Paris 2015 : un sommet, des attentes

Paris 2015

D’ici la fin de l’année 2015, les pays partenaires des Nations-Unies doivent se réunir à Paris pour un sommet environnemental.
La COP 21 sera l’une des plus grandes conférences internationales organisées sur le territoire français. Dans ce cadre, la France se trouve face à un double défi :
tout d’abord, elle devra accueillir pendant deux semaines des milliers de délégués et d’observateurs sous les auspices des Nations-unies mais surtout, elle devra assurer un rôle de facilitateur auprès de toutes les parties de la négociation afin de rapprocher les différents points de vue et parvenir à l’adoption d’un premier accord universel et contraignant sur le climat pour maintenir la température globale en-deçà de 2°C.

La France saura-t- elle être à la hauteur d’un tel évènement ?

Selon l’article de Thiphaine Honoré paru en ligne sur le journal La Tribune le 07/11/2014, la France manque de financements pour organiser ce sommet de « la dernière chance » destiné à trouver des solutions contre le réchauffement climatique. En effet le budget initial était de 179 millions d’euros mais s’est vu amputé de 10 millions d’euros par le Sénat. L’assemblée a également réduit le budget de 2 millions d’euros. Face à cette réduction budgétaire, la France cherche des partenaires privés afin de sponsoriser cette ultime conférence sur le climat.
D’après le témoignage d’Emmanuelle Réju dans son article de La Croix paru sur internet le 24/09/2014, les pays qui prendront part aux débats à Paris en 2015 seront les mêmes que ceux déjà présents au sommet de New York, qui a eu lieu le 23/09/2014. Ces pays n’étaient autres que les pays des Nations-Unies, à savoir les États-Unis, la France, le Brésil, l’Albanie, le Soudan ou encore les Philippines. Tous sont d’accord pour dire qu’il est urgent de réduire les émissions de gaz à effets de serre, même les pays tels la Colombie qui n’en émettent pas mais en subissent les conséquences. Thiphaine Honoré nous rapporte le discours tenu par le président Giec Rajendra Pachauri : selon lui il est encore possible de contenir le réchauffement sous le seuil de 2°C à la condition que les États parviennent à réduire à zéro l’émission de gaz à effets de serre d’ici la fin du siècle.
Emmanuelle Réju soulève un autre problème urgent, qui sera évoqué lors du prochain sommet de Paris : la déforestation. Elle affirme que « plus de 130 gouvernements, compagnies, groupes représentant la société civile et peuples autochtones » prennent des mesures pour régler ce problème. Ils s’engagent d’ici 2020 à réduire la déforestation de moitié afin de parvenir à y mettre fin d’ici 2030. Ils doivent également restaurer 350 millions d’hectares de forêts et terres agricoles.
Les Nations-Unies s’engagent à constituer « le fond vert », c’est-à-dire une aide financière qui permettrait aux pays en développement d’agir pour l’environnement. D’après le témoignage de l’article d’Emmanuelle Réju, la France et l’Allemagne doivent fournir 1 milliard de dollars chacune dans ce but d’ici 2018. Au total 2.3 milliards de dollars ont été récoltés jusqu’à présent. Cependant, plus de cent milliards de dollars par an sont attendus à partir de 2020. Aujourd’hui, cet objectif semble bien difficile à atteindre.
Si des décisions importantes sont prises par les gouvernements lors des sommets tels ceux de New York et Paris, les citoyens de tous les pays se mobilisent également pour l’environnement. En effet, des centaines de milliers de personnes dans le monde ont défilé lors du sommet de New York, le dimanche 21 septembre 2014. Cette mobilisation « historique » a rassemblé plus de 300 000 personnes dans la ville du sommet.

Paris 2015 2
En conclusion, de nombreux objectifs semblent encore inaccessibles, malgré une forte volonté d’agir pour l’environnement, que ce soit de la part des politiques ou des citoyens. La conférence de Paris est donc considérée comme un sommet de « dernière chance », en raison du fait que les problèmes environnementaux ne cessent de s’aggraver. Le sommet de cette fin d’année pourra t-il répondre à toutes ces attentes ?

Valentin, Ninon et Alexandre.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

2011 International year of forest

Les élèves de terminale ont visité, cette année, les locaux de l’ONU à New York. Ils ont découvert que 2011 était l’année de la forêt. Tout naturellement, nous avons alors travaillé sur ce sujet avec notre professeur d’anglais.

* The United Nation General Assembly declared 2011 the International Year of Forest to raise awareness on issues of management, conservation and sustainable development of all types of forests.

* Forests for people is the chosen theme of the year to highlight the dynamic relationships between forests and people who depend on them.

* The rate of deforestation shows signs of decreasing, but it’s still alarmingly high.

* Today, forests are vital for the survival and the well being of people everywhere, all 7 billion of us

* 3 global objectives to be achieved by 2015:

– Reverse the loss of forest cover worldwide through sustainable forest management

– Enhance forest-based economic, social and environmental benefits

– Increase significantly the area of protected forests worldwid

* When: The official launch ceremony of the year was on 2nd February 2011.

* Where: At the regional, national and local level, lots of different activities are organized and planned all over the world.

* Goals: To highlight the key role of forest in our lives.

* Events: The international forest film festival, forest trailer, art, video and photo competitions, forest heroes’ awards.

*The history of human existence and civilization is intertwined with forest and trees.

SAVE THE PLANET

PLANT A TREE !

Pauline GRANGETTE

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours d’anglais de Mme Chapuis.

Manque d’oxygène

Aujourd’hui, l’environnement est un sujet récurrent dans les médias du fait de l’importance croissante du développement durable.

L’état des forêts devient alarmant, mais la préservation des poumons de la terre implique de nombreux enjeux : pas facile de protéger la nature !

« Les hommes précèdent les forêts, les déserts les suivent » Chateaubriand

Les forêts du Moyen-âge représentaient près de 90% de la surface terrestre. A la suite de la révolution industrielle et  ses défriches, la forêt ne représentait plus que 15% de la planète.

Qu’est ce que la déforestation?

La déforestation est un phénomène de réduction des surfaces forestières. Elle résulte du déboisement et du défrichement des terres pour laisser une plus grande surface agricole et permettre l’exploitation des ressources minières.

Le terme “forêt” désigne les surfaces arborées d’un “couvert arboré” dépassant les 10%.

Aujourd’hui la déforestation serait responsable de près de 20% des émissions de CO2.

Selon la FAO (Food and Agriculture Organization) environ treize millions d’hectares de forêts disparaissent actuellement sur terre, ce qui est équivalent à un terrain de foot par minute!

Les forêts tropicales sont les plus touchées, c’est pourquoi la FAO qualifie la déforestation actuelle comme étant “alarmante”.

La déforestation est ancienne. Elle a débuté dès la fin de la préhistoire. Le recul des forêts est lié à la densité de la population humaine même si des populations assez denses ont aussi pu localement vivre dans la forêt sans la détruire. Un cas historique étudié et médiatisé a été celui de l’île de Pâques dont la surexploitation a provoqué la chute de sa culture et de sa population. Un calcul mathématique a établi que sa population n’aurait pas dû dépasser deux cent mille habitants pour qu’ils puissent durablement survivre sur l’île sans épuiser la ressource forestière qui leur était indispensable : le palmier.

Les causes

Les causes de la destruction des forêts sont complexes. C’est un ensemble de facteurs directs et indirects, qui diffèrent selon le continent et les populations.

Les incendies et facteurs naturels

Juste derrière l’utilisation des combustibles fossiles, les incendies constituent le deuxième facteur de rejet de CO2 dans l’atmosphère. Parmi les causes directes, les feux de forêts constituent le facteur le plus connu et le plus spectaculaire! Certains forestiers pensent que c’est un moyen de maintenir l’écosystème en le renouvelant; les effets à court terme sont dévastateurs mais peuvent se révéler bénéfiques dans la durée. Toutefois, la forêt ainsi brûlée rentre dans un cycle d’incendies jusqu’à ce que l’espace soit totalement converti en savane!

Les maladies et les champignons, ainsi que la prolifération d’espèces phytophages peuvent être également extrêmement destructrices.

L’utilisation agricole des surfaces

C’est à partir des années 1990 que près de 70% des forêts ont été transformées en terres agricoles. En zone tropicale la déforestation est principalement due à trois facteurs : l’élevage de bétail, la culture du soja et la culture de palmiers à huile, ce dernier facteur étant destiné à l’industrie agro-alimentaire. Le surpâturage est également un facteur, car le bétail détruit la végétation et empêche sa régénération.

L’exploitation minière et la surexploitation du bois

Concernant l’exploitation du bois,  l’absence de plan de gestion à long terme du bois est un réel problème. L’exploitation du bois se fait à une vitesse supérieure à celle de la régénération naturelle des végétaux. Le bois est ainsi utilisé, en majeure partie comme combustible dans les pays en voie de développement (plus de 3/4) , ainsi qu’en papier ou en bois de construction pour les pays du Nord.

Les causes indirectes

D’autres facteurs, non directement liés à l’urbanisation ou au développement agricole, ne sont pas négligeables. Parmi eux on retrouve la guerre. En effet l’afflux des réfugiés nécessitait la fabrication de nombreux camps, pour la plupart construit en bois. Ensuite l’explosion démographique des pays sur consommateurs de bétail ou de volailles nécessite une plus grande surface d’élevage. Enfin, le développement des “biocarburants” est un facteur majeur de l’expansion des terres agricoles.

Les conséquences

En cinquante ans, la surexploitation du bois a décuplé la destruction des forêts tropicales! Et ces destructions ne sont pas sans conséquences.

La biodiversité

La déforestation est responsable de la destruction du cadre de vie de milliers d’espèces animales mais aussi végétales. Certaines études ont avancé, en 1998, que près de 10% des espèces d’arbres connus, soit sept mille espèces, sont menacées d’extinction ! Il en est de même pour la biodiversité avec trois espèces qui disparaissent chaque heure!


Cycle de l’eau et ruissellement

Les forêts jouent un rôle primordial sur le cycle de l’eau et le maintien des terrains. Le recul des forêts favorise les glissements de terrains, les avalanches, les coulées de boues et autres catastrophes naturelles, ce qui aboutit à une pollution des cours d’eau au détriment de la flore et de la faune aquatique.

Climat et réchauffement climatique

La déforestation implique également des changements au niveau des climats. En effet la forêt absorbe la lumière là où le sol nu renvoie l’énergie du soleil dans l’atmosphère. Ce phénomène contribue à l’augmentation des températures locales à la suite de la perturbation des pressions, et donc au réchauffement climatique. Ce dernier provoque des sécheresses, inondations et perte de biodiversité dû à la fonte des glaces. Les forêts représentent 40% de la quantité totale  du carbone de la biomasse terrestre, leur dégradation fait donc doubler le taux de CO2 de l’atmosphère

Les activités humaines

La déforestation n’améliore l’IDH des populations que temporairement. Elle est ensuite source de déclin de productivité des activités économiques à cause de l’épuisement de la ressource en bois et de la dégradation des pâturages. On note également une disparition de patrimoines culturels liés à la forêt. Des informations révèlent la disparition de quatre-vingt-dix tribus dépendantes de la forêt ainsi que leurs langues, leur savoir et leur culture. Enfin la désertification et les plantations industrielles sont source de problèmes économiques, sociaux et culturels du fait de la dégradation du cadre de vie et du tourisme qui lui est rattaché.

Les actions politiques

Les arbres nous rendent bon nombre de services. Ils n’absorbent pas seulement le CO2. C’est pourquoi aujourd’hui les gouvernements agissent face à la crise.

Contrôle de la déforestation et consommation de bois

Pour éviter la surconsommation du bois, il existe différents moyens. Tout d’abord les bois éco-certifiés garantissent une provenance de forêts gérées de manière durable. Toutefois, le boycott des bois exotiques pourrait produire l’effet inverse : la forêt, devenue non rentable, serait défrichée afin d’être transformée en terrains agricoles !

Le coût de la déforestation

De nos jours, beaucoup de personnes imaginent se faire de l’argent en transformant des espaces forestiers en espaces agricoles. Par exemple, raser un hectare de forêt au Brésil permet de gagner, par la vente du terrain, 300$. Pourtant, en coupant et en brûlant ces arbres, plus de cinq cent tonnes de CO2 sont libérées dans l’air. En appliquant la taxe carbone qui est d’environ 30 $, le coût total du terrain serait donc supérieur à 15000$. Ce genre de taxe devrait être appliqué à tous les espaces forestiers afin de les préserver durablement.

Les solutions

Pour sauver nos forêts,  il faut négocier un accord entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement afin de trouver d’autres moyens de développement, avec une “économie sans carbone”. Plusieurs pays ont déjà fait la démarche. Par exemple le Brésil a pour projet de réduire de 70% sa déforestation. Le pays le plus entreprenant est sans aucun doute la Chine, qui a déjà arrêté toute déforestation depuis dix ans. Les Chinois ont  planté plus de 5 millions d’hectares de forêt rien qu’en 2008. Une loi oblige tout citoyen de plus de onze ans, à planter trois arbres par an.

Et Greenpeace ?

En 2007, le défi de Greenpeace est d’obtenir la reconduction du moratoire sur l’extension de la coupe industrielle. Pour cela ils font  pression sur les politiques. Le 17 février 2010, Greenpeace dénonce le stockage illégal de bois dans le port d’Anvers. Des militants de Greenpeace ont dénoncé dans le port d’Anvers en Belgique, la présence de bois illégal en provenance des forêts tropicales. La valeur des quelques 50m³ de bois stockés à Anvers est estimée à 45 000 euros. Il s’agit de bois Wengé utilisé principalement pour la fabrication d’aménagements intérieurs (parquets, escaliers…) et de meubles destinés au marché européen. Le 17 mars 2010, Greenpeace dénonce également la société Nestlé, qui contribue à la déforestation en Indonésie. Grignoter une barre chocolatée Kitkat revient-il à tuer un orang-outang ? Le rapprochement peut étonner mais le lien est réel. Greenpeace lance une campagne pour dénoncer l’utilisation par Nestlé d’huile de palme issue de la destruction des forêts tropicales et des tourbières indonésiennes, dans la fabrication de certains de ses produits, notamment les barres chocolatées Kitkat.

A l’heure actuelle, l’enseigne « Casino » a créé une gamme sans huile de palme à laquelle Nestlé contribue.

(http://forets.greenpeace.fr)

Des raisons d’espérer…

Si chaque habitant plantait 2 arbres par an pendant 10 ans, cela compenserait la déforestation de ces dix dernières années.

Il existe aussi d’autres moyens de préserver notre nature.

Agissez aujourd’hui pour mieux respirer demain!

Cyndy Haar, Mélanie Martin, Gabrielle Michaud

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

Les boîtes à papier

C’est en 2002 que Mongré a commencé, à l’initiative de deux professeurs (J.M. Chapel et B. Carpentier) et du gestionnaire (V. Claire) à recycler son papier.

Il faut dire qu’un établissement scolaire de 1800 élèves est un gros consommateur de feuilles blanches : 2200 ramettes d’A4 et 50 d’A3, soit 5,7 tonnes sont englouties chaque année. Ces chiffres font frémir, d’autant que pour fabriquer une tonne de papier, il faut 19 arbres adultes entiers. On peut donc en conclure que Mongré contribue à la destruction de 109 arbres par an.

Toutefois, sur ces 5,7 tonnes de papier usagées, 830 kg ont pu être recyclés.

Ce n’est pas beaucoup mais chaque geste compte !

On sait en effet que ce recyclage permet bien sûr de préserver les forêts, mais aussi les espèces dont la survie en dépend. En même temps, il s’agit de prévenir l’érosion des sols. De plus, la fabrication de papier à partir de fibres recyclées est moins polluante (air, eau) qu’à partir de fibres vierges. Elle est également moins consommatrice d’énergie (jusqu’à -74%) et d’eau (-58 %).

La question s’est alors posée : comment pourrions-nous faire plus ?

  • En essayant de consommer moins de papier. Un comité « Trop de papier« , composé d’enseignants et de personnel administratif s’est constitué afin de réfléchir à une limitation de l’usage du papier dans la communication interne. Un logiciel de gestion électronique des données est en cours d’installation en vue de réduire les impressions et photocopies de documents d’archives. Dans la même optique, les premiers relevés de notes numériques devraient bientôt voir le jour. Les éco-délégués, de leur côté,  ont également placardé dans leurs classes et couloirs des affiches de la Région Rhône-Alpes visant à inciter élèves et enseignants à utiliser du brouillon, à photocopier en mode recto/verso et à réfléchir avant de cliquer sur « imprimer ».
  • En n’utilisant que du papier recyclé. Franck Segretain, assistant de gestion, est en train de faire une étude comparative sur ce point.
  • En incitant d’avantage élèves et enseignants à recycler leurs feuilles usagées. Des boîtes en bois ont donc été achetées, décorées par les éco-délégués et exposées au CDI.

Certaines classes, comme celle de Françoise Chuzel en moyenne section de maternelle, sont venues les admirer. Les enfants se demandaient : « A quoi vont servir ces boîtes ? »

« A mettre des doudous ? », «des bonbons ?», « c’est pour faire beau ?». Oui, c’est pour attirer le regard et inciter les élèves à déposer leurs vieux papiers dans ces boîtes et non dans des poubelles traditionnelles car avec des feuilles usagées, on peut fabriquer du beau papier tout neuf !

Il faut se mobiliser car l’utilisation abusive de papier est une des causes majeures de la déforestation : il disparaît l’équivalent d’un terrain de foot de forêt tropicale toutes les 7 secondes.

Un concours de la plus belle boîte a été organisé et les artistes militants ont été récompensés en recevant des cadeaux : des horloges à eau pour les collégiens et des chargeurs de portables à manivelle pour les lycéens.

 

Remise des prix au CDI en présence des éco délégués

 

Premier prix : 5ème1 Marion Giraud - Deuxième prix : 5ème8 Perrine Raymond Troisième prix ex æquo : 1èreS1 Kim Yonjae et 2nde5 Emilie Papin

 

A présent, chaque boîte a retrouvé sa classe et nous espérons que l’année prochaine, les chiffres nous indiqueront une augmentation de la quantité de papier recyclé !

Cécile Lecocq-Hubert

Aux arbres, citoyens !

Aux arbres citoyens

La haie permet un maillage qui dynamise le paysage et lui donne ainsi toute sa signification.

1) Esthétisme, et utilisation de la haie

Les haies marquent les parcelles de terrain et des champs en suivant les limites de propriété ; elles participent également à la reconstruction du paysage après une installation de bâtiments agricoles.

Elles améliorent aussi la qualité du panorama et son esthétisme.  De plus, autour de  la ferme que nous avons visitée, elles sont de temps à autre utilisées comme bois de chauffage pour la chaudière à bois déchiqueté, chauffant ainsi quotidiennement la maison et l’eau.

2) Protection du vent

Dans les régions qui connaissent un déficit pluviométrique, la haie est utilisée comme réponse à la contrainte du vent. Ce sont les haies brise-vent qui atténuent l’effet de la sécheresse sur les cultures, en garantissant une meilleure croissance des plantes. Grâce à leur grande taille, elles offrent des zones d’ombre pour les animaux d’élevage en prairies temporaires.

3) Abri pour certaines plantes et animaux

Les haies jouent également un rôle important  pour la biodiversité, car ces zones  entre les différents milieux d’un paysage sont  des refuges pour les plantes, augmentant ainsi la diversité de la flore locale.

La haie sert également d’abri pour les animaux. Par exemple, la belette habite dans la haie et se nourrit principalement de rongeurs, protégeant ainsi les récoltes. La fauvette à tête noire trouve dans la haie des matériaux pour son nid et des proies pour ses petits. Le muscadin n’utilise la haie que pour se nourrir ; en effet,  il y trouve les baies du sorbier, du prunellier ainsi que les mûres et les framboises. Les grands arbres qui composent les haies ondulées ou les haies brise-vent (peupliers, chênes, charmes, etc.) abritent chouettes et chauves-souris dans les trous de leur tronc. Le hérisson hiberne dans ses racines. Insectes et arachnides trouvent là leur habitat favori.

Les essences de bois présentes ainsi que les arbres et arbustes fruitiers poussant là  peuvent présenter un véritable intérêt, notamment économique.

4) Eau (système racinaire à aération des sols donc irrigation)

Sous la haie et à proximité, le sol est meuble, riche en humus. En cas de pluie, son pouvoir absorbant est très important. Ainsi, il stocke l’eau qui va être progressivement prélevée par les racines des arbustes, puis évaporée par le feuillage (transpiration). Ceci favorise une humidité de l’air importante et une forte condensation durant la nuit, d’où le phénomène de rosée. La haie maintient donc une humidité plus ou moins constante, favorable au développement de la faune et de la flore.

La haie n’est donc pas seulement esthétique mais aussi essentielle pour notre écosystème, la faune et la flore.

BACANLI Beyza., DEVIGNE Pauline., MIRABEL Adeline., SCHLEIDT Angélique. 2de4

Ce travail a été réalisé lors des cours d’ECJS avec Mlle Martin en collaboration avec Mme Novales (documentaliste)

Alerte en Amazonie

En Amérique du Sud, notamment au Brésil, les populations locales sont menacées par la déforestation dans leur mode de vie traditionnel. Les territoires réservés exclusivement aux populations amérindiennes représentent aujourd’hui 1 035 000 km², ou 21% de l’Amazonie brésilienne.

Ceci entraîne une disparition des patrimoines culturels liés à la forêt, et souvent même la mort des populations autochtones : au XXème  siècle, au moins  90 tribus dépendantes de la forêt ont disparu avec leur langue, leur culture et leur savoir.

En Amazonie, la plus grosse réserve mondiale forestière, de nombreuses multinationales exploitent l’espace et les richesses naturelles des tribus. Celles-ci, sous la contrainte, doivent quitter leurs terres contre leur gré.

Les économies forestière mais aussi rurale sont détruites car la déforestation génère une désertification.

De nouvelles cultures industrielles de soja ou de palmier à huile entraînent un effondrement de la biodiversité et de graves problèmes sociaux et culturels.

Cette dégradation de l’environnement menace l’économie dans ces pays où le tourisme est la principale source de revenus. Une dégradation du cadre de vie des habitants y est constatée.

alerte-amazonie-1

INPE)

L’équivalent d’un terrain de football déboisé toutes les 10 secondes (source : INPE)

Clémentine Bres, Laura de Angelis , Natacha Duvernoy, Nathalie Seity

Première ES2 (séance d’ECJS, C Lecocq)