentation tu feras ton médicament ». Une question se pose alors : comment pourrait-on limiter les risques de cancers ?
Tout d’abord, nous pourrions privilégier les produits biologiques (sans pesticides) et faire attention aux composants des aliments que nous achetons. De plus, de nos jours, nous consommons trop de viande rouge, ce qui augmente les risques de cancers et pollue en même temps la planète. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’eau du robinet est, en général, bien plus conseillée que celle en bouteille. En effet, la bouteille en plastique pourrait contaminer l’eau qu’elle contient.
Les radios-fréquences sont également source de cancers. Afin de les limiter, il est préférable d’utiliser son téléphone portable lorsqu’il y a un bon réseau (ce n’est pas le téléphone qui pose problème mais l’usage qu’on en fait). Enfin, des études ont démontré que certains cosmétiques seraient composés de substances cancérogènes ; mieux vaut alors préférer le savon de Marseille au gel-douche et éviter certains parfums. Pour terminer, plusieurs gestes simples de la vie quotidienne pourraient réduire les risques de cancers comme, par exemple, le fait de favoriser l’utilisation de produits labellisés écoresponsables.

Pour conclure, un polluant en moins est une chance en plus !

Manon Milliat et Eva Chaize, 1èreS3
Cet article a été rédigé dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher et A. Portelli et en lien avecl’EDD.

Les champs électromagnétiques


Il existe trois sortes de champs :

Le champ électrique, créé par les charges qui vibrent, il peut être facilement atténué par la distance des protections ou des murs.

Le champ magnétique, créé dès qu’il y a un déplacement de charges électriques, il est lié à l’intensité et donc très difficile  à atténuer.

Le champ électromagnétique, est la combinaison des deux.

Savez-vous que nous vivons entourés de champs électromagnétiques ? Il existe des champs électromagnétiques naturels. Il y  en a dans le cosmos (infrarouges et ultra-violets) et sur la terre (champ magnétique terrestre, orages). Ils sont invisibles, inaudibles, inodores mais pourtant tellement utiles à l’homme et aux animaux (communication des dauphins, chauves-souris, abeilles.)

Mais qu’en est-il des champs électromagnétiques artificiels ? Savons-nous réellement quel est leur impact biologique ?

Certaines inventions humaines sont à l’origine de nombreuses « pollutions électromagnétiques », par exemple les lignes à haute tension, les moniteurs d’ordinateur, les fours à induction, les TV et radios FM&AM ou encore les téléphones mobiles qui utilisent une cellule avec 8 utilisateurs sur le même canal, chaque utilisateur se voit donc assigner 1/8ème  du temps (soit 217 saccades par seconde).

Nous perturbons les abeilles avec nos téléphones portables car la technologie mobile utilise des bandes de fréquences porteuses qui sont « utilisées » par les abeilles notamment pour indiquer la localisation de la nourriture !

Enfin, quels sont les effets des C.E.M sur l’organisme humain ?

Les quelques études qui ont été effectuées sur le sujet ont été financées par les opérateurs et cela suscite des doutes sur la fiabilité des résultats. Pourtant, il est très difficile de financer des études indépendantes qui seraient plus crédibles…

Dans tous les cas, 1500 études ont montré les multiples risques de maladie provoqués par les C.E.M et parmi ces résultats, quelques uns sont alarmants :

L’exposition à des champs électromagnétiques provoque des effets sur les gènes et sur l’expression des protéines, mais aussi des ruptures simples ou doubles des brins d’ADN. Cela peut aussi déclencher des processus de développement de cancers infantiles (types leucémie) ou de cancers du sein. De nombreuses études (Eger& al ; Oberfeld & al) indiquent que « la proportion de cas de cancers est significativement plus élevée pour des personnes qui ont vécu à moins de 400m d’antennes relais de téléphone » augmentant ainsi le risque de cancer par 4.

Concernant les fours à micro-ondes une étude sérieuse menée par C. Monnet et P. Le Ruz-intitulée « le syndrome des micro-ondes » détermine 3 phases de réaction corporelle :

La 1ère phase correspond à un stress biologique ;

la 2ème phase correspond à une phase de résistance de l’organisme qui dure plus ou moins longtemps selon la durée de l’exposition ;

la 3ème correspond à la maladie (anorexie, nausées, dépression, tachycardie, insomnie, eczéma etc.) l’organisme étant épuisé…

En conclusion, nous pouvons nous inquiéter de ces découvertes mais il est possible de limiter l’impact de ces ondes sur notre santé en adoptant certaines précautions. Prenons garde à ne pas trop nous exposer aux lignes haute-tension, aux antennes relais (parfois bien camouflées),  à la wifi, aux lampes fluo-compactes, et également aux bases des téléphones sans-fil (les rayonnements traversent les murs). De plus, parents, n’oubliez pas que le cerveau d’un enfant absorbe jusqu’à 50% de rayonnements en plus que celui d’un adulte.

COCHARD Dorian

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de physique  (Mme Castellon) et de SVT (Mme Berger) et en partenariat avec les documentalistes.