Le sommet contre le réchauffement climatique : 41 000 tonnes de Co2 !

Le lundi 7 décembre 2009 s’ouvrait un sommet à Copenhague, qui rassemblait des représentants venus de tous les continents afin de s’allier pour combattre  et trouver des solutions contre le réchauffement climatique.

Copenhague a accueilli 50 000 visiteurs, dont 98 chefs d’Etats et 15 000 délégués et fonctionnaires, et 5 000 journalistes. De plus, nous pouvions compter sur la présence de quelques associations écologistes comme Greenpeace.

Selon Les Echos, tous attendent beaucoup de ce sommet où s’ouvre une négociation complexe autour de trois questions :

-les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre;

-le financement de la révolution énergétique;

-la volonté ou non des Etats d’accepter des mesures contraignantes.

Yvo de Boer, secrétaire général de la Convention sur les changements climatiques, espère qu’il marquera un tournant dans la lutte internationale contre le réchauffement de la planète : « La science le réclame, le monde économique l’encourage, et les futures générations l’exigent », répète-t-il aux chefs d’Etats qui doivent s’accorder sur le futur du protocole de Kyoto.

Le magasine Terra Economica de décembre 2009 nous explique quels sont les enjeux de la conférence, les principaux acteurs, les projets de financement et les coûts du réchauffement. De plus, nous constatons que la Chine est le plus gros pollueur avec une émission de CO2  de 6,1 milliards de tonnes en 2006. Ensuite viennent les Etats-Unis avec 5,75 milliards de tonnes de CO2 puis l’Union Européenne avec 3,91 milliards de tonnes,  mais qui baisse d’année en année de 2,2%.

Contrairement aux grandes puissances qui polluent énormément la planète, les pays en développement sont prêts à prendre beaucoup  d’engagements mais seulement avec l’aide des pays du Nord au niveau financier et technologique.

Résultat de ce remue ménage, The Telegraph du 5 décembre 2009 a l’honneur de nous annoncer que 1200 limousines, plus de 400 jets privés, du caviar à volonté et des hôtels de luxe ont été mis à contribution pour émettre 41000 tonnes de CO2 en l’espace de onze jours. Pour finir, ils sont revenus bredouilles de ce sommet où ils auraient dû « sauver le monde ».

Selon les organisateurs, ces 41 000 tonnes de dioxyde de carbone sont équivalentes à la quantité produite par une ville de 140 000 habitants en une dizaine de jours.

Le Saviez-vous ?

Le logo du sommet est composé de 192 lignes qui représentent les 192 états membres de l’ONU, et leur nœuds symbolisent les connections entre les Etats.

Marène Diop et Coralie Baudouy 2nde 5

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Revue de presse sur Copenhague

« Climat : Copenhague s’achève sur un échec »

(Le Monde, 19.12.09)

La conférence de Copenhague a été la 15e « Conférence des parties » de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle s’est tenue à Copenhague, du 7 au 18 décembre 2009.

Pas d’Organisation mondiale du climat ni d’objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre : le sommet de Copenhague sur le climat est un échec. Seule avancée, au terme de 12 jours de négociations, un accord à l’arraché annoncé vendredi soir par Nicolas Sarkozy et Barack Obama, qui n’a pas été formellement adopté faute de consensus entre les pays, mais dont la Conférence des Nations Unies a «pris acte».

Vendredi soir, plusieurs chefs d’Etat de pays du Nord, dont Barack Obama et Nicolas Sarkozy, ont annoncé la conclusion d’un accord minimaliste. Longue d’à peine trois pages, cette déclaration politique, proposée par 26 pays industrialisés, dont la Chine, n’était pas à la hauteur des ambitions du sommet. Elle se contente de confirmer l’objectif d’une limitation à 2°C de la hausse des températures, sans fixer de seuil à 2020 ou 2050, notamment dans la baisse des émissions de CO2, ni instaurer d’Organisation mondiale de l’environnement, comme le souhaitait l’Europe.

Pour Nicolas Hulot, le résultat de Copenhague est «affligeant» et «consternant». Selon lui, «Garder l’espoir, ça va devenir un acte de bravoure», alors que le monde a «manqué une occasion historique». «C’est de l’improvisation, cela faisait deux ans qu’on travaillait pour arriver à ce résultat», a-t-il déclaré. Pour lui, dans ce processus, la France a cependant été «digne et agressive». Certains, comme les Verts français, estiment qu’il s’agit d’un « lamentable fiasco ».

Pour la plupart des participants, il faut maintenant attendre l’an prochain et une nouvelle conférence, à Mexico, pour espérer faire avancer la lutte contre le réchauffement.

 

« Climat: l’Union Européenne refuse de se laisser abattre par l’échec de Copenhague »

(Le Parisien, 16.01.10)

 

L’Union européenne refuse de se laisser abattre par l’échec de la conférence sur le climat de Copenhague et veut maintenir son offre de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% en 2020 pour arracher un accord contraignant en décembre 2010 au Mexique. Plusieurs pays, dont la France, le Royaume Uni et l’Allemagne se sont prononcés en ce sens samedi au cours d’une réunion informelle des ministres de l’Environnement de l’UE à Séville.

Ces prises de position ont été rendues nécessaires par le débat ouvert au sein de l’UE sur l’opportunité d’un tel geste alors que les Etats-Unis campent sur leur refus de tout engagement contraignant et font des offres de réduction jugées très faibles. La Pologne et l’Italie veulent que l’UE se limite à son engagement de réduire ses émissions de 20% en 2020, comme décidé en décembre 2008 lors de l’adoption de son plan d’action pour lutter contre le réchauffement du climat et abandonne son offre de porter cet effort à 30%.

« Nous devons maintenir notre offre à 30%. C’est une offre conditionnelle mais son maintien est un signal très important », a affirmé le Britannique Ed Miliband.

« 30% serait un signal fort, mais cela ne veut pas dire qu’il faille le faire maintenant », a pour sa part estimé l’Allemand Norbert Röttgen.
« La France pousse au maximum pour aller à 30%, mais il n’est pas question de faire exploser l’Europe pour ça », a expliqué le Français Jean-Louis Borloo.

Le Commissaire à l’Environnement sortant Stavros Dimas, qui participait samedi à sa dernière réunion de l’UE, a rappelé que « la proposition initiale de la Commission était une réduction des émissions de l’UE de 30%, parce que cela serait bénéfique pour les entreprises et l’emploi avec le développement des technologies vertes ».
Tous les pays développés doivent soumettre leurs engagements de réduction pour le 31 janvier, conformément aux promesses faites à Copenhague.

Mais selon la Commission européenne, les offres annoncées par les autres pays développés ne permettent pas pour le moment à l’UE de porter son engagement à 30%.

CLAUDE Camille et NEYRA Antoinette 2°4

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec E.  Novales, documentaliste.