Un bruit n’est pas un son !

Le 21 mai, Philippe Perrin est venu à Mongré faire une conférence intitulée : « bruit et santé ».

Nous avons appris que le bruit est différent du son, on dit « bruit » pour qualifier quelque chose qui nous dérange et on dit « son » quand ce n’est pas dérangeant. Notre oreille fonctionne de la même façon qu’un amplificateur mais elle est beaucoup plus puissante. En effet, un amplificateur ne peut pas avoir une durée de vie aussi longue que celle de l’oreille, même si au fil du temps, l’écoute est de moins en moins bonne. De plus, notre oreille fonctionne partout même dans l’eau et est beaucoup plus petite qu’un amplificateur !

Le fonctionnement de l’oreille est magnifique car grâce à seulement trois petits osselets (le marteau, l’enclume, l’étrier) et d’autres composants auditifs, nous pouvons presque tout entendre. Seulement, l’oreille a un fonctionnement très fragile et certains sons modifient la durée de vie de l’écoute qui devient alors de moins en moins bonne. Les sons aigus deviennent de plus en plus difficiles à entendre.

Certaines maladies sont provoquées par des bruits trop puissants pour l’oreille, et cela peut altérer de façon définitive le fonctionnement de l’appareil auditif.
Les acouphènes, par exemple, en sont l’illustration. Ce sont des sensations auditives (sifflement, grésillement, bourdonnement) qui ne sont pas causées par un bruit extérieur mais qui sont extrêmement désagréables. Ces symptômes sont souvent liés à un traumatisme acoustique ou au vieillissement de l’oreille.

Protégeons donc nos oreilles !

GIROUD Aurélien
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD et en lien avec les cours de SVT de C. Larcher et B. Carpentier

Cancers, fertilité et environnement

Cancers, fertilité
Le 16 janvier 2015, Philippe Perrin, éco-infirmier, est intervenu auprès de notre classe afin de nous expliquer l’influence de l’environnement sur notre santé. Philippe Perrin est directeur de l’IFSEN (Institut de Formation en Santé Environnementale) et il réalise de nombreuses interventions pour prévenir et sensibiliser un large public sur les dangers et les risques de contracter un cancer lié à l’exposition de certains paramètres environnementaux. « Ne pas porter atteinte à sa santé, c’est facile, il suffit de le savoir » dit-il. Il nous a aussi mis en garde quant aux modifications possibles de notre génome dues à notre environnement, modifié par l’homme.

Dans un premier temps, M. Perrin a défini ce qu’est un cancer: Le mot cancer est un terme générique qui désigne tout un groupe de maladies susceptibles d’affecter n’importe quelle partie du corps, c’est une prolifération anarchique de cellules, provoquant des tumeurs initialement localisées dans divers organes et pouvant ensuite se disséminer à distance. Il a également énoncé les différentes phases d’une cancérisation dans un organisme : l’initiation, la promotion, la progression et enfin l’invasion.
De plus, un cancer n’est pas un phénomène totalement aléatoire. Certains facteurs externes peuvent être à l’origine de l’apparition de cette maladie ; ces facteurs peuvent être liés à des conditions professionnelles: radioactivité dans les centrales nucléaire, amiante dans les bureaux… Ils peuvent aussi se trouver dans la vie quotidienne comme la fumée des pots d’échappement. Comme le dit P. Perin : « un polluant en moins c’est une chance en plus ! »
Certaines substances même administrées à très faible dose (en dessous de seuils toxiques) lorsqu’elles sont associées peuvent avoir des effets dangereux, c’est l’effet cocktail.
A ces risques, s’ajoutent des facteurs comme l’âge ou le stress.
Les substances chimiques sont classées par rapport à leurs caractéristiques cancérogènes :
• la classe n°1: cancérogène humain ;
• la classe n°2a: cancérogènes humain probable ;
• la classe n°2b: cancérogène humain possible ;
• la classe n°3: substances non classifiable ;
• la classe n°4: les substances probablement non cancérogène.

Actuellement 1000 substances chimiques sur les 400 millions existantes ont été évaluées pour leurs propriétés cancérigènes. Parmi elles, beaucoup nous entourent : les particules fines, l’E150 D qui est un colorant alimentaire très utilisé, présent notamment dans le Coca-Cola, les bonbons au caramel mais aussi le vinaigre balsamique. Face aux substances cancérigènes, on oublie bien souvent les perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens interfèrent avec les mécanismes hormonaux en se fixant sur les récepteurs destinés à accueillir les hormones et entraînent un dysfonctionnement des systèmes hormonaux. Parmi eux, on peut citer le bisphénol A présent dans les plastiques (et notamment sur les tickets de caisse) et les parabènes utilisés en cosmétique.

L’organisme humain est le même depuis l’homme des cavernes, or l’environnement a changé. Ce sont les substances synthétisées par l’homme au cours de l’histoire qui présentent un risque pour notre organisme aujourd’hui.
P. Perin a dit « la recherche progresse, mais le cancer aussi ».

Cette phrase illustre bien l’évolution du cancer en France. En effet, en 1980, le nombre de nouveaux cas par an était alors de 160 000, contre 365 000 nouveaux cas en 2014, soit 1000 personnes par jour!
Un cancer n’est pas forcément induit par des facteurs environnementaux, il peut l’être aussi par des facteurs que l’on retrouve dans notre alimentation, notre sédentarité ou encore notre exposition au soleil (rayon U.V=> facteur mutagène).
Par exemple il a été prouvé qu’une trop forte consommation de viande rouge augmente le risque d’avoir un cancer du sein. Il faut alors choisir la bonne viande pour éviter les risques.

Certains perturbateurs comme les phtalates contenus dans certains parfums cosmétiques sont en réalité des synthèses d’œstrogènes (hormone féminine). Cela peut entraîner des cancers du sein ou une puberté précoce chez les jeunes filles. Les parfums pour bébé sont alors à proscrire.

Pour finir, le téléphone portable ne doit pas être transporté dans la poche près des organes reproducteurs, Les ondes émises par les portables sont soupçonnées de pouvoir être à l’origine de cancers ou encore de stérilité. Depuis 1950, le nombre de spermatozoïdes par millilitre d’éjaculat a diminué de plus de moitié. Ce nombre est passé de 113 millions de spermatozoïdes par millilitre en 1940 à 66 millions par millilitre en 1990.

Pour conclure, nous pouvons dire qu’il est facile de ne pas porter atteinte à sa santé en prenant des précautions et en étant vigilant quant aux substances que nous utilisons et aux aliments que nous ingérons dans la vie quotidienne. Nous pouvons par exemple éviter l’exposition aux fumées, au soleil et faire du sport. Mais il est surtout essentiel de se faire dépister régulièrement car plus un cancer est détecté tôt, plus les chances de survie sont élevées. Le nombre de cancers ne cessant d’augmenter, il est nécessaire d’en parler comme le fait P. Perrin pour sensibiliser la population et faire en sorte que ce nombre toujours croissant finisse par décroître, voire disparaître et n’être plus qu’un mauvais souvenir.

Léa Contal et Adama Diop
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD et des cours de SVT de C. Larcher et A. Portelli

Un polluant en moins est une chance en plus !

Un polluant en moins
Le 16 janvier 2015, les élèves de 1ère S1 et 1ère S3 de Mongré ont assisté à une conférence sur les liens entre fertilité, cancers et environnement présentée par Philippe PERRIN, éco-infirmier.
Celui-ci a trouvé judicieux de mêler santé et environnement et a donc suivi deux formations distinctes : l’une sur la santé, l’autre sur l’environnement. Il est l’un des seuls en France à avoir suivi cette formation hybride, et par la suite décidé de l’enseigner afin de sensibiliser un maximum de personnes.

Il a commencé par nous faire remarquer que l’on ne se préoccupe que des personnes malades et que l’on néglige les individus sains. Or, si l’on se souciait des populations ne présentant pas de symptômes visibles, on pourrait détecter plus rapidement la mise en place d’une maladie.
Ensuite, on peut constater qu’au fil des années, le corps évolue peu alors que l’environnement, lui, change considérablement ; nous sommes d’ailleurs de plus en plus exposés aux substances synthétiques (100 000 substances ont été introduites en un siècle).
Il existe de nombreuses pathologies mais la conférence portait sur les cancers, terme générique désignant tout un groupe de maladies susceptibles d’affecter n’importe quelle partie du corps, dues à une prolifération anarchique des cellules. Elles sont la première cause de décès, 150 000 victimes chaque année, en France. Il existe cinq niveaux pour classer les substances cancérogènes :
-4 : substances non cancérogènes pour l’homme ;
-3 : substances non classifiables car les chercheurs ne disposent pas assez de données ;
-2B : substances jugées susceptibles d’être cancérogènes ;
-2A : substances probablement cancérogènes pour l’homme ;
-1 : substances cancérogènes pour l’homme.

M. Perrin nous a informé, qu’après de nombreuses études, on remarque que l’incidence, c’est à dire le nombre de nouveaux cas de cancers, augmente chaque année de façon inquiétante. En effet, si en 1980, on comptait 160 000 nouveaux cas, aujourd’hui ils sont 365 000 c’est à dire 2.5 fois plus. Cependant cette augmentation n’est pas seulement liée à la croissance démographique ou au vieillissement de la population mais à une plus forte exposition aux agents cancérogènes comme les téléphones portables, le tabac etc. Nous avons également appris que les travailleurs de nuit étaient davantage exposés au cancer à cause du bouleversement du rythme (diminution des secrétions de certaines hormones luttant contre la maladie).
Un autre problème touche de plus en plus la population : l’infertilité, c’est-à-dire l’impossibilité d’avoir un enfant. En effet de nombreux couples souffrent d’hypofertilité (difficulté à avoir un enfant) ou même d’infertilité et doivent, par conséquent, avoir recours à la fécondation in-vitro. Cela s’explique par une concentration spermatique de plus en plus faible. En effet elle est passée de 113 millions de spermatozoïdes par ml en 1940 à 66 millions en 1990, pour finir à 49 millions de nos jours. Ce phénomène est dû à de nombreux perturbateurs endocriniens modifiant le système hormonal (comme par exemple l’imperméabilisant pour chaussures !).
L’alimentation et les conditions de vie ont également un impact important sur notre santé, comme le disait Hippocrate : « De ton alimentation tu feras ton médicament ». Une question se pose alors : comment pourrait-on limiter les risques de cancers ?
Tout d’abord, nous pourrions privilégier les produits biologiques (sans pesticides) et faire attention aux composants des aliments que nous achetons. De plus, de nos jours, nous consommons trop de viande rouge, ce qui augmente les risques de cancers et pollue en même temps la planète. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’eau du robinet est, en général, bien plus conseillée que celle en bouteille. En effet, la bouteille en plastique pourrait contaminer l’eau qu’elle contient.
Les radios-fréquences sont également source de cancers. Afin de les limiter, il est préférable d’utiliser son téléphone portable lorsqu’il y a un bon réseau (ce n’est pas le téléphone qui pose problème mais l’usage qu’on en fait). Enfin, des études ont démontré que certains cosmétiques seraient composés de substances cancérogènes ; mieux vaut alors préférer le savon de Marseille au gel-douche et éviter certains parfums. Pour terminer, plusieurs gestes simples de la vie quotidienne pourraient réduire les risques de cancers comme, par exemple, le fait de favoriser l’utilisation de produits labellisés écoresponsables.

Pour conclure, un polluant en moins est une chance en plus !

Manon Milliat et Eva Chaize, 1èreS3
Cet article a été rédigé dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher et A. Portelli et en lien avecl’EDD.

Vers une sérénité sanitaire ?

Philippe Perrin, infirmier spécialisé en cancérologie et également détenteur d’un diplôme d’éco-conseiller, s’est en rendu au Lycée Notre Dame de Mongré dans le but de donner une conférence sur santé et environnement à 2 classes de 1°S ce vendredi 16 janvier 2015. Il est également le créateur de l’IFSEN (Institut de Formation En Santé Environnementale) et il se définit lui-même comme un un homme capable de rapprocher environnement et santé, tout en nous informant des risques épidémiologiques et sanitaires qui nous entourent. Lors de cette conférence, 3 points ont été abordés : les cancers, l’infertilité et les facteurs à risques qui favorisent ces deux maladies.

Vers une sérénité sanitaire
Les cancers (termes génériques qui désignent tout un groupe de maladies susceptibles d’affecter n’importe quelle partie du corps) concernent, malheureusement, une grande partie de la population. En effet, c’est la première cause de décès dans les pays développés mais c’est aussi 150000 morts par an en France. La prolifération anarchique des cellules, provoquant des tumeurs initialement localisées dans divers organes et pouvant ensuite se disséminer à distance par le biais de tumeurs et de métastases, marque bel et bien la difficulté de traiter de telles maladies. Un cancer se développe en 4 phases :
– l’initiation cellulaire, c’est-à-dire, la mise en place de lésions au sein du patrimoine génétique ;
– la promotion lors de laquelle les cellules initiées vont s’exprimer ;
– la progression qui marque le développement du cancer ;
– l’invasion où la maladie se propage dans le sang ou dans la lymphe et touche tout l’organisme.
On trouve notamment, comme première cause de mort par cancer, le tabac (20000 morts de cancers dus au tabac/an). C’est ce qu’on appelle un agent cancérigène, ou plus simplement, un facteur qui favorise le développement de cancer et qui augmente sa fréquence. On trouve deux types d’agents cancérigènes : les agents génotoxiques (qui favorisent les mutations au sein de l’organisme) et les agents non génotoxiques. On classe d’ailleurs ces agents selon une classification spécifique émise par l’IARC (centre de recherches sur le cancer basé à Lyon). Certains agents sont jugés non classifiables, d’autres sont soupçonnés d’être cancérigènes comme le téléphone portable, puis 107 agents testés se sont révélés être cancérigènes (dont le travail de nuit !). Les risques face aux cancers, entre homme et femmes sur une vie, ne sont d’ailleurs pas les mêmes (1/2 pour un homme et 1/3 pour une femme). De plus, l’incidence des cancers est toujours plus importante dans notre pays…160000 nouveaux cas en 1980, 280000 en 2000 et 365000 en 2012. Si ces chiffres sont toujours en hausse, c’est notamment à cause de 3 facteurs : l’augmentation de la population, son vieillissement et sûrement un meilleur dépistage de la maladie. Aujourd’hui, on compte environ 830000 personnes atteintes d un cancer, ce qui représente bien évidemment de fortes dépenses, mais le problème majeur de cette maladie n’est pas son traitement, c’est son origine.

Vers une sérénité sanitaire 2
Philippe Perrin a ensuite parlé de l’infertilité. L’infertilité, c’est la difficulté où même l’impossibilité de concevoir un enfant. En France, 1 couple sur 7 a des problèmes de ce type et doit avoir recours à la fécondation in-vitro. Cela correspond notamment à une insuffisance en spermatozoïdes par mL chez l’homme : un chiffre d’ailleurs en constante baisse depuis 1940 (113 millions/ml en 1940 et 66 millions/mL en moyenne en 1990), mais alors, n’y aura-t-il plus d’enfants en 2050 ?! Le système dit hormonal, qui est concerné par cette infertilité regroupe des organes tels que les testicules, le pancréas, l’hypothalamus, et les glandes surrénales. Ces dernières subissent une perturbation due à l’arrivée d’un perturbateur endocrinien (nous en verrons des exemples dans la suite de cet article). C’est une substance ou un mélange exogène, qui altère les fonctions des systèmes endocriniens et induit de ce fait des effets nocifs sur la santé de l’organisme auparavant intact.
Toutes ces maladies sont bel et bien dues à des facteurs appelés mutagènes. L’addition de facteurs génétiques, de stress, d’une alimentation particulière, de l’âge et de polluants peut causer plus facilement des maladies; c’est ce qu’on appelle une accumulation de facteurs, un événement plurifactoriel. De plus, des effets « cocktails » existent; c’est le fait que des facteurs s’ajoutent et se décuplent entre eux ; il y a alors un risque encore plus grand. Pour résumer simplement ces phénomènes, il est possible de dire qu’en réalité, nous avons le même organisme qu’il y a un siècle, mais dans un environnement vraiment modifié, ce qui entraîne toujours plus de maladies. Parmi les facteurs cancérigènes et mutagènes, on trouve notamment des produits alimentaires : le caramel E10d que l’on trouve dans le Cola, le vinaigre balsamique, les carambar mais aussi des produits d’origine animale telle que la viande… En effet, une surconsommation de viande favorise les cancers du sein mais les pesticides utilisés dans la production végétale sont aussi source de cancers du sein et également de leucémie (pendant les grossesses). C’est pour cela qu’il est conseillé d’éplucher les fruits et légumes avant de les ingurgiter, ou plus simplement de les laver ! Ensuite, l’eau du robinet peut être un perturbateur endocrinien lorsque sa concentration en nitrates, en plomb ou en aluminium est trop élevée. Mais face à cela, l’eau en bouteille ne peut être considérée comme bien meilleure car le contact du plastique permet la transmission de substances jugées perturbatrices. Les émissions de radio-fréquences produites par des appareils électroniques peuvent aussi être à l’origine de tumeurs, cérébrales notamment, et particulièrement chez des personnes ayant utilisés un téléphone portable de façon excessive pendant plus de 10 ans. C’est pourquoi, il faut limiter leur usage et éviter au maximum le contact physique avec ces appareils… Ensuite, certains composés contenus dans lescosmétiques peuvent être assimilés à des facteurs cancérigènes. Le savon est préférable au gel-douche et les gels hydro alcooliques dit « antibactériens », doivent être limités…etc. Enfin, certains produits ménagers doivent être évités : il vaut mieux préconiser des produits portant des labels qui indiquent un respect écologique et sanitaire bien meilleurs. Tous types de combustion relèvent aussi d’émissions de pollution et par conséquent des facteurs cancérigènes.
Pour conclure cet article, les études scientifiques étant de plus en plus nombreuses et fiables, on voit bien que l’utilisation de certains produits n’est pas à prendre à la légère car on ne choisit peut être pas le monde dans lequel on vit, mais on peut contribuer à son amélioration, tout en s’octroyant une certaine sérénité sanitaire !

Hugo Bachelet
Cet article a été rédigé dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher et A. Portelli et en lien avecl’EDD.

Les perturbateurs génétiques

perturbateurs génétiques

De nos jours, de plus en plus de produits chimiques sont utilisés. M Perrin, éco-infirmier, nous a alertés sur les dangers de l’utilisation des « perturbateurs génétiques ».

On constate qu’en 1930, la masse de produits de synthèse (produits créés par l’homme) est d’environ 1 million de tonnes.

En 2002, elle est de 400 millions de tonnes. On relève environ deux fois plus de cas de cancer en 2012 qu’en 1980. Environ 100000 molécules ont été fabriquées en Europe à l’heure actuelle. Beaucoup d’entre elles sont utilisées dans la vie quotidienne mais sur ce total, on ne connaît les effets que de 3 % de ces molécules, qui ne sont pas toujours positifs. Certaines sont qualifiées de CMR, à savoir d’agents « cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques ». En effet, ces agents peuvent entrainer des mutations de l’information génétique, des cancers ou même influer sur la reproduction.
Certaines parties de l’information génétique ne sont activées qu’en présence de certains facteurs, qui sont appelés facteurs épigénétiques. Ils vont modifier la conformation de l’ADN et ainsi modifier son expression. On parle d’épigénome. L’environnement dans lequel évolue un fœtus est considéré comme un facteur épigénétique : en effet, l’épigénome des enfants naissant par mère porteuse se trouve souvent légèrement modifié selon l’information génétique de la porteuse. On peut presque parler d’un troisième parent. Les facteurs épigénétiques peuvent donc faire apparaître de nouveaux caractères chez les individus, et parfois de nouvelles maladies.
D’autres molécules sont qualifiées de perturbateurs endocriniens. Celles-ci imitent la forme des hormones et prennent ainsi leur place sur les récepteurs spécifiques des cellules, ce qui altère le fonctionnement des cellules concernées. C’est notamment le cas du diabète : le taux de glycémie dépend de la présence de plusieurs hormones. Certaines permettent de faire monter ce taux tandis qu’une seule permet de le faire baisser. Lorsqu’un perturbateur endocrinien vient remplacer cette hormone, le taux de glycémie va donc irrémédiablement augmenter, ce qui provoque le diabète. Les pesticides, l’aluminium et un grand nombre de produits cosmétiques sont considérés comme perturbateurs endocriniens, et il est recommandé de les utiliser avec modération pour limiter les effets sur l’organisme.
Philippe Perrin nous a également informés des risques liés aux maladies auto immunes. Celles-ci sont dues à une mauvaise adaptation de l’organisme à certaines bactéries. Dans nos pays européens, ces maladies sont particulièrement répandues en raison d’une hygiène exagérée. Le corps ne rencontre ainsi que très peu de bactéries et ne peut pas apprendre à s’en protéger. C’est pourquoi il est particulièrement vulnérable face aux bactéries pathogènes. Il est donc bon de développer une bonne hygiène de vie, sans toutefois en abuser, pour permettre à l’organisme de se défendre contre la maladie. Il apparaît que l’accouchement par voie basse permet de protéger l’enfant de ce genre de maladie, car celui-ci est directement mis en contact avec les nombreuses bactéries situées dans le vagin, avant de rencontrer celles du monde extérieur.
De nombreux autres facteurs menacent l’organisme, auxquels il est toutefois plus difficile d’échapper. Ce sont notamment les ondes-radio émises par énormément d’objets de la vie quotidienne, comme les téléphones, la télévision, l’internet. La pollution atmosphérique est, elle aussi, un agent dangereux, car elle fragilise les muqueuses et augmente les effets des agents allergènes. Effectivement, les effets d’un quelconque perturbateur peuvent parfois se combiner avec ceux d’un autre, pour multiplier les dégâts.
Tous ces problèmes environnementaux menacent directement la survie de l’espèce humaine. On constate en effet une forte augmentation de l’infertilité au sein des couples, tout particulièrement de l’infertilité masculine. Les perturbateurs altèrent la qualité du sperme, en limitant ainsi les chances de fécondation dans un couple. De nos jours, un couple sur dix a des difficultés à avoir un enfant, et cette proportion ne cesse d’augmenter chaque année.
On peut expliquer tous ces phénomènes d’augmentation du nombre de cancers, d’infertilité, … par le fait que notre environnement a changé très rapidement durant les derniers siècles, alors que l’organisme humain n’a pas pu s’adapter aussi vite à ces changements

On peut donc en conclure que nous ne sommes pas tous égaux face à la maladie, de par notre patrimoine génétique. Cependant, limiter l’exposition à certains facteurs tels que les ondes téléphoniques, la pollution atmosphérique et autres facteurs épigénétiques ou CMR peut diminuer de façon importante les risques liés à la maladie.

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et de  l’EDD avec Mmes Larcher, Bonolis, Portelli et Lecocq-Hubert.
Pierre-Jean Lorentz , Samuel Voldoire et Gaspard Metge, première S2

Prenez soin de votre génome !

Le mardi 18 mars 2014, les classes de première scientifique ont assisté à la conférence de M. Philippe Perrin, éco-infirmier.

Prenez soin

Il nous a présenté les causes et les effets de la pollution de notre génome. Il réalise de nombreuses interventions visant à sensibiliser le public sur les dangers liés à la dégradation de l’environnement. Ayant une formation à la fois d’infirmier et d’éco-conseiller, il a pu nous mettre en garde sur les perturbations éventuelles de notre génome dues à l’environnement.

Une fois les présentations faites, M. Perrin a donc entamé son exposé en se penchant sur les substances chimiques. Il est vrai que, lorsqu’on nous parle de substances chimiques, la mémoire populaire renvoie souvent aux substances industrielles; or, des substances chimiques peuvent être tout à fait naturelles et d’ailleurs celles-ci sont la plupart du temps inoffensives. En effet, notre organisme est le même depuis l’âge des cavernes ; il a donc été initialement adapté à notre environnement primordial et à ses substances chimiques naturelles. Toutefois, il se révèle que notre environnement actuel est profondément différent de celui de l’homme des cavernes, mettant en œuvre de multiples substances chimiques synthétisées, c’est-à-dire créées par l’homme. Ce sont celles-ci qui présentent un risque pour notre organisme. Lorsqu’on y réfléchit, elles sont présentes dans quasiment tout ce qui nous entoure (nourriture, produits de beauté….), ce qui laisse supposer que nous en sommes forcément imprégnés. Et le nombre de substances synthétiques ne fait qu’augmenter: en 2002, on comptabilisait 400 millions de substances synthétiques, contre 1 million en 1930. Il est aussi important de noter que la France est le deuxième producteur européen et le troisième exportateur mondial de substances chimiques synthétisées, ce qui laisse suggérer que nous sommes d’autant plus concernés. Sur ces 400 millions de substances chimiques synthétiques actuelles, moins d’un quart sont répertoriées, c’est-à-dire que l’on connaît précisément leurs effets sur l’organisme humain, à court et à long termes. Et leurs effets ne sont pas des moindres ; certaines substances sont dénommées CMR, ce qui signifie qu’elles s’avèrent cancérigènes (risques de cancer), mutagènes (altération d’un gène ou d’un chromosome) ou bien reprotoxiques (altération de l’appareil reproducteur), alors que certaines sont répertoriées comme perturbateurs endocriniens. Bien entendu, ces effets ne sont pas systématiques, mais ils existent. Une preuve saisissante de la dangerosité : de 1950 à nos jours, le nombre de spermatozoïdes dans un millilitre d’éjaculat a diminué de plus de la moitié, passant de 100 millions à 49 millions. Plus encore, le nombre de nouveaux cas de cancers par an est alarmant: en 1980, il était de 160 000; 20 ans après, en 2000, le chiffre double. A présent en 2010, il est de 365 000, ce qui représente 1000 nouveaux cas de cancers par jour. Là aussi il est important de préciser qu’une imprégnation d’une substance chimique cancérigène n’induit pas systématiquement un cancer, mais elle en augmente le risque.
Le cancer se déroule en trois étapes. La première se nomme l’initiation cellulaire, ce qui signifie que des lésions du patrimoine génétique apparaissent. Ensuite vient la promotion, qui se caractérise par l’expression de la cellule génétiquement perturbée. Une fois exprimée, la cellule perturbée va se dupliquer: cette étape se nomme la progression. Enfin la perturbation génomique peut se propager dans tout l’organisme : c’est l’invasion. Bien sûr, le traitement à temps du cancer évite cette dernière étape de se produire. De nos jours, 1000 substances chimiques sur les 400 millions existantes sont répertoriées cancérigènes. Parmi elles, de nombreuses nous entourent très fréquemment : les particules fines, le radon utilisé pour le terrassement, le benzène qui se montre un excellent solvant des graisses utilisé dans l’industrie agro-alimentaire notamment, mais aussi comme base de production de styrène, présent dans les emballages alimentaires. On peut aussi y ajouter le E150 D, colorant alimentaire très fréquent, présent notamment dans le Coca-Cola, les bonbons au caramel mais aussi le vinaigre balsamique.
Face aux substances cancérigènes, on oublie bien souvent les perturbateurs endocriniens. Ce sont des substances qui se fixent sur les récepteurs endocriniens à la place des hormones et qui perturbent ainsi le système hormonal. On comptabilise aujourd’hui plus de 800 substances synthétiques considérées comme perturbatrices du système hormonal. Parmi elles, le fameux Bisphénol A (ou BPA), qui a récemment suscité l’attention. De l’emballage à l’impression de tickets de caisse, son large panel d’utilisations l’a fait devenir en 20 ans le produit phare de l’industrie. Cependant, de récentes recherches scientifiques ont démontré que le BPA se révèle être un grave perturbateur endocrinien. Pour éviter cela, une des recommandations de l’Académie de Médecine est qu’il faut réduire tout contact avec les aliments chauds et gras contenus dans les emballages plastiques, et même d’éviter de stocker longtemps et à température élevée les eaux minérales dans des bouteilles plastiques ! Des alternatives sont aussi possibles; par exemple le biberon en verre pour les nourrissons mais aussi la conservation des aliments dans du verre. Hélas, les exemples de perturbateurs du système hormonal ne manquent pas : on peut ajouter les phtalates, contenus dans certains parfums et cosmétiques, qui ne sont qu’autre que des synthèses d’œstrogènes, hormones féminines. Les produits contenant des phtalates sont à bannir chez la fillette car ils engendrent une puberté précoce, de même qu’ils ne devraient pas être utilisés par la femme enceinte.
Toutefois, il faut bien rappeler que, bien souvent, les maladies sont plurifactorielles. Ainsi, cela veut dire qu’elles ne sont pas systématiques, mais aussi qu’il vaut mieux écarter certains facteurs nocifs pour limiter les risques de contracter une maladie. Un polluant en moins c’est une chance de plus de ne pas développer de maladie. Les facteurs sont divers; ils peuvent être environnementaux (mauvaise alimentation, stress, expositions aux polluants, aux substances cancérigènes etc.) ou physiologiques (facteurs épigénétiques, âge). Ainsi, on ne peut pas lutter contre l’âge ni contre la prédisposition génétique, alors autant tenter d’améliorer les facteurs environnementaux. Par exemple, l’activité physique permet de réduire le stress. Quant au téléphone portable, il ne doit pas être transporté dans la poche ou, dans la limite du possible, le côté clavier dans la poche. Les ondes de téléphone portable ont un impact sur les modifications cellulaires des flux de calcium et font osciller les molécules d’ADN, les déforment, voire les cassent, ce qui peut favoriser le risque de cancers. Les aérosols sont à bannir eux aussi. En somme, nous vivons dans un environnement à risques.

Achetez et vivez donc intelligents, car mieux vaut prévenir que guérir, dit-on !

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et d’EDD avec Mmes Larcher, Portelli, Bonolis et Lecocq-Hubert.
Les élèves de la 1ère S1

Cancer et environnement

Cancer et environnement

En mars dernier M. Philippe Perrin, éco-infirmier a donné une conférence à Mongré sur les substances chimiques et leurs effets sur la santé afin de nous sensibiliser aux risques liés à ces substances.

Substances chimiques

Il existe différents types de substances chimiques : naturelles et artificielles.
Les substances chimiques artificielles tels les polluants sont présentes partout dans notre vie et absorbées par notre corps, qui n’est pas toujours adapté à ces produits de synthèse. Par exemple, il ne possède qu’une seule molécule permettant de faire baisser le taux de sucre dans notre sang, l’insuline, et n’est donc pas conçu pour une alimentation sucrée. Cependant, les aliments que nous consommons de nos jours contiennent de plus en plus de sucre, ce qui a un effet négatif sur notre santé, avec l’apparition du diabète de type 2 chez certaines personnes. On peut aussi mentionner l’EDP, un retardateur de flamme présent dans de nombreux objets du quotidien comme les canapés, qui est ingéré par les tissus humains et peut se montrer nocif pour la santé.
Aujourd’hui, l’homme a créé environ 100 000 molécules synthétiques, mais le risque sanitaire de 97% de ces molécules n’a pas été complètement évalué. Nous ne connaissons donc pas leurs effets sur notre santé et ces molécules envahissent pourtant notre quotidien. De plus, en 1930, un million de tonnes de molécules de synthèse ont été produites et 400 millions en 2002, augmentant considérablement les risques pour la santé. Malgré une régulation de cette production en Europe (directive Reach), la France est classée 2ème producteur de substances synthétiques en Europe et 3ème exportateur mondial, ce qui n’est pas pour améliorer la situation.

Effets sur notre corps

Il y a plusieurs agents, c’est-à-dire des substances capables de provoquer une maladie, que l’on peut classer parmi les CMR (Cancérigène, mutagène et reprotoxique) particulièrement dangereux puisqu’ils sont sources de multiples risques sanitaires.

a) Agents cancérigènes

Les agents cancérigènes entrainent une prolifération anarchique des cellules qui échappent alors au contrôle du corps. Ils agissent en quatre phases :
-Phase 1 : l’initiation cellulaire, correspondant à l’altération du code génétique.
-Phase 2 : la promotion, phase de division de la cellule altérée
-Phase 3 : la progression, marquée par de nouvelles divisions des cellules génétiquement modifiées
-Phase 4 : l’invasion, qui correspond à la perte de contrôle des cellules par l’organisme
On compte aujourd’hui 107 agents dont le caractère cancérigène a été scientifiquement prouvé (comme l’amiante, le benzène ou les sources radioactives) et plus de 700 dont on ne connait pas encore véritablement les effets. Ces agents sont classés par intensité de risque grâce à des numéros et des lettres (1, 2A, 2B, 3, 4, …). Ils seraient responsables d’environ 365 000 nouveaux cas de cancers par an en France soit la première cause de décès. La moitié des hommes et un tiers des femmes possèdent un risque plus élevé de contracter un cancer.

b) Agents mutagènes

Ces agents entraînent des mutations génétiques, qui peuvent être à l’origine de cancers si la cellule se divise car l’ADN se conserve lors de la mitose et donc la mutation qui l’a affecté se conserve aussi.

c) Agents reprotoxiques

Ces agents altèrent la reproduction et sont toxiques pour le développement du corps humain de la personne mais aussi de ses descendants. Ils peuvent aussi porter atteinte à la fertilité de l’individu.

Les perturbateurs endocriniens

Ils interfèrent avec les mécanismes hormonaux en se fixant sur les récepteurs destinés à accueillir les hormones et entraînent un dysfonctionnement des systèmes hormonaux. Au nombre de 800, ils sont notamment responsables d’allergies. Parmi eux, on peut citer le bisphénol A présent dans les plastiques (et notamment sur les tickets de caisse) et les parabènes utilisés en cosmétique.

Les maladies et l’épigénétique

On dit que la maladie est un évènement plurifactoriel, puisque plusieurs facteurs peuvent provoquer des maladies :
• La génétique
• Le stress
• L’alimentation
• L’âge
• Les polluants
La multiplication de ces facteurs à l’échelle d’un individu peut se solder par le développement d’une maladie. Il y a donc une nécessité de hiérarchiser les risques et faire attention à son mode de vie car un polluant en moins, c’est une chance en plus d’éviter la maladie.
L’épigénétique est étroitement liée à cette notion de maladie plurifactorielle et désigne l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence ADN. Elle démontre que notre environnement et les événements survenant au cours de notre vie peuvent changer l’expression de nos gènes. Par exemple la méditation peut entraîner une modification des gènes : l’individu se montre alors capable de contrôler l’expression de ses gènes et donc acquérir de nouvelles compétences. Cela peut s’expliquer par l’expression de certaines portions d’ADN inaccessibles pour les ribosomes puisqu’elles sont enroulées et liées entre elles. L’épigénétique est une recherche de réponse à nos incompréhensions actuelles de l’ADN et des multiples expressions possibles d’un gène. Certaines maladies tirent en partie leur origine de l’épigénétique comme le cancer, l’obésité, le diabète de type 2, l’allergie, l’asthme, l’autisme, la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer, et les facteurs exposés plus hauts permettent la fabrication de protéines cancéreuses ce qui explique la meilleure santé de l’individu lorsqu’il s’expose au minimum à ces facteurs.
L’intervenant a fini par nous expliquer que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables entraînent une mise en résonnance de l’ADN favorisant la casse ce qui est à l’origine de risques pour le génome et justifie la réticence de certains scientifiques à l’égard de ces machines.

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et de  l’EDD avec Mmes Larcher, Bonolis, Portelli et Lecocq-Hubert.
Camille JARRY, Anaëlle SARAZIN, Victor LEGER, 1ère S3