Regards sur nos assiettes

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Réflexions à la suite de la projection de ce documentaire

pédagogique et humaniste

Le comité de pilotage du développement durable s’est réuni le jeudi 14 septembre pour définir les grandes orientations de l’année et les temps forts prévus à l’échelle de l’établissement. Le thème « Nourrir les hommes », a été validé dans le cadre du projet ERASMUS+  et comme projet fédérateur à l’échelle de l’établissement.

En introduction à une année de réflexion et d’actions liées à ce thème de l’alimentation,  nous, les éco-délégués de 1ère et de Terminale avons été conviés à la projection du documentaire  Regards sur nos assiettes,  réalisé en 2010 par le documentariste Pierre Beccu à partir d’une enquête menée par six étudiants en géographie et ingénierie d’espace rural de Poisy, en Haute-Savoie. Nous  avons été surpris  d’apprendre que deux d’entre eux étaient d’anciens élèves et éco-délégués de Mongré !

Leur projet consistait à regarder « au fond de leur assiette » pour étudier les impacts de notre consommation alimentaire sur la santé, l’économie, le social, l’environnement. et se poser les questions suivantes : Que mettons nous dans notre assiette ?  Est-ce que nous avons une alimentation saine ? Quelle est l’origine des produits que nous consommons quotidiennement  et qui font-ils vivre ? Quelle est la relation entre ce que nous mangeons et l’environnement ?

L’enquête montre des expériences de production et de distribution viables économiquement,  et qui vont dans le sens d’une valorisation globale du territoire et de ses acteurs, chacun d’entre eux ayant un objectif précis, équitable et  responsable :

« Nous, on ne vend que des choses qu’on peut produire en cette saison  »  affirme Agnès Prieur, maraîchère chez Gaec Bouquet Savoyard à Sévrier.

« On a réussi à mettre en place des circuits courts avec des producteurs locaux dans le cadre des marchés publics »,  explique Dominique Vincent, responsable de la cuisine centrale municipale d’Annecy. Il nous apprend que les tomates de supermarchés, donc issues d’un circuit long, ne rapportent à l’agriculteur que 30% de leur prix, contre 95%,   si elles sont vendues sur le marché local, issues cettefois du circuit court.

« Ce qui m’a vraiment séduite dans les AMAP, c’est la relation avec les gens, leur envie de comprendre notre travail »  souligne Odile Hameau, maraîchère d’AMAP Potager Balmontin à Balmont.

« C’est pas le pain qui est mauvais, c’est la manière dont on le produit. On a plus changé les semences en 50 ans qu’en 12 000 ans d’agriculture, constate Paul Rochet, boulanger au Fournil des Eparis à Viuz-la-Chiesaz.

Ce documentaire nous a fait prendre conscience de notre responsabilité et de notre pouvoir de consommateurs. Si nous voulons améliorer notre alimentation, mangeons des produits dont nous connaissons l’origine, issus du commerce local et  équitable ! Et si nous voulons améliorer la qualité de vie des agriculteurs et des producteurs locaux, achetons leurs produits !

En conclusion, cette critique de Cécile Mury parue dans Télérama lors de la sortie en salle le 12/09/2015 :

« Ils sont six étudiants… en géographie. Et pourtant, ils ont mené l’enquête comme de vrais policiers, sous la houlette bienveillante du documentariste Pierre ­Beccu. Arpentant les circuits qui mènent de l’agriculture à nos cuisines. En Savoie, leur région d’origine, ils sont plus précisément allés à la rencontre de tous ceux, éleveurs, boulangers, restaurateurs et paysans, qui luttent pour réinventer d’autres pratiques alimentaires et économiques, aux antipodes du modèle industriel dominant. Pédago, vivant et humaniste, le film détaille avec pertinence les nombreux enjeux de cette aventure « bio » : nos papilles, notre santé, notre manière de vivre ensemble. Un plat de résistance très politique ».

Mariam Kapanadze, éco-déléguée de 1L.

 

 

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