Le Prix « Lire pour demain »

Le Prix « Lire pour demain, les livres environnement des lycéens de Rhône-Alpes » est une action organisée par la Maison de l’Environnement de la Métropole de Lyon et la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère qui,  avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes,  a été proposé  cette année encore aux lycéens.  

Pour cette nouvelle édition 2017-2018,   ce sont les éco-délégués  de seconde qui ont lu  les 6   ouvrages,  sélectionné  leur 3 livres préférés dont leur « Coup de cœur » et présenté des travaux en lien avec les livres  pour la clôture de l’évènement.

Suite aux votes des lycéens participants, les résultats sont les suivants :

  1. Résilience : Tome 1 : Les terres mortes.   Augustin Lebon, Hugo Poupelin, Louise Joor
  2. Zone 2.   Mary Aulne.
  3. L’incroyable vie des paysages.   Marie Lecoeuvre, Vincent Mahé.
  4. L’Éveil.   Jean-Baptiste de Panafieu.
  5. La bio pour tous.   Stéphan KERCKHOVE, RED.
  6. Respirer tue : agir contre la pollution de l’air.   Gérard Borvon.

Les deux premiers remportent les suffrages largement, les suivants sont un peu plus serrés.

Les ouvrages sont présentés sur le site de l’association :

http://www.mnei.fr/index.php/lire-pour-demain-2017-2018-laureats-et-rencontre/

La remise du Prix  a eu lieu Jeudi 3 Mai,  malgré la grève des trains. Huit lycées ont pu arriver, comme nous,  sans trop d’encombres à la M.J.C. de Villeurbanne afin de rencontrer deux des trois auteurs retenus pour leurs livres.

Après une présentation  officielle du projet et des lauréats, les auteures Mary Aulne et Claire Lecœuvre   nous ont chaleureusement remerciés.  Puis,  l’organisatrice nous a lu la lettre  de remerciement d’Augustin Lebon,  malheureusement absent ce jour là :

Bonjour à tous,  et merci infiniment pour ce prix qui me touche beaucoup. C’est le premier que reçoit Résilience et je suis particulièrement heureux qu’il soit lié à l’environnement.

J’imagine que vous avez tous appréciés l’avenir tout doux et tout joyeux que j’ai imaginé dans mes deux premiers tomes. On se marre bien avec moi, je suis content que vous l’ayez remarqué !

 En réalité, quand j’ai commencé à écrire cette série, j’étais très en colère, face à tout ce que nous faisons subir à notre planète et aux nombreuses injustices qui en découlent. C’est cette colère naïve et sincère qui m’a poussé à dépeindre un avenir si sombre.

 Heureusement, en me documentant au fil de mes scénarios, j’ai découvert des tas de personnes extraordinaires : des gens capables de s’accrocher au sommet d’un arbre pour éviter la destruction d’une forêt primaire, des gens capables  de remettre en question leur tradition et parfois même leur propre famille pour cultiver la terre autrement, des gens capables  de parcourir la France pour récolter des graines et les envoyer illégalement dans un camp de réfugié, ou encore des gens capables  de défier les autorités lorsque les droits humains sont bafoués.

 Tous ces gens sont mes « super-héros » à moi, ils n’ont aucun « super -pouvoir » ni aucune fortune mais ils agissent. Ce n’est pas Batman qui accueillerait des réfugiés dans son manoir de 158 chambres, et on ne verra sûrement pas Superman bouger le petit doigt pour sauver le Mérou Goliath (qui est, comme vous le savez sûrement, une espèce de gros poisson hermaphrodite en voie d’extinction).

 Tous ces gens donc, me redonnent courage,  et si un jour je parviens à conclure ma série par un Happy End (ce qui n’est pas gagné, vous l’aurez compris), ça sera uniquement grâce à eux. Toutes ces personnes sont la Résilience d’aujourd’hui, et il ne tient qu’à nous d’en faire partie.

 Encore un immense merci à tous !

Augustin

 Dans un deuxième temps,  chaque lycée a présenté ses diverses créations, allant de la mosaïque à la vidéo animée,  en passant par le reportage,   avant un temps d’échange avec les deux auteures,  chacun(e) ayant pu les questionner tant sur leur ouvrage, leurs motivations,  que sur leur métier d’écrivain.  La cérémonie s’est terminée  par un goûter convivial à base  de produits d’ « Artisans du monde ».

Le Prix « Lire pour demain1

Pour notre 5ème participation, Alix Parizot (Seconde 2), Lise Paricot et  Sarah Chetibi (Seconde 7) ont présenté un reportage sur les pesticides,  Emilie Besson (Seconde 7) et Lili-Rose Caramelli (Seconde 3)  une vidéo animée sur le septième continent.   Vous pouvez  les regarder en cliquant sur l’onglet vidéo.
Avec  Ilan Gouspy et Florian Arbane (Seconde 4), nous avons réalisé  un quizz  « spécial environnement »  que vous  découvrirez dans notre prochain journal annuel !

Cécilia Roux, éco-déléguée en  Seconde 3.

 

Un séminaire énergétique….

Un séminaire énergétique….

Le 12 décembre 2017, deux éco-déléguées de première,   accompagnées de madame Dumas se sont rendues à l’Hôtel de Région à Confluence pour  participer à un séminaire sur le thème : « Nos lycées ont de l’énergie ».

La journée a débuté avec une conférence  sur  la transition énergétique et ses enjeux pédagogiques, opérationnels et budgétaires.

Désormais, la loi impose des mesures pour gérer les déchets au sein des établissements scolaires et un plan d’action, le plan Marshall, a été mis en place avec un budget de 300 millions d’euros pour  contribuer à  la maintenance immobilière des lycées  publics et privés de la région Auvergne-Rhône-Alpes  ainsi qu’à la mise en place d’actions dans le domaine énergétique ; l’énergie se gère en effet,  dans un premier temps,  par l’isolation des bâtiments – ces  dernières années, les statistiques montrent une augmentation significative de l’utilisation d’énergies renouvelables afin de diminuer la consommation de fioul-  et par l’installation d’éclairages moins énergivores. Cependant, il existe encore  de grands écarts entre les lycées.

Par ailleurs, la loi de 2015 a pour objectif d’obtenir dans les lycées  une baisse de 40% de gaz à effet de serre en 2030- par rapport à 1990-,  ainsi qu’une augmentation de 27% d’énergies renouvelables. Pour cela, il faut agir sur l’adaptation des bâtiments, la sobriété énergétique, et également lutter contre le gaspillage tant énergétique qu’alimentaire.

Cette conférence très instructive a été suivie d’un buffet à midi,   uniquement composé  de produits régionaux, à titre d’exemple,  l’objectif de la Région étant d’en  introduire au minimum 60%  dans  les assiettes de chaque restaurant scolaire.  Ce temps  de pause nous a permis  d’échanger avec  quelques uns des  dix intervenants présents : l’un deux  présentait un jeu pour sensibiliser  les élèves au comportement éco responsable ; un autre nous a fait découvrir les parcs importants de la région.

L’après-midi, une dizaine d’ateliers  ont été proposés.  Notre thématique de l’année à Mongré étant « Nourrir les hommes »,  nous avons choisi de participer  à deux ateliers sur le thème de l’alimentation. Nous avons appris que  la formation continue des chefs et des cuisiniers sera renforcée, de nouveaux labels pour encourager la consommation de produits régionaux seront créés  et des centrales régionales d’achat seront disponibles pour aider les cuisiniers et les chefs dans leurs choix. D’autre part, des innovations, dans le domaine  de la cuisson des aliments  pour limiter les pertes d’eau de certaines viandes ou légumes, l’installation de bars à salades  en open-bars, ou encore une présentation plus attractive des produits à consommer, devraient permettre de réduire les déchets.     .

Une journée bien remplie, qui ne nous a pas laissé sur notre faim !

Marie Rochas  (1èreS2) et Marine Dandois (1èreS3)

Lire pour Demain

  • Lire pour demain 1

Les livres environnement des lycéens de Rhône-Alpes

Prix organisé par la MNEI et la MRE avec le soutien de la Région Rhône-Alpes

Au mois d’octobre 2014 notre classe a eu la chance d’être sélectionnée pour participer à un évènement à la fois littéraire et éco-responsable « Lire pour demain ». Le projet consistait à lire six livres (essais, biographies, fictions, documentaires, bandes dessinées…) traitant des questions environnementales et d’élire notre « Coup de cœur ».
Voici la sélection officielle pour 2014-2015 :
Samouraï Océan – Le destin de Satchi – Tome 1
Hugo VERLOMME (Gallimard Jeunesse, 2013)
Muni de son sabre, Satchi le « Samouraï Océan » défend la mer et les océans. Il lutte contre les attaques répétées de pêcheurs sans scrupules et plus largement contre les hommes qui s’emparent sans vergogne des richesses de l’Océan. Aidé de ses amis, les « Cinq » de la Plateforme ainsi que de la belle Evolina, son amour d’enfance, la quête de Satchi s’annonce difficile et pleine de rebondissements.
Paradis (avant liquidation)
Julien BLANC-GRAS (Diable Vauvert, 2013)
Julien Blanc-Gras nous emmène en voyage dans un pays voué à disparaître : la république des Kiribati. Située au milieu du Pacifique, cet état est une île qui est menacée par le réchauffement climatique, menacée d’engloutissement pour être exact. Parti à la rencontre des habitants qui vivent quotidiennement sous cette menace, Julien Blanc-Gras nous emmène à la découverte de ce »paradis ».
Itawapa
Xavier-Laurent PETIT (L’Ecole des Loisirs, 2013)
La mère de Talia est professeur d’ethnologie. Elle a décidé de partir défendre des terres en pleine forêt amazonienne (appartenant aux derniers représentants du peuple indien). Elle veut les protéger d’un projet de forages pétroliers. Mais depuis un mois et demi, Talia n’a plus aucune nouvelle d’elle. Angoissée par ce qu’il a pu advenir de sa mère, elle décide alors de partir à sa recherche accompagnée deux personnes : son grand-père, un vieil homme étrange et secret et l’inspecteur Augusto.
• La nature au Café du Commerce : préjugés et lieux communs sur la faune et la flore
Jean-François NOBLET (Plume de Carotte, 2014)
Avec ce livre, Jean-François Noblet nous fait découvrir la nature avec humour et pédagogie. Il déconstruit ici toute une série d’idées reçues.

50 idées reçues sur l’agriculture et l’alimentation
Marc DUFUMIER (Allary Editions, 2014)
A propos de l’alimentation et de l’agriculture, nous entendons aujourd’hui beaucoup de choses contradictoires. Marc Dufumier, agronome, passe ici en revue 50 idées reçues qu’il explique avec des arguments clairs et scientifiquement incontestables.
Kanopé
Louise JOOR (Delcourt, 2014)
Nous sommes en 2137 : la surpopulation et les activités des hommes ont entraîné des mutations importantes de l’écosystème. Seuls en Amazonie survivent encore quelques espèces animales et végétales. C’est aussi ici que vivent les « éco-martyrs » dont Kanopé, une jeune orpheline, fait partie. Un jour, au beau milieu de leur territoire sauvage, elle tombe nez à nez avec un jeune homme qui vient de s’échapper de la ville.
Dans le but de nous investir pleinement, nous nous sommes inspirés de nos lectures pour élaborer tout au long de l’année, en petits groupes, des productions très diverses. Certains ont écrit des poèmes, d’autres ont fait des origamis, un quiz ou encore des affiches sur le thème du développement durable.
Nous avons eu le privilège de rencontrer au CDI au mois d’avril l’un des auteurs, Jean-François Noblet, venu échanger avec nous sur son livre et ses convictions.

Lire pour demain 2
Le projet s’est conclu le 12 mai par une réception au siège de la Région Rhône-Alpes où furent conviés, outre la lauréate du Prix, venue spécialement de Belgique, les officiels et les autres lycéens inscrits. Tous s’étaient en effet déplacés et préparés pour remettre le prix à Louise Joor pour sa bande dessinée Kanopé. Ce fut aussi l’occasion de présenter notre travail à l’assemblée et de poser des questions à Louise Joor.

Ce projet nous a beaucoup plu et nous avons découvert que la littérature, sous toutes ses formes, est une façon originale d’aborder le thème de l’environnement.
Et bravo à Louise Joor !

Cet article a été écrit par la classe de seconde 1 dans le cadre de l’EDD (E. Novales) et en lien avec les cours de français d’E. Néau

Le séminaire sur l’alimentation à l’Hôtel de la Région.

Le 6 novembre 2014, se tenait à l’Hôtel de la Région, comme tous les ans, le séminaire destiné aux lycées et CFA éco-responsables. Cette année, le thème était « La restauration, un enjeu au cœur de l’établissement ». Les trois éco délégués du comité de pilotage ainsi J. Spica et M.L Dumas, professeur d’histoire-géographie et V. Claire, gestionnaire, s’y sont rendus.

Le séminaire sur l’alimentation 2JPG
Dans un premier temps, pour commencer cette journée, nous avons assisté à une conférence menée par une nutritionniste sur le comportement alimentaire des enfants et des adolescents. Nous en avons appris plus sur nos besoins alimentaires et l’importance de manger équilibré. Après cette présentation, un débat s’est ouvert sur l’importance de la convivialité lors des repas. Nous en avons conclu que, de nos jours, un repas n’est pas seulement un moment qui sert à satisfaire un état de satiété mais bien plus. En effet, lors du repas, on se trouve autour d’une table avec ses amis, sa famille. Cette table se révèle être un véritable outil socialisateur. Elle est ronde ou rectangulaire ce qui permet de se retrouver côte à côte ou bien face à face, ce qui va favoriser les échanges entre les individus. Le repas est aussi un moment de convivialité et de partage où l’on discute de sa journée. C’est un excellent créateur de lien social.
A la fin de cette conférence, nous avons rejoint nos groupes préalablement formés.
Tout d’abord, une équipe chargée de la communication au sein de la Région Rhône-Alpes nous a présenté différentes formes et différents supports de communication. Nous avons alors découvert le dispositif lancé en 2012 de « soutien aux initiatives de démocratie participative ». La Région accompagne toutes les formes de participation citoyenne inscrites dans des dynamiques collectives, formelles ou informelles, au plus près des territoires de Rhône-Alpes. Le soutien porte sur les méthodes et outils développés pour accompagner la participation citoyenne. Il concerne davantage les processus que le résultat. Cette information nous a été très utile car nous avons pu bénéficier de cette aide, notamment afin de préparer des évènements EDD (Education au Développement Durable) à l’échelle de l’établissement comme la journée sans portable du 6 février 2015.

Le séminaire sur l’alimentation 1
Le second atelier auquel nous avons participé portait sur le gaspillage alimentaire. Nous avons pu débattre sur ce sujet et chercher des solutions afin de de réduire le gaspillage dans les écoles, collèges et lycées. Ce fut très intéressant car tous les corps des établissements scolaires étaient représentés, des élèves en passant par des professeurs, des employés de cantine jusqu’au directeur d’établissement. Nous avons découvert les chiffres concernant le gaspillage (chaque année, les Français gaspillent de 1.2 de tonnes de nourriture) et avons aussi étudié des projets concrets à mettre en place afin de lutter contre ce fléau.

Nous en avons conclu que ce qui pourrait réduire le gaspillage serait la mise en place de repas à thèmes, la proximité de l’équipe de restauration avec les élèves ainsi que de la sensibilisation sur le sujet (affiches, slogans …). Cependant, pour que ces actions portent leurs fruits, il faudrait qu’elles soient menées par les élèves car il s’avère qu’elles ont plus d’impact si ce sont eux qui les ont réalisées.
Cette journée a été l’occasion de trouver quelques idées de projets à mettre en place et nous a sensibilisés à l’importance de lutter contre le gaspillage.

Stanislas, éco-délégué, membre du comité de pilotage EDD

Une journée particulière à l’hôtel de la Région.

  Ce jeudi 7 Novembre, nous avons participé au séminaire de la région consacré au développement durable. Nous étions six  élèves éco-délégués : Stanislas De Missolz, Charles-Emmanuel Cannard, Hugo Martinez et nous-mêmes (Léa Greslin et Angéline Martinotti) accompagnés de Mme Dumas et de Mme Lecocq-Hubert. Ce séminaire s’est tenu à l’Hôtel de la Région situé dans le nouveau quartier Confluence.

Au cours de cette journée, nous avons assisté à une table ronde en séance plénière. Il était question de partenariat entre les lycées et les associations, mais aussi des différents moyens d’ enrichir les projets des établissements investis dans l’éducation au développement durable (EDD). Mme Lecocq-Hubert (professeur de philosophie et professeur documentaliste) est  intervenue durant cette conférence en tant que professeur responsable de l’EDD afin de témoigner sur ce qui fait le succès d’un établissement eco-responsable. Beaucoup de questions lui ont été posées mais la plus récurrente était : « Comment faire pour que le message passe auprès des élèves et comment motiver les éco-délégués ? ». Elle a évoqué, entre autres, le fonctionnement  de notre journal en ligne, le « Vert Mongré » alimenté par les articles des élèves ou des professeurs qui relatent les actions pédagogiques. Ce blog comptabilise plus de 110 000 visites et comporte plus de  200 articles. Elle a également insisté sur l’importance de la sensibilisation aux thématiques écologistes inscrites dans les programmes scolaires, amorcée dès l’école primaire et amplifiée ensuite dans le secondaire. De plus, créer et réunir un comité de pilotage (constitué d’enseignants, d’élèves, de personnels administratifs, de la direction etc.) est un atout majeur à la réussite des projets.

Une journée particulière à la Région1 (1)

Une fois la conférence terminée, beaucoup de visiteurs d’autres lycées sont venus  visiter notre stand. Ils étaient très intéressés par nos différents projets comme l’hôtel à insectes, l’oasis-nature et la future installation de ruches ou encore, notre réflexion amorcée sur le co-voiturage. Ils ont également été très captivés par le Vert Mongré que nous pouvions consulter sur place dans sa version numérique. De même,  tous les numéros du journal dans sa version papier que nous avions apportés ont trouvé acquéreurs. Incontestablement, nous pouvons dire que notre stand a eu un grand succès.

Une journée particulière à la Région2

En conclusion, nous avons passé une journée stimulante et très enrichissante. Nous avons pu   échanger avec d’autres camarades venus des lycées de la région tout en renseignant avec soin les gens qui s’intéressaient à nos projets.

N’oublions pas de remercier nos deux accompagnatrices de choc : Mme Dumas et Mme Lecocq-Hubert.

Léa Greslin et Angéline Martinotti

Un séminaire sur la solidarité à la Région

Le mercredi 20 février 2013, deux élèves de seconde 4, Matthieu Boutry et Thomas Aubert, ont assisté au séminaire des lycées éco-responsables présidé par Jean-jack Queyranne, président du conseil régional et Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente du conseil régional et déléguée aux lycées. Organisé par le conseil régional et sur le thème de la solidarité locale et la coopération internationale, ce séminaire s’est déroulé à l’hôtel de la Région dans le quartier de Confluence à Lyon ; il avait pour but de partager et de capitaliser la démarche des lycées éco-responsables.

Dans le cadre de l’ECJS, la classe de 2°4 réalise un projet de solidarité internationale en coopération avec une communauté éducative de l’Assomption installée à Notsé, au Togo. Les trois axes de ce projet portent sur :
le domaine éducatif, avec la création d’un échange  entre nos classes du primaire et l’école de Notsé. Nous savons que là-bas, les conditions d’enseignement sont très difficiles ; l’accès à l’école est, par exemple, impossible lors d’intempéries alors que la construction d’un pont permettrait  aux élèves de surmonter ce problème ;
le développement du jardin potager du village qui reste, à ce jour, très rudimentaire ;
la création d’un foyer destiné aux adolescents en difficulté.
Nous avons choisi ces trois pôles dans la mesure où, à Mongré, nous possédons une école primaire, un potager pédagogique biologique et un foyer des lycéens.

C’est donc dans l’optique de recevoir des conseils utiles à notre projet que nous avons assisté à ce séminaire qui dura toute la journée. Le matin, tout d’abord,  nous avons pu suivre une conférence dans l’amphithéâtre sur les enjeux et la définition de la solidarité. La grande question était : comment ces projets permettent-ils l’engagement des jeunes ?
Tout d’abord, dans sa dimension culturelle, la solidarité est la découverte de l’autre et de sa problématique, le moyen de traiter un problème au travers d’autres cultures peut être source de découvertes. Elle peut se « pratiquer » avec des personnes proches de nous géographiquement ou dans le cadre d’une coopération plus lointaine. Dans ce cas, la Solidarité est souvent entendue dans un axe Nord-Sud, en  effet l’académie de Grenoble travaille avec trois académies du Sénégal, mais la solidarité se pratique aussi dans un axe Ouest-Est, avec des actions en Russie par exemple.
La Solidarité est pensée, de nos jours, dans l’optique du développement durable et de l’écologie, car notre planète Terre, foyer de l’Humanité est un bien commun, fragile et il faut donc en prendre soin. On remarque d’ailleurs, que les populations les plus démunies sont les premières victimes de la dégradation de la planète ; beaucoup de pays occidentaux, par exemple, entreposent leurs déchets chez leurs voisins du Sud !
Mais peut-on parler de la solidarité ou des solidarités ?
La solidarité est le lien entre les êtres, ce qui les unit. C’est un sentiment qui nous pousse à aller vers l’autre, basé sur l’empathie. Si l’autre va mal, je vais mal, tel est le principe de la solidarité. Elle a une valeur humaine et se rapporte donc à l’humanisme. La Solidarité se vit souvent mieux dans une expérience à l’étranger dans la mesure où celui qui veut aider, se sent lui-même étranger.
Mais quels bénéfices tire-t-on à être solidaire ? Tout d’abord, on gagne une satisfaction personnelle, c’est le premier « moteur » de l’action ; agir avec les autres fait que l’on se sente mieux. Il est vrai que lorsqu’on part à l’étranger, par exemple, on peut se demander si on le fait pour nous ou pour autrui ! On  le fait pour les deux et l’altruisme pur est sans doute un idéal mais l’essentiel est de s’engager. On pourrait dire qu’« être solidaire, c’est être égoïste tous ensemble ».
Cela dit, pour éviter ces effets pervers, celui qui monte un projet solidaire a donc besoin d’être bien au clair avec lui-même. De plus, le projet doit être durable sinon il sera stérile.  Le montage d’un projet solidaire par des élèves reste délicat car ils ne sont ni le personnel d’un ministère ni les membres d’une association.

Vers 11h a eu lieu une table ronde avec différents lycées éco-responsables ou associations (Croix rouge, Lycée Roanne, Chervé, Noirétable…) où chacun présenta ses actions dans le cadre de la solidarité, pas forcément à l’étranger. Nous avons alors pu constater, qu’au sein des lycées éco-responsables, Mongré n’était pas le seul à monter des projets de grande envergure.
Ensuite fut remis le trophée Fluid’ Art. Les gagnants sont les élèves d’un lycée technique ayant réalisé une machine, fonctionnant à l’électricité, imitant un visage et capable de sourire et de parler !

L’après-midi, fut consacré à différents ateliers :

  • Comment créer un lien durable dans un projet solidaire ?

Le point de départ d’un projet de solidarité est le travail en réseau (ici), en partant de ce qui existe déjà au sein et autour du lycée. S’inscrire au minimum dans une dynamique existante permet de créer des liens durables, notamment en s’appuyant sur son environnement proche. On ne travaille pas seul. Durabilité ne veut pas forcément dire continuité ; de plus, les partenaires du Sud attendent d’être pris au sérieux, il ne faut pas seulement apporter de l’aide sans rien attendre en retour. On cherchera une relation bilatérale. Il faut, en plus, se baser sur ce que l’on sait faire et travailler avec les compétences dont on dispose. Il est nécessaire de profiter de la volonté de chacun et de s’organiser en visualisant bien notre objectif premier.
Comment monter un projet local solidaire ?
La méthodologie du projet est capitale. Là aussi il est nécessaire d’identifier l’idée et d’inscrire le projet dans un contexte. Ensuite il faut déterminer les objectifs du projet. Où veut-on  arriver ? On repère l’ensemble des ressources disponibles (ressources humaines, matérielles et financières) et on établit un retro-planning (gestion du temps), très important pour un suivi efficace du projet, il est nécessaire de veiller à programmer l’organisation des tâches et leur ordonnancement.

  • Comment donner au lieu de jeter ?

Différents organismes relatifs à des opérations de dons de nourriture  provenant de restes dans des cantines témoignent. Ils conseillent ceux qui auraient pour idée de suivre cette voie. Ici aussi la méthodologie est très importante, comme dans tout projet il est indispensable de s’organiser et ne pas hésiter à faire appel à des partenaires, pour être aidé. Le don de restes alimentaires est délicat du fait des exigences, par rapport aux dates limites de consommation ; en effet, il est en général interdit d’utiliser les restes, et les cantines scolaires essaient un maximum d’adapter leur production à la demande pour éviter les pertes. L’association La Cantine Savoyarde Solidarité, représentée par son directeur Alain Destournelle, récupère ces surplus de nourriture non servie de 15 établissements scolaires et en fait profiter les plus démunis en France. L’association ne fut jamais responsable d’incident sanitaire depuis sa création il y a 30 ans. Elle travaille en partenariat avec des écoles maternelles et lycées en période scolaire et avec des organismes comme les Restos du Cœur ou la Banque Alimentaire pendant les vacances.
Face au problème du gâchis, les objectifs sont de limiter les excédents de production.

  • Comment renforcer le dispositif des lycées éco-responsables ?

Suite aux difficultés identifiées telles que la mobilité des personnes dans les établissements, le manque de temps ou l’utilisation pertinente des moyens financiers (subvention de la Région), cet atelier est mené pour pérenniser le dispositif des lycées éco-responsables. Ci-dessous quelques-unes des propositions, destinées aux établissements et aux équipes éducatives  pour pérenniser la démarche :
– considérer l’engagement dans le dispositif « lycées éco-responsables » comme un engagement politique de l’établissement ;
– mieux communiquer sur le dispositif en interne, évaluer systématiquement les projets conduits ;
–  mutualiser sur ce point ;
– renouveler les approches avec les élèves, par rapport à la méthode de discussion…

  • Comment monter un  projet à l’international ?

Cet atelier est animé par M. Charbonnier  dont  l’établissement de formation d’apprentis, l’AFPM,  travaille à l’international depuis 2006, notamment au Burkina-Faso, au Mali et aujourd’hui au Laos où les élèves bâtissent un château d’eau. Pour monter un  projet à l’international,  il est nécessaire de bien connaître le pays (politique, conditions…). On peut aussi très bien monter des projets dans des pays occidentaux. Dans tous les cas, il est très important de développer un réseau, on a besoin de partenaires afin d’obtenir des fonds ou de l’aide. La région Rhône-Alpes peut financer ce projet mais pas seulement ; il est nécessaire de s’interroger sur sa propre ville ; peut-être certaines entreprises, associations accepteraient d’apporter leur aide ?

A partir de 16h, le compte-rendu de chaque atelier fut exposé avant la clôture du séminaire.

Matthieu Boutry et Thomas Aubert, seconde 4

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en partenariat avec le CDI (C.Lecocq)

Séminaire organisé par la Région à Cibeins sur le thème de la réduction des déchets et des économies d’énergie

Durant la matinée du jeudi 3 mai 2012, deux éco-délégués de terminale, Alix BOUGAIN et Maxime BOYER, accompagnés du gestionnaire M. Claire, se sont rendus au lycée agricole Edouard Herriot de Cibeins, afin d’assister à un séminaire de Lycée Eco-Responsable. Comme c’est le cas de 120 établissements de Rhône –Alpes, le lycée de Mongré possède le label éco-responsable lui permettant d’obtenir une aide financière de la région pour développer ses projets « écologiques ». Grâce à cette organisation, Mongré a pu organiser des temps forts, des sorties pour les élèves, mais aussi l’impression des journaux « Vert Mongré ».  Ce séminaire était principalement porté sur le thème  des déchets au sein du lycée. Il était important pour Mongré d’y assister, car sa gestion des déchets n’est pas encore totalement « éco-responsable ». Il fallait donc recueillir certaines idées pour pouvoir gérer au mieux les déchets de notre lycée. De plus, cette réunion était l’occasion de rencontrer d’autres lycées du même label, afin de partager nos expériences.

Les membres de la société GIRUS ont effectué une étude sur les déchets dans les lycées, et nous ont présenté leurs travaux. D’après leur  étude, un élève produit 52kg de déchets chaque année. De plus, le coût de traitement des déchets est de plus en plus élevé : une tonne de déchets équivaut à 220€ de taxe. L’objectif dans les lycées est donc de produire le moins de déchets possible. Ce qui a le plus surpris la société GIRUS lors de son étude, c’est la présence importante de plastique non-recyclable et de textile sanitaire (essuie-tout) dans les poubelles du lycée. Des techniques comme le compostage électromécanique, ou le compostage naturel ont été proposées. La lyophilisation est aussi un bon moyen de réduire ses déchets. Beaucoup de lycées éco-responsables pratiquent déjà le tri des feuilles de papier, dont Mongré. En revanche, certains vont plus loin dans la démarche du tri, comme par exemple le lycée de Cibeins qui possède des poubelles pour les emballages, les cartons, le verre, pour le compost, et pour les déchets recyclables, et non-recyclables. Il utilise le pain jeté pour nourrir la volaille dont le lycée dispose.

Enfin, ce séminaire nous a permis de recueillir des idées pour de nouveaux projets à Mongré. Dans un premier temps, des petites actions écologiques : l’utilisation de réducteurs de débit, de douches économes dans les vestiaires, la mise en veille des photocopieurs… Dans un second temps, des idées pour des projets plus pédagogiques ont été apportées. Comme par exemple la mise à disposition du jeu vidéo « Planète Lycée » au CDI, qui a été très apprécié dans les autres lycées labélisés, et dont Mongré ne dispose pas encore. Ensuite, certains ont proposé l’idée du jumelage entre 2 classes de lycées éco-responsables différents, qui travailleraient sur un projet commun, comme c’est actuellement le cas entre une classe de Trévoux et une classe du lycée de Cibeins, menant ensemble un projet sur les quartiers écologiques.

Mongré est très actif dans sa démarche écologique (notamment grâce à la formidable installation du chauffage relié à l’incinérateur de Villefranche ayant permis d’arrêter de chauffer Mongré au fuel), et parvient à sensibiliser les élèves aux contraintes environnementales. Cette réunion nous a permis de constater que nous n’étions pas seuls à faire des efforts dans notre lycée, et que beaucoup d’actions éco-responsables peuvent encore être faites dans notre école pour continuer dans cette voie…

                                                                                  Alix Bougain  et Maxime Boyer TES