La nouvelle arche de Noé : Des refuges contre l’exploitation animale

 

La nouvelle arche

Des hommes au service des animaux : un désir d’en finir avec le « spécisme »

Depuis de nombreuses années, beaucoup d’ONG ont été fondées pour protéger, recueillir, ainsi que s’occuper des animaux délaissés et sortis de l’industrie. On peut, par exemple, noter la 1ère SPA créé en 1824, preuve que le bien-être animal était déjà au cœur des pensées du 19ème siècle. Cette protection animale s’étend à présent dans le monde entier, au travers également des courants « végétarien »ou encore « vegan », dont le but est de se défaire de tout ce qui peut faire souffrir l’animal. Ces organismes s’appuient sur le fait que ces animaux sont, tout comme nous, des êtres doués de sentiments et d’une réelle sensibilité. De plus en plus d’individus commencent à contester les traitements que subissent ces « bêtes » d’élevage. On peut d’ailleurs noter que le mot  « bête » est aussi, dans le langage courant, une personne stupide.

La Loi 214 de 1976 demeure une des rares barrières de protection, forçant les propriétaires à respecter certaines règles : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». Cette loi a notamment donné le nom à la Fondation L214, venue nous présenter son combat lors d’une conférence qui a eu lieu au CDI le 23 Mai 2018. Nous nous étions auparavant documentés, notamment grâce à une exposition sur l’alimentation, présente au CDI.

3 millions d’animaux abattus chaque jour en France. La grande majorité n’avait alors même pas vécu un cinquième de son existence.

Des queues de porcelets coupées, des petits arrachés à leur mère, des poussins vivants broyés, quinze poules par mètre carré

Savez-vous vraiment ce que vous mangez ? Etes-vous des consommateurs éclairés ? Connaissez-vous la différence entre l’élevage intensif et l’élevage expansif ?

Nous avons également appris que l’industrie alimentaire a de nombreuses conséquences non négligeables sur l’environnement car il faut abreuver les animaux, mais surtout les nourrir avec beaucoup de céréales et légumineuses. Il en faut 3 à 10kg pour produire un seul et unique kilogramme de viande alors que 800 millions d’hommes souffrent de malnutrition dans le monde ! Si les pays développés réduisaient de moitié leur consommation de viande, il serait alors possible de nourrir 2,2 millions d’enfants à l’échelle internationale.

De plus, la production de céréales ainsi que l’agriculture en générale nécessite une grande consommation d’eau. Il faut 1500 litres d’eau pour produire un steak de 100g.

la nouvelle arche 2

Enfin, nos techniques actuelles d’élevage demandent de la place, ce qui contribue à la  déforestation. Or, nous savons que les végétaux nous assurent un oxygène au quotidien et nous en avons besoin. Aussi ces exploitations animales sont responsables de 14,5% des émissions de CO2. Il faut également ajouter à cela les engrais utilisés pour les cultures destinées aux bovins, les déjections des animaux en captivité, qui engendrent un effondrement progressif de l’écosystème en polluant la terre.

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Ces chiffres et faits ont engendré la réaction de personnalités. On trouve parmi elles, des auteurs comme Alice Walker, féministe engagée, qui écrit : « Les animaux du monde existent pour leur propre raison, ils n’ont pas été créés pour les humains, pas plus que les blancs pour les noirs ou les femmes pour les hommes. ».

De plus, l’éthologie, la science étudiant les comportements des animaux dans leur milieu, découvre chaque jour que les animaux sont comme des êtres doués de forme d’intelligence et de sensibilité.

Enfin, des associations se sont développées comme la Fondation L214, afin de prévenir, dénoncer et espérer enrayer cette maltraitance animale et les problèmes qui en résultent. Informer les individus, comme lors de cette conférence donnée à Mongré, est essentiel car nous devons tous savoir ce qu’il y a dans nos assiettes.

Nous pouvons déjà veiller au choix de notre alimentation au quotidien en choisissant des produits labellisés AB. Tous les produits biologiques ont également un impact bien moindre sur l’environnent et sont à privilégier (meilleur traitement des animaux, meilleure qualité des produits…). De plus, nous pouvons réduire notre consommation de viande. L’État lui-même tente de mettre en place plus de repas végétariens dans les cantines afin de sensibiliser les plus jeunes et réduire les problèmes de santé liés à une consommation excessive de viande.

Oui mais comment nous détacher de nos habitudes ?

Osons goûter de nouvelles créations pour le futur ! Insectes pour les plus proches de la nature, ou viande végétale pour les curieux, les solutions sont multiples et variées !

En bref, il est préférable d’avoir de l’éthique pour remplir son assiette !

 

Mathilde Decitres, Apolline Bely Clara Theuillon, Florian Arbane et Ilan Gouspy

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

 

 

 

 

Un polluant en moins est une chance en plus !

Un polluant en moins
Le 16 janvier 2015, les élèves de 1ère S1 et 1ère S3 de Mongré ont assisté à une conférence sur les liens entre fertilité, cancers et environnement présentée par Philippe PERRIN, éco-infirmier.
Celui-ci a trouvé judicieux de mêler santé et environnement et a donc suivi deux formations distinctes : l’une sur la santé, l’autre sur l’environnement. Il est l’un des seuls en France à avoir suivi cette formation hybride, et par la suite décidé de l’enseigner afin de sensibiliser un maximum de personnes.

Il a commencé par nous faire remarquer que l’on ne se préoccupe que des personnes malades et que l’on néglige les individus sains. Or, si l’on se souciait des populations ne présentant pas de symptômes visibles, on pourrait détecter plus rapidement la mise en place d’une maladie.
Ensuite, on peut constater qu’au fil des années, le corps évolue peu alors que l’environnement, lui, change considérablement ; nous sommes d’ailleurs de plus en plus exposés aux substances synthétiques (100 000 substances ont été introduites en un siècle).
Il existe de nombreuses pathologies mais la conférence portait sur les cancers, terme générique désignant tout un groupe de maladies susceptibles d’affecter n’importe quelle partie du corps, dues à une prolifération anarchique des cellules. Elles sont la première cause de décès, 150 000 victimes chaque année, en France. Il existe cinq niveaux pour classer les substances cancérogènes :
-4 : substances non cancérogènes pour l’homme ;
-3 : substances non classifiables car les chercheurs ne disposent pas assez de données ;
-2B : substances jugées susceptibles d’être cancérogènes ;
-2A : substances probablement cancérogènes pour l’homme ;
-1 : substances cancérogènes pour l’homme.

M. Perrin nous a informé, qu’après de nombreuses études, on remarque que l’incidence, c’est à dire le nombre de nouveaux cas de cancers, augmente chaque année de façon inquiétante. En effet, si en 1980, on comptait 160 000 nouveaux cas, aujourd’hui ils sont 365 000 c’est à dire 2.5 fois plus. Cependant cette augmentation n’est pas seulement liée à la croissance démographique ou au vieillissement de la population mais à une plus forte exposition aux agents cancérogènes comme les téléphones portables, le tabac etc. Nous avons également appris que les travailleurs de nuit étaient davantage exposés au cancer à cause du bouleversement du rythme (diminution des secrétions de certaines hormones luttant contre la maladie).
Un autre problème touche de plus en plus la population : l’infertilité, c’est-à-dire l’impossibilité d’avoir un enfant. En effet de nombreux couples souffrent d’hypofertilité (difficulté à avoir un enfant) ou même d’infertilité et doivent, par conséquent, avoir recours à la fécondation in-vitro. Cela s’explique par une concentration spermatique de plus en plus faible. En effet elle est passée de 113 millions de spermatozoïdes par ml en 1940 à 66 millions en 1990, pour finir à 49 millions de nos jours. Ce phénomène est dû à de nombreux perturbateurs endocriniens modifiant le système hormonal (comme par exemple l’imperméabilisant pour chaussures !).
L’alimentation et les conditions de vie ont également un impact important sur notre santé, comme le disait Hippocrate : « De ton alimentation tu feras ton médicament ». Une question se pose alors : comment pourrait-on limiter les risques de cancers ?
Tout d’abord, nous pourrions privilégier les produits biologiques (sans pesticides) et faire attention aux composants des aliments que nous achetons. De plus, de nos jours, nous consommons trop de viande rouge, ce qui augmente les risques de cancers et pollue en même temps la planète. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’eau du robinet est, en général, bien plus conseillée que celle en bouteille. En effet, la bouteille en plastique pourrait contaminer l’eau qu’elle contient.
Les radios-fréquences sont également source de cancers. Afin de les limiter, il est préférable d’utiliser son téléphone portable lorsqu’il y a un bon réseau (ce n’est pas le téléphone qui pose problème mais l’usage qu’on en fait). Enfin, des études ont démontré que certains cosmétiques seraient composés de substances cancérogènes ; mieux vaut alors préférer le savon de Marseille au gel-douche et éviter certains parfums. Pour terminer, plusieurs gestes simples de la vie quotidienne pourraient réduire les risques de cancers comme, par exemple, le fait de favoriser l’utilisation de produits labellisés écoresponsables.

Pour conclure, un polluant en moins est une chance en plus !

Manon Milliat et Eva Chaize, 1èreS3
Cet article a été rédigé dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher et A. Portelli et en lien avecl’EDD.

Vers une sérénité sanitaire ?

Philippe Perrin, infirmier spécialisé en cancérologie et également détenteur d’un diplôme d’éco-conseiller, s’est en rendu au Lycée Notre Dame de Mongré dans le but de donner une conférence sur santé et environnement à 2 classes de 1°S ce vendredi 16 janvier 2015. Il est également le créateur de l’IFSEN (Institut de Formation En Santé Environnementale) et il se définit lui-même comme un un homme capable de rapprocher environnement et santé, tout en nous informant des risques épidémiologiques et sanitaires qui nous entourent. Lors de cette conférence, 3 points ont été abordés : les cancers, l’infertilité et les facteurs à risques qui favorisent ces deux maladies.

Vers une sérénité sanitaire
Les cancers (termes génériques qui désignent tout un groupe de maladies susceptibles d’affecter n’importe quelle partie du corps) concernent, malheureusement, une grande partie de la population. En effet, c’est la première cause de décès dans les pays développés mais c’est aussi 150000 morts par an en France. La prolifération anarchique des cellules, provoquant des tumeurs initialement localisées dans divers organes et pouvant ensuite se disséminer à distance par le biais de tumeurs et de métastases, marque bel et bien la difficulté de traiter de telles maladies. Un cancer se développe en 4 phases :
– l’initiation cellulaire, c’est-à-dire, la mise en place de lésions au sein du patrimoine génétique ;
– la promotion lors de laquelle les cellules initiées vont s’exprimer ;
– la progression qui marque le développement du cancer ;
– l’invasion où la maladie se propage dans le sang ou dans la lymphe et touche tout l’organisme.
On trouve notamment, comme première cause de mort par cancer, le tabac (20000 morts de cancers dus au tabac/an). C’est ce qu’on appelle un agent cancérigène, ou plus simplement, un facteur qui favorise le développement de cancer et qui augmente sa fréquence. On trouve deux types d’agents cancérigènes : les agents génotoxiques (qui favorisent les mutations au sein de l’organisme) et les agents non génotoxiques. On classe d’ailleurs ces agents selon une classification spécifique émise par l’IARC (centre de recherches sur le cancer basé à Lyon). Certains agents sont jugés non classifiables, d’autres sont soupçonnés d’être cancérigènes comme le téléphone portable, puis 107 agents testés se sont révélés être cancérigènes (dont le travail de nuit !). Les risques face aux cancers, entre homme et femmes sur une vie, ne sont d’ailleurs pas les mêmes (1/2 pour un homme et 1/3 pour une femme). De plus, l’incidence des cancers est toujours plus importante dans notre pays…160000 nouveaux cas en 1980, 280000 en 2000 et 365000 en 2012. Si ces chiffres sont toujours en hausse, c’est notamment à cause de 3 facteurs : l’augmentation de la population, son vieillissement et sûrement un meilleur dépistage de la maladie. Aujourd’hui, on compte environ 830000 personnes atteintes d un cancer, ce qui représente bien évidemment de fortes dépenses, mais le problème majeur de cette maladie n’est pas son traitement, c’est son origine.

Vers une sérénité sanitaire 2
Philippe Perrin a ensuite parlé de l’infertilité. L’infertilité, c’est la difficulté où même l’impossibilité de concevoir un enfant. En France, 1 couple sur 7 a des problèmes de ce type et doit avoir recours à la fécondation in-vitro. Cela correspond notamment à une insuffisance en spermatozoïdes par mL chez l’homme : un chiffre d’ailleurs en constante baisse depuis 1940 (113 millions/ml en 1940 et 66 millions/mL en moyenne en 1990), mais alors, n’y aura-t-il plus d’enfants en 2050 ?! Le système dit hormonal, qui est concerné par cette infertilité regroupe des organes tels que les testicules, le pancréas, l’hypothalamus, et les glandes surrénales. Ces dernières subissent une perturbation due à l’arrivée d’un perturbateur endocrinien (nous en verrons des exemples dans la suite de cet article). C’est une substance ou un mélange exogène, qui altère les fonctions des systèmes endocriniens et induit de ce fait des effets nocifs sur la santé de l’organisme auparavant intact.
Toutes ces maladies sont bel et bien dues à des facteurs appelés mutagènes. L’addition de facteurs génétiques, de stress, d’une alimentation particulière, de l’âge et de polluants peut causer plus facilement des maladies; c’est ce qu’on appelle une accumulation de facteurs, un événement plurifactoriel. De plus, des effets « cocktails » existent; c’est le fait que des facteurs s’ajoutent et se décuplent entre eux ; il y a alors un risque encore plus grand. Pour résumer simplement ces phénomènes, il est possible de dire qu’en réalité, nous avons le même organisme qu’il y a un siècle, mais dans un environnement vraiment modifié, ce qui entraîne toujours plus de maladies. Parmi les facteurs cancérigènes et mutagènes, on trouve notamment des produits alimentaires : le caramel E10d que l’on trouve dans le Cola, le vinaigre balsamique, les carambar mais aussi des produits d’origine animale telle que la viande… En effet, une surconsommation de viande favorise les cancers du sein mais les pesticides utilisés dans la production végétale sont aussi source de cancers du sein et également de leucémie (pendant les grossesses). C’est pour cela qu’il est conseillé d’éplucher les fruits et légumes avant de les ingurgiter, ou plus simplement de les laver ! Ensuite, l’eau du robinet peut être un perturbateur endocrinien lorsque sa concentration en nitrates, en plomb ou en aluminium est trop élevée. Mais face à cela, l’eau en bouteille ne peut être considérée comme bien meilleure car le contact du plastique permet la transmission de substances jugées perturbatrices. Les émissions de radio-fréquences produites par des appareils électroniques peuvent aussi être à l’origine de tumeurs, cérébrales notamment, et particulièrement chez des personnes ayant utilisés un téléphone portable de façon excessive pendant plus de 10 ans. C’est pourquoi, il faut limiter leur usage et éviter au maximum le contact physique avec ces appareils… Ensuite, certains composés contenus dans lescosmétiques peuvent être assimilés à des facteurs cancérigènes. Le savon est préférable au gel-douche et les gels hydro alcooliques dit « antibactériens », doivent être limités…etc. Enfin, certains produits ménagers doivent être évités : il vaut mieux préconiser des produits portant des labels qui indiquent un respect écologique et sanitaire bien meilleurs. Tous types de combustion relèvent aussi d’émissions de pollution et par conséquent des facteurs cancérigènes.
Pour conclure cet article, les études scientifiques étant de plus en plus nombreuses et fiables, on voit bien que l’utilisation de certains produits n’est pas à prendre à la légère car on ne choisit peut être pas le monde dans lequel on vit, mais on peut contribuer à son amélioration, tout en s’octroyant une certaine sérénité sanitaire !

Hugo Bachelet
Cet article a été rédigé dans le cadre des cours de SVT de C. Larcher et A. Portelli et en lien avecl’EDD.

Prenez soin de votre génome !

Le mardi 18 mars 2014, les classes de première scientifique ont assisté à la conférence de M. Philippe Perrin, éco-infirmier.

Prenez soin

Il nous a présenté les causes et les effets de la pollution de notre génome. Il réalise de nombreuses interventions visant à sensibiliser le public sur les dangers liés à la dégradation de l’environnement. Ayant une formation à la fois d’infirmier et d’éco-conseiller, il a pu nous mettre en garde sur les perturbations éventuelles de notre génome dues à l’environnement.

Une fois les présentations faites, M. Perrin a donc entamé son exposé en se penchant sur les substances chimiques. Il est vrai que, lorsqu’on nous parle de substances chimiques, la mémoire populaire renvoie souvent aux substances industrielles; or, des substances chimiques peuvent être tout à fait naturelles et d’ailleurs celles-ci sont la plupart du temps inoffensives. En effet, notre organisme est le même depuis l’âge des cavernes ; il a donc été initialement adapté à notre environnement primordial et à ses substances chimiques naturelles. Toutefois, il se révèle que notre environnement actuel est profondément différent de celui de l’homme des cavernes, mettant en œuvre de multiples substances chimiques synthétisées, c’est-à-dire créées par l’homme. Ce sont celles-ci qui présentent un risque pour notre organisme. Lorsqu’on y réfléchit, elles sont présentes dans quasiment tout ce qui nous entoure (nourriture, produits de beauté….), ce qui laisse supposer que nous en sommes forcément imprégnés. Et le nombre de substances synthétiques ne fait qu’augmenter: en 2002, on comptabilisait 400 millions de substances synthétiques, contre 1 million en 1930. Il est aussi important de noter que la France est le deuxième producteur européen et le troisième exportateur mondial de substances chimiques synthétisées, ce qui laisse suggérer que nous sommes d’autant plus concernés. Sur ces 400 millions de substances chimiques synthétiques actuelles, moins d’un quart sont répertoriées, c’est-à-dire que l’on connaît précisément leurs effets sur l’organisme humain, à court et à long termes. Et leurs effets ne sont pas des moindres ; certaines substances sont dénommées CMR, ce qui signifie qu’elles s’avèrent cancérigènes (risques de cancer), mutagènes (altération d’un gène ou d’un chromosome) ou bien reprotoxiques (altération de l’appareil reproducteur), alors que certaines sont répertoriées comme perturbateurs endocriniens. Bien entendu, ces effets ne sont pas systématiques, mais ils existent. Une preuve saisissante de la dangerosité : de 1950 à nos jours, le nombre de spermatozoïdes dans un millilitre d’éjaculat a diminué de plus de la moitié, passant de 100 millions à 49 millions. Plus encore, le nombre de nouveaux cas de cancers par an est alarmant: en 1980, il était de 160 000; 20 ans après, en 2000, le chiffre double. A présent en 2010, il est de 365 000, ce qui représente 1000 nouveaux cas de cancers par jour. Là aussi il est important de préciser qu’une imprégnation d’une substance chimique cancérigène n’induit pas systématiquement un cancer, mais elle en augmente le risque.
Le cancer se déroule en trois étapes. La première se nomme l’initiation cellulaire, ce qui signifie que des lésions du patrimoine génétique apparaissent. Ensuite vient la promotion, qui se caractérise par l’expression de la cellule génétiquement perturbée. Une fois exprimée, la cellule perturbée va se dupliquer: cette étape se nomme la progression. Enfin la perturbation génomique peut se propager dans tout l’organisme : c’est l’invasion. Bien sûr, le traitement à temps du cancer évite cette dernière étape de se produire. De nos jours, 1000 substances chimiques sur les 400 millions existantes sont répertoriées cancérigènes. Parmi elles, de nombreuses nous entourent très fréquemment : les particules fines, le radon utilisé pour le terrassement, le benzène qui se montre un excellent solvant des graisses utilisé dans l’industrie agro-alimentaire notamment, mais aussi comme base de production de styrène, présent dans les emballages alimentaires. On peut aussi y ajouter le E150 D, colorant alimentaire très fréquent, présent notamment dans le Coca-Cola, les bonbons au caramel mais aussi le vinaigre balsamique.
Face aux substances cancérigènes, on oublie bien souvent les perturbateurs endocriniens. Ce sont des substances qui se fixent sur les récepteurs endocriniens à la place des hormones et qui perturbent ainsi le système hormonal. On comptabilise aujourd’hui plus de 800 substances synthétiques considérées comme perturbatrices du système hormonal. Parmi elles, le fameux Bisphénol A (ou BPA), qui a récemment suscité l’attention. De l’emballage à l’impression de tickets de caisse, son large panel d’utilisations l’a fait devenir en 20 ans le produit phare de l’industrie. Cependant, de récentes recherches scientifiques ont démontré que le BPA se révèle être un grave perturbateur endocrinien. Pour éviter cela, une des recommandations de l’Académie de Médecine est qu’il faut réduire tout contact avec les aliments chauds et gras contenus dans les emballages plastiques, et même d’éviter de stocker longtemps et à température élevée les eaux minérales dans des bouteilles plastiques ! Des alternatives sont aussi possibles; par exemple le biberon en verre pour les nourrissons mais aussi la conservation des aliments dans du verre. Hélas, les exemples de perturbateurs du système hormonal ne manquent pas : on peut ajouter les phtalates, contenus dans certains parfums et cosmétiques, qui ne sont qu’autre que des synthèses d’œstrogènes, hormones féminines. Les produits contenant des phtalates sont à bannir chez la fillette car ils engendrent une puberté précoce, de même qu’ils ne devraient pas être utilisés par la femme enceinte.
Toutefois, il faut bien rappeler que, bien souvent, les maladies sont plurifactorielles. Ainsi, cela veut dire qu’elles ne sont pas systématiques, mais aussi qu’il vaut mieux écarter certains facteurs nocifs pour limiter les risques de contracter une maladie. Un polluant en moins c’est une chance de plus de ne pas développer de maladie. Les facteurs sont divers; ils peuvent être environnementaux (mauvaise alimentation, stress, expositions aux polluants, aux substances cancérigènes etc.) ou physiologiques (facteurs épigénétiques, âge). Ainsi, on ne peut pas lutter contre l’âge ni contre la prédisposition génétique, alors autant tenter d’améliorer les facteurs environnementaux. Par exemple, l’activité physique permet de réduire le stress. Quant au téléphone portable, il ne doit pas être transporté dans la poche ou, dans la limite du possible, le côté clavier dans la poche. Les ondes de téléphone portable ont un impact sur les modifications cellulaires des flux de calcium et font osciller les molécules d’ADN, les déforment, voire les cassent, ce qui peut favoriser le risque de cancers. Les aérosols sont à bannir eux aussi. En somme, nous vivons dans un environnement à risques.

Achetez et vivez donc intelligents, car mieux vaut prévenir que guérir, dit-on !

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et d’EDD avec Mmes Larcher, Portelli, Bonolis et Lecocq-Hubert.
Les élèves de la 1ère S1

Cancer et environnement

Cancer et environnement

En mars dernier M. Philippe Perrin, éco-infirmier a donné une conférence à Mongré sur les substances chimiques et leurs effets sur la santé afin de nous sensibiliser aux risques liés à ces substances.

Substances chimiques

Il existe différents types de substances chimiques : naturelles et artificielles.
Les substances chimiques artificielles tels les polluants sont présentes partout dans notre vie et absorbées par notre corps, qui n’est pas toujours adapté à ces produits de synthèse. Par exemple, il ne possède qu’une seule molécule permettant de faire baisser le taux de sucre dans notre sang, l’insuline, et n’est donc pas conçu pour une alimentation sucrée. Cependant, les aliments que nous consommons de nos jours contiennent de plus en plus de sucre, ce qui a un effet négatif sur notre santé, avec l’apparition du diabète de type 2 chez certaines personnes. On peut aussi mentionner l’EDP, un retardateur de flamme présent dans de nombreux objets du quotidien comme les canapés, qui est ingéré par les tissus humains et peut se montrer nocif pour la santé.
Aujourd’hui, l’homme a créé environ 100 000 molécules synthétiques, mais le risque sanitaire de 97% de ces molécules n’a pas été complètement évalué. Nous ne connaissons donc pas leurs effets sur notre santé et ces molécules envahissent pourtant notre quotidien. De plus, en 1930, un million de tonnes de molécules de synthèse ont été produites et 400 millions en 2002, augmentant considérablement les risques pour la santé. Malgré une régulation de cette production en Europe (directive Reach), la France est classée 2ème producteur de substances synthétiques en Europe et 3ème exportateur mondial, ce qui n’est pas pour améliorer la situation.

Effets sur notre corps

Il y a plusieurs agents, c’est-à-dire des substances capables de provoquer une maladie, que l’on peut classer parmi les CMR (Cancérigène, mutagène et reprotoxique) particulièrement dangereux puisqu’ils sont sources de multiples risques sanitaires.

a) Agents cancérigènes

Les agents cancérigènes entrainent une prolifération anarchique des cellules qui échappent alors au contrôle du corps. Ils agissent en quatre phases :
-Phase 1 : l’initiation cellulaire, correspondant à l’altération du code génétique.
-Phase 2 : la promotion, phase de division de la cellule altérée
-Phase 3 : la progression, marquée par de nouvelles divisions des cellules génétiquement modifiées
-Phase 4 : l’invasion, qui correspond à la perte de contrôle des cellules par l’organisme
On compte aujourd’hui 107 agents dont le caractère cancérigène a été scientifiquement prouvé (comme l’amiante, le benzène ou les sources radioactives) et plus de 700 dont on ne connait pas encore véritablement les effets. Ces agents sont classés par intensité de risque grâce à des numéros et des lettres (1, 2A, 2B, 3, 4, …). Ils seraient responsables d’environ 365 000 nouveaux cas de cancers par an en France soit la première cause de décès. La moitié des hommes et un tiers des femmes possèdent un risque plus élevé de contracter un cancer.

b) Agents mutagènes

Ces agents entraînent des mutations génétiques, qui peuvent être à l’origine de cancers si la cellule se divise car l’ADN se conserve lors de la mitose et donc la mutation qui l’a affecté se conserve aussi.

c) Agents reprotoxiques

Ces agents altèrent la reproduction et sont toxiques pour le développement du corps humain de la personne mais aussi de ses descendants. Ils peuvent aussi porter atteinte à la fertilité de l’individu.

Les perturbateurs endocriniens

Ils interfèrent avec les mécanismes hormonaux en se fixant sur les récepteurs destinés à accueillir les hormones et entraînent un dysfonctionnement des systèmes hormonaux. Au nombre de 800, ils sont notamment responsables d’allergies. Parmi eux, on peut citer le bisphénol A présent dans les plastiques (et notamment sur les tickets de caisse) et les parabènes utilisés en cosmétique.

Les maladies et l’épigénétique

On dit que la maladie est un évènement plurifactoriel, puisque plusieurs facteurs peuvent provoquer des maladies :
• La génétique
• Le stress
• L’alimentation
• L’âge
• Les polluants
La multiplication de ces facteurs à l’échelle d’un individu peut se solder par le développement d’une maladie. Il y a donc une nécessité de hiérarchiser les risques et faire attention à son mode de vie car un polluant en moins, c’est une chance en plus d’éviter la maladie.
L’épigénétique est étroitement liée à cette notion de maladie plurifactorielle et désigne l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence ADN. Elle démontre que notre environnement et les événements survenant au cours de notre vie peuvent changer l’expression de nos gènes. Par exemple la méditation peut entraîner une modification des gènes : l’individu se montre alors capable de contrôler l’expression de ses gènes et donc acquérir de nouvelles compétences. Cela peut s’expliquer par l’expression de certaines portions d’ADN inaccessibles pour les ribosomes puisqu’elles sont enroulées et liées entre elles. L’épigénétique est une recherche de réponse à nos incompréhensions actuelles de l’ADN et des multiples expressions possibles d’un gène. Certaines maladies tirent en partie leur origine de l’épigénétique comme le cancer, l’obésité, le diabète de type 2, l’allergie, l’asthme, l’autisme, la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer, et les facteurs exposés plus hauts permettent la fabrication de protéines cancéreuses ce qui explique la meilleure santé de l’individu lorsqu’il s’expose au minimum à ces facteurs.
L’intervenant a fini par nous expliquer que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables entraînent une mise en résonnance de l’ADN favorisant la casse ce qui est à l’origine de risques pour le génome et justifie la réticence de certains scientifiques à l’égard de ces machines.

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et de  l’EDD avec Mmes Larcher, Bonolis, Portelli et Lecocq-Hubert.
Camille JARRY, Anaëlle SARAZIN, Victor LEGER, 1ère S3

Les villes vertes, une solution pour la planète ?

La terre est menacée par l’activité de l’Homme. La construction d’éco-villes permettrait de lutter contre les gaz à effet de serre, la pollution et le réchauffement climatique provenant de nos modes de vie urbains, très toxiques et néfastes pour l’environnement.

les villes vertes

Constats

En France, 11 millions de tonnes de polluants sont émis chaque année dans l’atmosphère.
« Le trafic automobile est bien sûr un problème majeur », explique Jacques Comby, directeur du Laboratoire de climatologie, risques, environnement (LCRE) au laboratoire
« Environnement, ville et société » (EVS) de Lyon. Le trafic routier produit en effet 48 % des émissions d’oxydes d’azote, et chaque année, un automobiliste français émet 2,5 fois le poids de sa voiture en CO2.
Mais « les activités industrielles, les installations de traitement des déchets et les activités domestiques, notamment le chauffage, sont aussi responsables de la pollution ».

Une solution : la ville durable.

Selon Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, « Pour penser la ville écologique, il faut innover, accepter des changements de pratique importants. Il nous faut nous ouvrir à toutes les surprises »
Depuis les années 80, des efforts en matière de développement durable ont été faits. Une des premières villes durables se trouve au sud-ouest de l’Allemagne à Fribourg-en-Brisgau : « le paradis vert ». En 2002, Fribourg est la première et l’unique ville d’Allemagne à élire un maire écologiste, Dieter Salomon. Et il a tenu ses promesses en créant un univers unique en son genre.
Après Stockholm, Hambourg et Vitoria-Gasteiz, et avant Copenhague en 2014, et Bristol en 2015, Nantes a été la capitale verte de l’Union européenne pour 2013. Cette distinction est venue reconnaître et récompenser le travail et les efforts menés par Nantes depuis plus de vingt ans en faveur de l’environnement et du développement raisonné de la métropole.

Des aménagements nécessaires

Pour créer des villes durables, il faut par exemple favoriser les transports doux comme le vélo, la marche à pied, la trottinette et les rollers ; cela a déjà été mis en place à Lyon, Lille, Bordeaux ou encore Nantes par exemple.
Ensuite, il serait nécessaire d’interdire les voitures polluantes dans les grandes villes (projet de Strasbourg 2030) en installant des parkings aux abords de celles-ci, ce qui favoriserait l’utilisation de transports en commun ou des voitures électriques.
Puis, pour économiser les ressources naturelles, nous devrions installer des panneaux solaires sur les toits des immeubles mais aussi construire des bâtiments durables.
Pour beaucoup d’élus pourtant, cette « métamorphose » demeure très coûteuse car les capacités techniques et financières de nos villes actuelles ne sont pas toujours adaptées au modèle de ville durable.
Construire des villes durables consiste à garder ce qui est existant et à l’améliorer.
Selon Patrick Viveret, philosophe et économiste, « chaque fois qu’on se pose la question de la ville durable, il faut commencer par déterminer en négatif ce qui est insoutenable, inéquitable, irresponsable dans les villes.
D’autre part, si les villes durables existent dans les pays développés, on peut aussi les imaginer dans les pays émergents car elles ne sont pas réservées aux seuls pays les plus riches, mais à condition de s’adapter aussi à leur culture et de ne pas imposer des pistes cyclables à n’en plus finir dans des pays où il fait plus de 40° degrés à l’ombre par exemple.
Et Thierry Frémaux de conclure : « La ville écologique n’est pas une utopie, c’est un combat ».

Yolain Lefevre et Marion Bessonnard, seconde 5.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Faut-il avoir peur du saumon d’élevage norvégien ?

Méa culpa : le gouvernement norvégien vient de reconnaître que le saumon d’élevage pouvait être dangereux non seulement pour notre santé, en particulier pour les enfants, les adolescents et les femmes enceintes, mais aussi pour l’environnement. La Norvège a beaucoup à perdre. Car en 2012, elle a fourni pas moins de 60 % de la production mondiale en saumon et gagne environ 29 milliards de dollars chaque année sur ces ventes.
Zoom sur cette annonce qui fait scandale au sein de la communauté internationale.

Faut-il avoir peur
Le saumon d’élevage norvégien, un danger pour la santé ?

En France, la consommation de poisson a plus que doublé en 50 ans et nous sommes les premiers importateurs mondiaux de saumon et le premier marché pour le saumon norvégien. Cette augmentation concerne particulièrement le poisson d’élevage.
Fumé, en tartare ou dans des sushis, le saumon norvégien est partout dans nos assiettes. Les Français en sont d’ailleurs les plus grands consommateurs en Europe. Depuis 2006, de nombreuses études et rapports décrivant les conditions scandaleuses d’élevage du poisson norvégien alertaient déjà les autorités. Mais malgré les recommandations émises, la Norvège en admet la dangerosité seulement aujourd’hui, soit plus de sept ans après les premiers avertissements. La Direction norvégienne de la santé a en effet émis une recommandation quant à la consommation de poisson pour les jeunes femmes et femmes enceintes : deux à trois portions de poissons par semaine, dont un maximum de deux poissons gras comme le saumon, la truite, le maquereau ou le hareng.
L’élevage intensif du saumon en Norvège serait en effet réalisé dans des conditions déplorables. Kurt Oddekow, un militant écologiste est allé dans les eaux froides. Il a vu des employés pulvériser des pesticides à grands jets sur les bassins, comme le Diflubenzuron. En 2010, le ministre de l’Agriculture français, Bruno Le Maire, avait écrit à son homologue norvégienne : « Cette substance ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché communautaire ou française en tant que médicament vétérinaire. » Lisbeth Berg-Hansen avait alors répondu qu’il s’agissait d’«informations fallacieuses. » Pourtant, l’Autorité européenne de sécurité alimentaire indiquait en 2009 que le diflubenzuron était « hautement toxique pour les organismes aquatiques. » D’après Anne-Lise Bjorke Monsen, du laboratoire de biochimie de Bergen : « Les polluants retrouvés dans le saumon d’élevage ont une mauvaise influence sur le développement du cerveau, ils sont associés à l’autisme, à l’hyperactivité et à la baisse du QI». Toujours d’après Anne-Lise Bjorke Monsen : « On sait aussi que les polluants peuvent avoir un effet négatif sur les défenses immunitaires, le système hormonal et le métabolisme. De plus, ils se transmettent par l’allaitement. »
Quel est l’impact sur l’environnement ?
Ces méthodes d‘élevage ont des impacts écologiques négatifs : ils augmentent les besoins en farine et en huile du poisson, menaçant ainsi les stocks de poissons pélagiques. Les saumons d’élevage mis dans des bassins sont accusés de transférer des maladies dans l’écosystème, menaçant de ce fait la production de saumon sauvage et d’autres espèces maritimes. Ils produisent aussi des déchets organiques et inorganiques, augmentent la pollution de l’environnement aquatique et le risque d’eutrophisation du milieu, appauvrissant la flore et la faune présents sur les fonds marins.

Nourri avec des poissons malsains, vivant dans un milieu pollué, le saumon d’élevage est donc synonyme de danger pour notre la santé et l’environnement. Ce qui explique que les Français se méfient de plus en plus du saumon d’élevage : en novembre 2013, selon les chiffres Kantar Worldpanel, les ventes de frais ont chuté de 25 % en volume par rapport à l’année dernière et de 10,8 % pour le fumé, preuves de la défiance des consommateurs, alimentée en outre par des reportages qui montrent les limites de l’élevage industriel.

Christina Lièvre, Clara Mayère, Camille Bererd, seconde 5.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI