La nouvelle arche de Noé : Des refuges contre l’exploitation animale

 

La nouvelle arche

Des hommes au service des animaux : un désir d’en finir avec le « spécisme »

Depuis de nombreuses années, beaucoup d’ONG ont été fondées pour protéger, recueillir, ainsi que s’occuper des animaux délaissés et sortis de l’industrie. On peut, par exemple, noter la 1ère SPA créé en 1824, preuve que le bien-être animal était déjà au cœur des pensées du 19ème siècle. Cette protection animale s’étend à présent dans le monde entier, au travers également des courants « végétarien »ou encore « vegan », dont le but est de se défaire de tout ce qui peut faire souffrir l’animal. Ces organismes s’appuient sur le fait que ces animaux sont, tout comme nous, des êtres doués de sentiments et d’une réelle sensibilité. De plus en plus d’individus commencent à contester les traitements que subissent ces « bêtes » d’élevage. On peut d’ailleurs noter que le mot  « bête » est aussi, dans le langage courant, une personne stupide.

La Loi 214 de 1976 demeure une des rares barrières de protection, forçant les propriétaires à respecter certaines règles : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». Cette loi a notamment donné le nom à la Fondation L214, venue nous présenter son combat lors d’une conférence qui a eu lieu au CDI le 23 Mai 2018. Nous nous étions auparavant documentés, notamment grâce à une exposition sur l’alimentation, présente au CDI.

3 millions d’animaux abattus chaque jour en France. La grande majorité n’avait alors même pas vécu un cinquième de son existence.

Des queues de porcelets coupées, des petits arrachés à leur mère, des poussins vivants broyés, quinze poules par mètre carré

Savez-vous vraiment ce que vous mangez ? Etes-vous des consommateurs éclairés ? Connaissez-vous la différence entre l’élevage intensif et l’élevage expansif ?

Nous avons également appris que l’industrie alimentaire a de nombreuses conséquences non négligeables sur l’environnement car il faut abreuver les animaux, mais surtout les nourrir avec beaucoup de céréales et légumineuses. Il en faut 3 à 10kg pour produire un seul et unique kilogramme de viande alors que 800 millions d’hommes souffrent de malnutrition dans le monde ! Si les pays développés réduisaient de moitié leur consommation de viande, il serait alors possible de nourrir 2,2 millions d’enfants à l’échelle internationale.

De plus, la production de céréales ainsi que l’agriculture en générale nécessite une grande consommation d’eau. Il faut 1500 litres d’eau pour produire un steak de 100g.

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Enfin, nos techniques actuelles d’élevage demandent de la place, ce qui contribue à la  déforestation. Or, nous savons que les végétaux nous assurent un oxygène au quotidien et nous en avons besoin. Aussi ces exploitations animales sont responsables de 14,5% des émissions de CO2. Il faut également ajouter à cela les engrais utilisés pour les cultures destinées aux bovins, les déjections des animaux en captivité, qui engendrent un effondrement progressif de l’écosystème en polluant la terre.

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Ces chiffres et faits ont engendré la réaction de personnalités. On trouve parmi elles, des auteurs comme Alice Walker, féministe engagée, qui écrit : « Les animaux du monde existent pour leur propre raison, ils n’ont pas été créés pour les humains, pas plus que les blancs pour les noirs ou les femmes pour les hommes. ».

De plus, l’éthologie, la science étudiant les comportements des animaux dans leur milieu, découvre chaque jour que les animaux sont comme des êtres doués de forme d’intelligence et de sensibilité.

Enfin, des associations se sont développées comme la Fondation L214, afin de prévenir, dénoncer et espérer enrayer cette maltraitance animale et les problèmes qui en résultent. Informer les individus, comme lors de cette conférence donnée à Mongré, est essentiel car nous devons tous savoir ce qu’il y a dans nos assiettes.

Nous pouvons déjà veiller au choix de notre alimentation au quotidien en choisissant des produits labellisés AB. Tous les produits biologiques ont également un impact bien moindre sur l’environnent et sont à privilégier (meilleur traitement des animaux, meilleure qualité des produits…). De plus, nous pouvons réduire notre consommation de viande. L’État lui-même tente de mettre en place plus de repas végétariens dans les cantines afin de sensibiliser les plus jeunes et réduire les problèmes de santé liés à une consommation excessive de viande.

Oui mais comment nous détacher de nos habitudes ?

Osons goûter de nouvelles créations pour le futur ! Insectes pour les plus proches de la nature, ou viande végétale pour les curieux, les solutions sont multiples et variées !

En bref, il est préférable d’avoir de l’éthique pour remplir son assiette !

 

Mathilde Decitres, Apolline Bely Clara Theuillon, Florian Arbane et Ilan Gouspy

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’éducation civique de N. Mergoux, en lien avec l’éducation au développement durable et avec l’aide des documentalistes.

 

 

 

 

Moins de viande dans votre assiette

Moins de viande

La diététicienne de l’établissement, qui a pour charge de valider les menus de la cantine proposés par le chef-cuisinier, est intervenue au sein de la classe de seconde 6.

Le but de cette intervention était de composer le menu de la journée du 20 mars sans protéine animale. Elle nous a expliqué l’importance d’un menu équilibré au sein d’une école ou dans la vie quotidienne.

Dans le cadre de cette journée, notre classe a eu la tâche de concevoir le menu de ce jour particulier. Pour ce faire, la diététicienne nous a détaillé chaque composant d’un repas du self. Afin d’avoir un repas complet et équilibré, chaque élève devrait avoir sur son plateau : une entrée, un plat chaud composé d’un légume ou d’un féculent et d’une viande ou d’un poisson, un produit laitier et un dessert. Ce repas comportera alors les 8 acides aminés nécessaires au bon fonctionnement de notre corps. Une protéine est un assemblage d’acides aminés. Elles sont au nombre de 20 mais 8 sont essentiels c’est-à-dire, que le corps ne sait pas les fabriquer et qu’il faudra donc les apporter à l’organisme par le biais de l’alimentation.

A quoi servent les protéines ?

Essentielles à l’organisme, elles y jouent un rôle structural (au niveau musculaire ou encore cutané) mais sont également impliquées dans de très nombreux processus tels que la réponse immunitaire (anticorps), le transport de l’oxygène dans l’organisme (hémoglobine) ou encore la digestion (Enzymes digestives).

 

Où trouve-t-on des protéines ?

 

– Sources animales : viandes, poissons, crustacés, oeufs, laitage …

Pour 100g de viande, nous aurons un apport protéique d’environ 20g pour la charcuterie, 22g pour la viande blanche et 25g pour le gibier) ;

-pour 100g de poissons, l’apport va de 18 pour le lieu à 25g pour le thon

-pour 100g de crustacés, l’apport sera d’environ 20g ;

-pour 100g d’œufs, l’apport sera de 12g ;

-pour les laitages, l’apport sera différent suivant la forme : frais 8g contre 29g pour les fromages à pâtes sèches.

– Sources végétales : oléagineux, céréales, légumineuses, quinoa, chanvre, ortie, graines germées, algues, levure de bière …

 

Pour 100g d’oléagineux (amandes, noix, noix de cajou, noisettes …), l’apport protéique sera compris entre 14g et 20g, le maximum revenant aux amandes.

Pour 100g de céréales, l’apport sera varié, 8g pour le riz et jusqu’à 17g pour l’avoine

Pour 100g de légumineuses (lentilles, pois chiches, pois cassés, haricots secs, haricots mungo …), nous aurons un apport compris entre 18 et 22g.

 

Pour obtenir une protéine complète, il faudra associer 1/3 de légumineuses avec 2/3 de céréales, complètes ou semi-complètes de préférence.

 

  • Composer un repas végétalien : un vrai défi !

 

Le repas sans protéine animale a été, à l’origine, organisé dans le cadre de la journée mondiale sans viande. Elle existe depuis 1985 et a été promulguée par l’association FARM qui milite pour une alimentation sans viande et propose de lutter pour le respect des animaux, la préservation de la planète et l’amélioration de la santé humaine.

Mais Mongré a décidé d’aller plus loin en excluant toute protéine d’origine animale. La confection de ce menu a été très difficile car il a fallu trouver un moyen de remplacer toutes les protéines animales et de retrouver les 8 acides aminés indispensables. De plus, nous avions certaines contraintes : il fallait obligatoirement avoir des légumineuses combinées avec des féculents afin de retrouver les acides aminés contenus habituellement dans la viande et  répartis dans tous les composants du repas. Après avoir proposé plusieurs menus et vérifié qu’ils contenaient tous les éléments, la classe s’est finalement mise d’accord sur un repas.

Cette rencontre avec une diététicienne fut très enrichissante pour nous car elle nous a permis de voir à quel point il est compliqué de composer un menu dans une école et de nous rendre compte de l’importance d’une alimentation saine et équilibrée au quotidien.

Valentine Charpy/ Mariam Kapanadze, éco-déléguées,  seconde 6.

Cet article a été écrit dans le cadre des cours d’EMC de M.L.Dumas