Le bruit et la santé

Les Bruits et la Santé

Le 21 mai 2015, Philippe Perrin, un éco-infirmier est venu nous expliquer les conséquences du bruit sur notre santé.

Il nous a d’abord montré comment fonctionne le système auditif. Le son ou les vibrations de l’air entrent dans notre oreille et font trembler le tympan. Cela actionne trois petits os qui amplifient le son : le marteau, l’enclume et l’étrier. Le son passe alors par l’oreille interne, pour finir son trajet jusqu’au cerveau. Celui-ci enregistre le son. Tout cela en une fraction de seconde ! Comme le cerveau enregistre les sons, on a une bibliothèque phénoménale de sons entendus.
Ensuite, P. Perrin nous a expliqué que l’oreille était géniale car :
• elle est miniaturisée ;
• il y en a deux exemplaires ;
• elle fonctionne sans électricité ;
• elle résiste à l’eau, est gratuite et biodégradable !
Puis, il nous a expliqué que les personnes d’environ 40 ans, sont souvent les plus sensibles aux bruits.
Les sons se propagent dans les gaz, les liquides, et les solides et non dans dans l’espace ou le vide. Le cerveau peut nous réveiller s’il perçoit un bruit anormal mais ne nous réveille pas si le bruit est habituel.
Il existe plusieurs maladies liées à l’ouïe comme la surdité ou les acouphènes (maladie provoquant un sifflement permanent dans les oreilles).
Au niveau des chiffres, 80% des Français sont gênés par le bruit, 250 000 réveils sont provoqués par le passage d’une mobylette dans une ville et100 000 plaintes/an sont enregistrées pour cause de bruit.
P. Perrin nous a mis en garde, pour finir, sur la dangerosité des concerts. Si deux personnes doivent crier pour communiquer alors qu’elles sont à 1 mètre de distance, cela signifie que le son est à plus de 85 décibels et que cela peut provoquer des acouphènes. Il a ajouté que pour nous protéger en soirée, en concert ou dans la vie de tous les jours il faut s’éloigner de la source du bruit, aller au calme de temps en temps et surtout, baisser le volume quand on écoute de la musique avec un baladeur.

Marie-Liesse DUFAY

Conférence de Philippe Perrin sur l’eau

Le 5 février dernier, un éco-infirmier est venu faire une conférence de deux heures auprès d’une classe de seconde au CDI. Le thème était l’eau.

Conférence de Philippe
M. Perrin est un éco-infirmier, un des seuls de France. Il est à la fois infirmier et conseiller en environnement. Il met tout en œuvre pour que les personnes en bonne santé le restent.
Tout d’abord, il nous a parlé des sources d’eau. Les principales sources d’eau sont situées en Amérique du Sud, au Canada, en Russie, en Afrique et en Océanie. Cela se comprend par leur situation géographique : leur relief montagneux ou forestier.
Il a ensuite évoqué les volumes d’eau. Sachez qu’il y a 4 300 000 000 milliards de litres d’eau sur Terre : 97% de cette partie sont de l’eau salée et 3% de l’eau douce. L’eau douce est principalement issue des glaciers et des nappes souterraines. Malheureusement on dit que seulement 1% de l’eau douce est accessible contre 99% qui ne le sont pas. En moyenne, un Américain des Etats-Unis, consomme 300 à 400 litres d’eau par jour contre 120 à 150 litres par jour pour un européen, et 20 à 30 litres pour un africain sub-saharien.
Nous avons par ailleurs été informés sur notre consommation d’eau. Le corps humain est constitué, en moyenne, de 66% d’eau. Il a un apport de 2,5 litres d’eau par jour environ mais il en perd la même quantité quotidiennement, sachant que le minimum vital d’eau par jour et par habitant est de 2700 litres* soit 1000 mètres cube. On consommerait en moyenne plus de 10 000 mètres cube d’eau par an et par habitant. Tout ce que l’on consomme provient et est constitué de molécules qui sont elles-mêmes constituées d’eau.
*Cette quantité correspond à la consommation d’eau pour se nourrir, s’habiller, etc.
Il fut aussi question d’eau et d’hygiène. Toutes les 20 secondes, un enfant meurt à cause d’un manque d’hygiène. Ce qui fait un total par an de 1,5 milliards de vies d’enfants qui s’éteignent. On peut regretter que 4,1 milliards de personnes dans le monde n’aient pas accès à une installation sanitaire. Seuls 2,6 milliards de personnes en bénéficient. De plus, 900 millions de personnes boivent une eau insalubre et 3,3 milliards de personnes ne bénéficient pas d’une eau propre, accessible et abordable.
La répartition de l’eau dans le monde :
– 70 à 80% pour l’agriculture ;
– 14 à 20% pour l’industrie ;
– 6 à 10% pour les individus.
La répartition de l’eau en France :
– 58% pour l’énergie,
– 19% pour l’eau potable,
– 14% pour l’irrigation,
– 11% pour l’industrie.

En conclusion, face aux menaces du réchauffement climatique et de la production intensive, on se rend compte souvent trop tard de la valeur de l’eau. Alors préservons- la et économisons- la le plus longtemps possible !

Tristan Ferreira Rocha, 3°8 (stagiaire au CDI)