Envers et contre tout, en vert et pour tous !

Envers et contre 1

A l’initiative des responsables de  la Pastorale,  les élèves de Terminale ont participé le Jeudi 26 avril de 13h30 à 16h30 à un temps fort intitulé « Envers et contre tout ? En vert et pour tous ! », afin de réfléchir, partager en petits groupes,  avec des intervenants aux problématiques suivantes :

Envers et contre tous : une écologie du désespoir et de la résistance contre un monde qui consomme, se consomme, se consume et s’éteint ?

Envers et contre tout : une écologie frustrée et culpabilisante à laquelle on nous force alors qu’on veut vivre pleinement et jouir et profiter….Se restreindre malgré tout et moins vivre ?

En vert et pour tous : une écologie altruiste et solidaire, pour toi, pour moi, pour aujourd’hui et pour demain ?

En vert et pour tout : une écologie de la relation, du temps, de la nature, de l’amour, de l’art…une écologie intégrale ?

En  guise d’introduction ils ont regardé  et réagi à des extraits de Human de Yann Arthus-Bertrand.  Ensuite, ils se sont répartis dans 3 ateliers de leur choix dans au moins 3  de ces pôles :

Pôle A : S’émerveiller

Atelier A1 : « Intériorité : s’émerveiller devant la nature », animé par Sr Marie-Geneviève Poulain, religieuse de l’Assomption.

Description : dans un monde où tout va trop vite, prendre le temps de souffler, de se mettre à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur de nous, de s’émerveiller devant le printemps qui surgit…

Cet atelier propose plusieurs expériences pour vivre une pleine présence à soi, à la création, aux humains.

Un temps de relaxation guidée pour apprivoiser son souffle et ses  pensées, une marche contemplative dans la nature pour s’émerveiller, une danse de bénédiction pour sentir tout cela avec notre corps.

Atelier A2 : « La Création dans la Bible, le projet de Dieu », animé par Sr Anne-Flore Chocarne, religieuse de l’Assomption.

Description : la Bible appartient au patrimoine littéraire et culturel de l’humanité. Ses histoires ont modelé le monde dans lequel nous vivons. Elle fait partie des récits fondateurs ; si elle fait sens pour les croyants, elle entre aussi en résonance avec la réflexion philosophique et anthropologique contemporaine.

Cet atelier propose d’ouvrir un espace de contemplation et de réflexion, permettant de relier entre elles les questions philosophiques et religieuses, pour se préparer à des choix de vie engagés et éclairés en cohérence avec les valeurs chrétiennes.

Pôle B : Réfléchir

Atelier B1 : « Quel monde pour demain ? », animé par Julien Grisoni, ancien élève de Mongré, élève en hypokhâgne AL, option cinéma.                                                                                                                                                           Description : à partir d’extraits du film Demain  : “Alors que l’humanité est menacée par l’effondrement des écosystèmes, Cyril, Mélanie, Alexandre, Laurent, Raphäel et Antoine, tous trentenaires, partent explorer le monde en quête de solutions capables de sauver leurs enfants et, à travers eux, la nouvelle génération. A partir des expériences les plus abouties dans tous les domaines (agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie…), ils vont tenter de reconstituer le puzzle qui permettra de construire une autre histoire de l’avenir.” A travers ces extraits, nous verrons comment la société civile prend notre avenir en main, et comment un changement est possible, à travers l’action de chacun.

Atelier B2 : « Monde ou e-monde ? », animé par Françoise Angelot, professeur d’économie  et Jean-Philippe Coumel, professeur de  philosophie.

Description : depuis quand je n’ai pas vu le monde ? Tous les jours je le vois, je le touche et je le balaie du doigt ! Le monde immatériel, l’e-monde ? L’immonde ? Quand la technologie se fait envahissante, quelle place encore pour l’homme dans le travail, la relation, le temps ? A partir d’un dialogue économico-philosophique, nous débattrons de ce qui fait notre monde.

Pôle C : Rencontrer des acteurs de demain

Atelier C1 : « Stratégie d’une collectivité en matière de développement durable »,  animé par Marie-Line Dumas, professeur de Géographie et Bruno Charles, Vice-président du Grand Lyon, en charge du Plan Climat.

Description : plan climat, éco-quartier, plan de recyclage et de traitement des déchets, plans de déplacements…autant de projets que les collectivités peuvent mener, avec un objectif : améliorer les conditions de vie des habitants, dans une perspective de développement durable. Pendant cet atelier, nous découvrirons un projet de ce type mené près de chez nous.

Atelier C2 : « Un projet d’habitat partagé » : l a Bénisson-Dieu »,  animé par François Nollé et Antoine Scherrer, fondateurs de cet éco-hameau.

Description : vivons-nous mieux aujourd’hui qu’avant ? La technologie est-elle mauvaise ? Les réseaux sociaux sont-ils sociaux ? Faut-il arrêter de manger de la viande et de prendre l’avion ? Les énergies renouvelables se renouvellent-elles ? Faut-il sauver les bébés phoques ? La maison de retraite, une solution pour les vieux ? Qu’est-ce que l’écologie intégrale ?

Atelier C3 : « Alimentation et territoire », animé par Marion Mazille, ancienne élève et protagoniste du film Regards Sur Nos Assiettes.

Description : « L’alimentation est un sujet qui nous concerne tous. L’acte de manger qui paraît en soi anodin impacte beaucoup ce qui se passe autour de nous. » Où a été produit ce que je mange ? Dans quelles conditions cela a-t-il été produit ? Que raconte le paysage autour de moi sur l’alimentation produite ici ? Comment mon alimentation impacte-t-elle mon environnement ?  A partir d’extraits du film Regards Sur Nos Assiettes, nous nous interrogerons et nous tenterons de comprendre les relations entre notre alimentation et le territoire qui nous entoure.

Pôle D : S’entraîner

Atelier D1 : « L’écologie de nos relations », animé par Véronique Mille et Muriel Blanc, animatrices en pastorale.

Description : atelier sur la communication non violente (CNV) : écoute, bienveillance, empathie, expression de ses besoins et demandes en « Je ».

Nous découvrirons en quoi consiste cette technique à travers un jeu nous mettant en action pour vivre des relations vraies et apaisées.

Atelier D2 : « Vers une écologie du débat ? », animé par Mathieu Guillermin, Ucly

Description : un avis personnel c’est bien…Une conscience globale du problème c’est mieux.

Doit-on sauver toutes les espèces en danger ? Doit-on sauver la nature seulement car elle nous permet de vivre ?… Formez des équipes et marquez des points en trouvant des arguments en faveur d’une position ou d’une autre…Faites des combos d’arguments contradictoires pour multiplier vos points…

Atelier D3 : « Mongré, un lycée éco-responsable », animé par les éco-déléguées de 1ère  et Elisabeth Novales et Anne-laure Clément,  documentalistes.

Description : l’équipe développement durable de Mongré vous présente les projets pédagogiques menés à l’échelle de l’établissement et qui ont permis d’obtenir le label “éco-responsable” au niveau Expert.  Les éco-délégués vous présenteront aussi les motivations de leur engagement.

Atelier D4 : « Ecologie et art de vivre chrétien », animé par le père Arnaud Alibert, prêtre accompagnate.

Description : la presse parle de « mur écologique », un mur qu’il va nous falloir franchir sinon notre monde ira vers des temps de plus en plus difficiles, en particulier pour les peuples les plus vulnérables. C’est l’occasion pour chacun de changer de vie. La foi chrétienne appelle à ce changement et propose des manières précises  de le réaliser en conciliant notre devoir écologique et les attendus de notre religion. Cet atelier propose de faire découvrir les aspects écologiques pratiques de l’enseignement de l’Eglise.

Envers et contre 2

En qualité d’éco-déléguées, nous avions comme mission de présenter un  des ces ateliers  « Mongré,  un établissement éco-responsable ». Voici le contenu de notre intervention auprès de 3 groupes :

Présentation  du projet d’établissement : Etre un lycée éco-responsable, c’est quoi au juste ?  C’est un établissement  qui forme ses élèves, futurs citoyens, aux problématiques du développement durable, aussi bien dans le cadre des enseignements et de la vie scolaire, que par son fonctionnement et sa gestion. Il nécessite l’implication de l’ensemble des personnels et des élèves au service de la construction et de la mise en œuvre d’un projet collectif qui se traduit en actions concrètes valorisées et évaluées dans la durée.

–          Mongré,  engagé depuis 10 ans  dans cette démarche, a obtenu  officiellement  le  label  « établissement éco-responsable », décerné par le Rectorat de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes

o   Une première fois  en 2008 ;

o    renouvelé au niveau EXPERT en 2015 pour 3 ans  (Collège et Lycée).

–          Mongré s’engage donc, moyennant des subventions de la Région,  à atteindre sur 3 ans des objectifs en conformité avec les objectifs du développement durable.

Les actions s’articulent autour de :

o   La gestion des déchets : récupération, tri et recyclage du papier à tous les niveaux (salles de classes, bureaux administratifs, salle des professeurs, salles des DS) ;

o   les pratiques alimentaires : introduction à la cantine  de produits bio  et issus de l’agriculture raisonnée dans le cadre des circuits courts ;

o   les économies d’énergie : installation d’ampoules basse consommation et raccordement de l’établissement à l’incinérateur de déchets de Villefranche. Les économies réalisées, ajoutées aux subventions de la Région, permettent de réaliser des travaux d’isolation.

–          Les pratiques pédagogiques à Mongré :

o   Chaque classe compte 2 éco-délégués choisis sur la base du volontariat en début d’année scolaire ;

o   un comité de pilotage présidé par le Chef d’établissement réunit 3 fois par an les  « Super éco –délégués » de Première et de Terminale,  les professeurs  référents du collège et du lycée, les autres acteurs  impliqués dans cette démarche tels que des professeurs, le gestionnaire, le chef cuisinier, chacun apportant sa contribution et ses idées ;

o   des temps forts sont organisés plusieurs fois dans l’année : repas zéro déchets (tri et pesée des déchets) / journée sans portable (sensibilisation aux effets néfastes sur la santé du téléphone portable))/ participation à la fête de l’environnement à Villefranche /Semaine du développement durable ;

o   participation à des sorties  scolaires, à des conférences, des séminaires et  à des concours académiques en lien avec l’Education au Développement Durable ;

o   participation au programme triennal  Erasmus + avec un lycée belge et un lycée allemand autour de nos pratiques éco-citoyennes (2016/2017- 2017/2018- 2018/2019)

o   aménagement du parc :

– un potager et une ruche entretenus essentiellement par les éco-délégués du Collège «  Jardiniers » et » Apiculteurs »avec leurs professeurs référents ;

– une spirale d’aromatiques : ce parterre surélevé en spirale fut inventé par les Anglais pour créer des conditions nécessaires à l’introduction de plantes aromatiques dans leurs jardins et ainsi lutter contre le climat humide de l’île ;

–  une « oasis nature », un lieu où l’homme laisse la nature s’installer pour favoriser la biodiversité ;

– un hôtel à insectes ;

o   réalisation d’un journal annuel « Vert Mongré » et du blog du même nom,  qui donnent à lire  les articles écrits par les élèves à l’issue de chaque action ou sortie.  Le journal  est distribué à chaque famille au mois de janvier.

Présentation de notre engagement  en tant qu’éco-déléguées  (motivations, actions menées, bénéfices…)

Présentation de la ruche et du parc

–          La ruche est entretenue par les éco-délégués « apiculteurs »  avec 3 professeurs et un apiculteur professionnel. La récolte est ensuite vendue et l’argent sert à acheter le matériel nécessaire à l’entretien de la ruche. Récolte 2016 : 19kg  / Récolte 2017 : 26 Kg.

Dans le parc :

–          Le potager est  essentiellement entretenu par les éco-délégués du Collège « Les jardiniers » entourés de professeurs, surtout à partir du printemps ! Cette année ils ont semé des graines de légumes, d’aromatiques et de fleurs Kokopelli, nom d’une association qui collecte et distribue des semences bio, reproductives et libres de droits ;

–          la spirale d’herbes aromatiques et l’hôtel à insectes construits par les collégiens  ont pour objectif de préserver la biodiversité ;

–          l’oasis nature : Pierre Rabhi, paysan philosophe, est à l’origine du concept des Oasis en Tous Lieux dans les années 90 : «  L’objet des Oasis en Tous Lieux est d’être des oasis de convivialité, d’abondance et de bien-être. Les Oasis en Tous Lieux seront des graines d’espoir dans un monde désertifié par la rupture des liens sociaux et par la séparation d’avec le milieu naturel ».

Le mouvement est organisé au niveau national  et international avec des correspondants locaux, parmi lesquels Hubert Reeves et son association Humanité et Biodiversité, qui intervient dans les instances parlementaires.

Installée en 2012 dans le parc de Mongré, nous avons pris le temps d’en expliquer l’intérêt aux élèves.

Envers et contre 3

Qu’est-ce qu’une Oasis Nature ?

Une Oasis Nature, c’est un jardin, un parc, un domaine, un lieu où la nature est respectée et peut se développer. Dans tous les cas, c’est un espace où la biodiversité s’épanouit. Quelques fleurs suffisent pour faire revenir coccinelles, abeilles et papillons. Alors finis les pesticides et la chasse…

Elle permet ainsi  l’apparition d’une flore et d’une faune riches et variées ! Et la multiplication de ces lieux d’accueil est une contribution certaine à la sauvegarde de la biodiversité pour le plus grand bien de la nature mais aussi pour le nôtre ! C’est là que nous avons  d’ailleurs installé notre hôtel à insectes !

Pourquoi créer une Oasis Nature ?

–          Parce que l’urbanisation va croissante et s’ajoute aux méfaits des pollutions ;

–          pour enrayer la dégradation de la biodiversité locale ;

–          pour assurer les continuités et les proximités entre les milieux naturels;

–          pour permettre aux espèces de circuler et d’interagir,  et aux écosystèmes de fonctionner.

En résumé, «  les Oasis Nature sont des lieux de vie proposant des alternatives de mode de vie  dans tous les domaines : habitat, énergies, gestion de l’eau et de la terre, santé, éducation) et visant une autonomie fondée sur la Terre nourricière, la pluriactivité et les échanges favorables à la reconstitution du lien social et à la coopération ville/campagne. Elles favorisent les pratiques écologiques  alternatives (agroécologie, permaculture),  solidaires et intergénérationnelles ».  http://www.humanite-biodiversite.fr

Nous avons été très contentes d’apporter notre contribution à ce temps fort et espérons que les élèves que nous avons accueillis garderont de  Mongré  un souvenir durable !

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Ella Godfroy (1ES1), Agathe Colletta (1ES1), Marie Rochas(1S2), Marine Dandois (1S3), Valentine Charpy(1S3), éco-déléguées de 1ére.

Origine et exploitation des combustibles fossiles : problèmes liés à leur utilisation

Avant les vacances de Printemps, le mardi 22 avril 2014, la classe de 2°4 a eu la chance d’assister à une conférence sur les combustibles. Celle-ci fut présentée par M. Davide Olivero, géologue, professeur à la faculté de Lyon 1 de Villeurbanne, qui est intervenu pendant 2h.

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Il a commencé par nous expliquer que lorsque l’on parle de combustibles, on pense directement au mot « problème ». En effet, ce sont la plupart du temps des énergies non renouvelables qui polluent fortement (en utilisant ces combustibles, en 2011 la Chine, les Etats-Unis et l’Europe ont rejeté 34 076 327 382 tonnes de CO2) et sont donc néfastes pour l’environnement. Ce renvoi de dioxyde de carbone dans l’atmosphère augmente la production de gaz à effet de serre et donc entraîne une augmentation de la température. D’ici 2100, les hausses de température varieront entre 0,3 et 4,8 °C, ce qui débouchera sur une fonte des glaces et donc la hausse du niveau des mers et océans.
Les combustibles fossiles sont des hydrocarbures, contenant du carbone et de l’hydrogène, ce sont des ressources naturelles localisées parmi les roches sédimentaires du sous-sol. Ils se présentent sous des formes diversifiées : le pétrole, le gaz naturel et le charbon.
M. Olivero nous a expliqué leur formation : de l’accumulation de la matière organique à sa transformation en hydrocarbures, puis leur migration à travers les couches géologiques jusqu’à la formation des gisements exploitables.
Pétrole, gaz naturel et charbon, énergies non renouvelables, représentent 89% de la consommation humaine contre seulement 11% pour les énergies renouvelables comme la biomasse, l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire ainsi que la géothermie, jugés peu efficaces.
Parmi les énergies non renouvelables utilisées par l’homme, on trouve aussi le gaz de schiste, qui est un gaz non conventionnel. Celui-ci est piégé dans les roches sédimentaires et ne subit pas de migration primaire (où des fluides s’échappent de la roche si la pression est suffisante). L’utilisation de ce gaz aux Etats-Unis est actuellement de 14% et selon les études réalisées, celle-ci devrait passer à 45% d’ici 2030. Mais l’’exploitation du gaz de schiste n’est pas sans danger pour l’environnement : pollution des nappes phréatiques, des rivières, nombre important de puits nécessaires et impact sur les paysages…
La croissance démographique entraîne une augmentation de la consommation des énergies non renouvelables. Par exemple, depuis le 1er janvier, 2 572 398 423 tonnes de charbon ont été consommées.
Si celle-ci continue de s’accroître, dans 40 ans, le pétrole, qui représente 32% de la consommation, aura disparu, dans 60 ans le gaz sera épuisé et dans 120 ans il n’y aura plus de charbon. En résumé, d’ici un siècle, toutes les énergies non renouvelables seront épuisées si leur utilisation continue d’augmenter. De plus, en brûlant ces énergies on renvoie du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ce qui modifie le cycle du carbone. Cela entraine une forte pollution, qui débouche sur un dérèglement climatique portant fortement atteinte à la faune et la flore.

C’est pour toutes ces raisons qu’il est indispensable de mettre en place des systèmes écologiques tournés vers le développement durable si nous voulons protéger notre planète.

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de SVT (A. Portelli) dans une démarche d’éducation au développement durable (EDD).
La classe de 2nde4

L’implication des petits et des grands dans la journée développement durable

Le 6 avril 2010, tous les éco-délégués de Mongré étaient au rendez-vous.

Du self au CDI en passant par la salle de conférence, des professionnels et des élèves présentaient leur travail et leur implication dans une dynamique écologique. Plusieurs classes de primaire ont visité les nombreux stands mis à leur disposition. Retour en arrière sur des mots d’enfants et sur l’avis final de certains intervenants.

Les élèves du primaire interrogés ont trouvé leur visite intéressante et ont appris « plein de choses sur la nature ».

Chacun a retenu plusieurs notions de sa visite, par exemple : « qu’il faut bien trier, économiser ». Beaucoup d’enfants pensent changer leur comportement : « Mettre les sacs en plastique dans les poubelles, pas dans la mer, car les méduses, elles les mangent et elles meurent ». A l’inverse de certaines personnes « écolo-sceptiques », les enfants se sentent personnellement concernés par l’impact des hommes : « On va dire à notre maman qu’il faut plus recycler, faire attention aux déchets ».Tous les enfants sondés pensent pouvoir faire aussi bien que les adultes : « Les adultes peuvent aussi se tromper ». Un enfant a affirmé au sujet de la sensibilisation d’élèves très jeunes : « C’est mieux d’apprendre quand on est petit, comme ça, quand on est grand, on sait mieux faire ! ».

Du côté des professionnels, il a semblé enrichissant que les primaires aient participé à cette journée. Même s’il fallait s’adapter à la capacité de compréhension des enfants, la sensibilisation des plus jeunes est très importante : « Plus on sensibilise jeune, mieux c’est ». Malgré les grands écarts d’âge entre les visiteurs, la majeure partie des intervenants a observé une homogénéité d’écoute et d’attention. Une prise de conscience générale est remarquable de la part des élèves. Voici l’avis d’un intervenant : « C’est intéressant de rencontrer des jeunes. C’est un échange pertinent et enrichissant. Les plus grands se positionnent de façon personnelle ».

Pour de nombreux exposants, cette journée s’est mieux déroulée que prévu.

Faire découvrir une dynamique biologique ou écologique est un concept à part entière du développement durable. Pour une personne qui travaille et qui vit de manière éco-citoyenne, il est important de diffuser cette dynamique, cette méthode de travail, ce choix de vie personnel afin de contribuer à l’amélioration du monde. C’est comme militer pour une cause internationale et prioritaire.

La sensibilisation effectuée au cours de cette journée a marqué le début d’un engagement individuel dans la protection de la nature. Les élèves ont découvert ou revu de façon plus ou moins ludique leur rôle dans la préservation de la faune et la flore terrestres.

En conclusion, cette journée a été constructive pour tous. L’implication des intervenants a été très intéressante et a permis aux élèves de voir le sujet avec un autre regard.

Merci à tous les intervenants d’avoir été présents au cours de cette journée.

Merci aux élèves des classes de CE2 et CM1 d’avoir accepté de me prêter leurs mots. Merci aux éco-délégués qui ont agi de façon concrète et intelligente.

Merci à tous les professeurs d’avoir accompagné leurs élèves à cet événement.

Enfin, merci aux élèves visiteurs pour leur attitude respectueuse et attentive.

Dans l’espoir que cette journée fructueuse se reproduira.

 

C. Laplanche; 2nd 1, éco-déléguée et élève journaliste à la journée du 6 avril

Conter la nature

En lien avec notre programme de Français (Mme Néau)  et le thème de l’environnement auquel Mongré est fortement attaché, nous avons eu l’occasion de rencontrer au CDI (le 05 Octobre 2009) une conteuse partisane du respect de la planète. Madame Resche-Rigon  est en effet non seulement une passionnée des contes mais aussi la directrice de la  FRAPNA* de Villeurbanne.

Après avoir rappelé quelques notions sur la nouvelle, la conteuse nous en raconté trois dans un silence de cathédrale. Tout le monde a été captivé.

A la fin des récits, nous avons pu échanger et débattre sur ce que nous avons entendu et compris ; essayer de trouver des significations, et les relations que l’on peut établir avec l’écologie. Conter la protection de l’environnement est une autre façon (moins courante que les conférences) de nous sensibiliser à ce sujet. Le conte touche à la fois la  raison mais aussi le domaine des sens et des émotions.

Puis, nous avons abordé le conte d’un point de vue plus scolaire : quelles sont ses caractéristiques ? Quelle est sa structure ? Quels sont les différents types de contes ?

La conteuse nous a accordé ensuite une dernière nouvelle et nous a proposé pour finir un exercice d’écriture.

Cette expérience fut à l’unanimité très intéressante pour notre classe.

* FRAPNA : Fédération Rhône-Alpes de la protection de la nature.

Etienne de Varax 2°4

Mongré is Fair Trade

Dans le cadre de notre programme d’anglais de première, le groupe de spé’ anglais de la classe de 1°ES1 de Mme Chapuis a réalisé un débat « haut en couleurs » concernant le commerce équitable. Notre travail a d’ailleurs été filmé par Mme Lecocq, documentaliste. Vous pouvez retrouver ce film sur le site « Vert Mongré » (https://vertmongre.wordpress.com).

Mais avant toute chose, une rapide explication de ce qu’est le commerce équitable.

Le commerce équitable est un partenariat commercial qui se veut une alternative au commerce international traditionnel et dont l’objectif est de parvenir à un développement harmonieux et durable des producteurs défavorisés et marginalisés. Pour cela, il offre de meilleures conditions commerciales aux producteurs tout en attirant l’attention des consommateurs par des campagnes de sensibilisation.

Quels sont les objectifs d’un tel commerce ?

Les objectifs de ce commerce sont non seulement d’améliorer les revenus et le bien-être des producteurs des pays en voie de développement mais aussi de défendre les droits de l’homme, de protéger l’environnement et d’assurer la sécurité économique des régions.

C’est donc à la suite du salon européen du «  fair trade » qui s’est tenu à Lyon en octobre 2009 que nous avons mis en scène ce débat entre partisans et opposants à ce nouveau genre de commerce.

Le principe est simple : d’un côté, les «  verts », représentant tous une association pro-commerce équitable ou un pays dans lequel celui-ci est bien présent, et face à eux trois patrons d’industries chimiques venus gâcher la fête en clamant que cette cause est inutile et n’apporte rien de bon.

Notre objectif : leur faire comprendre que le commerce équitable c’est bien, c’est beau, c’est bon, mais surtout c’est l’avenir !

Les arguments fusent de tous les côtés dans un anglais qui frôle (je dis bien qui frôle) la perfection, le tout animé par une touche d’humour qu’on retrouve dans les noms et prénoms des participants  notamment.

Vous vous demandez certainement quels peuvent être ces arguments si percutants ?

Qu’y a-t-il de si drôle ?

Pour le savoir, il suffit de vous rendre sur le site « Vert Mongré » et de regarder la vidéo de ce débat qui comporte du vocabulaire anglais pouvant vous être utile, et un réel message en faveur du commerce équitable.

Lucas Heral

Débat et article réalisés par : Mathilde Micheau (Ana Nass) ; Julia Verdu (Julia Verdure) ; Agathe Chapelle (Holly Vert) ; Séverine Desmules (Kate Tea) ; Lucas Heral (Lucas Crout) ; Alexandre Blache (Harry Covert) ; Paul Gardette (Tom Atoes) ; Max Lallement (Kim Ykall) ;  Nicolas Barbet (Paul Huttion)  Antoine Day (Chi Ho Thou) et bien entendu Mrs Chapuis

Mongré obtient le label de Lycée Eco-Responsable

La Région Rhône-Alpes, les Académies de Lyon et de Grenoble et la DRAFF (La Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Rhône-Alpes) viennent d’attribuer à Mongré le label « lycée éco-responsable ». Celui-ci s’applique par extension à toute la cité scolaire.

Il s’agit là d’une véritable reconnaissance de tout le travail effectué depuis de nombreuses années par les enseignants dans l’éducation au respect de l’environnement. Certains professeurs n’ont pas attendu, en effet, l’heure du « développement durable » pour mettre en place, il y a bien longtemps, des gestes écologiques. Je pense notamment à Brigitte Carpentier (SVT), Jean-Marc Chapel (Technologie), Jeanine Laur (Documentation) mais il y en a bien d’autres.

Ce label nous incite également à poursuivre nos efforts quant à une administration plus responsable de l’établissement. Vincent Claire (gestionnaire) et Franck Segretain (comptable) s’efforcent au quotidien de concilier la gestion des comptes et le respect de l’environnement (légumes biologiques à la cantine, économies d’énergie…). Denis Jaillard, directeur de l’établissement, fait de cette démarche écologique une de ses priorités.

Notre défi, à présent, est de rallier toute la communauté éducative à cette grande et belle cause : vivre et nous développer sans sacrifier une autre partie de l’humanité (rapport Nord/Sud), sans détruire une partie du vivant (biodiversité) et sans compromettre l’existence des générations à venir.

Cécile Lecocq Hubert, documentaliste et professeur de philosophie.

Brits go green !

Quatre élèves de 1èreS2 ont réalisé un film dans lequel elles caricaturent le comportement des Britanniques en matière de développement durable.

Carole-Line, Charlotte, Marie-Eugénie et Fanny

Carole-Line, Charlotte, Marie-Eugénie et Fanny

La scène se déroule lors de l’émission « Eco-News » dans laquelle une journaliste (Charlotte) interviewe une représentante du gouvernement nommée Mrs. Turner (Carole-Line), une star du show business, Diana Smith (Marie-Eugénie) et le leader du groupe Radiohead, Thom Yorke (Fanny).

La première invitée nous dévoile toutes les mesures du gouvernement Brown pour sauver « la planète bleue ».

Notre starlette anglaise quant à elle, explique qu’elle ne porte que des vêtements fabriqués en coton organique achetés chez Dorothy Perkins et ne se maquille qu’avec des produits « bio » non testés sur les animaux (merci The Body Shop) car « l’écologie, c’est super-important ! ». La nuit, elle ne sort que dans une boîte de nuit écologique (et select) de Londres.

Ensuite, le chanteur de « Radiohead » (Fanny) nous sensibilise à sa tournée écolo au cours de laquelle ne seront utilisés que des bus hybrides et des ampoules à basse consommation. Les pochettes des CD seront fabriquées en plastique recyclé et les concerts auront lieu en centre ville afin que les fans puissent venir à vélo.

Ce sketch s’est déroulé dans la bonne humeur et les fous rires. Il était important pour les élèves de montrer que le développement durable ne doit pas être rattaché systématiquement à un discours culpabilisateur. L’humour est aussi un bon moyen de communiquer en faveur de la protection de l’environnement.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’ECJS avec C. Lecocq-Hubert.