Une nouvelle mention sans OGM

Sans sucre, sans parabène et bientôt… sans OGM !
En effet, comme l’explique le quotidien 20 Minutes, un décret permettant de mentionner l’absence d’OGM sur les aliments a été signé et publié au Journal officiel le mardi 1er février par le ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet et le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire.
Les mentions « sans OGM », « nourris sans OGM » et « issu d’animaux nourris sans OGM » devraient donc apparaître plus largement sur les produits alimentaires dans les rayons de la distribution, conclut le magazine Le Point. Cette règle d’étiquetage facultative entrera en vigueur dès le 1er juillet 2012. L’hebdomadaire ajoute que la nouvelle réglementation s’appliquera principalement aux ingrédients d’origine végétale, animale ou apicole (à condition que le miel en question provienne de ruches situées à plus de 3 km de cultures génétiquement modifiées). On précisera « nourri sans OGM (0,1 %) », c’est-à-dire avec une teneur en OGM par contamination limitée à 0,1 %, ou « nourri sans OGM (0,9 %) ». Le magazine rappelle que pour les produits d’origine végétale, des étiquettes « Sans OGM » pouvaient déjà être utilisées pour les pousses de soja et pour le maïs depuis 2004, grâce à une circulaire de la Direction de la répression des fraudes.

Les Echos se félicite de cette nouvelle mesure qui en dira beaucoup plus aux consommateurs que celles édictées en 2004 par Bruxelles, muettes quant à la présence d’OGM dans les aliments utilisés pour l’élevage. Le Mondeprécise que si les consommateurs européens rechignent à mettre dans leur assiette des produits modifiés génétiquement, il n’en est pas de même des élevages dans lesquels les producteurs font largement appel à du soja transgénique pour nourrir les animaux.
Cette présence indirecte et cachée des OGM est confirmée par Greenpeace comme le rapporte la Dépêche du Midi. L’organisation explique par exemple que le soja importé d’Amérique du Sud et d’Amérique du Nord qui est utilisé dans l’alimentation du bétail est majoritairement OGM. Ainsi, en l’espace d’une dizaine d’années, les OGM ont été massivement et indirectement introduits dans notre alimentation.

La nouvelle mention est accueillie très favorablement. Dans Les Echos, les associations de consommateurs telles que l’UFC-Que Choisir ou encore l’association CLCV se félicitent, en expliquant qu’après quatorze ans d’attente les consommateurs vont enfin pouvoir identifier sans ambiguïté la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et les autres aliments provenant d’animaux nourris sans OGM. Elles qualifient la mesure d’avancée pour l’information et la liberté de choix des consommateurs. Les ONG se réjouissent également et pensent que la nouvelle disposition devrait influer sur l’importation de soja OGM.

Le Monde rappelle que certains n’ont pas attendu le décret pour apposer le label sur leurs produits. Carrefour en a fait un argument marketing depuis octobre 2010 en étiquetant près de 300 produits à la marque distributeur d’un rond vert avec la mention « nourri sans OGM ». Le quotidien cite Sandrine Mercier, directeur du développement durable de Carrefour France qui signale une progression des ventes significative pour les œufs, le veau et le jambon. Les industriels du poulet comme Duc ou Loué ou du saumon comme Labeyrie se sont aussi préparés à l’étiquetage « sans OGM » se félicite également le quotidien.
Même si les autres grandes enseignes n’ont pas encore emboîté le pas à Carrefour comme l’indique Femme Actuelle, on peut s’attendre, raisonnablement à une évolution rapide dans ce sens.

Tabouret Jules (2nde6), Battiston Arthur et Danaguezian Thibault (2nde5)

Cette revue de presse a été réalisée au CDI dans le cadre des A.P de seconde.

La campagne choc de FNE, à la veille du salon de l’agriculture pour dénoncer l’agriculture productiviste

 A trois jours du Salon de l’Agriculture, la campagne d’affichage choc de France Nature Environnement (FNE) fait réagir jusque dans les rangs du gouvernement comme nous l’indique Le Figaro, Le Monde et Libération (mercredi 16 février).

Tout d’abord, les trois journaux cités ci-dessus rappellent bien le contexte de cette campagne et insistent par conséquent sur l’aspect provocateur de cette dernière. En effet, il est important de préciser que cette campagne a lieu à la veille de l’ouverture du Salon de l’Agriculture à Paris, qui se voulait comme nous le précise le quotidien Le Figaro, respectueux de l’environnement.

Le Monde et Libération ont choisi d’écrire leur article sous forme d’interview, mais avec deux personnes dont les points de vue sont totalement opposés : Bruno Genty, le président de la FNE pour Libération et Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, pour Le Monde. Néanmoins, les réponses aux questions de ces personnes peuvent être complémentaires. Ainsi, Le Monde cite les paroles du ministre :« La campagne de FNE, je pèse mes termes, est un scandale et une provocation », a dit mercredi le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, à l’Assemblée nationale. « Quand est-ce que nous cesserons dans notre pays d’accabler les agriculteurs de tous les maux de notre société ? » s’est-il interrogé devant les députés. Les agriculteurs et le gouvernement français font, a-t-il dit, beaucoup d’efforts « pour concilier agriculture et environnement ».
Libération, quant à lui, interviewe le président de ces associations, qui va se défendre à la suite des paroles de Bruno Le Maire et des différentes plaintes qu’il a reçues.  « Le but de cette campagne était de toucher le plus de monde possible. Si les affiches avaient été plus nuancées, on aurait seulement touché une population déjà convaincue, alors que là ça frappe le grand public. On nous dit que c’est choquant, mais nous nous sommes autocensurés pour ne pas insulter la profession agricole. Et l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) nous a demandé quelques modifications ».

De plus, ce même journal rappelle que la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko- Morizet, a pour sa part défendu « le droit d’expression » des associations environnementales, estimant que « c’est un principe fondateur du Grenelle de l’environnement ». « FNE a choisi d’affirmer ses inquiétudes sur un certain modèle agricole avec des visuels un peu choc. C’est un style contemporain qu’on trouve dans d’autres campagnes de communication, y compris dans certaines campagnes de communication de l’Etat », a-t-elle déclaré à l’AFP.

De son côté, le quotidien Le Figaro n’a pas de point de vue, contrairement aux des autres qui ont choisi d’interviewer deux personnes stratégiques lors de cette campagne. Le Figaro n’a donc décidé que de décrire, à l’aide des différentes légendes données par FNE, les différentes affiches qui ont créé la polémique et de ne pas porter de jugement. Ainsi, il semblerait que c’est le fumier issu des élevages de porcs trop nombreux, qui, drainé jusqu’aux côtes par des affluents, déclenche une prolifération d’algues vertes d’où l’affiche ci dessous.

La fédération propose un gel du cheptel et un renforcement du contrôle des épandages.

Il rappelle aussi que différents organisations ont porté plainte contre l’association, notamment la Bretagne, qui a porté plainte pour atteinte à son image à la suite d’ une affiche où l’on distinguait clairement les côtes bretonnes tournées au ridicule (en référence au slogan « Bonnes vacances » malgré toutes les algues).


L’association interprofessionnelle du bétail et des viandes, se dressait quant à elle contre une affiche présentant des tranches de bœuf estampillées «100% naturel» surmontée de l’accusation «Gros menteur ».

FNE réclame, en effet, l’étiquetage des viandes issues d’animaux nourris aux OGM. De son côté, Marc Pagès, responsable du secteur bovin, a fait valoir que son secteur avait «une position plutôt favorable à un tel étiquetage».

Néanmoins, le journal s’indigne quand même contre le fait que certaines affiches n’ont pas reçu de demande d’interdiction : l’une des plus marquantes met en scène un homme avec un épi de maïs pointé sur sa tempe en guise de révolver sous le slogan «C’est sans danger».

Mais alors, « avec qui France Nature Environnement peut-elle dialoguer efficacement ? » s’interrogent tous les journaux cités.  Seul Libération semble apporter une réponse concrète contrairement aux autres journaux qui ont préféré contourner la question. Ainsi, ce même journal suggère de négocier avec les pouvoirs publics et propose même plusieurs solutions comme aider les agriculteurs qui ont une pratique de l’agriculture moins intensive.

Tous les journaux se rejoignent toutefois sur le même point : les problèmes environnementaux sont aussi économiques.

Aurélien Soccard 2de 7

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste

OGM, j’en veux pas

Depuis 1996,  les multinationales de l’agrochimie et les Etats-Unis tentent par tous les moyens d’imposer des organismes génétiquement modifiés à la planète entière. Si leurs bienfaits restent à démontrer, leurs risques potentiels sont eux, de plus en plus palpables : diminution de la biodiversité, toxicité sur certains insectes et allergies.

« OGM,  j’en veux  pas » est le slogan de la nouvelle campagne anti OGM (Organisme Génétiquement Modifié), organisée par l’association Greenpeace. Ce groupe mène des actions afin de démontrer l’effet néfaste des OGM. Arrivera-t-il à démentir nos idées reçues ?

Qu’est ce qu’un OGM ?

Un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant (plante ou animal) dont on a modifié artificiellement le patrimoine génétique.

Quelles plantes sont ainsi modifiées ?

Quatre plantes GM sont cultivées en quantités significatives : Le soja (60% du total des cultures OGM), le maïs (24%), le coton (11%) et le colza (5%). Du riz et du blé transgéniques pourraient bientôt être commercialisés en France, ce qui est déjà le cas aux Etats-Unis. Cependant plus de 80% des OGM cultivés sont destinés à nourrir les animaux. Pourtant, ils s’introduisent dans la chaîne alimentaire humaine par le biais de l’alimentation animale.

Les OGM sont-ils dangereux pour notre santé ?

En réalité, on n’en sait rien ! Aucun système de traçabilité n’a été mis en place : impossible de savoir qui mange des OGM et qui n’en mange pas, donc d’étudier les conséquences de la consommation de produits transgéniques. Cependant, plusieurs études récentes pointent des risques potentiels. Par exemple, l’ingestion de soja transgénique par des souris induisait des modifications dans les noyaux des cellules du foie. Ou bien, d’autres études ont montré que des rats nourris pendant 90 jours avec du maïs MON863, présentent des anomalies au foie, aux reins et au sang qui pourraient être des signes de toxicité. C’est pourquoi Greenpeace  pense qu’il faudrait appliquer le principe de précaution et refuser que les OGM soient cultivés en plein champ.

Est-il possible de séparer les filières OGM et non OGM ?

Non ! Les cultures en plein champ contaminent inévitablement les champs des autres agriculteurs qui ne souhaitent pas faire d’OGM, que cela se fasse par les semences, le pollen, les moissonneuses ou dans les silos… Il est donc impossible de maintenir deux filières parfaitement étanches !

Cela signifie que nous ne sommes pas apte à savoir si l’on consomme des OGM ou non. En Europe, il n’existe que quelques produits contenant des OGM, pourtant, nous en consommons des millions !

Il est tout de même possible d’avoir des indications sur la présence ou non d’OGM dans notre alimentation  grâce au label AB (Tous les produits biologiques n’en contiennent pas) ou grâce à l’inscription «  sans OGM » sur les emballages.

Pour en savoir plus : http://www.greenpeace.org/france/

Les OGM permettent-ils d’améliorer les rendements des agriculteurs et d’utiliser moins de pesticides ?

Aucune étude sérieuse ne prouve que les OGM permettent d’améliorer les rendements. Certes ils ont augmenté dans certains pays  la première année, cependant, ils ont fortement diminué par la suite. Dans d’autres, ils sont égaux ou inferieurs. Les OGM ne sont pas « fabriqués » pour augmenter les rendements, mais pour résister aux insectes ou aux herbicides. Cependant, on a remarqué qu’aux Etats Unis ou en Argentine, les quantités de pesticides utilisées ont augmenté avec le développement des cultures de soja transgénique. En effet, avec une plante résistante à un herbicide  comme le soja Round Up Ready, l’agriculteur peut en pulvériser tout au long de la croissance… Et donc, au final, en mettre beaucoup plus !

Pourquoi les OGM ne sont-ils pas LA solution  pour résoudre le problème de la faim dans le monde ?

La recherche en matière de biotechnologies agricoles est entre les mains des entreprises qui sont avant tout à la recherche de clients solvables. Elles ne mènent quasiment aucun programme pour répondre aux besoins des pays les plus pauvres. La faim est avant tout un problème politique et économique. Pour lutter contre les famines et faire face à l’augmentation de la population, il faut d’abord garantir l’accès à la terre, mieux organiser les marchés locaux, ou investir dans la recherche de plantes traditionnelles.

En conclusion

Les cultures transgéniques couvrent aujourd’hui 125 millions d’hectares. La firme Américaine Monsanto est de loin le leader des quatre firmes multinationales. Elle vend plus de 90% de la totalité des semences OGM au niveau mondial.

Steiner Estelle, Torriero Elodie, Miquel Antoine et Pereyron Clara (1S3).

Ce travail a été réalisé lors des séances d’ECJS avec Mme Lecocq Hubert.

La Pomme de terre O.G.M. autorisée dans l’U.E.

Le 2 mars 2010, la Commission européenne,  par la voix du commissaire à la Santé et à la Politique des consommateurs, John Dalli, nous apprend à Bruxelles qu’elle a décidé d’autoriser la culture de la pomme de terre transgénique qui s’appelle Amflora et qui a été créée par le groupe allemand BASF.  Libération du 2 mars 2010 nous apprend que la pomme de terre est destinée à l’usage industriel pour son amidon et à l’alimentation animale, car elle est renforcée en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier. Elle contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques et donc beaucoup de personnes s’inquiètent des risques de dissémination du gène sur les autres plantes dans la nature. Mais la Commission a aussi autorisé la culture de plusieurs variétés du maïs MON 863 de la firme Monsanto, qui est particulièrement critiquée en France et en Italie. La dernière fois que la Commission européenne avait autorisé une culture remonte à 1998, il y a 12 ans, avec le maïs OGM (Organisme Génétiquement Modifié) de Monsanto, le MON 810. Cependant, la Commission européenne essaie de nous rassurer en disant que chaque État est libre d’autoriser ou non la culture de cet OGM  et  aussi que l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) a jugé que la pomme de terre ne posait pas de problème pour la santé même si elle contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques. Toutefois, les défenseurs de l’environnement estiment que les avis de l’AESA doivent être pris avec précaution.

Le Monde du 2mars 2010, quant à lui, retransmet ce que disent certaines personnalités. Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, la décision de la Commission est une mauvaise nouvelle et elle demande au gouvernement de ne pas l’appliquer car on ignore les conséquences que les OGM pourraient avoir sur l’organisme. José Bové demande à la Commission d’« entendre enfin les citoyens qui ne veulent pas d’OGM ».

En Autriche, le gouvernement a indiqué qu’il interdirait ce produit .En Italie, le ministère de l’agriculture, Luca Zaia, est également contre la culture de cet OGM.

GÖZCÜ Hüseyin

Que mange-t-on réellement ?

Aujourd’hui en France, on mange ce que l’on nous vend. Mais cela est-il toujours bon pour la santé?

C’est ce qu’ont essayé de savoir plusieurs élèves éco-délégués (Anthony Dupont, Baptiste Jacquiller-Tambrun et Lux Mallaurie 2de4), dans le but de sensibiliser les gens sur ce qu’ils achètent et mangent, grâce à leur stand : «Que mange-t-on?».

Après une étude personnelle, ils ont pu en déduire que la plupart des aliments achetés en grande-surface proviennent de pays étrangers. Ceux-ci ont donc suscité un transport plus ou moins conséquent, et ainsi l’utilisation de carburants à base d’énergie fossile non renouvelable : le pétrole (Ouille pour le réchauffement climatique !)

L’achat de ces produits est donc indéniablement en contradiction avec l’éco-responsabilité que cette journée du 6 avril essaye de prôner.

De plus, des différences de produits selon les pays sont très visibles. En effet, en France, la consommation d’OGM est de 5%, contre 50% aux États-Unis. Soyez rassuré si vous êtes anti-OGM, car sur chaque boîte de produit est obligatoirement indiqué (de façon plus ou moins visible…) si celui-ci en contient. Les élèves ont ensuite cherché la comparaison en termes de coût. Les aliments de saison reviennent au total moins cher pour une qualité souvent semblable voire meilleure. Et acheter des produits de saison évite les importations, cela est donc éco-responsable.

Après toutes ces informations, la question reste la même : sommes-nous prêts à changer nos habitudes alimentaires ?

Carole Aguilera,  élève journaliste à la journée du 6 avril