McDo, écolo ?

Agathe Dugelay, Romane Topinard et Juliette Merle

Depuis sa création en 1961, McDonald’s n’a cessé de s’étendre à travers le monde. Aujourd’hui cette multinationale possède 31600 restaurants situés dans 120 pays différents. Elle emploie 465000 salariés. Mais dans un contexte actuel où l’écologie a de plus en plus d’influence sur la société, McDonald’s doit savoir s’adapter.

Est-ce qu’une entreprise comme McDonald’s peut être citoyenne et économiquement performante?

Il paraît difficile pour McDonald’s de concilier ces deux aspects, et ce pour diverses raisons :

tout d’abord, McDonald’s détruit la forêt amazonienne. Un hamburger détruit 17m² de forêt tropicale soit l’équivalent de 25 hectares à la minute. Au total, chaque année, c’est la taille de la Grande Bretagne qui est détruite.

McDonald’s est également le plus grand usager de bœuf au monde. Il utilise 600000 tonnes de viande par an en France. La viande fait partie intégrante de presque tous les produits proposés par McDonald’s, notamment avec le BigMac vendu chaque année à plus de 900 millions d’exemplaires dans le monde. Le méthane émis par le bétail est une cause première de l’effet de serre.

Ensuite, le menu « BigMac » qui est composé de vingt ingrédients du monde entier (par exemple, les pommes de terre d’Amérique du Sud, les oignons du Moyen-Orient, le café d’Ethiopie, la moutarde d’Inde,…) contribue au réchauffement climatique.

Enfin, la précarité des emplois et le fort turn-over des équipiers (ils quittent leurs emplois en moyenne 4 à 5 mois après avoir été embauchés) révèlent des conditions de travail difficiles où l’équipier est polyvalent et réalise à lui tout seul le travail d’une dizaine de serveurs.

Malgré tout, McDonald’s essaye d’améliorer son image :

L’environnement est une nouvelle préoccupation pour l’entreprise. McDonald’s a signé un moratoire Greenpeace contre la déforestation et s’est engagé à réduire ses émissions de CO² de 8%. Pour parvenir à ses fins, McDonald’s a installé sur certains de ses restaurants des panneaux solaires permettant une économie de 115 000 kW/h par an et par restaurant. Depuis 2005, les nouveaux McDonald’s sont équipés de pompes à chaleur ainsi que de mousseurs (économie de 30 à 35 % d’eau).

Chez McDonald’s France, il y a une réelle volonté de limiter les importations : 99,7% des produits utilisés proviennent d’Europe et 75% de France.

De plus, McDonald’s reste le premier recruteur de France avec 35000 embauches prévues pour 2010 dont 80% en CDI. Depuis 2004 le turn-over a été réduit de 30%. Une enquête interne menée par un organisme indépendant auprès de plus de 15000 salariés de McDonald’s France a conclu que 77% d’entre eux recommanderaient à leurs amis de venir travailler chez McDonald’s.

En conclusion, nous devons reconnaître que depuis dix ans, McDonald’s accorde une attention particulière à son image en matière d’environnement. D’un point de vue économique, l’entreprise joue un rôle prépondérant dans l’économie de l’hexagone. Elle a su s’adapter aux exigences des consommateurs français pour conserver son marché (le plus porteur après les Etats-Unis).

Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE par Agathe Dugelay, Juliette Merle et Romane Topinard (1ère L/ES2)

Mongré obtient le label de Lycée Eco-Responsable

La Région Rhône-Alpes, les Académies de Lyon et de Grenoble et la DRAFF (La Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Rhône-Alpes) viennent d’attribuer à Mongré le label « lycée éco-responsable ». Celui-ci s’applique par extension à toute la cité scolaire.

Il s’agit là d’une véritable reconnaissance de tout le travail effectué depuis de nombreuses années par les enseignants dans l’éducation au respect de l’environnement. Certains professeurs n’ont pas attendu, en effet, l’heure du « développement durable » pour mettre en place, il y a bien longtemps, des gestes écologiques. Je pense notamment à Brigitte Carpentier (SVT), Jean-Marc Chapel (Technologie), Jeanine Laur (Documentation) mais il y en a bien d’autres.

Ce label nous incite également à poursuivre nos efforts quant à une administration plus responsable de l’établissement. Vincent Claire (gestionnaire) et Franck Segretain (comptable) s’efforcent au quotidien de concilier la gestion des comptes et le respect de l’environnement (légumes biologiques à la cantine, économies d’énergie…). Denis Jaillard, directeur de l’établissement, fait de cette démarche écologique une de ses priorités.

Notre défi, à présent, est de rallier toute la communauté éducative à cette grande et belle cause : vivre et nous développer sans sacrifier une autre partie de l’humanité (rapport Nord/Sud), sans détruire une partie du vivant (biodiversité) et sans compromettre l’existence des générations à venir.

Cécile Lecocq Hubert, documentaliste et professeur de philosophie.

Merci la FRAPNA !

Grâce à Julie, une représentante de la Fédération Rhône-Alpes de la Protection de la Nature (FRAPNA),  la classe de 2°5 s’est « instruite » le 18 mars 2009 sur les gestes à adopter pour protéger l’environnement.

La conférence se composait d’ateliers et d’un diaporama. Les quatre ateliers sur l’eau (domaine spécifique de l’intervenante) nous (ré)apprirent comment fonctionne le cycle de l’eau, quelle est la quantité d’eau sur Terre, quelle utilisation on en fait etc.

C’est avec un puzzle, des quizz et des pipettes que l’on a tous appris en s’amusant.

Saviez-vous que l’eau destinée aux activités humaines représente 0,01% de la quantité terrestre ? Frapna 1

Qu’en se brossant les dents (environ 3 min) sans fermer le robinet nous dépensons 15L d’eau ?

Nous non plus, rassurez-vous !

Après une pause bien méritée, Julie a lancé son diaporama pour nous parler du développement durable et de ses grandes thématiques ainsi que de l’éco-citoyenneté.

Qu’est-ce qu’un écosystème ? Que signifie être écocitoyen ? Depuis quand parle-t-on de développement durable ? Comment peut-on aider à la protection de l’environnement ? Julie a répondu à ces questions pendant ces deux heures.

L’air, l’eau, les énergies renouvelables et les déchets sont les principales préoccupations de cette association créée en 1971. Indépendante de tout mouvement politique, elle est agréée par le Ministère de l’Environnement depuis 1978 et reconnue d’utilité publique depuis 1984.

La FRAPNA est membre de France Nature Environnement, fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement.

C’est avec un grand sourire et un grand merci à Julie que nous repartîmes en cours de math sans oublier d’éteindre la lumière avant de sortir de la salle…

Eva Baffert 2°5

Cette conférence a eu lieu dans le cadre des cours d’ECJS avec Mme Lefebvre en partenariat avec les documentalistes.

Lettre ouverte : un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité

Aujourd’hui, le développement durable commence à prendre de plus en plus d’importance aux yeux des Français.

En effet, on en parle beaucoup et pour certains, cela devient même un phénomène de mode.

Il ne faut pas oublier pourtant que c’est la planète entière qui est en jeu !lettre-ouverte-1

On remarque bien les conséquences du réchauffement climatique comme la fonte des glaces, les espèces qui disparaissent et les perturbations climatiques. Tout cela ne cessera d’empirer si on n’agit pas.

Il faut aussi prendre en compte les énergies polluantes consommées par la population (gaz, pétrole, charbon, etc.).

L’effet de serre est un phénomène naturel qui consiste à retenir les rayons solaires pour réchauffer l’atmosphère, mais à cause de nos divers faits et gestes, il ne cesse d’augmenter.

Notre mode de vie moderne a et aura des conséquences négatives sur l’avenir de notre planète et cela est dû à un mauvais comportement.

D’abord, il faudrait commencer par de simples gestes comme réduire notre consommation d’eau car nous avons tendance à la gaspiller comme, par exemple, avec le nettoyage des voitures ou l’arrosage automatique dans les jardins. De même, il faut préférer les douches aux bains. Consommez moins !

Ensuite, l’énergie nucléaire, qui représente 85% de l’énergie française fait polémique dans notre pays à cause de l’irradiation et de la production des déchets radioactifs qui mettent plusieurs milliers d’années à se stabiliser.

C’est pourquoi, en tant que citoyens, nous avons le devoir et la responsabilité de respecter et de protéger notre planète. Il est essentiel de faire des efforts car nous sommes en train de la détruire.

Il existe des énergies renouvelables telles que l’énergie solaire, géothermique, hydraulique, éolienne et biomasse. Utilisez-les ! Elles sont inépuisables et ne contribuent pas au réchauffement climatique.

De petits gestes quotidiens sont accessibles à tous et peuvent tout changer, par exemple :

  • baisser son chauffage,
  • isoler son habitation,
  • éteindre les lumières superflues,
  • préférer le vélo à la voiture,
  • acheter des produits biologiques à des producteurs locaux,
  • réduire sa consommation de viande.

De grandes initiatives ont déjà été prises comme le protocole de Kyoto qui vise à stabiliser les émissions de gaz à effet de serre mais certains pays ne l’ont pas ratifié (par exemple les USA).

Ne pourrait-il pas y avoir plus de réunions, d’initiatives politiques et de mobilisation afin de sauver notre planète bleue ?lettre-ouverte-2

Il y a encore du travail à fournir alors, réagissez et courage ! Aidez-nous à sauver notre planète !

Stéphane B., Clémence B., Natacha V., Thérèse V., Claire-Marie M.

Ce travail a été réalisé au CDI dans le cadre de la semaine du développement durable avec Annie Rigo (professeur de français) et Elisabeth Novales (documentaliste).

Semaine du développement durable : la démarche « verte » de Mongré médiatisée

Presse :

A l’occasion de la semaine du développement durable (du 1er au 7 avril 2009), un journaliste du Patriote Beaujolais, Franck Chapolard, est venu à Mongré afin de s’informer sur toutes les actions menées en matière de protection de l’environnement.

Il a ainsi interviewé des élèves de 1ère S2 qui réfléchissent actuellement sur la place de la France au sein de l’Union Européenne en matière de développement durable. Son article est paru le jeudi 2 avril 2009.

article patriote

Radio :

Le jeudi 2 avril 2009, Samuel Voldoire, Sarah Muller, Félix Motte et Benjamin Malfait se sont rendus au studio d’enregistrement de Chérie FM Villefranche et ont été interviewés par Claudine Bovet. Ce fut pour ces élèves l’occasion de sensibiliser la région caladoise à la protection de l’environnement.

img_4419img_4414 Sarah a parlé du problème de l’eau, de son exploitation excessive dans les pays occidentaux et des conflits que cela engendre.


Benjamin a traité le problème de la dégradation de l’environnement d’un point de vue politique et économique. Il a notamment abordé le protocole de Kyoto.


Samuel a lui évoqué le thème de la biodiversité et des espèces animales en voie de disparition.


Félix a abordé le thème des énergies renouvelables et plus particulièrement des métiers qui s’y rapportent.


Ces interviewes ont été diffusées mardi 7 avril lors des flashes info.

Merci à Chérie FM et plus particulièrement à Claudine Bovet pour son accueil.

Interview d’un parent d’élève de Mongré : Un citoyen engagé à son niveau

–          Elèves : Depuis quelques années, l’écologie est un sujet dont tout le monde parle. Ne pensez-vous pas que le mouvement vert est devenu un phénomène de mode ?

–          Le citoyen : L’écologie est une nécessité devant l’urgence qu’il y a à agir pour sauver notre planète. Nous devrions tous être écologistes. Il est vrai que le phénomène écologique a été « récupéré » entre autres par le marketing vert qui sert plus souvent à donner bonne conscience aux gens qu’à véritablement améliorer les choses. Dans ce cas, on peut vraiment parler d’une mode. Par contre, chaque jour, il y a plus de personnes engagées sincèrement ; et là, c’est plus un mouvement de fond.

–          À force d’être médiatisé, le réchauffement climatique ne se serait-il pas banalisé dans l’esprit des gens ?

–          Le réchauffement climatique malheureusement n’échappe pas à ce phénomène. Effectivement tout phénomène surmédiatisé, quelque soit son niveau de gravité, finit par « faire partie du paysage ». Citons par exemple la guerre en Irak, la famine en Afrique ou le Sida.

–          Qu’est ce qui a déclenché chez vous l’envie de vous engager dans la protection de l’environnement ?

–          Par mes lectures et des observations de tous les jours, je me suis rendu compte de la gravité de la situation. J’ai donc décidé d’agir, en choisissant un métier utile à l’environnement.

–          Quel genre de métier exercez-vous ?

–          Je travaille dans le secteur de l’énergie éolienne. Mon travail consiste à développer des nouveaux projets éoliens.

–          Nous savons tous que la principale cause de ce phénomène est l’amplification de l’effet de serre. Comment un simple citoyen comme vous peut-il lutter contre le dérèglement climatique ?

–          Eh bien, en appliquant les « écogestes » qui commencent à être bien connus : utiliser au minimum la voiture, chauffer sa maison à 19°C maximum, prendre des douches… Cela va dans le bon sens, mais ne permettra pas de résoudre tous les problèmes.

–          Mais pensez-vous que vous faites le maximum pour l’environnement ?

–          Pas du tout. Avec mon mode de vie à l’occidentale, je continue à beaucoup trop consommer. N’oublions pas que derrière tout ce que l’on mange, chaque habit que l’on achète, par exemple, il y a une dépense énergétique. Donc la surconsommation participe à l’effet de serre. Même si je fais attention, je considère que je consomme encore beaucoup trop.

–          Pour être efficace, le mouvement écologique devrait être suivi par la quasi-totalité de la population mondiale… Arriverez-vous à convaincre votre entourage de suivre votre action ?

–          Malheureusement, non : il y a les sceptiques, les paresseux, les égoïstes, les aveugles… Mais heureusement il y en a aussi beaucoup qui sont décidés à changer leurs habitudes, même si la tâche leur paraît énorme.

–          Vous êtes donc conscient que l’idée d’une planète propre et surpeuplée est une simple vision utopique ?

–          Je crois surtout que beaucoup d’entre nous pensent que nous sommes « une goutte d’eau dans un océan ». Toutefois, il ne faut pas perdre espoir. Chacun doit être convaincu que la somme des actions individuelles finit par avoir un effet « plus ».

–          Que se passerait-il si toutes ces personnes ne se rendaient pas compte de la gravité de la situation ?

–          Il y a plusieurs hypothèses avancées par les scientifiques. L’une d’elles appelée le scénario Vénus est un emballement de l’effet de serre qui provoquerait une température de 400°C sur Terre, empêchant toute forme de vie. C’est le cas le plus extrême, mais il y a beaucoup d’autres scénarios moins radicaux mais tous aussi dramatiques.

–          La politique a-t-elle un pouvoir d’influence sur les citoyens quant au sort actuel et futur de la planète ?

–          Il est clair que le rôle des politiques est d’informer et de sensibiliser la population. Sommes-nous prêts à élire un homme politique qui nous dirait vraiment la vérité sur ce sujet ?

–          Que voulez-vous dire par là ?

–          Gagner la bataille du changement climatique nécessite des mesures draconiennes comme une forte et rapide augmentation volontaire du prix des carburants pour nous obliger à changer nos modes de vie, de production et de distribution. Aujourd’hui, un homme politique avec ce programme, pourtant nécessaire, ne dépasserait sûrement pas les 1% de votes.

–          Êtes-vous vous-même engagé politiquement contre le réchauffement climatique ?

–          Au niveau politique, non. Au niveau professionnel et quotidien, oui !

–          Vos votes sont donc influencés par votre vision écologiste…

–          Oui ! Je vote pour le candidat le plus engagé sur ce point. Mais personnellement je ne milite dans aucun mouvement politique.

–          Certaines associations, parfois soutenues par des hommes politiques, se sont formées pour défendre l’environnement. Mais est-ce indispensable d’en faire partie pour que notre action soit suivie de conséquences positives ?

–          Non, chaque individu peut agir et essayer de convaincre son entourage sans forcement appartenir à un mouvement politique. C’est également très efficace.

–          Merci de votre témoignage.

Interview réalisée par le groupe de Cynthia Pontet (Seconde 1).

Cet article a été rédigé en partenariat avec C. de Fréminville (professeur d’histoire), C. Blanc (professeur de français) et C. Lecocq (documentaliste).