Les sols agricoles

Le sol joue un rôle de filtration et d’épuration et régule les événements climatiques extrêmes comme les inondations. Il est source de matières premières (sable, argile), contribue à notre environnement physique et culturel (paysage), nourrit les populations, héberge un immense patrimoine génétique et limite l’émission des gaz à effet de serre (Co2, méthane). Ce patrimoine est toutefois menacé. En effet, l’ONU estimait en 2011 que dans le monde, 20 millions d’hectares de sols agricoles sont convertis chaque année pour l’expansion urbaine et industrielle, ce qui représente plus que la surface de terre arable de la France (19 millions d’hectares). En France, entre 2002 et 2009, on a perdu l’équivalent de la surface moyenne d’un département. Cependant, ce processus est en décélération. Il n’empêche qu’il s’agit là d’un phénomène irréversible qui s’effectue à 90% aux dépens des terres agricoles en majorité les plus fertiles, à l’exemple des 2 230 hectares qui ont été attribués à Disneyland dans les années 80.

Les sols agricoles
Pour compenser ces pertes de surfaces agricoles et nourrir une population toujours croissante, l’agriculture cherche à augmenter ses rendements par l’apport de stimulants. L’épandage d’engrais nutritifs (azote, phosphate, potassium) ou d’amendements calcaires (ajout de chaux sur tous les sols agricoles non calcaires) vise à développer les cultures. De même la dispersion de produits phytosanitaires, doit protéger la plante contre les ravageurs et les maladies. Or la mise en œuvre de ces techniques de fertilisation et de protection des végétaux devrait se faire de manière contrôlée et raisonnée, mais ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, par exemple, on retrouve dans les sols, de fortes concentrations de cuivre d’origine agricole en Bretagne et dans les vignobles de toute la France du fait de l’usage de la « bouillie bordelaise » aux vertus anti-mildiou.
De ce fait, on peut se demander comment concilier agriculture et qualité des sols ?
La conciliation de l’agriculture et de la qualité des sols semble, au stade actuel, très compliquée à réaliser et ce pour diverses raisons. Tout d’abord, l’histoire de l’agriculture est liée au mode de consommation de masse (toujours plus et plus beau) et à un manque de sensibilité de la part du consommateur. Ensuite, se rajoutent également des difficultés culturelles, sociologiques et économiques qui ne facilitent pas la reconversion des agriculteurs vers des modes de production plus durables. Ces agriculteurs ne sont pas, par ailleurs, les uniques décideurs de leurs pratiques agricoles : celles-ci dépendent aussi fortement des attentes des acheteurs et des conseils de leurs partenaires professionnels souvent liés à l’industrie chimique. Selon l’INSEE, l’industrie chimique représente 6.2 % du chiffre d’affaires de l’industrie française, et emploie près de 220 000 salariés à temps plein. Il parait donc difficile pour l’économie française d’abandonner totalement la branche de l’industrie chimique liée à l’activité agricole.
Pour concilier agriculture et qualité des sols, on peut imaginer de former et d’informer mieux les agriculteurs par des organismes indépendants, afin que ces agriculteurs deviennent des chefs d’entreprise responsables qui agissent en connaissance de cause de manière raisonnée et prennent également en compte l’entretien du paysage, en plus de la survie de leurs exploitations.
Il est possible d’imaginer de réglementer les pratiques agricoles par des textes et de promouvoir des incitations avec des aides partielles et temporaires. Il faut néanmoins garder à l’esprit que le rythme de l’activité agricole est plus lent que celui des décisions. De nombreux agriculteurs ont déjà changé de pratiques mais essentiellement (et malheureusement) uniquement pour des raisons économiques.
Produire mieux et produire plus, pour nourrir les 9 milliards d’habitants attendus pour 2050, produire des matériaux pour l’énergie et pour la chimie verte, tels sont les enjeux agricoles dès demain. Sans doute les solutions passeront-elles par des changements profonds de mentalités, des modes de consommation et d’une refonte complète des exploitations agricoles qui devront être incitées et responsabilisées pour une production plus respectueuse de l’environnement et de la gestion des ressources (raréfaction du phosphore par exemple).
Quant aux sols, ils recèlent à eux seuls le quart de la biodiversité de la terre : un gramme de sol contient un milliard de bactéries.
Contrairement à ce que disent quelques pédologues médiatiques, les sols ne sont pas « morts », mais il existe de réelles menaces pour la biodiversité. En France, cohabitent des régions où les sols sont en bonne santé et des zones où la situation est plus critique. Va-t-on prendre conscience des futurs risques majeurs comme l’érosion, l’artificialisation, la contamination par des polluants, l’accaparement des terres, la désertification ? Ces questions restent ouvertes et il devient urgent et important qu’elles soient traitées lors de la conférence de Paris sur le Climat fin 2015.

Amandine Chamey, Xénia Lorentz et Nathan Greslin, 1ère S2
Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE.

Les belles limousines

Belles limousines 1

L’élevage écologique permet aux limousines d’être élevées dans de meilleures conditions de vie.


Les limousines

Les bovins sont régulièrement suivis par l’éleveur qui contrôle ainsi les conditions de vie de ses bêtes. Notre éleveur, Mr JOURDAIN, a choisi la race limousine pour son aspect rustique et  son côté robuste. Ses vaches sont uniquement des vaches allaitantes qui sont destinées à la consommation. De plus, il possède des génisses qui sont de jeunes vaches séparées du troupeau,  car elles sont trop jeunes pour mettre bas.

Elles produisent également de l’engrais grâce à leurs déjections qui, une fois séchées, enrichissent la terre.

Belles limousines 2

Les différentes prairies

L’élevage nécessite également d’autres activités comme la production de foin. En effet, l’éleveur cultive la luzerne, une plante légumineuse qui fixe l’azote de l’air avec ses racines ; cette plante est cultivée dans une prairie artificielle. Une prairie artificielle est destinée à la nourriture du bétail pendant l’hiver,  contrairement à la prairie naturelle qui nourrit les bovins à différentes périodes de l’année : le printemps, l’été et l’automne.

Belles limousines 3

Une prairie naturelle est formée de plantes vivaces. En revanche,  lorsque les pluies estivales sont rares, ces prairies sont moins rentables.

Le ramassage des foins, en juillet, est différent selon les prairies. Dans les prairies artificielles, il faut plus de quatre jours de soleil pour que la récolte ne fermente pas et rende les bêtes malades. Ces bottes de paille sont rondes,  contrairement à celles d’une prairie naturelle qui sont rectangulaires. Une botte de paille pèse entre 300 et 500 kg.

Belles limousines 4

Cet élevage est favorable au développement durable, car il contribue à élever des races de vaches anciennes si l’on améliore la qualité de leur nourriture.

ANDRE  Thibault, BOUFFANET  Corentin, CASTAGNO  François, HOERNER  Stéphane. 2nd4

Ce travail a été réalisé lors des cours d’ECJS avec Mlle Martin en collaboration avec Mme Novales (documentaliste)