La pollution de la mer Méditerranée.

D’ après le monde du 30/12/2010 « 250 milliards de fragments de plastique polluent la Méditerranée ». Ce qui sont des déchets minuscules avalés par les planctons eux-mêmes mangés par les poissons et qui pourraient finir dans nos assiettes .La valeur extrapolée de déchets serait d’environ 500 tonnes pour la mer Méditerranée.

Des micro- fragments de plastique.

Libération du 30/12/2010 estime que les mers et océans sont en danger. Le journal compare les 500 tonnes de micro-fragments de la mer méditerranée aux 1100 tonnes que contiendrait un gigantesque tourbillon formé de courants marins dans l’Atlantique. Autrement dit l’océan Atlantique serait 2 fois plus pollué que la mer Méditerranée.

De plus, l’océan Pacifique est lui aussi très touché. L’Express du 20/12/2010 le qualifie de « Poubelle flottante » et affirme que  cet océan contient 1 million de déchets non biodégradables au kilomètre carré dont 80% d’origine terrestre.

L’essentiel du commerce passe par la voie des mers et il existe des zones d’accumulation où de nombreux animaux périssent par ingestion de plastique.

Selon Greenpeace, 267 espèces seraient ainsi touchées.

La tortue en est un exemple car chaque année des tortues meurent d’étouffement après avoir ingéré des sacs en plastique qu’elles confondent avec des méduses.

Une méduse

Des éthologues ont noté que des animaux marins ingèrent une trentaine d’objets en plastique contre une douzaine dans les années 1980. On peut donc en conclure que les espaces marins sont beaucoup plus pollués qu’auparavant.

La colonisation de ces micros fragments se fait aussi par les algues et modifie ainsi l’écosystème.

D’après l’article du Point du 21/06/2010 intitulé « Le retour des tortues », l’eau se réchauffe et cela incite donc les habitants des fonds marins à venir peupler les côtes. Des tortues ont été ainsi aperçues tout au long de l’hiver, un fait exceptionnel.

Clarisse Ormezzano et clémence Brunel.

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Le recyclage des bouchons plastique, un fait d’actualité pas assez connu du grand public.

Histoire du plastique

En 1868, l’ancêtre du plastique, le celluloïd, est découvert aux Etats-Unis …pour remplacer l’ivoire dans les boules de billards

Mais les découvertes des principaux thermoplastiques ont lieu réellement dans les années 1930 à 1940, en Allemagne principalement et aux Etats-Unis : le polystyrène, le polyéthylène, le polyamide, le polychlorure de vinyle…

D’où vient le plastique ?
Matière première d’origine :
Végétale, ou  Animale   ou  minérale, +   procédé de polymérisation = plastique

Un ou des plastiques ?
Il existe des dizaines de sortes de plastiques différents, aux caractéristiques particulières : cette matière sert à fabriquer des grosses pièces comme les coques de bateaux, et des pièces très délicates comme les cœurs artificiels…entre les deux, des milliers d’objets variés !
Le plastique sert à fabriquer des objets utilisés sur tous les continents. C’est une matière très bon marché et solide.

Le recyclage plastique : une industrie jeune

L’industrie du recyclage du plastique est née il y a 10 ans à peine. Le recyclage est aujourd’hui pris en compte par presque tous les Etats, mais ce fait important n’a été enfin reconnu comme « positif » qu’après la seconde guerre mondiale, après la diffusion en masse des éléments plastifiés. Du coup, les méthodes de recyclage ne sont que très peu modernisés,  ce qui permet de laisser entrevoir un futur développement des manufactures recyclant ces bouchons.

Mais ces technologies qui sont nouvelles pour notre monde devront aussi provoquer des mentalités nouvelles : Ne pas recycler mettrait notre planète en danger, il faut donc recycler assidûment nos déchets.

Le saviez-vous ?

Plus de 30% des bouteilles en PET sont actuellement recyclées.

Les nouveaux produits fabriqués a partir du PET recyclé comprennent, notamment, les bouteilles non-alimentaires, les tapis, les attaches, les classeurs de bureau et la fibre de rembourrage des vestes de ski, vêtements extérieurs et sacs de couchage.

Avec 5 bouteilles de 2 litres de PET recyclé, on peut fabriquer toute la fibre de rembourrage d’une veste de ski adulte.

Une tonne de plastique recyclé permet d’économiser le pétrole (1 tonne de plastique recyclé = 3 tonnes d’équivalent pétrole source APME). Le plastique recyclé est utile à d’autres objets plutôt que de polluer la nature en ne se dégradant pas ! D’autre part, nous consommons beaucoup de bouchons de bouteilles, qui partent en fumée : rien que pour l’eau, les Français ont consommé en 2004 plus de 8 milliards de litres d’eau en bouteille (source : Bottled water 2004 : US and International Statistics and Developments,Bottled Water Reporter, April, May, 2005), soit 8 fois plus que les bouchons recyclés aujourd’hui !

1 Bouchon 1 Sourire

L’opération « 1 Bouchon, 1 Sourire » organise une vraie solidarité entre valides et invalides !
Avec la vente du plastique issu des bouchons, l’association récupère 190€ par tonne et dispose d’un budget suffisant pour mener des actions en faveur des personnes handicapées. En mettant de côté son bouchon, chacun aide concrètement et économiquement les personnes handicapées !

De plus, avec le plastique des bouchons, on fabrique de nouveaux objets, à un prix de vente très accessible, et cette nouvelle chaîne de fabrication crée des emplois en France

La fédération « 1 Bouchon, 1 Sourire » est malheureusement « en sommeil » depuis février 2009 ! A la suite du renouvellement du bureau intervenu le 21 Février 2009, les membres élus ont pris la décision de ne pas procéder à l’élection du président et de mettre provisoirement « en sommeil » la fédération. En effet, la crise économique actuelle perturbe considérablement le financement des projets et il a été jugé préférable d’attendre d’avoir une meilleure visibilité sur les perspectives de développement avant d’investir de nouveaux moyens.

Victor GUY, Pierre GAYOT, François ROLIN, Victor VEBER

Dans le cadre de l’ECJS, les élèves ont réalisé des recherches documentaires, visité une usine de recyclage du plastique opaque, écrit des articles pour Vert  Mongré et réalisé des œuvres à partir de déchets. Ce travail interdisciplinaire  a été orchestré par M. Mergoux (ECJS), Mme Blanc (Français), Mme Giraud (Arts plastiques) et Cécile Lecocq-Hubert (Documentation)

Le recyclage des bouteilles en plastique


Une bouteille en plastique met plusieurs siècles pour se dégrader. Si elle est à l’abri de la lumière, ce temps peut-être encore plus long.

Composition d’une bouteille en plastique :

Pour réaliser une bouteille en plastique, il faut deux types de polymères. En général, le corps est en plastique transparent léger appelé PET (polyéthylène téréphtalate) et le bouchon, opaque et résistant, est en PEhd (polyéthylène haute densité).

Le recyclage des bouteilles en plastique :

Le plastique est apporté par un camion spécial dans un centre de tri où les bouteilles sont alors compactées en gros cubes. Ceux-ci sont ensuite acheminés vers des usines de régénération où ils seront broyés, réduits en paillettes et plongés dans de l’eau. Sachant que le PET coule et que le PEhd flotte, il sera ainsi facile de séparer le pastique des bouteilles de celui des bouchons. Puis, ces polymères sont envoyés dans des usines de recyclage afin de fabriquer de nouveaux produits. En effet, le plastique PET est d’un usage courant dans l’industrie textile (tee-shirt, pulls en laine polaire…) et le PEhd permet de fabriquer des bacs à fleurs, des tuyaux, des bidons d’huile pour moteur, des poubelles, des bancs de jardin, etc.

1 bouteille (PET) = 7 cartes à puce

2 bouteilles (PET) = 1 montre = 1 écharpe en laine polaire

27 bouteilles (PET) = 1 pull polaire

67 bouteilles d’eau (PET) = 1 couette pour deux

Certains plastiques ne se recyclent pas comme le plastique rouge (Badoit rouge). Dans cet exemple, c’est très dommage car on achète plutôt la Badoit rouge que la Badoit verte car c’est une couleur vive et ça change. Mais ce que l’on ne sait pas, c’est que,  quand on en achète une, on pollue la terre car cette bouteille en plastique rouge ne se recycle pas.

Pauline HYVERNAT,   2°2

Dans le cadre de l’ECJS, les élèves ont réalisé des recherches documentaires, visité une usine de recyclage du plastique opaque, écrit des articles pour Vert  Mongré et réalisé des œuvres à partir de déchets. Ce travail interdisciplinaire  a été orchestré par M. Mergoux (ECJS), Mme Blanc (Français), Mme Giraud (Arts plastiques) et Cécile Lecocq-Hubert (Documentation)

« Rien ne se perd, tout se transforme »

Le recyclage est un procédé de traitement des déchets qui a pour fonction de réintroduire un produit arrivé en fin de vie dans une nouvelle chaîne de fabrication pour lui donner une nouvelle vie. Comme par exemple  la fabrication de bouteilles neuves avec le verre de bouteilles usagées.

La chaine du recyclage, s’organise en trois étapes :

-La collecte des déchets, et ceci grâce à la collecte sélective. Celle-ci  est rendue possible pour tous les particuliers par la présence dans chaque ville de différentes poubelles spécifique à chaque type de déchets : de couleur verte pour le verre (bouteilles, bocaux), bleue pour tout ce qui est papier (journaux, annuaires, magazines et prospectus) et  jaune pour les emballages plastiques vides (bouteilles et flacons).

– La transformation, elle est faite grâce à des usines spécifiques. Les déchets entrent dans la chaîne de transformation et en sortent sous forme de matière prête à l’emploi.

-Commercialisation et consommation : les matières précédemment créées serviront a fabriquer des objets neufs pour le consommateur.

En fin de vie, ces produits pourront être à nouveau récupérés et recyclés. On peut donc parler de  « cycle du recyclage ».

Le recyclage fait partie de la chaine des trois R, qui a un but écologique (Réduire, Réutiliser et Recycler). Ceci nous montre donc sa grande importance notamment dans la réduction du volume de déchet, et la préservation des matières premières.

Le recyclage nous apporte à tous, une solution à notre échelle, pour s’engager  écologiquement et ainsi préserver notre planète.

Justine Planche Seconde 3

Cet  article a été réalisé dans le cadre de l’ECJS avec E. Mejean et en partenariat avec E.  Novales (documentaliste)

MPB, une entreprise qui recycle

Le 23 Novembre 2009, notre classe de seconde 2 accompagnée de M. Mergoux, Mmes. Blanc et Lecocq  a visité l’entreprise MPB (Matières Plastiques de Bourgogne) qui est une usine de recyclage du plastique opaque. Cette sortie à La Loyère  a été effectuée dans le cadre de l’ECJS, dont le thème de travail cette année pour notre classe est le recyclage. Pour visiter l’entreprise, la classe a été divisée en deux groupes. Pendant que le premier écoutait Mme Blond, attachée de direction, nous parler, dans une salle de conférence de l’historique de l’entreprise et du processus de recyclage, le second visitait l’usine avec le responsable de production, Monsieur Verrien.

L’entreprise se situe près de Châlons-sur-Saône,  mais son siège est à Milan. Il y a en tout huit usines de fabrication de tubes en Europe mais MPB est la seule qui s’occupe du recyclage. Le site de La Loyère a été crée en 1998, emploie 33 personnes et a réalisé en 2008 un chiffre d’affaire de 13 millions d’euros. L’usine reste ouverte en continu et traite environ 20 000 tonnes de plastique par an.

L’entreprise essaye d’être cohérente dans son fonctionnement même avec une démarche écologique globale puisque le traitement des eaux usagées se fait en circuit fermé (station d’épuration interne).

Lorsque l’usine reçoit des balles de bouteilles de plastique opaque (bidons de lessive, bouteilles de lait etc.), chacune est étiquetée.

Une balle de déchets pèse environ 400 kilogrammes. 100 camions (contenant chacun 60 à 80 balles de déchets) passent chaque mois à l’usine.

Les déchets sont analysés : il faut vérifier qu’il n’y ait que du plastique. Ensuite les lots sont défaits et les déchets sont broyés pour être réduits en flocons.

Ces derniers passent ensuite dans des bacs de lavage : le polyéthylène, qui est gardé, est séparé du reste. Un deuxième lavage est effectué avant de chauffer les flocons. On obtient alors une « pâte de chewing-gum » grise que l’on transforme ensuite en granules après avoir mis la pâte en spaghettis. La qualité des granules est ensuite vérifiée en laboratoire.

Le plastique recyclé sert à faire des tubes de canalisations, des gaines de passage et des bacs de collecte.

Cette visite a été très intéressante pour notre classe, car nous avons pu voir tout le travail que représente le recyclage, sous nos yeux et non par des photos ou des articles sur Internet. De plus, cela a pu aider certains groupes de notre classe qui travaillent sur le recyclage du plastique.

Merci à toute l’équipe de MPB pour leur accueil.

Laura Leroux (2de2)

Ce travail s’insère dans un vaste projet interdisciplinaire (ECJS, Français, Arts plastiques et Documentation) sur le recyclage

Visite de la laiterie de Villefranche

Depuis 2002, la laiterie a mis en place une chaîne de conditionnement qui lui permet d’utiliser des emballages plus légers dont l’empreinte écologique est plus faible.

Dans le cadre de la préparation au concours des olympiades de la chimie, dont le thème est cette année 2008 – 2009, « CHIMIE ET AGRORESSOURCES », quinze lycéens de terminale scientifique, accompagnés de leur professeur, ont été accueillis le mercredi 12 novembre à la coopérative laitière MARGUERITE de Villefranche sur Saône.

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Les participants ont beaucoup apprécié cette visite richement commentée par Monsieur Laurent Fournier, responsable de fabrication, qui a eu le souci continu de se mettre à la portée de son auditoire en décrivant clairement les différentes étapes de la production. C’est en consommateurs plus éclairés que, depuis, ils choisissent les produits laitiers indispensables à une alimentation saine et équilibrée

En bref voici les grandes lignes du déroulement de la visite du site :

  • l’extérieur, camions (qui transportent par jour quarante à soixante dix mille litres de lait de montagne, produit à plus de 500 m d’altitude, issu de 93 producteurs), citernes, (120 mille litres de capacité de stockage car pas de transformation le w-e).

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L’entreprise s’efforce de diminuer sa consommation d’eau, qui est actuellement de deux litres et demi par litre de lait, (utilisation de mille litres de solution de nettoyage pour les tuyaux, citernes, camions)

  • Exposé des grandes étapes de la transformation avant de traverser les salles de transformation : contrôle pour vérifier l’absence d’inhibiteurs dans le lait (ex : médicaments), passage du lait cru en lait écrémé par microfiltration pour éliminer 99,9% des bactéries, intérêt : la température basse permet la conservation des protéines à l’état natif, ultrafiltration sur les eaux blanches (mélange eau lait) pour récupérer les matières nobles (concentré de protéines), obtention des crèmes épaisses (auto conservation avec le pH) à 30%de matières grasses, des crèmes fluides à 33% de matières grasses, (niveau d’hygiène supérieur, secteur en voie de développement), beurre  à partir des excédents de crème (ce secteur devrait fermer d’ici deux ans car trop de concurrence), fromages blancs production puis  conditionnement sous atmosphère  modifiée : 80% de diazote et 20% de dioxyde de carbone pour éviter le développement des bactéries.
  • Salles de conditionnement, transformation de l’embryon de bouteille en PET : c’est en 2002 que la coopérative a effectué un choix stratégique qui lui a permis d’allier productivité et réduction de son impact environnemental.

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  • Elle a en effet investi dans une ligne de conditionnement en bouteilles PET (polyéthylène téréphtalate), abandonnant de fait le PEHD (polyéthylène à haute densité). En 2009, le lait Marguerite est le seul en France à être conditionné en PET, comme certains sodas. Le PET présente l’avantage d’être plus léger : La coopérative a ainsi reçu le trophée Ecotop décerné par Eco-Emballage. Le PET est aussi plus résistant, on utilise donc moins de plastique, c’est un gain pour l’environnement, changement de format plus rapide, recyclage bien organisé, (objectif 20% de bouteilles recyclées en 2012). L’injection de la préforme ″l’embryon″dans des presses sous haute pression permet d’obtenir des pas de vis parfaitement calibrés et ainsi d’éviter d’operculer les bouteilles pour garantir l’étanchéité.

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Ajout du lait dans la bouteille préalablement stérilisée (utilisation d’UV, IR, d’air froid), bouchon, étiquetage, date de conservation, paquetage en six puis sous film

  • Laboratoire d’analyses bactériologiques, traçabilité  norme ISO 14001

La volonté d’Eco – concevoir est bel et bien ancrée dans l’entreprise malgré les contraintes techniques non négligeables.

Mariannik Madec, professeur de physique-chimie.