Protéger, prévenir et respecter.

Protéger, prévenir et respecter.1 

Le 14 novembre dernier, à Mongré a eu lieu la traditionnelle demi-journée de formation des lycéens éco-délégués. Cette formation s’inscrit dans la volonté de sensibiliser les élèves sur les différentes priorités d’un établissement éco-responsable  engagé dans une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). Afin que cette formation soit la plus complète, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) était présente dans les murs de Mongré. Ainsi, Aurélie, intervenante de l’association a pu nous dresser un portrait des principaux enjeux environnementaux de notre région.

Qu’est-ce donc qu’un environnement ?

L’environnement ne se limite pas à notre cadre de vie ou à la nature comme on peut le penser mais se définit également par notre cadre de vie, des éléments objectifs (tels que le temps) ou subjectifs  (tels que les sentiments), par le contexte social et psychologique ou encore, par les éléments abiotiques (non vivants) et biotiques (vivants) qui nous entourent. Autant vous dire qu’il est nécessaire de le préserver car cela nous affecte directement.

AIR

Protéger, prévenir et respecter.2

Aurélie, intervenante de l’association,  nous a exposé dans premier temps le thème de la qualité de l’air dans la région Rhône-Alpes. Saviez vous que notre région est connue pour être la championne de France  dans les émissions de CO2 et la seconde à être exposée aux nuisances sonores ainsi qu’à  la prolifération de l’ambroisie. ? Les principaux polluants étant le monoxyde d’azote et le dioxyde de soufre, ces émissions représentent donc un grave problème de santé publique car cette pollution de l’air touche plus particulièrement les personnes fragiles telles que les enfants et les femmes enceintes.

On observe que l’air est plus pollué à l’intérieur  de nos habitats qu’à l’extérieur en raison des meubles contenant divers produits chimiques (colles, résines, produits d’entretien, etc.). Les personnes deviennent alors plus sujettes aux allergies et à l’asthme. De plus, il est important de bien entretenir nos ventilations ainsi que nos systèmes de chauffage surtout en hiver afin de conserver un air sain pour notre intérieur. La pollution de l’air dans les villes est aussi un problème majeur et des solutions existent telles que le covoiturage, l’utilisation des transports en commun ou dits « doux » (vélo, marche à pied, etc.) afin de réduire la mise en circulation de véhicules.

  EAU

Après le thème de l’air, nous avons abordé  la question de l’eau. En effet, la qualité de l’eau dans le Beaujolais n’est pas des meilleures. Nous avons appris que, dans le classement des eaux les moins bonnes de France, la CAVIL (Communauté d’Agglomération de Villefranche-sur-Saône) arrive dans les premières places.

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Cette mauvaise qualité de l’eau est due aux nombreuses exploitations viticoles et sites industriels chimiques. Les rejets de ces activités se retrouvent dans l’eau, ce qui  la détériore profondément.  On retrouve  ainsi  la présence de pesticides et autres produits chimiques dans les réserves d’eau en plus des traces de médicaments qui échappent aux filtres. Le tout cumulé provoque un « effet cocktail » (mélange de plusieurs produits chimiques) qui constitue un réel risque pour les personnes fragiles.

Pour lutter contre cela, il est nécessaire d’adopter une démarche locale pour inciter les utilisateurs de ces produits à réduire leur usage et limiter leurs rejets.

ONDES

antenne relais

A peine, avons-nous fini de comprendre les risques et les conséquences de nos modes de vies sur l’environnement qu’apparait un nouveau risque jusqu’ alors insoupçonné car invisible à nos yeux et pourtant tout autour de nous, ce sont les ondes. Dans la dernière partie de son intervention, Aurélie nous a fait comprendre que, de nos jours, les ondes étaient présentes partout même dans les campagnes reculées.0r, que savons-nous sur les conséquences à long terme de ces ondes sur notre corps ? Malheureusement, les études faites à ce sujet concluent sur des « risques soupçonnés » mais non suffisants pour interdire cela par principe de précaution.

Il est donc nécessaire de faire des recherches pour comprendre, évaluer les risques réels auxquels nous sommes exposés pour agir de façon  responsable afin de préserver non seulement notre environnement mais également notre capital santé.

Remi Demir TES1, Lucie Karam TES1

Les éco-délégués du collège en stage !

La formation se déroula le jeudi 14 novembre 2013 au CDI, de 13h30 à 15h30 pour les 6ème /5ème et de 15h30 à 17h30 pour les 4ème /3ème.

À la fin de la formation, un goûter nous attendait. Il était constitué de cookies et de jus de fruits biologiques produits en France.

Nous nous sommes installés et les professeurs, Mmes Chapel, Carpentier et Lecocq nous ont expliqué le programme des deux heures que nous allions passer ensemble.

Puis, M. Vincent Claire, gestionnaire, nous a expliqué les éco-gestes mis en place au sein de l’établissement  mais aussi à Villefranche. Nous avons appris que Mongré était chauffé par l’incinérateur d’ordures ménagères de la ville. De plus, de nombreux travaux d’isolation ont été effectués au niveau des fenêtres, permettant ainsi de moins consommer.

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Ensuite, Aurélie, animatrice à la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes Protection de la Nature), s’est brièvement présentée. Nous sommes allés tous ensemble à l’oasis-nature, située près des terrains de sport et nous avons observé ce qui s’y trouvait. L’oasis a été mise en place l’année dernière par les éco-délégués. Ils y ont installé des nichoirs, des tas de pierres et de branches pour les couleuvres et les hérissons ainsi qu’un hôtel à insectes. Les professeurs nous ont expliqué qu’une spirale aromatique allait être installée dans l’Oasis dès 2014 ainsi que deux ruches dans les prochaines années.

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A notre retour au CDI, Aurélie nous a transmis de nombreuses connaissances sur les abeilles et sur leur rôle primordial dans la pollinisation. En effet, 80% des plantes à fleurs sauvages et 70 % des plantes à fleurs cultivées dépendent des pollinisateurs pour se reproduire. Les abeilles, papillons, coléoptères, guêpes, mouches, oiseaux, chauves-souris etc. sont des pollinisateurs. Ces animaux sont attirés par la couleur, l’odeur, le nectar des plantes. Cela dit, les reines de la pollinisation ce sont les abeilles ! Il existe 1000 espèces d’abeilles sauvages en France, 2500 en Europe et 20000 dans le monde. L’abeille domestique n’en est qu’une seule espèce parmi toutes les autres ! L’abeille sauvage est solitaire, elle fait son nid dans la terre ou divers trous et ne produit pas de miel à la différence de l’abeille domestique qui elle, vit en colonie.

Nous nous sommes interrogés sur les causes de leur disparition qui sont nombreuses : elles souffrent de la monoculture, des fauches précoces, de l’artificialisation des sols, des pesticides et de certaines espèces invasives etc.

Enfin, nous avons réfléchi au moyen de les protéger et nous sommes contents, nous autres, éco-délégués à Mongré, de pouvoir contribuer un peu à leur survie grâce à notre actuel oasis-nature et à notre future spirale aromatique.

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Nous avons passé un moment très agréable et instructif.

 

Lucie Decailloz & Kelly Yambogaza

Éco-déléguées de 4ème3

Une Oasis-nature en construction

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Les éco-délégués , tous les vendredis à midi, ont mesuré, scié, cloué, vissé des morceaux de bois afin de réaliser des nichoirs et un hôtel à insectes.

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Ils ont utilisé des chutes, gentiment données par Jérôme Sillans (directeur de la scierie Rossi dans l’Ain) car « rien ne se perd, tout se transforme »,  et quand on est éco-citoyen, on essaye d’être cohérent et de s’inscrire dans une démarche globale. Ainsi, c’est chouette de penser que de vieux bouts de bois, destinés au feu, auront une seconde vie et serviront de maisons pour les oiseaux !

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La barrière qui sert à délimiter notre Oasis-nature a été, elle aussi, construite avec des branches récupérées à la suite d’un élagage par Pierre-Jean Poncet, paysagiste. Elle est composée de bois morts mais aussi de jeunes pousses de saules.

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Reste donc à accrocher les nichoirs dans les arbres. En règle générale, ils sont placés à l’automne afin que les oiseaux les utilisent comme gîtes durant l’hiver mais en mars ou en avril, il n’est pas trop tard. La pose se fait entre 1,50m et 6m de hauteur et il faut diriger, chaque fois que cela sera possible, l’ouverture vers le sud ou le sud-est. Celle-ci ne doit pas être exposée aux vents dominants et elle doit pencher légèrement vers le bas afin d’éviter que la pluie y pénètre.
Dans tous les cas, les nichoirs ne devront pas être exposés toute la journée au grand soleil ou à l’ombre permanente.

Il nous faut également garnir notre hôtel à insectes.

Mais quels matériaux utiliser et pour quels insectes ?

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Comme nous avons suivi une conférence de la FRAPNA et avons bénéficié des conseils d’Aurélie, notre animatrice, nous savons que:

  • la paille pourrait accueillir les jolies chrysopes, dont les larves se nourrissent de bien des parasites : pucerons, cochenilles farineuse, aleurodes (ou mouches blanches), thrips ou œufs d’acariens ;
  • des pots de fleurs retournés et remplis de foin pourraient attirer les perce-oreilles qui aiment les nuisibles comme les pucerons ;
  • des bûches percées deviendront un abri très apprécié de nombreux pollinisateurs bien utiles comme les abeilles et guêpes solitaires, dont les larves se nourrissent de pucerons ;
  • quelques fagots de tiges à moelle, comme le rosier ou le sureau, offriront des abris idéaux pour les syrphes et autres hyménoptères ;
  • des planchettes rapprochées seront bénéfiques pour les coccinelles qui viendront y passer l’hiver. Leurs larves consomment énormément de pucerons ;
  • des briques  et des tiges de bambous serviront d’abri aux osmies, des abeilles solitaires qui pollinisent les premières fleurs des arbres fruitiers, dès le mois de mars.

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Demain, 05 avril, la météo annonce de la pluie mais qu’importe ! Nous nous retrouverons dans le parc afin d’avancer dans la réalisation de notre Oasis. Le temps presse…son inauguration « officielle » est prévue le 15 avril.

C.L

Réflexion sur la mise en place d’une « Oasis-nature » à Mongré lors de la formation des éco-délégués

Réflexion sur la mise en place 1

Pour la première fois des délégués de CM1 et CM2 étaient présents avec notre groupe  le mardi 13 novembre, bienvenue aux primaires !

Dans un premier temps, Vincent Claire – gestionnaire de Mongré- nous a expliqué pour quelles raisons notre établissement était depuis quelques années éco responsable : en effet, à Mongré le papier jeté est recyclé, celui utilisé pour les photocopies provient en partie de pâte à papier recyclé, plusieurs salles ont été rénovées (plafonds refaits et rabaissés, éclairage basse consommation, doubles vitrages, chaises changées pour faire moins de bruit…..), la cantine propose des légumes bio, du pain bio également, le chauffage est produit par la récupération de la chaleur de l’incinérateur…

Dans un deuxième temps, Aurélie, de la FRAPNA (organisme de protection de la nature) nous a présenté l’ »Oasis-nature » grâce à de nombreuses photos, en lien avec l’association Humanisme et biodiversité dont voici le site : Humanite-Biodiversite.fr, que vous pouvez consulter pour en découvrir davantage !

Une « Oasis-nature » est un lieu où l’homme laisse la nature s’installer. Ce projet : créer une « Oasis nature » dans le parc, est celui de Mongré et des éco-délégués pour cette année 2012-2013.

Après avoir pris connaissance du sens du mot biodiversité, elle nous a parlé des foyers pour les oiseaux et les insectes. En effet, les activités humaines rendent de plus en plus rares les sites où les oiseaux et invertébrés peuvent se reproduire (vieux arbres, cavités…) pour maintenir la chaîne alimentaire. Elle nous a montré ensuite les hôtels à insectes contenant de la paille, des briques, des tiges, des petits morceaux de bois… que nous pourrions fabriquer avec différents matériaux naturels ou de récupération.

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Puis elle termina avec la notion de friche : zone laissée sans culture ni pesticide où l’herbe ne sera coupée qu’une fois par an.

La formation s’est conclue avec un goûter (gâteaux, chocolat et jus de fruits) issu du commerce équitable.

Lucie Decailloz et Léa Debize

Matinée de sensibilisation au développement durable pour les éco-délégués du lycée

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Les éco-délégués du lycée ont assisté, le 13 Novembre 2012, à une réunion d’informations.

D’abord, Vincent Claire a présenté la politique environnementale en action dans la gestion de Mongré. Ensuite, une intervenante, membre de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) est intervenue sur le thème de la nature en ville. Cette  problématique a été au préalable choisie et validée par le comité de pilotage des éco-délégués.

Mongré tente depuis plusieurs années de mettre en place une gestion HQE (Haute Qualité Environnementale). Il s’agit d’une démarche, comportant 14 cibles, visant une construction et une gestion des bâtiments plus éco-responsables. Mongré répond à certains de ces critères et fait de son mieux pour améliorer sa politique écologique. On peut donner en exemple : le recyclage des piles, du carton, des papiers, des cartouches d’encre, des ordinateurs etc.

L’établissement répond aussi au critère du choix des produits. Ainsi, on peut désormais voir au menu du self des produits biologiques locaux. Le mobilier scolaire, quant à lui, est peu à peu remplacé par des chaises et des tables répondant aux normes françaises « environnement », c’est-à-dire sans composés organiques volatiles (COV). Prêtez attention aussi à la moquette du self ! C’est elle qui est responsable du confort acoustique et visuel dans notre cantine. En effet, le confort visuel, olfactif, esthétique etc. entre également en ligne de compte dans les normes HQE.

Un autre point sur lequel Mongré travaille activement est la réduction de sa consommation d’énergie. Depuis l’été 2011, le système de chauffage de l’établissement est relié à l’incinérateur de Villefranche s/Saône ; il est donc devenu indépendant de son ancien système de chauffage datant de 1950. On cherche aussi à remplacer l’éclairage actuel par des détecteurs de présences et des éclairages LED, ce qui permettra à terme de réduire la consommation électrique de 25%. Des doubles vitrages sont en cours de pose pour améliorer l’isolation et les salles seront bientôt équipes de régulateurs thermiques.

L’établissement a également pour projet d’installer un « oasis nature » dans le parc à côté du  potager biologique qui a déjà porté ses fruits (au sens propre et figuré!).

Cette année les éco-délégués vont s’investir pleinement dans le projet covoiturage amorcé l’an dernier et vont mener des sondages dans les classes de primaire et maternelle pour mettre sur pied un réseau efficace.

L’aventure écologique continue !

Constance Sagnole, Camille Zaniwiecki, terminale L

La formation des éco-délégués du Collège 2011-2012

Le jeudi 3 novembre 2011 de 15h30 à 16h30, élèves du collège, nous nous sommes rendus à une formation des éco-délégués, première réunion de l’année. Nous sommes arrivés dans le CDI où un goûter bio nous attendait, il y avait des produits issus du commerce équitable.

Le commerce équitable est un commerce assurant un revenu correct aux producteurs des pays du Sud afin de développer leur activité durablement. Ce commerce concerne aujourd’hui les produits alimentaires et artisanaux, mais pourrait s’appliquer aux produits industriels.

D’abord, une intervenante de la FRAPNA est venue nous sensibiliser à la notion d’empreinte écologique. C’est la surface de terrain correspondante produite par la population et répondant aux besoins, activités et assimilations de déchets*. Pour la calculer (travail par 2 sur ordinateur), on évalue quelle surface productive de terre est nécessaire pour obtenir les matières premières, l’énergie et tout  ce que nous consommons. Nous avons obtenu un chiffre qui traduit le nombre de planètes nécessaire si l’ensemble de la population mondiale avait le même mode de vie que nous. Nous, collégiens de Mongré, avons été surpris du constat suivant : nous avons besoin de 2 à 4 planètes.

Dans un deuxième temps, nous avons répondu à des questions, par table de 4. Ces questions portaient :

  • Sur la nourriture : «  je mange des plats surgelés ou en conserve » Réponse : toujours / le plus souvent possible / de temps en temps / rarement / jamais / je ne sais pas ;
  • sur l’habitat : « comment est chauffé votre maison ? » ;
  • sur les moyens de transport : « comment allez-vous au collège ? » ;
  • sur la consommation et la gestion des déchets «  votre famille pratique-t-elle le tri sélectif ? ».

A la fin, selon nos réponses, nous avons obtenu un score, là aussi élevé. Plus il est élevé, moins c’est bon pour la planète.

Enfin, M. Claire, gestionnaire de Mongré, est venu nous expliquer, à l’aide d’un diaporama,  comment est chauffé notre établissement scolaire (incinérateur de Villefranche et chaudière) et nous détailler les actions concrètes d’économie d’énergie (fenêtres, isolations…). Cette présentation rentre dans le cadre d’une démarche HQE **, commencée il y a 3 ans avec le label éco-responsable…

Voilà comment s’est déroulée cette première réunion des éco-délégués du Collège.

* Définition de l’empreinte écologique de William REES, un des pères de ce concept :

« L’empreinte écologique est la surface correspondante de terre productrice et d’écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l’assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète. »

** Démarche HQE (HAUTE QUALITE ENVIRONNEMENTALE) : politique environnementale qui en 14 points permet d’obtenir des bâtiments confortables et respectueux de l’environnement. »

Adama 4°3

Une étude de la biodiversité sur le terrain pour les secondes

 Toutes les classes de seconde se sont rendues sur la commune de Belleville ou plus précisément à la lône de Taponas.

 Cette sortie, avait pour but d’étudier de manière concrète la biodiversité.

Ce mercredi matin, par chance les conditions météorologiques étaient plus qu’idéales pour la saison : ciel bleu et température printanière. Dès l’arrivée au lieu-dit, le guide nommé Basile a plongé tous les élèves dans le monde de la nature en proposant l’observation d’une famille de lièvres à l’aide d’une longue-vue.

Avant de commencer toute sorte d’activité, les principales informations concernant la biodiversité furent exposées par le guide. Il a précisé que le mot biodiversité signifie la diversité de la vie et que celle-ci porte sur quatre domaines : l’écosystème, la population, l’espèce et la génétique.

La sortie était fondée sur l’étude de trois écosystèmes et un écosystème regroupant l’ensemble des relations qui existent entre les êtres et leur milieu. Cinq facteurs interviennent dans l’écosystème :

–           la flore et la faune, qui constituent la biocénose ;

–           le soleil qui a des conséquences sur la température ou la présence de végétaux chlorophylliens avec la photosynthèse ;

–           les minéraux et l’eau disponible (soit seulement 0,3% de l’hydrosphère).

La biocénose est donc l’ensemble des êtres vivants et le biotope est l’espace défini dans lequel vivent ces êtres. Tout biotope doit contenir des caractéristiques répondant aux besoins vitaux des êtres vivants, à savoir : boire, se nourrir, respirer, grandir et se reproduire.

La lône de Taponas était donc l’endroit idéal car cette lône, qui est le bras mort d’une rivière où l’eau est stagnante, regroupait trois différents écosystèmes.

L’étude de la biodiversité s’est donc fondée sur la comparaison de ces 3 écosystèmes à savoir :

–           l’agrosystème ;

–           la ripisylve (c’est-à-dire la formation végétale présente sur les bords d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau) ;

–          la haie.

Dans chacun de ces écosystèmes, nous avons étudié les caractères physico-chimiques, la faune, la flore. Pour cela étaient mis à disposition divers matériels tels que des luxmètres, des thermomètres, des livres sur les fleurs etc.

A la suite de l’étude détaillée de chacun de ces milieux, nous avons déduit que premièrement, les caractéristiques physico-chimiques, la flore et la faune sont propres à chaque écosystème et qu’ un écosystème est unique.  Cependant à lui seul, l’homme peut modifier tout un écosystème. En effet, habituellement, les végétaux chlorophylliens sont issus d’un sol qui leur permet de pousser. Ensuite ces végétaux meurent et enrichissent les sols en devenant de l’humus. Cet humus se transforme ensuite en minéraux qui jouent un rôle important dans l’alimentation des êtres vivants. Or dans le cas de l’agrosystème, en aménageant le territoire, l’homme a bouleversé le développement habituel de l’écosystème. Il n’y a plus d’humus car il est récolté. On le remplace donc par des engrais. En cherchant à n’avoir qu’un seul élément, on élimine toute flore autre que le maïs, par exemple, et par ricochet, la faune. Tout le milieu est donc modifié !

Cependant l’agrosystème n’est pas le seul écosystème à subir les conséquences néfastes de l’activité humaine. La haie, surnommée « corridor biologique » en souffre aussi. En effet, dans ce petit espace la diversité y est très importante mais avec la construction de lignes ferroviaires et les sections de territoires, des populations entières se retrouvent isolées. L’importance de la haie est souvent négligée et par là, la biodiversité également menacée.

Il est donc essentiel de préserver cet écosystème, car la haie est un axe principal dans la protection de la biodiversité ! De plus, il est temps pour l’homme de prendre conscience de la gravité de ses actes et de mettre en place des actions ayant pour objectif la protection de la faune et de la flore dans tous les milieux.

Marie Langin et Joséphine Leconte (2de4)

Cette sortie a été organisée par les professeurs de SVT, dans le cadre de leur programme de seconde.