L’or bleu, sources de conflits.

L’or bleu, sources de conflits.

Bien qu’étant source de vie ultime, l’élément constitutif des écosystèmes et la ressource la plus précieuse, l’eau est malmenée par les usages multiples et les besoins croissants de l’homme. Le problème du partage inégal de l’eau provoque des conflits transfrontaliers mais aussi des conflits d’usage au sein des Etats.
Plusieurs mises en situation s’imposent pour cibler précisément les causes de ces problèmes : « Ne s’est-on jamais réveillé le matin avec une coupure d’eau ? » nous dit l’éco-infirmier, Monsieur Philippe Perrin, venu donner une conférence à notre classe au CDI. L’eau est un luxe, une chance à laquelle, certaines populations du globe ne peuvent avoir accès normalement ou alors dans des conditions sanitaires déplorables.
Chaque année, 1,5 million d’enfants meurent dans le monde à cause d’une eau impropre à la consommation. Au total, ce sont quelque 2,6 milliards d’individus touchés par l’absence d’installations sanitaires. En termes de chiffres, la terre dispose de 1,4 milliard de kilomètres cubes d’eau, 97,2% d’eau salée et 2,8 % d’eau douce. Malgré ces disponibilités colossales, des conflits se forment en Syrie et en Irak pour l’Euphrate et le Tigre, dont les sources respectives sont localisées sur le territoire turc. Ou encore, le conflit autour du Bassin du Mékong qui naît dans les hauts-plateaux de l’Himalaya et qui irrigue la Chine où il a fait l’objet d’aménagements monumentaux sous forme de barrages réduisant ainsi le débit des pays situés en aval. Ainsi, les populations de Birmanie, du Viet Nam, de la Thaïlande, du Laos et du Cambodge se trouvent maintenues dans une situation défavorisée sur le plan économique faute d’un accès suffisant à l’eau du fleuve.
On trouve une situation similaire en Egypte où la question de l’accès à l’eau du Nil se pose avec acuité. Ce long fleuve de 6000 km prend sa source dans les grands lacs africains, traverse neuf pays avant de se jeter dans la Méditerranée en formant un vaste delta. Là encore, son cours est ralenti par des aménagements hydrauliques en amont qui pénalisent l’Egypte.
Toutes ces tensions évoluent en conflits géopolitiques qui s’accompagnent de vaines tentatives d’accords pour déterminer un droit de prélèvement qui serait équitable entre les états riverains. La difficulté résulte dans le fait que l’état situé en amont s’octroie des droits exorbitants prétextant que la source du fleuve se trouve sur son territoire.
Outre les conflits géostratégiques, la production de denrées alimentaires ou de biens destinés à la consommation requiert des volumes d’eau importants : 80 à 70% de l’eau douce sont destinés à l’agriculture, 18 à 20% à l’industrie et, le peu qui reste suffit aux usages domestiques. Par ailleurs, les besoins insoupçonnés en eau que l’on appelle « eau virtuelle » c’est-à-dire, la quantité d’eau nécessaire que le consommateur ignore pour l’élaboration d’un produit, interpellent fortement. Ainsi, pour un litre de bière, 25 litres d’eau sont nécessaires ; pour un kilo d’aluminium, 1250 litres sont utilisés ou encore, pour un kilo d’antibiotiques, 4 millions de litres d’eau partiront dans la fabrication, il nous reste donc à imaginer ce qu’une voiture pourrait coûter en litres.
Alors, une question s’impose : l’eau constitue-t-elle un bien privé que l’on peut marchander ou un patrimoine commun qui serait régi par un droit international ?
Avec la croissance démographique et l’accroissement des besoins alimentaires, certaines tensions pourraient s’intensifier à l’avenir. Selon les Nations Unies, l’eau pourrait devenir d’ici à 2050, un bien plus précieux que le pétrole.

Christophe Karam.

Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de Mme Dumas

L’engagement écologique de la Chine


Le 14 mars 2011, quelques jours après la catastrophe nucléaire au Japon, la Chine semble prendre conscience des problèmes écologiques. La situation environnementale est en effet, très  préoccupante dans ce pays et les dirigeants politiques vont tenter d’y remédier.

Le journal Tribune consacre un article sur cet engagement. Durant une conférence de presse, le vice-ministre de l’environnement Zhang Liqun a déclaré à la réunion annuelle du Parlement « Notre croissance économique rapide n’a fait que nous amener des problèmes environnementaux ». Le journal Le Monde précise la présence du premier ministre, Wen Jiabao qui a insisté sur« L’opportunité d’ajuster le mode de développement économique et de régler les déséquilibres, le manque de coordination et de durabilité qui ont prévalu en Chine depuis longtemps ».

Il a également rappelé les objectifs environnementaux de la Chine, dont celui de réduire la consommation d’énergie de 20 % entre 2006 en 2010, dernier plan non atteint. Zhang Liqun s’est engagé à ce que son pays  réduise cette année de 1,5 % les émissions de ses principaux polluants, dont le dioxyde de souffre.

Il est vrai que l’environnement est un des piliers dans l’équilibre d’un pays (pilier économique, social et environnemental).

Le magazine Le Point  précise que « le développement de la Chine s’adapte à la situation chinoise, pas à un modèle ».

Est-ce vraiment un plan ambitieux ?

Ce plan est jugé très ambitieux en matière d’environnement mais, malgré les efforts de Pékin, le gouvernement central pourrait sûrement avoir des problèmes d’application au niveau local. Le vice-ministre de l’environnement en a conscience, c’est pour cela qu’il précise que les gouvernements locaux seront fortement impliqués.

Y’a-t-il d’autres défis pour les Chinois ?

Oui, car le véritable défi du pays reste sa dépendance au charbon, principal émetteur de CO2. La consommation de charbon va continuer à augmenter, et d’après les estimations, elle comptera encore en  2015 plus de 60 % de la consommation totale d’énergie !

Le véritable challenge selon Le Monde est donc de ne pas reproduire les mêmes erreurs jugées trop lourdes. D’ailleurs Monsieur Zhang le confirme  « Nous nous opposerons à de nouvelles coupures, ces incidents sont lourds de conséquences sur la société ».

JENNIFER GAMEL et CELINE AKOUM  2NDE 4

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.