Les piscines chauffées extérieures, vous aimez ?

les piscines chauffées

Pas mal non ?! Les piscines chauffées extérieures intéressent les nombreux touristes en montagne. En effet, la température extérieure étant assez basse, ces piscines offrent de bonnes occasions aux touristes de venir en vacances, se relaxer tout en se réchauffant et accompagnés d’un beau paysage.

Mais ces piscines sont des problèmes pour la planète et notamment pour la montagne. En effet, elles consomment énormément de chauffage et donc d’énergie, ce qui favorise le réchauffement climatique. De plus, le défrichement de nombreux espaces pour la réalisation de ces piscines est important et envahit de nombreux espaces.

La piscine extérieure chauffée : un endroit pour prendre du bon temps mais mauvais pour l’environnement !

Seconde 7

Cet article a été écrit à la suite de la sortie dans le massif des Monts de la Madeleine le 29 mars 2016.La sortie, animée par l’association Madeleine Environnement, portait sur la biodiversité (SVT, C. Larcher), le tourisme durable (EMC, N. Mergoux), en lien avec l’EDD (C. Lecocq Hubert).

L’humain face aux défis climatiques

l'humain face aux défis

Le mercredi 4 mai, tous les élèves de terminale ont eu la chance de rencontrer Frédéric Baule à l’occasion d’une conférence ayant pour sujet « L’humain face aux défis climatiques ».

Ancien trader pétrolier, Frédéric Baule est aujourd’hui directeur-conseil en gestion des risques de marchés pour une société pétrolière, mais également un économiste spécialiste des marchés de d’énergie. Après avoir exercé diverses responsabilités tout au long de la chaîne d’approvisionnement pétrolière, de 2000 à 2011 il a dirigé l’entité « Risk Management Services » de Total Oil Trading SA, fournissant des solutions de marché aux filiales et aux partenaires commerciaux de Total, pour réduire leurs expositions à la volatilité des prix du pétrole, sur tous types de marchés pétroliers à travers le monde. A ce titre il a piloté en France la définition de solutions adaptées aux problématiques spécifiques de la filière de la pèche.

Sa reconversion professionnelle a pour élément déclencheur une expérience personnelle qu’il a partagée avec nous. En effet, c’est en rencontrant des pêcheurs en 2008 qu’il a pris conscience que son métier avait un impact sur des milliers de personnes. Le prix du baril de pétrole dépasse alors le seuil des 135 dollars. Cette augmentation considérable touche les produits pétroliers plus raffinés comme le diesel et l’essence, dont le prix n’arrête pas de battre des records. Lorsque le coût du pétrole devient trop élevé, de nombreux pêcheurs ne peuvent plus mettre de carburant dans leurs bateaux et donc travailler. Ils se retrouvent alors sans revenu. Cette expérience de la rencontre de l’autre sans médiation, cette relation « je-tu » dont parle le philosophe Lévinas dans ses œuvres, bouleverse Frédéric Baule qui prend conscience que ces jeux boursiers ont des conséquences sur des hommes en chair et en os. Nous sommes responsables de nos actes et portons la responsabilité d’autrui. A la suite de cette rencontre, il s’est reconverti afin de consacrer sa vie à chercher des solutions pour que les hommes ne soient plus dépendants des fluctuations du marché pétrolier. C’est donc logiquement qu’il s’est intéressé aux énergies renouvelables puis au défi climatique auquel nous faisons face.

Frédéric Baule a récemment écrit un livre en collaboration avec Xavier Becquey et Cécile Renouard , religieuse de l’Assomption, s’intitulant L’Entreprise au défi du climat dont voici le début de la 4ème de couverture :

« Les modèles économiques fondés sur une consommation sans cesse plus grande d’énergie fossile provoquent une hausse des températures qui menace la vie même de la planète. Face à ce défi climatique et à l’épuisement de l’ensemble des ressources fournies par la Terre, les entreprises sont placées devant un dilemme : faut-il attendre une invention scientifique qui résoudrait comme par miracle le problème, laisser les états et les ONG réparer les dégâts d’une production qui n’aurait pas les moyens de se décarboner, ou commencer dès maintenant à agir au sein même des lieux où se crée la richesse ? »

l'humain face aux défis 2

Il nous a interpellés, futurs bacheliers, sur notre future orientation professionnelle : « Comment rejoindre le monde du travail tout en se posant des questions morales et politiques sur le sens nos actes ? « Et moi, que puis-je faire ? » Il y a un vrai sujet de réflexion à avoir sur la participation de l’ensemble de la population au niveau des efforts à mener collectivement et individuellement. Nous avons tous un intérêt commun,  la protection de la nature mais nous ne travaillons pas en commun ! Jusqu’où allons-nous laisser l’intérêt économique l’emporter sur la vérité ? Comment peut-on, sur le marché du travail, rester en cohérence avec son entreprise et avec soi-même ?

Lors de la conférence, Frédéric Baule a abordé la question de l’humain et du défi climatique. Il nous a permis de nous interroger sur les conditions dans lesquelles les générations futures et nous-mêmes, allons vivre sur la Terre, qu’il appelle notre « maison commune« . Notre mode de vie a considérablement changé en moins d’un siècle et Frédéric Baule l’a illustré par de nombreux exemples :

  • En 1946, seulement 25% des français possèdent des WC et 10% des douches ou baignoires
  • En 1954, 7,5% possèdent un réfrigérateur et 1% la télévision
  • La France comptait 87000 épiceries en 1966 alors qu’en 2006, elles n’étaient plus que 14100
  • En 1957, il y avait 1 supermarché alors qu’aujourd’hui, il y en a 10500 auxquels s’ajoutent les 2000 hypermarchés.

Chaque pays, chaque continent a ses propres problèmes à régler (ce peut-être simplement avoir de la lumière pour faire ses devoirs en Afrique) et l’homme doit inventer des solutions technologiques tout en suivant une trajectoire verte car la situation climatique l’a mis au pied du mur. Nous devons trouver collectivement les moyens de vivre sobrement. Dans ce cadre, notre conférencier nous a également rappelé les accords de Paris signés le 22 avril dernier par 175 pays lors de la COP 21. Il s’agit de limiter la hausse de la température moyenne du globe à 2°C. Si nous ne parvenons pas à limiter celle-ci et qu’elle augmente de 5,6°C, les conséquences seront désastreuses.  Il est grand temps de développer les énergies renouvelables car, pour le moment, il est impossible de remplacer à 100% les énergies fossiles par des énergies vertes.

Frédéric Baule considère que la croissance démographique n’est pas un problème car nous avons les ressources nécessaires pour nourrir tout le monde. En réalité, c’est la gestion, l’organisation  et la répartition de ces ressources qu’il faut revoir.

Au cours de cette conférence, il a cité différents philosophes de notre programme tel Descartes avec son célèbre « Je pense donc je suis » qu’il commente en disant que la question aujourd’hui n’est pas de penser ni d’être mais de pouvoir. De même, il a fait référence à Hans Jonas et son principe de responsabilité “Agis de telle sorte que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre

Frédéric Baule a conclu en disant  » On peut faire de notre planète quelque chose de plus beau que ce que l’on nous a laissé « .

Zoé, Terminale L

Cette conférence a été organisée par Catherine Liénard, religieuse de l’Assomption, en lien avec la pastorale, l’EDD et les cours de philosophie (J.P Coumel et C.Lecocq)

Le stress hydrique et l’hccessibilité à l’eau en France : une répartition inégale

Le Stress Hydrique
En France, les territoires et les populations concernées par le « stress hydrique » sont inégalement répartis sur le territoire mais en augmentation…
Dans les habitations, l’eau sert principalement à l’hygiène corporelle et aux tâches ménagères. Dans l’agriculture, elle est surtout utilisée pour irriguer la terre. Elle est aussi indispensable à l’industrie.
On parle de stress hydrique lorsque la demande en eau est plus élevée que la quantité disponible pendant une période ou lorsque l’usage de l’eau est limité à cause de sa mauvaise qualité.
Actuellement, la France est un pays qui n’est pas en situation de pénurie, mais elle verra sa disponibilité en eau en douce diminuer de 12% d’ici 2030. Certaines régions, comme la Vendée, se tournent déjà vers la désalinisation de l’eau de mer,  qui consiste à extraire le sel de cette eau afin de la rendre potable.
Les ressources d’eau en France sont réparties inégalement et varient en fonction des saisons. Cela explique les difficultés de certaines régions en période de sécheresse. D’autre part, la qualité de l’eau varie selon les régions. Le Sud-Ouest de la France a un risque de sécheresse élevé. A Paris, la demande en eau n’est pas satisfaite car la Seine est de plus en plus polluée.
La France n’est donc pas à l’abri du stress hydrique, ce qui appelle à une réflexion globale sur des usages plus raisonnés de l’eau.

Julie Boaretto, Lisa Brunel et Tiphaine Bourricand, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Les mouvements de terrain liés au retrait et au gonflement des argiles.

Quand les sols se déchainent, les argiles gonflent !

En fonction des conditions météorologiques, les sols argileux superficiels peuvent varier de volume à la suite à une modification de leur teneur en eau : retrait en période de sécheresse, puis gonflement au retour des pluies.
Avec l’humidité de la période hivernale, les argiles gonflent, puis se rétractent. La variation de la teneur en eau de ces argiles occasionne des dégâts sur les constructions aux fondations peu profondes comme des fissurations en façades.
Par exemple, dans la petite commune de Mûres, située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Rumilly, le mélange de terre et de sable a fini sa course 400 mètres plus bas dans le Chéran. Une vague assez importante s’est alors formée et a poursuivi son cours. Certains l’ont même remarquée, dans la rivière, à Rumilly. Les secours ont dû inspecter les abords de l’éboulement pour vérifier que ni promeneur, ni pêcheur n’ait été enseveli.

Les mouvements de terrain
Emilien Burgun, Sid-Ali Cherfioui, Zoé Garnier, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Réchauffement climatique et conséquences économiques. Modification des flux migratoires dans le monde

De nouveaux réfugiés les réfugiés climatiques PHOTO 2

De nouveaux réfugiés : les réfugiés climatiques

Si les migrations de population ont toujours existé et ont pour but commun de trouver une meilleure situation, elles ont aujourd’hui d’autres raisons et ne sont plus uniquement liées à des conflits ou des problèmes économiques : les modifications du climat mettent aussi sur les routes les populations fragilisées.
Les modifications des flux migratoires sont causées par différents facteurs qui poussent la population à migrer. Les migrants qui fuient les risques dus aux catastrophes climatiques dans leur pays sont appelés des réfugiés climatiques. Le changement climatique est d’ailleurs aujourd’hui l’une des premières causes des migrations humaines. Elles ont pour origines différents facteurs :
• les risques d’ouragan, cyclones, tsunami;
• fonte des glaces qui cause des inondations;
• désertification et sécheresse;
• crue et montée des eaux.
Aujourd’hui, 25 millions de migrants résident à 90% dans les pays du Sud. Pour 2050, certaines études prévoient plus de 250 millions de réfugiés climatiques.

De nouveaux réfugiés les réfugiés climatiques PHOTO

Noëmie Fayard, Léa Baudot, Meryem Karaca, 2nde 3

Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

 

Villes, changements climatiques et inondations

Quand les aménagements urbains aggravent les conséquences des phénomènes climatiques

Les inondations touchent tous les pays du monde mais avec des effets très différents. Elles ont des impacts très importants sur notre société car elles représentent aujourd’hui un désastre sur deux. Il est donc important de savoir quels sont leurs effets sur la vie, la santé, l’économie mais surtout sur l’environnement.
Une inondation est un débordement des rivières ou des fleuves qui couvre les terres environnantes. C’est un phénomène naturel amplifié par l’homme qui transforme le paysage. En effet, le sol n’a plus alors la même capacité d’absorption de l’eau. Chaque année, cela génère des millions d’euros de dégâts. Dans certaines régions de la planète, telles l’Afrique de l’ouest et l’Asie du sud-est, des inondations ont lieu chaque année.
Des causes variées
Nous pouvons distinguer deux causes principales d’inondations :
– les causes naturelles : elles sont liées aux aléas climatiques, aux phénomènes météorologiques ou à un évènement naturel qui empêche l’écoulement de l’eau. Nous pouvons citer les émissions de gaz à effet de serre qui entrainent la fonte des glaciers et qui provoquent une montée du niveau des océans, des cours d’eau ou qui pourraient entrainer des cyclones plus intenses ;
– les causes humaines directes : Au XXème siècle, les villes s’étendent, des usines sont construites et les routes sont goudronnées. En conséquence, la pluie ne s’infiltre plus aussi bien dans la terre et rejoint les fleuves ou les rivières en glissant sur les revêtements : cela provoque les inondations. De plus, certaines formes d’agriculture peuvent accélérer le ruissellement de l’eau et en limiter l’infiltration.
Des dégâts matériels et humains
Quels sont ces dégâts ? Les inondations peuvent provoquer  :
– des dégâts matériels comme la dégradation ou la destruction de bâtiments. Ce fut le cas à Beichuan qui a été détruite à 80 % par les inondations ;
– des pannes de courant et de très nombreux foyers se retrouvent sans électricité car les lignes à haute-tension sont hors-circuit ;
– des dégâts humains : de nombreuses personnes périssent au cours des inondations, noyées ou frappées par les décombres. Ce fut le cas en octobre 2015 à Cannes, où vingt personnes ont trouvé la mort à la suite d’intempéries.

Villes, changements climatiques

Photo Europe 1

Certaines familles doivent parfois quitter leur logement détruit ou très endommagé. De plus, après des inondations, trouver de l’eau potable devient compliqué.

Ludivine Cliozier, Inès Pallot et Aurore Bouillot, seconde.
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD (A-L. Clément et E. Novales) et des cours de géographie (M-L. Dumas), en lien avec la Villa Gillet

La palynologie et la reconstitution des paléoclimats

Philippe Sorrel, sédimentologue et palynologue à l’université Lyon I, nous a présenté, le mercredi 18 mars 2015, une conférence sur la palynologie et la reconstitution des paléoclimats et des paléoenvironnements, soit des climats et environnements anciens.
Ses études portent principalement sur l’Asie centrale.

Tout d’abord : qu’est-ce qu’un pollen ?

La palynologie 1

C’est un organe de reproduction des plantes. Il est situé sur les étamines et plus précisément sur les anthères, qui sont de véritables sacs polliniques. Les étamines sont l’organe reproducteur mâle. Le pollen, afin de permettre la fécondation, passe par les stigmates du pistil, jusqu’à atteindre les ovules dans le carpelle. Cependant, même si la plante contient le pistil et les étamines, l’autoreproduction c’est-à-dire la reproduction au sein de cette même plante sans l’intervention du pollen d’une autre plante, est la reproduction la plus simple mais n’est pas la plus efficace. Il existe deux autres modes de reproduction : l’anémogamie et l’entomogamie. La première se fait à l’aide du vent. En effet, le vent va transporter le pollen d’une plante et le déposer sur le pistil d’une autre plante de même espèce. Cependant ce mode concerne souvent des plantes ligneuses produisant une quantité importante de pollen car une grande partie du pollen est déposé ailleurs et seulement une faible part arrive sur l’étamine concernée.
L’autre mode comprend l’intervention d’animaux, souvent des insectes. Ceux-là vont se nourrir du nectar de la plante et en même temps du pollen se collera à eux. Lorsque l’insecte se nourrira de nouveau d’un second nectar, il déposera le pollen conservé précédemment sur les étamines de cette seconde plante. Cependant la plante doit mettre en avant des caractéristiques attirantes pour l’insecte comme un bon nectar, des couleurs vives etc.
Il existe aussi l’hydrogamie. Ce mode de reproduction se fait grâce au transport des grains de pollen par l’eau.

Maintenant voyons comment se passe l’étude des pollens.
Tout d’abord, on peut se demander comment l’étude des pollen quelques milliers, voire millions d’années plus tard, est possible. En effet, l’on peut penser que celui-ci se dégrade et s’abîme au cours du temps ! Mais non, il est constitué d’une membrane externe riche en sporopollénine, qui est extrêmement résistante aux attaques chimiques, aux températures extrêmes et à la pression. En effet cette membrane présente, en termes de composition chimique, une forte similitude avec la carapace de certains insectes ! Cependant, les pollen restent sensibles à l’attaque de l’oxygène et des pH basiques, c’est-à-dire ceux compris entre 7 et 14. De par leur résistance remarquable, l’on peut facilement les étudier des centaines d’années plus tard afin de reconstituer les paléoclimats mais aussi les paléoenvironnements tels que les forêts tropicales ou la toundra et la taïga. En effet, si un pollen est prédominant par rapport à un autre, on peut alors en déduire l’espèce majoritaire à cette époque, et ainsi, en étudiant ses tolérances écologiques, l’on peut étudier les climats et altitudes de cette époque.

La palynologie 2

http://archeograv.fr/nouvelles-donnees-paleoenvironnementales-et-archeologiques-sur-le-plateau-du-beage/

Étudions maintenant le protocole de carottage : il s’agit de carotter dans différents contextes comme
les forêts, les prairies, les lacs, les mers, ou les tourbières, et ce verticalement. En effet l’étude verticale
permet de connaître la constitution du sol sur une plus longue période, c’est en réalité plus efficace.
Les carottages peuvent aller de quelques centimètres à quelques mètres.
Il y a ensuite des préparations chimiques afin de mettre en œuvre une identification des pollens et
ensuite une reprise des données sur informatique.
Les critères d’identification sont la forme du pollen, l’ornementation, et les apertures.
Cependant le carottage reste une étape difficile dans l’étude des pollen. L’équipement requis pour carotter une tourbière est léger et facile à transporter. C’est un tout autre problème pour carotter en milieu océanique ouvert…

Malheureusement, certains pays en voie de développement ne possèdent pas de tels équipements
de par leur coût important, c’est pourquoi le forage manuel est adopté en fonction du milieu que l’on décide d’étudier. Il est par exemple difficile de carotter un lac avec un système entièrement automatisé.
Par ailleurs, les moyens mis en œuvre pour les missions de carottage sont souvent financés par des projets/équipes européens/américains, donc le type de matériel utilisé ne dépend pas du pays d’investigation.

Mais, une fois le carottage effectué, comment sont classés les pollen ?
Il existe en effet différents niveaux de détermination, qui vont aider les chercheurs à classer les pollen trouvés. Cela reste une étape difficile dans l’étude des pollens où l’attention et le sérieux des chercheurs sont de rigueur, puisqu’ils doivent classer les pollens selon différents critères comme l’embranchement, la classe, le genre, l’espèce et surtout en fonction de leurs caractéristiques propres (apertures, ornementation et structure de l’exine, etc.) Ce travail minutieux exige une grande patience, ce qui témoigne de la réelle passion des chercheurs.

Enfin, nous pouvons nous demander si cette étude des paléoclimats par carottage reste efficace. En effet, comme nous l’avons vu en début d’article, les pollens, petits et légers sont transportés facilement, notamment grâce au vent, aux animaux et à l’eau. Or, l’étude n’est plus pertinente si les pollen ne proviennent pas de l’endroit même où le carottage a eu lieu puisqu’ils témoignent du climat plus ou moins voisin et faussent alors les résultats. Cependant, nous avons pu voir sur des diagrammes polliniques que 60% des pollen étudiés témoignent de la végétation locale, 30% de celle du voisinage et 10% de la végétation régionale. Ainsi, nous pouvons dire que l’étude des pollen par carottage reste un moyen efficace d’étudier les paléoclimats et paléoenvironnements mais qu’il est nécessaire de prendre certains biais (ainsi que les limites de la méthode, comme pour toute autre méthode) en compte dans l’interprétation des résultats.
Chaque méthode présente des avantages, mais aussi des inconvénients, des limites. C’est pourquoi la complémentarité des méthodes est cruciale lorsque l’on étudie un carottage, dans le but de reconstruire les changements environnementaux / climatiques passés. Afin de dépasser les limites inhérentes à chaque méthode.

Au terme de cet article, nous pouvons dire que les pollen sont bien des marqueurs essentiels pour l’étude des paléoclimats et paléoenvironnements. Il s’agit donc de comprendre le passé pour mieux appréhender le futur.

Jessica FRESSARD – Claire OUTTERS
(TS2 – Spécialité SVT)
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD et des cours de M.A Limone et V. Terrasse