Dans la peau de vos repas

Dans la peau de vos

En France, 3 000 000 d’animaux sont tués chaque jour dans les abattoirs. Même si certains sont élevés en plein air, la majorité ne l’est pas. Derrière les prairies fleuries que nous montrent les grands groupes de distribution se cachent des procédés révoltants, dignes des camps de concentration.

          De toute l’histoire de l’humanité, jamais la race animale n’a été aussi mal traitée, car la majorité des éleveurs ne parlent même plus d’animaux, comme nous l’a prouvé Daniel, l’unique éleveur de porcs en production intensive qui a accepté d’être interviewé par France 2 (*). Ses deux seuls mots d’ordre : « production » et « rendement ». Et en effet, 95 % des porcs et 99% des lapins passent leur existence dans des cages.

Les performances de production passent par une sélection génétique des animaux et  par une utilisation d’antibiotiques inutiles, qui rendent les bactéries résistantes. Les porcelets subissent des opérations appelées « soins », consistant à couper leur queue, leurs testicules et à limer leurs dents afin qu’ils ne se blessent pas entre eux. Mais leurs comportements agressifs sont anormaux car causés par le stress et l’ennui. Les poules aussi se font limer le bec pour éviter qu’elles ne se piquent entre elles.

Le poulet est l’un des animaux le plus consommés en France, mais c’est surtout notre pays qui est le premier producteur de viande de poulet en Europe avec 830 millions de poulets par an. Ces pauvres volatiles, qui sont des animaux vifs et curieux, sont enfermés et entassés dans des hangars sans fenêtre ni perchoirs. La règle est simple : 20 poulets par m² !

Concernant les poissons, on en pêche dix fois plus par an, dans le monde, qu’il n’y a d’étoiles dans notre galaxie, soit 1 000 milliards de poissons. Cela est essentiellement dû à la modernisation des bateaux sur le plan technologique. Malheureusement, aucune loi de protection animale n’existe sur la manière dont les poissons sont capturés, élevés ou mis à mort. La grande conséquence de la pêche industrielle est que les poissons capturés sont trop jeunes ou sont des espèces non-désirées comme les dauphins, tortues etc. ce qui empêche la reproduction de certaines espèces. Heureusement, des associations comme WWF agissent pour éviter la disparition totale des espèces mais les chiffres restent alarmants car l’extinction actuelle, provoquée par les activités humaines, est comparable à une crise biologique majeure puisque d’ici à 2050, on considère que 25 à 50 % des espèces auront disparu, y compris dans les océans.

Tous concernés

Les vaches sont aussi touchées aussi bien pour leur chair que pour leur production laitière avec 8600 litres par an soit 10 fois plus que les demandes des veaux. Cette surproduction provoque les mammites, des inflammations des pis. Elles subissent aussi des inséminations pour la fécondation, En résumé les petits sont séparés de leur mère à la naissance. Les femelles sont gardées en tant que vaches laitières mais les mâles, ayant peu de valeur marchande, sont envoyés à l’abattoir ou exportés à l’étranger.

Mais ce qui nous a le plus marqués, c’est l’âge auquel tous ces animaux sont abattus, comparé à leur espérance de vie naturelle : un poussin est tué à 1 jour, les poulets à 10 semaines maximum et les poules pondeuses à 16 mois alors qu’ils peuvent vivre 8 ans ; une vache laitière est tuée à 5 ans et un bœuf élevé pour la viande à 1 ou 2 ans alors que ces bovins peuvent vivre 20 ans ; un cochon d’élevage ne vivra que 6 mois au lieu de 15 ans ; et cela est la même chose pour les dindes, canards, veaux, agneaux, poissons…

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Voilà les conséquences de notre consommation excessive de viandes et poissons, bien au-dessus de nos besoins, qui doit nous faire réfléchir à nos achats et notre alimentation.

Arthur Coquerelle, Mathieu Macarez et Clément Desberg

Cet article a été réalisé dans le cadre des cours d’EMC de N. Mergoux en collaboration avec C. Lecocq Hubert, professeur documentaliste.

(*) Nous avons vu quelques extraits du documentaire, Une vie de cochon, diffusé le 12/11/2013 sur France 2 – https://www.youtube.com/watch?v=87bn2s5NxDs

 

 

 

Tout est-il bon dans notre alimentation ?

Tout est il bon

 Dans le cadre des cours d’éducation civique, la classe de 2°4 a eu l’opportunité d’assister à une conférence traitant de l’alimentation et du bien-être animal. Dominic HOFBAUER, membre de l’association L214, est intervenu auprès de notre classe pour témoigner et sensibiliser les élèves sur la condition animale. En effet, l’élevage intensif concerne 95 % des animaux qui sont la base de notre alimentation, mais ce type d’élevage fait passer les problématiques financières avant la préoccupation du bien-être animal. Globalement, les conditions de vie des animaux ne sont pas en leur faveur. La plupart des éleveurs ne peut pas prendre en compte  la sensibilité des animaux à cause de notre demande trop importante de viande pas chère.

Nous sommes nombreux à consommer quotidiennement de la viande, mais comment est-elle vraiment produite ? Devons-nous changer notre alimentation pour mieux respecter les droits des animaux ?

Les animaux, des êtres sensibles

Le nom de l’association L214 est tiré de l’article L214 du code rural de 1976 qui stipule que tout animal est un être sensible et que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Déjà en 1789 le philosophe anglais Jeremy Bentham réfléchissait sur la notion de droit universel, pour lui : « la question n’est pas « peuvent-ils raisonner ? » ou « peuvent-ils parler ? » mais « souffrent-ils souffrir ? ». Depuis quelques temps, l’éthologie se développe. Cette science étudie le comportement animal dans son milieu. De plus, certaines expériences ont été menées sur des animaux en captivité. L’intervenant nous a montré une vidéo d’une femelle gorille prénommée Koko. Sa soigneuse lui a appris la langue des signes, et elle est à présent capable de communiquer avec les hommes. Le public retient surtout un passage marquant de la vie de Koko. Elle s’était liée d’affection avec un chaton qui est mort. Lorsque sa soigneuse lui a appris la nouvelle Koko a exprimé ses sentiments (tristesse, douleur etc.) par la langue des signes. Cet exemple, mais il en existe beaucoup d’autres, tend à montrer que les animaux sont des êtres sensibles, capables d’empathie envers d’autres espèces.

Conditions d’élevage

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Les animaux d’élevage vivent toujours, pour la plupart, dans des conditions extrêmes. L’élevage le plus important en France est l’élevage de cochons et on sait que 95 % des cochons sont élevés en élevage hors-sol. Ils sont confinés dans des bâtiments agricoles, dans des cages où ils peuvent à peine se mouvoir et ne connaitront jamais la vie à l’extérieur. Dès la naissance, ils vivent dans des conditions intolérables. On coupe la queue des porcelets à vif et on leur meule les dents afin d’éviter tout risque de cannibalisme dû à l’ennui, conséquence du confinement extrême. Leur vie est très courte, à l’âge de 6 mois, ils sont envoyés à l’abattoir. La réglementation européenne interdit que les animaux soient conscients au moment de leur exécution mais autorise des exceptions liées au culte religieux. En France, l’abattage conventionnel consiste à étourdir l’animal par un procédé mécanique, électrique ou gazeux afin de le plonger dans un état d’inconscience avant de l’abattre par un coup de couteau à travers la gorge. Cette règle a été instaurée par le décret du 16 avril 1964, et étendue aux volailles et lapins en 1970.

Cependant, il existe des dérogations pour des abattages rituels qui ne prévoient pas d’étourdissement, notamment les techniques d’abattage dans l’islam et le judaïsme, afin de produire une viande halal (islam) ou casher (judaïsme).

Mr HOFBAUER nous a également expliqué que la France compte aujourd’hui 960 abattoirs qui tuent environ 3 millions d’animaux par jour, ce qui équivaut à 1 milliard d’animaux par an. En moyenne, un français mange 89 kg de viande par an.

Tout est il bon 2

Cette citation de l’auteure afro-américaine Alice Walker dénonce la maltraitance animale : « Les animaux du monde existent pour leur propre raison. Ils n’ont pas été créés pour les humains, pas plus que les noirs pour les blancs, ou les femmes pour les hommes ». On néglige la vie et les intérêts des animaux, c’est une forme de discrimination qu’on appelle le spécisme.

Problèmes liés à l’élevage

En outre, on nous a présenté les problèmes liés à l’élevage intensif tel que la sélection génétique qui a pour but d’augmenter la production des animaux mais réduit leur espérance de vie : à force de subir cette production intensive les animaux n’arrivent plus à suivre le rythme et sont envoyés à l’abattoir (par exemple les vaches laitières qui produisent 8600 litres par an sont envoyées à l’abattoir dès l’âge de 5 ou 6 ans). Pour cette sélection génétique les animaux sont fécondés par insémination. D’autres problèmes environnement liés à l’élevage intensif se posent comme la déforestation ou la pollution car l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre.

Des solutions alternatives

Il existe un autre type d’élevage qui respecte mieux les besoins des animaux et se développe de plus en plus en France : l’élevage extensif. Il existe aussi des refuges pour animaux qui pour certains ont été créés par d’anciens éleveurs, ou par des associations comme la SPA.

Une nouvelle alimentation

Toutefois, 67 millions d’animaux terrestres sont tués chaque année, c’est presque 10 fois la population humaine ! Ne pouvons-nous pas trouver d’autres façons d’alimenter la population mondiale ? En sachant qu’en donnant 3 à 10 kg de végétaux aux animaux, on fait 1 kg de viande, on constate que les productions de céréales sont utilisées pour nourrir les animaux d’élevage alors qu’une partie de la population mondiale souffre de la faim. A la suite de ce constat, une nouvelle alimentation se développe. De plus en plus de personnes adoptent une pratique végétarienne, voire vegan. C’est-à-dire qu’ils bannissent toute alimentation d’origine animale. On remarque le développement de cette pratique dans les supermarchés car les grandes marques développent des aliments à base de végétaux (steaks, lait, …). Ce mouvement est soutenu par des stars comme Serena Williams (joueuse de tennis), Mike Tyson (boxeur), Natalie Portman (actrice dans Star Wars), Peter Dinklage (Game of Thrones) ou encore Pink, qui se sentent concernés par ce sujet et montrent que tout le monde peut changer d’alimentation.

Cette conférence nous a permis de comprendre l’importance qu’il y a à choisir son alimentation. Chacun peut participer à sa manière à la protection des droits des animaux en consommant par exemple des produits provenant d’une agriculture biologique (où les animaux vivent dans de meilleures conditions), ou en réduisant notre consommation de viande.

Héloise Senechal, Amélie Kraska, Céline Riou, Capucine Béthune et Julie Cahurel.

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

La nouvelle arche de Noé : Des refuges contre l’exploitation animale

 

La nouvelle arche

Des hommes au service des animaux : un désir d’en finir avec le « spécisme »

Depuis de nombreuses années, beaucoup d’ONG ont été fondées pour protéger, recueillir, ainsi que s’occuper des animaux délaissés et sortis de l’industrie. On peut, par exemple, noter la 1ère SPA créé en 1824, preuve que le bien-être animal était déjà au cœur des pensées du 19ème siècle. Cette protection animale s’étend à présent dans le monde entier, au travers également des courants « végétarien »ou encore « vegan », dont le but est de se défaire de tout ce qui peut faire souffrir l’animal. Ces organismes s’appuient sur le fait que ces animaux sont, tout comme nous, des êtres doués de sentiments et d’une réelle sensibilité. De plus en plus d’individus commencent à contester les traitements que subissent ces « bêtes » d’élevage. On peut d’ailleurs noter que le mot  « bête » est aussi, dans le langage courant, une personne stupide.

La Loi 214 de 1976 demeure une des rares barrières de protection, forçant les propriétaires à respecter certaines règles : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». Cette loi a notamment donné le nom à la Fondation L214, venue nous présenter son combat lors d’une conférence qui a eu lieu au CDI le 23 Mai 2018. Nous nous étions auparavant documentés, notamment grâce à une exposition sur l’alimentation, présente au CDI.

3 millions d’animaux abattus chaque jour en France. La grande majorité n’avait alors même pas vécu un cinquième de son existence.

Des queues de porcelets coupées, des petits arrachés à leur mère, des poussins vivants broyés, quinze poules par mètre carré

Savez-vous vraiment ce que vous mangez ? Etes-vous des consommateurs éclairés ? Connaissez-vous la différence entre l’élevage intensif et l’élevage expansif ?

Nous avons également appris que l’industrie alimentaire a de nombreuses conséquences non négligeables sur l’environnement car il faut abreuver les animaux, mais surtout les nourrir avec beaucoup de céréales et légumineuses. Il en faut 3 à 10kg pour produire un seul et unique kilogramme de viande alors que 800 millions d’hommes souffrent de malnutrition dans le monde ! Si les pays développés réduisaient de moitié leur consommation de viande, il serait alors possible de nourrir 2,2 millions d’enfants à l’échelle internationale.

De plus, la production de céréales ainsi que l’agriculture en générale nécessite une grande consommation d’eau. Il faut 1500 litres d’eau pour produire un steak de 100g.

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Enfin, nos techniques actuelles d’élevage demandent de la place, ce qui contribue à la  déforestation. Or, nous savons que les végétaux nous assurent un oxygène au quotidien et nous en avons besoin. Aussi ces exploitations animales sont responsables de 14,5% des émissions de CO2. Il faut également ajouter à cela les engrais utilisés pour les cultures destinées aux bovins, les déjections des animaux en captivité, qui engendrent un effondrement progressif de l’écosystème en polluant la terre.

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Ces chiffres et faits ont engendré la réaction de personnalités. On trouve parmi elles, des auteurs comme Alice Walker, féministe engagée, qui écrit : « Les animaux du monde existent pour leur propre raison, ils n’ont pas été créés pour les humains, pas plus que les blancs pour les noirs ou les femmes pour les hommes. ».

De plus, l’éthologie, la science étudiant les comportements des animaux dans leur milieu, découvre chaque jour que les animaux sont comme des êtres doués de forme d’intelligence et de sensibilité.

Enfin, des associations se sont développées comme la Fondation L214, afin de prévenir, dénoncer et espérer enrayer cette maltraitance animale et les problèmes qui en résultent. Informer les individus, comme lors de cette conférence donnée à Mongré, est essentiel car nous devons tous savoir ce qu’il y a dans nos assiettes.

Nous pouvons déjà veiller au choix de notre alimentation au quotidien en choisissant des produits labellisés AB. Tous les produits biologiques ont également un impact bien moindre sur l’environnent et sont à privilégier (meilleur traitement des animaux, meilleure qualité des produits…). De plus, nous pouvons réduire notre consommation de viande. L’État lui-même tente de mettre en place plus de repas végétariens dans les cantines afin de sensibiliser les plus jeunes et réduire les problèmes de santé liés à une consommation excessive de viande.

Oui mais comment nous détacher de nos habitudes ?

Osons goûter de nouvelles créations pour le futur ! Insectes pour les plus proches de la nature, ou viande végétale pour les curieux, les solutions sont multiples et variées !

En bref, il est préférable d’avoir de l’éthique pour remplir son assiette !

 

Mathilde Decitres, Apolline Bely Clara Theuillon, Florian Arbane et Ilan Gouspy

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

 

 

 

 

Le flexitarisme

Le flexitarisme

Etre flexitarien, c’est bon pour l’environnement, la santé,  la famille et aussi le porte -monnaie. Mais aussi pour l’éthique qui permet de choisir la viande que l’on consomme avec plus de discernement.

Le flexitarisme désigne les personnes végétariennes à temps partiel qui savent parfois se faire plaisir avec des aliments d’origine animale.

Il s’agit de prendre conscience qu’on a donné trop de place à la viande et que les excès ont des conséquences autant sur la planète que sur notre santé. Aujourd’hui, le flexitarisme apparaît comme la voie médiane entre les passionnées de végétaux et fervents amateurs de viandes.

Végétarisme à 80% et omnivore le reste du temps, le flexitarisme prône la diversification alimentaire en consomment de la viande mais pas à tous les repas, ni même tous les jours. Ils recherchent une façon saine de s’alimenter sans se priver et en tirant bénéfice des bienfaits fait de chaque catégorie d’aliments.

Concernant la santé :

1) points positifs

-Meilleur transit (évite les troubles d’estomac, et plus riche en fibre soluble et insoluble) ;

-diminution de maladies comme l’hypertension, diabète et cancer ;

-anti-âge car la viande accélère le vieillissement des cellules ;

– aucune carence car le peu de viande consommée procure assez de vitamine B12.

2) Points négatifs :  

Les séniors doivent avoir un taux de protéine important afin de maintenir leur masse musculaire.

Concernant l’environnement :

Pour l’environnement, être flexitarien n’apporte que des bénéfices. L’élevage est responsable de 18 % des gaz, 70% des déforestations, 70% des prélèvements mondiaux d’eau.

Il faut une tonne d’eau pour faire pousser un kilo gramme de céréales, il faut presque 16 tonnes pour un kilogramme de bœuf.

Exemples : pour le beurre il faut 5000L d’eau,  pour le poulet 3500L, pour le soja 2000L, pour la pomme de terre 900L et pour la pomme 700L. Donc, il est plus avantageux de consommer des produits végétaux.

Régime d’un flexitarien :

-Il privilégie la viande blanche et les poissons ou œufs

-Les fruits et légumes font partie des incontournables

-Les céréales et légumineuses sont associées durant un même repas pour proposer une véritable alternative aux protéines animales.

Céline Ozkan, seconde 6.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’EMC, au CDI, avec M. L. Dumas et les professeures-documentalistes.