Origine et exploitation des combustibles fossiles : problèmes liés à leur utilisation

Avant les vacances de Printemps, le mardi 22 avril 2014, la classe de 2°4 a eu la chance d’assister à une conférence sur les combustibles. Celle-ci fut présentée par M. Davide Olivero, géologue, professeur à la faculté de Lyon 1 de Villeurbanne, qui est intervenu pendant 2h.

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Il a commencé par nous expliquer que lorsque l’on parle de combustibles, on pense directement au mot « problème ». En effet, ce sont la plupart du temps des énergies non renouvelables qui polluent fortement (en utilisant ces combustibles, en 2011 la Chine, les Etats-Unis et l’Europe ont rejeté 34 076 327 382 tonnes de CO2) et sont donc néfastes pour l’environnement. Ce renvoi de dioxyde de carbone dans l’atmosphère augmente la production de gaz à effet de serre et donc entraîne une augmentation de la température. D’ici 2100, les hausses de température varieront entre 0,3 et 4,8 °C, ce qui débouchera sur une fonte des glaces et donc la hausse du niveau des mers et océans.
Les combustibles fossiles sont des hydrocarbures, contenant du carbone et de l’hydrogène, ce sont des ressources naturelles localisées parmi les roches sédimentaires du sous-sol. Ils se présentent sous des formes diversifiées : le pétrole, le gaz naturel et le charbon.
M. Olivero nous a expliqué leur formation : de l’accumulation de la matière organique à sa transformation en hydrocarbures, puis leur migration à travers les couches géologiques jusqu’à la formation des gisements exploitables.
Pétrole, gaz naturel et charbon, énergies non renouvelables, représentent 89% de la consommation humaine contre seulement 11% pour les énergies renouvelables comme la biomasse, l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire ainsi que la géothermie, jugés peu efficaces.
Parmi les énergies non renouvelables utilisées par l’homme, on trouve aussi le gaz de schiste, qui est un gaz non conventionnel. Celui-ci est piégé dans les roches sédimentaires et ne subit pas de migration primaire (où des fluides s’échappent de la roche si la pression est suffisante). L’utilisation de ce gaz aux Etats-Unis est actuellement de 14% et selon les études réalisées, celle-ci devrait passer à 45% d’ici 2030. Mais l’’exploitation du gaz de schiste n’est pas sans danger pour l’environnement : pollution des nappes phréatiques, des rivières, nombre important de puits nécessaires et impact sur les paysages…
La croissance démographique entraîne une augmentation de la consommation des énergies non renouvelables. Par exemple, depuis le 1er janvier, 2 572 398 423 tonnes de charbon ont été consommées.
Si celle-ci continue de s’accroître, dans 40 ans, le pétrole, qui représente 32% de la consommation, aura disparu, dans 60 ans le gaz sera épuisé et dans 120 ans il n’y aura plus de charbon. En résumé, d’ici un siècle, toutes les énergies non renouvelables seront épuisées si leur utilisation continue d’augmenter. De plus, en brûlant ces énergies on renvoie du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ce qui modifie le cycle du carbone. Cela entraine une forte pollution, qui débouche sur un dérèglement climatique portant fortement atteinte à la faune et la flore.

C’est pour toutes ces raisons qu’il est indispensable de mettre en place des systèmes écologiques tournés vers le développement durable si nous voulons protéger notre planète.

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de SVT (A. Portelli) dans une démarche d’éducation au développement durable (EDD).
La classe de 2nde4

Les dangers du gaz de schiste


L’article du journal Le Monde du 22.04.2011 intitulé »Le gaz de schiste, entre Eldorado inespéré et désastre annoncé » et celui du journal Libération du 10.05.2011 tentent tous les deux de faire plutôt neutre sur ce que l’on sait (ou que l’on ne sait pas) sur le gaz de schiste. En effet, ces articles ont pour finalité de nous rendre claires les grandes controverses autour de ces nouveaux hydrocarbures.

« Fracture du gaz de schiste » de Libération, consacre son article à de grandes questions, telle que la proposition de loi du président du groupe UMP, Christian Jacob, visant à interdire l’exploration et l’exploitation de ces hydrocarbures et sur son impact qui, pour l’auteur, ne fera pas office d’ « un cessez le feu ». En effet, l’article 2, prévoyant l’abrogation pure et simple des permis de recherches a été remanié. Selon la nouvelle formulation, les titulaires de permis devront préciser « dans les deux mois » la technique utilisée. S’il s’agit de la fracturation hydraulique, les permis seront abrogés. Les socialistes proclament donc que cette proposition de loi n’est pas assez astreignante et  ferme, et qu’ils ne voteront pas en faveur de cette loi.

De plus, l’article pose les enjeux économiques et environnementaux qui animent ce débat et sur la position des industriels sur le gaz de schiste.

Pour ce qui en est de l’article du Monde «  le gaz de schiste, entre Eldorado inespéré et désastre annoncé »,il s’attarde plus sur les problèmes qu’engendrait l’utilisation prolongée de ce gaz de schiste, et nous apprend donc quels sont les effets néfastes sur l’environnement, mais aussi sur notre économie. Ce texte commence donc par un résumé qui nous renseigne sur le début de cette polémique, et sur l’estimation d’une nouvelle ressource dite « à quantité énorme ». Cet argument est affirmé par des estimations de l’Institut français du Pétrole.

D’autre part, le texte fait, de manière explicite, deux parties distinctes. La première annonce les enjeux stratégiques du gaz de schiste et les progrès technologiques qui ont permis de réduire considérablement les coûts de production des gaz de schiste, ce qui pour le Monde pourrait être un bénéfice économiquement. Seulement, le journal ne néglige pas les inconvénients majeurs de l’extraction, désastreuse pour l’environnement et les populations riveraines, de ces hydrocarbures, et donc des problèmes environnementaux qu’engendre l’utilisation de cette énergie. En outre, il consacre quelques lignes aux problèmes qu’engendrait l’exploitation future du gaz de schiste, sur la santé des populations, qui seraient en lien direct avec les eaux qui auraient été en présence de ce gaz.

Pour ce qui en est de l’article, « le gaz de schiste contesté avant l’interdiction », le Nouvel Observateur du 10.05.2011 oriente plus son article sur les réactions négatives de plusieurs centaines de personnes, qui ont manifesté mardi à Paris, pour protester contre l’exploitation des gaz et huile de schiste en France au moment où l’Assemblée Nationale s’apprête à interdire partiellement cette pratique. De plus, la revue dédie son article à des paroles de plusieurs personnes politiques, comme Lionel Jospin, et la sénatrice de Montreuil, Dominique Voynet. Cet article exprime un sentiment péjoratif, défavorable et dépréciatif sur cette technologie, même s’il est implicite. Le journal finit son article sur une ouverture concernant la proposition de loi qui devrait être examinée par le Sénat le 1er juin et qui sera, sans aucun doute, une première étape dans l’interdiction de cette nouvelle technique, et qui peut être atténuera la polémique autour de celle-ci.

Tiana Mureau, Marie Pirri-Butraud et Rebecca Michel.

Cette revue de presse a été réalisée au CDI dans le cadre des A.P de seconde.