Une Oasis-nature en construction

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Les éco-délégués , tous les vendredis à midi, ont mesuré, scié, cloué, vissé des morceaux de bois afin de réaliser des nichoirs et un hôtel à insectes.

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Ils ont utilisé des chutes, gentiment données par Jérôme Sillans (directeur de la scierie Rossi dans l’Ain) car « rien ne se perd, tout se transforme »,  et quand on est éco-citoyen, on essaye d’être cohérent et de s’inscrire dans une démarche globale. Ainsi, c’est chouette de penser que de vieux bouts de bois, destinés au feu, auront une seconde vie et serviront de maisons pour les oiseaux !

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La barrière qui sert à délimiter notre Oasis-nature a été, elle aussi, construite avec des branches récupérées à la suite d’un élagage par Pierre-Jean Poncet, paysagiste. Elle est composée de bois morts mais aussi de jeunes pousses de saules.

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Reste donc à accrocher les nichoirs dans les arbres. En règle générale, ils sont placés à l’automne afin que les oiseaux les utilisent comme gîtes durant l’hiver mais en mars ou en avril, il n’est pas trop tard. La pose se fait entre 1,50m et 6m de hauteur et il faut diriger, chaque fois que cela sera possible, l’ouverture vers le sud ou le sud-est. Celle-ci ne doit pas être exposée aux vents dominants et elle doit pencher légèrement vers le bas afin d’éviter que la pluie y pénètre.
Dans tous les cas, les nichoirs ne devront pas être exposés toute la journée au grand soleil ou à l’ombre permanente.

Il nous faut également garnir notre hôtel à insectes.

Mais quels matériaux utiliser et pour quels insectes ?

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Comme nous avons suivi une conférence de la FRAPNA et avons bénéficié des conseils d’Aurélie, notre animatrice, nous savons que:

  • la paille pourrait accueillir les jolies chrysopes, dont les larves se nourrissent de bien des parasites : pucerons, cochenilles farineuse, aleurodes (ou mouches blanches), thrips ou œufs d’acariens ;
  • des pots de fleurs retournés et remplis de foin pourraient attirer les perce-oreilles qui aiment les nuisibles comme les pucerons ;
  • des bûches percées deviendront un abri très apprécié de nombreux pollinisateurs bien utiles comme les abeilles et guêpes solitaires, dont les larves se nourrissent de pucerons ;
  • quelques fagots de tiges à moelle, comme le rosier ou le sureau, offriront des abris idéaux pour les syrphes et autres hyménoptères ;
  • des planchettes rapprochées seront bénéfiques pour les coccinelles qui viendront y passer l’hiver. Leurs larves consomment énormément de pucerons ;
  • des briques  et des tiges de bambous serviront d’abri aux osmies, des abeilles solitaires qui pollinisent les premières fleurs des arbres fruitiers, dès le mois de mars.

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Demain, 05 avril, la météo annonce de la pluie mais qu’importe ! Nous nous retrouverons dans le parc afin d’avancer dans la réalisation de notre Oasis. Le temps presse…son inauguration « officielle » est prévue le 15 avril.

C.L

Réflexion sur la mise en place d’une « Oasis-nature » à Mongré lors de la formation des éco-délégués

Réflexion sur la mise en place 1

Pour la première fois des délégués de CM1 et CM2 étaient présents avec notre groupe  le mardi 13 novembre, bienvenue aux primaires !

Dans un premier temps, Vincent Claire – gestionnaire de Mongré- nous a expliqué pour quelles raisons notre établissement était depuis quelques années éco responsable : en effet, à Mongré le papier jeté est recyclé, celui utilisé pour les photocopies provient en partie de pâte à papier recyclé, plusieurs salles ont été rénovées (plafonds refaits et rabaissés, éclairage basse consommation, doubles vitrages, chaises changées pour faire moins de bruit…..), la cantine propose des légumes bio, du pain bio également, le chauffage est produit par la récupération de la chaleur de l’incinérateur…

Dans un deuxième temps, Aurélie, de la FRAPNA (organisme de protection de la nature) nous a présenté l’ »Oasis-nature » grâce à de nombreuses photos, en lien avec l’association Humanisme et biodiversité dont voici le site : Humanite-Biodiversite.fr, que vous pouvez consulter pour en découvrir davantage !

Une « Oasis-nature » est un lieu où l’homme laisse la nature s’installer. Ce projet : créer une « Oasis nature » dans le parc, est celui de Mongré et des éco-délégués pour cette année 2012-2013.

Après avoir pris connaissance du sens du mot biodiversité, elle nous a parlé des foyers pour les oiseaux et les insectes. En effet, les activités humaines rendent de plus en plus rares les sites où les oiseaux et invertébrés peuvent se reproduire (vieux arbres, cavités…) pour maintenir la chaîne alimentaire. Elle nous a montré ensuite les hôtels à insectes contenant de la paille, des briques, des tiges, des petits morceaux de bois… que nous pourrions fabriquer avec différents matériaux naturels ou de récupération.

Réflexion sur la mise en place 2

Puis elle termina avec la notion de friche : zone laissée sans culture ni pesticide où l’herbe ne sera coupée qu’une fois par an.

La formation s’est conclue avec un goûter (gâteaux, chocolat et jus de fruits) issu du commerce équitable.

Lucie Decailloz et Léa Debize

Le recyclage textile

Le recyclage textile est, contrairement à ce que l’on croit, étendu sur divers secteurs.  Nous allons  présenter le recyclage démuni de son masque…

Voyons ce qu’est le recyclage industriel.

Des entreprises récupèrent les textiles que nous jetons à la benne (vêtements, serviettes, etc.). Elles les trient selon la matière et la couleur (Il faut savoir que certains textiles ne se recyclent pas comme le satin), ensuite elles les font fondre, effilent les tissus délicats…puis vous retrouvez votre tee-shirt bleu marine sous la forme d‘une ravissante bâche de piscine !

Moins connu,  le recyclage social du textile nous concerne tous de plus près que le recyclage industriel qui peut paraître distant.

Par définition le recyclage permet une nouvelle utilisation d’un bien (papier, verre…). Lorsque nous donnons des vêtements à des associations telles Emmaüs, Oasis, nous offrons une nouvelle vie aux textiles, à l’instar de tout autre objet recyclé. Afin d’approfondir nos recherches, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec une personne travaillant à Oasis.

Voici l’interview:

Où sont récoltés les vêtements que vous revendez ?

Salariée de l’Oasis: Les donateurs déposent tout ce qu’ils ne veulent plus, directement à Oasis.

– Y a-t-il un tri dans les vêtements reçus ?

– Oui mais il n’est pas très élaboré. Nous trions les vêtements et accessoires revendables et éliminons ceux qui sont trop usés ou démodés.  Enfin, nous séparons les vêtements d’hiver de ceux d’été que nous stockons selon la saison. Ce n’est pas comme Emmaüs qui trie par nature du textile, couleurs…Nous donnons également des couvertures aux associations pour les plus démunis et des vêtements pour le théâtre.

– Quelles démarches entreprenez-vous après le tri ?

– Nous vendons les vêtements récupérés. Ces sont de très petits prix : il y a des pantalons à 1,90 euro. Nous ne faisons pas  donations de vêtements, excepté pour le théâtre.

– Combien de kilogrammes de vêtements recevez-vous chaque année ?

– Nous recevons aux environs de cent-quatre-vingt tonnes par an.

Quels intérêts tirez-vous de cette démarche ?

– C’est une contribution au développement de l’association. Nous ne jetons pas, donc nous participons au recyclage. C’est le thème majeur de cette action. Nous faisons bénéficier les familles qui n’ont pas de grands moyens. Cela permet une activité supplémentaire pour Oasis et grâce à cela, trente hommes ont un emploi.

– Votre travail est rémunéré,  mais y a-t-il des bénévoles dans l’association ?

– C’est un travail d’insertion pour plusieurs personnes. Nous sommes sept salariés et une trentaine d’hommes touchent un pécule. Beaucoup de personnes participent bénévolement.

– Personnellement,  qu’est-ce que cette activité vous apporte ?

– Pour moi c’est un travail mais heureusement que les bénévoles aident.

Vos vêtements ne deviennent plus une ravissante bâche de piscine bleue mais servent à d’autres familles moins aisées. C’est une manière de recycler beaucoup plus généreuse. C’est agréable de penser que nos vêtements préférés seront réutilisés tels quels et donc resserviront à d’autres. C’est une raison plutôt sentimentale de favoriser cette forme de recyclage !

Esther GRESLIN avec Laura LEROUX et Soukina KHAZZAR 2nde2

Dans le cadre de l’ECJS, les élèves ont réalisé des recherches documentaires, visité une usine de recyclage du plastique opaque, écrit des articles pour Vert  Mongré et réalisé des œuvres à partir de déchets. Ce travail interdisciplinaire  a été orchestré par N. Mergoux (ECJS), C. Blanc (Français), C. Giraud (Arts plastiques) et C. Lecocq-Hubert (Documentation)