Un potager bio, ça demande de l’huile de coude !

Dès le printemps, les éco-délégués du collège ont repris leurs activités de jardinage. Ils ont été épaulés par V. Bouty (professeur de mathématiques) B. Carpentier (enseignante en SVT) et N. Chapel (responsable ULIS lycée), nos trois animatrices EDD collège.

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La formation des éco-délégués du Collège 2011-2012

Le jeudi 3 novembre 2011 de 15h30 à 16h30, élèves du collège, nous nous sommes rendus à une formation des éco-délégués, première réunion de l’année. Nous sommes arrivés dans le CDI où un goûter bio nous attendait, il y avait des produits issus du commerce équitable.

Le commerce équitable est un commerce assurant un revenu correct aux producteurs des pays du Sud afin de développer leur activité durablement. Ce commerce concerne aujourd’hui les produits alimentaires et artisanaux, mais pourrait s’appliquer aux produits industriels.

D’abord, une intervenante de la FRAPNA est venue nous sensibiliser à la notion d’empreinte écologique. C’est la surface de terrain correspondante produite par la population et répondant aux besoins, activités et assimilations de déchets*. Pour la calculer (travail par 2 sur ordinateur), on évalue quelle surface productive de terre est nécessaire pour obtenir les matières premières, l’énergie et tout  ce que nous consommons. Nous avons obtenu un chiffre qui traduit le nombre de planètes nécessaire si l’ensemble de la population mondiale avait le même mode de vie que nous. Nous, collégiens de Mongré, avons été surpris du constat suivant : nous avons besoin de 2 à 4 planètes.

Dans un deuxième temps, nous avons répondu à des questions, par table de 4. Ces questions portaient :

  • Sur la nourriture : «  je mange des plats surgelés ou en conserve » Réponse : toujours / le plus souvent possible / de temps en temps / rarement / jamais / je ne sais pas ;
  • sur l’habitat : « comment est chauffé votre maison ? » ;
  • sur les moyens de transport : « comment allez-vous au collège ? » ;
  • sur la consommation et la gestion des déchets «  votre famille pratique-t-elle le tri sélectif ? ».

A la fin, selon nos réponses, nous avons obtenu un score, là aussi élevé. Plus il est élevé, moins c’est bon pour la planète.

Enfin, M. Claire, gestionnaire de Mongré, est venu nous expliquer, à l’aide d’un diaporama,  comment est chauffé notre établissement scolaire (incinérateur de Villefranche et chaudière) et nous détailler les actions concrètes d’économie d’énergie (fenêtres, isolations…). Cette présentation rentre dans le cadre d’une démarche HQE **, commencée il y a 3 ans avec le label éco-responsable…

Voilà comment s’est déroulée cette première réunion des éco-délégués du Collège.

* Définition de l’empreinte écologique de William REES, un des pères de ce concept :

« L’empreinte écologique est la surface correspondante de terre productrice et d’écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l’assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète. »

** Démarche HQE (HAUTE QUALITE ENVIRONNEMENTALE) : politique environnementale qui en 14 points permet d’obtenir des bâtiments confortables et respectueux de l’environnement. »

Adama 4°3

Comment «Penser global, Agir local »?(1)

Bilan d’une année scolaire

S’occuper de la formation et de l’accompagnement des éco-délégués au lycée, c’est rendre les élèves acteurs autour de projets dont ils ont l’initiative, c’est aussi les sensibiliser au sein même de leur établissement aux enjeux du développement durable, fil rouge des nouveaux programmes de géographie. Seulement, le développement durable  n’est pas l’écologie, pas davantage la seule protection de la nature. Ce concept est à l’interface de trois piliers conformément à la définition du rapport Brundtland. Il doit être envisagé dans toute sa complexité et intégrer le développement économique, la justice sociale et la qualité environnementale.

Cette approche globale du concept a été éclairée puis discutée, débattue à l’issue d’une demi-journée de formation des éco-délégués initiée à Mongré par une intervenante  mandatée par la FRAPNA dès le retour des vacances de la Toussaint . Ce temps de formation s’est prolongée pour les éco-délégués, membres du Comité de pilotage, par un séminaire consacré aux énergies, organisé par La Région. Ils ont ainsi pu mesurer combien le développement durable est devenu un objet politique dont la mise en œuvre dépend largement des choix politiques de l’Etat, des régions en l’occurrence.

A l’issue de ces périodes de formation et de réflexion, les éco-délégués ont opéré des choix d’action à Mongré, validés par le comité de pilotage :

–          Sensibiliser leurs camarades au self-lycée sur le gaspillage du pain. Ils ont réalisé des panneaux exposés dans l’enceinte du self sur le thème de la faim dans le monde, les inégalités autour de l’accès à la nourriture.  Pendant une semaine, sur les temps de repas, ils se sont relayés afin d’expliciter leur projet. Dans un deuxième temps et pendant un mois, ils ont effectué quotidiennement la pesée  du pain récupéré afin d’évaluer l’efficacité de leur action. Au-delà des résultats statistiques plus ou moins probants, cette expérience a été pour eux l’occasion de communiquer, d’échanger avec leurs pairs. Cette initiative  a permis aussi d’associer activement les élèves éco-délégués  de seconde, jusque-là un peu rétifs, dans le sillage de leurs aînés de première et de terminale.

–          Organiser un temps fort d’une semaine autour du commerce équitable en association avec Artisans du Monde  et les Pères Blancs. Les enjeux étaient multiples. D’abord pédagogiques puisqu’une exposition prêtée par Artisans du Monde renseignait et explicitait les mécanismes du commerce équitable. Les Pères Blancs et les bénévoles de leur association ont apporté un éclairage culturel et humain en  témoignant de leur action auprès des populations africaines et en exposant également des objets d’art africain particulièrement appréciés par les élèves découvrant une culture qui nous est guère familière. Enfin, la vente de produits d’Artisans du Monde (bijoux, encens, produits de beauté, goûters bio.. ) à permis de réaliser un bénéfice qui servira à pérenniser la publication du Vert Mongré dans sa quatrième édition.

L’ensemble de ces actions conduit aura sans doute  aussi contribué de manière active à l’éducation de futurs citoyens éco-responsables.

(1)   Citation de René Dubos au premier  sommet sur  l’environnement en 1972.

Marie-Line Dumas, professeur d’Histoire-géographie, responsable de la formation des éco-délégués lycée.

                               

Une journée entre éco-délégués à la Région

Le séminaire se déroulait à Lyon, dans les bâtiments du siège de la Région Rhône-Alpes.

Nous avons tout d’abord été accueillis avec un grand buffet empli de gourmandises gracieusement fournies par  Artisans du Monde.  Ce réseau associatif nous a donc proposé de délicieux chocolats de Colombie, ou encore des mangues du Burkina Faso. Ces produits sont issus de l’agriculture biologique, et permettent  aux pays les plus pauvres de se développer ; en effet, cette association défend une vision engagée du commerce équitable.

Nous nous sommes ensuite rendus dans la salle du Conseil régional pour y écouter, entre autre, Jean-Jack Queyranne , président du Conseil Régional Rhône-Alpes, député du Rhône et ancien ministre ; Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes déléguée aux lycées ; Benoît Leclair, vice-président du conseil régional Rhône-Alpes délégué à l’énergie et au climat. Nous avons pu d’abord relever  des informations concernant la consommation de fluides dans les lycées, ainsi que des chiffres concernant les établissements scolaires de la région.

Le séminaire a aussi été accompagné musicalement par les élèves de terminale » Option Musique » du lycée Lumière de Lyon. Ces jeunes artistes ont introduit la conférence avec  une petite représentation musicale qui a enchanté toute l’assemblée.

Différents lycées nous ont ensuite fait part de leur engagement, de leurs actions et de leurs projets.  Certains grands lycées ont installé des panneaux photovoltaïques, d’autres ont misé sur la sensibilisation des lycéens.

Certains ont participé au concours Fluid’Art. L’objectif pour les lycéens était de créer de véritables sculptures animées dans le but de sensibiliser les élèves au gaspillage dans les lycées, de manière créative et amusante. La Cité scolaire Aragon-Picasso (Givors, 69) a réalisé un arbre qui changeait de couleur suivant le taux de gaspillage de fluides (chaleur, eau, électricité) et où logeait un oiseau changeant aussi de couleur en fonction des résultats des jours précédents.

Par exemple, lorsque le lycée avait  gaspillé beaucoup d’eau dans la journée, l’arbre prenait une couleur rouge ;  mais si le lendemain, les résultats avaient baissé, l’oiseau prenait alors une couleur verte.  L’objectif est d’atteindre une couleur verte sur toute la sculpture le plus souvent possible. Cette invention spectaculaire et très artistique a remporté le trophée Fluid’Art.

Nous avons pu voir également la fleur du lycée Blaise Pascal (Charbonnières-les-Bains, 69) qui se referme et s’ouvre suivant le gaspillage de fluides au sein du lycée. L’objectif est de consommer l’énergie raisonnablement et de pouvoir admirer la fleur totalement ouverte.

32 lycées ont participé à ce concours, et tous ont certifié avoir été ravis de cette expérience. Ils n’ont pas considéré le concours  Fluid’Art comme une compétition  mais comme un projet commun aux lycées de la région.

Après la remise du trophée aux vainqueurs,  nous avons pu nous restaurer avec d’autres éco-délégués impliqués, afin de partager nos idées, et d’apporter à Mongré des projets pour l’établissement. Durant d’après-midi, nous avons participé à une réunion concernant la mise en place d’un club énergie au sein d’un établissement scolaire. Encore une fois, beaucoup d’idées ont émergé pendant la discussion. Cette journée nous a permis d’en savoir plus sur le rôle que nous devons jouer au lycée, et nous avons pu voir que beaucoup de lycées sont impliqués dans ce mouvement, ce qui nous motive encore plus dans notre démarche de lycéens éco-responsables à Mongré. »

Maxime Boyer

Etre éco-citoyen au lycée

L’éco-citoyen a conscience d’avoir des droits et des devoirs à l’égard de l’environnement. Par exemple,  le droit de jouir d’un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer pour le conserver. Ainsi, la « sensibilisation » à l’environnement contribue à faire émerger une nouvelle forme de conscience. Chaque éco-citoyen, à son niveau, a les moyens de contribuer au développement durable (développement qui répond aux besoins d’un présent sans compromettre celui des générations futures) par ses actions quotidiennes ou par ses discours en sa faveur.

Notre rôle en tant qu’éco-délégués est de guider les personnes qui nous entourent à entrer dans une démarche éco-citoyenne en leur rappelant les gestes simples et efficaces (tels qu’éteindre la lumière, baisser un peu le chauffage, limiter la consommation d’eau…) afin de limiter l’impact de l’homme sur la planète.

Ainsi l’année dernière de nombreuses actions ont été menées à Notre Dame de Mongré. Nous avons mis en place un affichage qui rappelle à tous la conduite à adopter face à une utilisation parfois excessive des énergies. La politique en matière de  recyclage du papier a été accentuée. Des boîtes à recycler ont été mises à disposition des élèves dans chaque classe. Un concours avait été organisé afin de sélectionner la plus belle ! Les élèves ont pu constater que prendre soin de sa planète est un geste simple et plaisant.

Les gobelets en plastique  

Cette année encore, nous souhaitons continuer dans le même état d’esprit. De nombreuses idées vont être récoltées par les éco-délégués afin de monter un ou plusieurs projets.

Nous avons déjà ciblé notre première action sur l’utilisation excessive des gobelets en plastique à usage unique. Comme il y a une machine à boissons à disposition de tous les lycéens, une forte consommation de ces gobelets est à déplorer.

Il faut savoir qu’à raison de deux cafés par jour, un seul élève utilise plus de 400 gobelets par an, soit 1,6L de pétrole. Il y a donc une grande sensibilisation à faire dans ce domaine là. Notre but en tant qu’éco-délégué est donc de trouver une solution à ce problème. Contrairement aux idées reçues, les gobelets en carton ne sont pas une solution car 1 seul de ces gobelets est formé à partir de 4,1g de pétrole avec un coût de revient 2,5 fois plus élevé que le gobelet en plastique. Nous avons pensé à recycler ce plastique, car une tonne de plastique recyclé représente une économie d’environ 2500 L de pétrole. Cette économie serait bénéfique à moyen terme car les estimations des ressources en pétrole ont montré que d’ici 60 ans, nous serions en pénurie de cette matière première.

Nous avons également d’autres pistes de réflexion telle que la réutilisation de verres en plastique  plus résistants, qu’il faudrait laver, en veillant bien sûr à l’économie de l’eau. Vos idées sont les bienvenues !

Si vous voulez avoir l’éco-attitude, nous vous rappelons une règle primordiale :

« Agir global, penser local ».

Gabrielle MICHAUD et Elsa THOLLET TS1

L’implication des petits et des grands dans la journée développement durable

Le 6 avril 2010, tous les éco-délégués de Mongré étaient au rendez-vous.

Du self au CDI en passant par la salle de conférence, des professionnels et des élèves présentaient leur travail et leur implication dans une dynamique écologique. Plusieurs classes de primaire ont visité les nombreux stands mis à leur disposition. Retour en arrière sur des mots d’enfants et sur l’avis final de certains intervenants.

Les élèves du primaire interrogés ont trouvé leur visite intéressante et ont appris « plein de choses sur la nature ».

Chacun a retenu plusieurs notions de sa visite, par exemple : « qu’il faut bien trier, économiser ». Beaucoup d’enfants pensent changer leur comportement : « Mettre les sacs en plastique dans les poubelles, pas dans la mer, car les méduses, elles les mangent et elles meurent ». A l’inverse de certaines personnes « écolo-sceptiques », les enfants se sentent personnellement concernés par l’impact des hommes : « On va dire à notre maman qu’il faut plus recycler, faire attention aux déchets ».Tous les enfants sondés pensent pouvoir faire aussi bien que les adultes : « Les adultes peuvent aussi se tromper ». Un enfant a affirmé au sujet de la sensibilisation d’élèves très jeunes : « C’est mieux d’apprendre quand on est petit, comme ça, quand on est grand, on sait mieux faire ! ».

Du côté des professionnels, il a semblé enrichissant que les primaires aient participé à cette journée. Même s’il fallait s’adapter à la capacité de compréhension des enfants, la sensibilisation des plus jeunes est très importante : « Plus on sensibilise jeune, mieux c’est ». Malgré les grands écarts d’âge entre les visiteurs, la majeure partie des intervenants a observé une homogénéité d’écoute et d’attention. Une prise de conscience générale est remarquable de la part des élèves. Voici l’avis d’un intervenant : « C’est intéressant de rencontrer des jeunes. C’est un échange pertinent et enrichissant. Les plus grands se positionnent de façon personnelle ».

Pour de nombreux exposants, cette journée s’est mieux déroulée que prévu.

Faire découvrir une dynamique biologique ou écologique est un concept à part entière du développement durable. Pour une personne qui travaille et qui vit de manière éco-citoyenne, il est important de diffuser cette dynamique, cette méthode de travail, ce choix de vie personnel afin de contribuer à l’amélioration du monde. C’est comme militer pour une cause internationale et prioritaire.

La sensibilisation effectuée au cours de cette journée a marqué le début d’un engagement individuel dans la protection de la nature. Les élèves ont découvert ou revu de façon plus ou moins ludique leur rôle dans la préservation de la faune et la flore terrestres.

En conclusion, cette journée a été constructive pour tous. L’implication des intervenants a été très intéressante et a permis aux élèves de voir le sujet avec un autre regard.

Merci à tous les intervenants d’avoir été présents au cours de cette journée.

Merci aux élèves des classes de CE2 et CM1 d’avoir accepté de me prêter leurs mots. Merci aux éco-délégués qui ont agi de façon concrète et intelligente.

Merci à tous les professeurs d’avoir accompagné leurs élèves à cet événement.

Enfin, merci aux élèves visiteurs pour leur attitude respectueuse et attentive.

Dans l’espoir que cette journée fructueuse se reproduira.

 

C. Laplanche; 2nd 1, éco-déléguée et élève journaliste à la journée du 6 avril