Une autre façon de voyager : l’ARVEL

Lundi 21 Février, deux intervenants : Andra Pomeanu (membre du réseau départ) et Pierre Vial (président de l’ARVEL),  sont venus présenter l’association ARVEL dans le cadre du cours d’ECJS sur l’éco- tourisme.

Contrairement au tourisme dit de masse, qui présente des aspects négatifs (dégradation des espaces naturels, pollution, exploitation des ressources et des populations locales etc.) l’ARVEL s’insert dans un tourisme équitable. L’association prône des valeurs éthiques et propose des voyages solidaires, des circuits, expéditions et randonnées, tous organisés en petits groupes de 8 à 15. Un fonds de solidarité et une contribution par voyageur permet un soutien à des actions locales, à des projets de développement. L’année dernière les fonds prélevés ont permis de fournir du  matériel scolaire à des écoles d’Afrique et d’Amérique du nord, ainsi que la réhabilitation de villages de pêcheurs transformés jusque là en plage pour l’économie du tourisme de masse. Celui-ci engendre de graves problèmes comme des activités illégales de prostitution et de trafic de drogue. La suppression du tourisme de masse dans certaines zones d’Asie a permis de mettre fin au développement de ces activités illégales.

L’ARVEL appartient au « réseau départ » regroupant des associations de tourisme solidaire qui appuie des projets locaux :

– de tourisme équitable qui favorise au mieux l’économie locale (les voyageurs se nourrissent des aliments locaux  issus de culture équitable.) ;

– de tourisme responsable qui respecte les cultures, les modes de vie, les ressources et l’environnement des lieux visités. Dans certains villages, il existe des règles comme par exemple, l’interdiction de prendre des photos des populations. Les touristes de l’ARVEL respectent chaque charte contrairement aux touristes de masse qui ne se préoccupent  pas forcément de la nuisance qu’engendre leur venue.

– de tourisme éthique qui propose un temps de rencontre et d’échange entre différentes cultures (choc des cultures). Les voyages mis en place par cette association notamment en Europe, en Amérique latine et en Asie permettent de « donner un autre sens à son voyage.

D’un point de vue général,  le sentiment des élèves sur cette conférence fut très positif.

Cependant, ce type de voyage semble présenter quelques contraintes. En effet, ces éco-touristes cherchent à allier l’utile et l’agréable en partant vers des destinations dépaysantes tout en mettant leur temps à disposition des populations visitées, mais ces voyages ne sont pas forcément reposants même s’ils sont très enrichissants. Ils demandent aux touristes de s’impliquer dans leurs engagements.

Pour plus d’info : http://www.arvel-voyage.com  et  www.cadr.fr/reseau_detail.php?id=7

Théo SYNAKOWSKI et Floriane VINCENT

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Le tourisme équitable grâce à Elans


Dans le cadre du projet d’ECJS, nous avons travaillé sur le concept du tourisme équitable et solidaire. Pour cela nous avons étudié un cas particulier, celui d’une association de solidarité, Elans.

Après avoir rappelé les principes du tourisme équitable et solidaire, nous allons nous concentrer sur les mesures mises en place par l’association pour respecter la charte de ce type de  tourisme.

Qu’est-ce que le tourisme équitable ?

Tourisme équitable, durable, solidaire… : Ces appellations désignent l’implication des populations locales dans les différentes phases d’un projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature, et une implication du voyageur dans la nécessité sociale du lieu de sa destination. Il s’agit parfois de voyages en immersion avec participation aux travaux des champs où il faut donner  de son temps. Mais quel que soit le mode  (immersion, hébergement en village ou simple passage), la part des frais de séjour attribuée aux villages encourage une conservation des traditions et un développement durable. Le fait que les bénéfices de ce nouveau courant de tourisme (dans la mouvance d’une consommation responsable) soient dédiés à des micro-projets non touristiques est une opposition aux comportements complices du dérèglement planétaire. L’ouverture, dans un partage plus juste et attentif, n’est plus alors synonyme de sacrifice mais de rencontre saine.

L’association ELANS

Dans le cadre du projet d’ECJS nous nous intéresserons à une association de solidarité nommée ELANS, elle été créée en 2001 dans le but de contribuer au développement des populations de la Ménoua, dans la province de l’Ouest du Cameroun (sur le plan économique et écologique).
ELANS contribue néanmoins à éveiller les consciences des pays du Nord (ici la France) afin de mener des actions cohérentes d’échange avec le Sud (ici le Cameroun).

ELANS justifie la démarche solidaire dans son programme par :
– Un respect des droits de l’homme quelle que soit son appartenance politique, culturelle et religieuse ;
– une collaboration étroite avec  les populations locales sur le plan économique (offres d’emplois, financement de projets locaux etc.) ;

– le respect de la  vocation lucrative de l’association, ELANS ne cherche pas son propre intérêt mais celui des deux partenaires.

ELANS coopère avec la MJC d’Halluin, ils ont comme projet de favoriser les échanges Nord-Sud et ont concrétisé leurs idées en créant des infrastructures dans les deux pays proposant de multiples activités de sensibilisation. Elans travaille en étroite collaboration avec une organisation camerounaise, « Tockem », avec laquelle elle organise ses voyages.

L’action d’ELANS a permis la création d’un centre de tourisme et de forages pour un meilleur accès à l’eau potable. Des participations financières de familles françaises ont pu être perçues grâce au partenariat Tockem – Elans.

Voici des chiffres représentatifs de l’attraction croissante que représentent les voyages proposés par l’ELANS :
23 visiteurs en 2003

30 visiteurs en 2004

21 visiteurs en 2005

46 visiteurs en 2006

101 visiteurs en 2007

177 visiteurs en 2008

253 visiteurs en 2009

L’association propose des voyages à  N’Tsingbeu dans la commune de N’Gonkzem au Cameroun. Les groupes de visiteurs sont conduits dans des musées d’art local pour les sensibiliser à la particularité de la culture camerounaise. Ils visitent aussi des villages plus éloignés des villes d’accueil où ils peuvent rencontrer des populations plus isolées et échanger avec elles.

ELANS est un bon exemple d’associations de tourisme équitable proposant des voyages à l’approche plus humaine et plus représentative de la vie réelle des habitants des pays d’accueil.

Victor ROCHE, Elena LOOGIETER, Camille THOMASSET, Carlos Enrique RAMOS 1èreES1

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)